Je ne sais pas ce qui m’a pris ces derniers mois, mais j’en ai eu marre, vraiment marre du trop plein de fringues.

Je crois que c’est une épidémie d’ailleurs, beaucoup de mes copines m’ont dit la même chose. Marre de l’accumulation, marre des trucs trop voyants. Envie de simplicité, d’acheter moins mais mieux, de remettre mes fringues d’une saison sur l’autre.

C’est peut-être dû à l’orgie de streetstyle & de fashion weeks qu’on s’est fait pendant quelques années ? Peut-être.

En tout cas, moi, j’ai tout changé, et ça m’a fait un bien fou. Je voyage plus léger, j’achète des vêtements que je mets (oui, non, paaaas du tout : ça n’était pas toujours le cas avant) et je prends beaucoup de plaisir à raffiner ma garde-robe plutôt qu’à la réformer à chaque saison.

Et les voici ! Mes nouveaux commandements, #filletropfortequiatoutcomprisàlavie.

#1 – Moins de choix = Plus de créativité.

J’ai viré énormément de vêtements de mon dressing (en fait, j’ai viré tous les vêtements que je ne porte jamais, ça fait beaucoup) et je n’ai gardé que le meilleur, ce qui fait que je vois enfin ce que j’ai, et que du coup, je peux mixer ensemble des fringues que j’aime et qui étaient englouties sous dix piles de vêtements moyens avant.

Résultat : j’ai moins de fringues mais je mets plus de fringues.

#2 – Pièce Parfaite = Joie Éternelle.

Tiens, par exemple, en ce moment, je suis à la recherche du tee-shirt parfait.
J’ai une idée tellement précise de l’objet que ça va me prendre un temps fou pour le trouver. Non seulement j’aime bien cette recherche, mais le plaisir de trouver un vêtement ou un accessoire qui me convient parfaitement perdure, et en fait, ça devient une signature.

C’est ce qui se passe avec mes ballerines Porselli, avec mon sac Valextra, mes Wayfarer (que je perds tout le temps)…

Et d’ailleurs, une fois que j’ai trouvé la pièce parfaite, j’en fais un stock.
Bon, je ne vais pas faire un stock de Valextra demain. Mais de tee-shirts bien coupés ? De jeans parfaits (je cherche encore, je crois que mon jean idéal n’existe pas) ?

Carrément.

PARCE QUE LES TRUCS DISPARAISSENT (Vous sentez la fille énervée là ? Oui, c’est moi. Gap faisait les tees blancs les plus géniaux de la terre pendant des années, et soudain ils ont arrêté, j’ai mis trois ans à m’en remettre)

#3 – Qualité = Longévité.

Je n’aime pas trop acheter vintage (je sais pas, j’ai l’impression d’avoir l’air frumpy)(je ne sais pas traduire frumpy, Deschiens peut-être ?), mais j’adore regarder mes vêtements se patiner avec le temps, que ce soit une chemise (les chemises Equipment deviennent plus douces à chaque lavage), une paire de chaussures (J’ai une paire de talons Dries Van Noten qui deviennent plus belles chaque année) (et elles ont pris la pluie plus d’une fois) ou un pull (ça c’est plus rare, le bon cachemire, à part Bompard, franchement, je ne vois pas)(dites-moi si vous avez trouvé).

Mais pour bien vieillir, le vêtement doit être de qualité. Ça ne veut pas dire hors de prix, (j’ai des trucs Zara que je traîne depuis des années) mais bon ça veut dire se casser la tête deux secondes pour toucher et regarder l’étiquette.

Parfois on se plante – d’ailleurs acheter “luxe” ne garantit pas forcément la qualité, je sais, c’est déprimant – mais avec le temps, on apprend.

#5 – Gisèle = Pas moi.

Certains vêtements.
Ne m’iront jamais.
IL FAUT TOURNER LA PAGE.

#5 – Acheter Peu = Acheter mieux.

Celle-là, elle est quasiment trop facile pour que je vous l’explique.
Mais comme j’adore raconter ma vie, je vous explique !

À force d’acheter trop, j’avais perdu le kiff.

Le kiff de l’achat, c’est vachement important. C’est un peu comme un mini-orgasme multiple. Ou non. Plutôt, comme une histoire d’amour :

- Il y a la rencontre avec le vêtement parfait. Le coup de foudre.
- L’achat, qui fait un peu mal mais qu’on oublie vite.
- L’arrivée à la maison, où on sort le vêtement de son paquet, le premier moment intime = le kiff.
- La première nuit qu’on passe ensemble. (Bah quoi, me dites pas que vous n’avez pas déjà dormi avec une paire de Louboutin ?) (Nan je rigole) (Mais ça décrit bien ce qu’est le kiff de l’achat quand même.)(j’ai déjà eu envie de dormir avec des chaussures, j’avoue.)
- La première sortie au grand jour.
- Et, depuis peu, le premier Instagram.

Le Kiff du vêtement, quoi ! Les papillons dans le ventre de la fringue.

Et bien je l’avais perdu. Je traitais mes nouveaux vêtements comme un kilo de patates acheté à la va-vite chez Carrefour. Une fois arrivée à la maison, je les rangeais, sans états d’âme, et puis c’est tout. Nul.

Depuis que j’achète moins, je re-kiff et ça fait du bien. J’ai failli dormir avec mes nouvelles chaussures l’autre jour.

Il faut protéger l’amour des fringues, c’est important.

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Oui bon, vu que je vous raconte trop ma vie, on va s’arrêter là pour cette fois. Mes cinq autres commandements la semaine prochaine ? Ça vous va ? Vous verrez, on parlera même de pompes fluo.