Ooooooooh, non, pas encore Audrey Hepburn !!!

Ça fait souvent comme ça, non ?
Quand trop de gens admirent la même personne : ça devient trop commun, trop facile, on en finit souvent par lever un sourcil fatigué rien qu’à entendre prononcer son nom.

Ça ne m’a pas empêchée d’acheter le livre Audrey In Rome, l’autre jour, dans l’idée de le feuilleter sur la plage à Montauk. Scott a levé un sourcil fatigué, évidemment.
Évidemment, il a plu (n’est-ce pas comme ça que toutes les histoires se finissent ce printemps ?) et on s’est retrouvés bloqués dans les embouteillages (n’est-ce pas comme ça que tous les weekends commencent dans les Hamptons ?) et j’ai commencé à feuilleter le livre dans la voiture.

Dix minutes après, plongée dans ses looks, j’ai fini par lancer à Scott :

“Wow, quand même, elle avait la classe Audrey Hepburn.”

Il a commencé à se tordre le cou pour essayer de regarder le bouquin tout en conduisant, et on a fini par s’arrêter sur le bord de la route pour prendre un café en dévorant le livre et tirer des conclusions sur son look.

En voici quelques-unes…

Pureté
Si elle est quasiment parfaite sur chaque photo, son style de tous les jours est d’une simplicité hallucinante. Elle portait rarement des bijoux, jamais rien d’ostentatoire, ni de trop compliqué, ni d’inconfortable, ni de trop superposé.

Obsession
Elle avait une vraie faiblesse pour les foulards qu’elle portait sur la tête – à l’époque ça se faisait beaucoup – et les collectionnait avidement.

Signature
L’une de ses signatures, avant même Jane Birkin, c’était les paniers en osier. Elle en a porté toute sa vie, elle en achetait sur les marchés, Givenchy en créait pour elle, ou elle portait ceux que les enfants faisaient pour elles lors de ses missions pour l’Unicef.
J’ai toujours trouvé que c’était le chic ultime, de mélanger des objets modestes, de tous les jours, avec des choses plus sophistiquées.

Mouvement
Elle était plutôt grande, et à ce qui paraît, elle trouvait ses pieds beaucoup trop grands (elle faisait un 40 paraît-il) (ça doit être le seul truc qu’on a en commun elle et moi), ce qui ne l’empêchait pas de porter du plat, des ballerines bien sûr mais aussi des mocassins, et jamais des talons trop hauts : elle était danseuse et aimait pouvoir bouger.

Signature
Ses mocassins, une vraie signature pour elle (vous vous souvenez de Funny Face ?), venaient de chez Gucci et Ferragamo.

Signature
Elle disait que ses yeux n’étaient pas du tout aussi grands qu’on se les imagine. Elle devait son look à un maquilleur, Alberto De Rossi, qui avait créé pour elle son “mascara look” ainsi que ses sourcils en “ailes” qu’elle a commencé à porter très jeune et n’a jamais quittés.

D’ailleurs…
Les lunettes oversize qu’elle portait étaient un moyen de prolonger cette impression d’yeux surdimensionnés.

Du noir et un chignon.
C’est ce qu’elle préférait porter. Ce qui paraît banal mais à l’époque des stars voluptueuses, c’était une vraie révolution.

Un manteau léger, des ballerines, des gants et un petit sac à main.
C’était son look de tous les jours pour aller faire ses courses.
Oui, elle faisait les courses – c’est pour ça qu’elle aimait Rome : on la laissait tranquille.

Signature
Son chien faisait souvent partie de son look. Il s’appelait Mr Famous.

Gipsy
Pendant les années 70, elle s’est éclipsée des médias et s’est laissée aller à un look un peu plus gipsy, portant quelques robes à volant, des capes, quelques cols hyper pelle à tarte… Et faisant de la place dans sa garde-robe pour Saint Laurent et Valentino.

Imparfaite
Cette époque est aussi le moment d’une coupe de cheveux assez désastreuse, ce qui la rend humaine et encore plus irrésistible à mes yeux :)

Voilà, je promets de ne plus lever les yeux aux ciel quand quelqu’un prononcera le nom Audrey Hepburn – surtout qu’en plus d’être une icône de mode, elle était une femme incroyable, incroyablement aimée et impliquée dans sa mission pour l’Unicef.

L’une des raisons pour lesquelles le mythe perdure est qu’elle donne l’impression d’un style vrai.
Scott remarquait qu’aujourd’hui, on a l’habitude de voir les célébrités habillées en “on” ou en “off”. En jog à promener leur chien dans les rues de LA, où super endimanchées et habillées par des stylistes sur le tapis rouge.
Ça crée un contraste qui tue un peu le rêve.

Audrey restait elle-même et ça se voit.

——

Et enfin, pour finir, parce qu’Audrey Hepburn n’a pas été que cette jeune fille sautillante toute sa vie mais aussi une vieille dame particulièrement sublime, je me suis dit qu’on pourrait finir par ça.

Et voilà.

Merde ! Je suis vraiment fan…

Et vous, qu’est-ce que vous pensez du mythe Audrey ? Vous levez les yeux au ciel ou vous adorez ?

Audrey In Rome, un livre édité par son fils Luca Dotti, Ludovica Damiani, et Sciascia Gambaccini, chez HarpersCollins.