Plus ça va, plus j’assume. J’assume des trucs du genre…

Porter un maillot deux pièces même si je ne suis pas parfaite.

Le jour où je serai parfaite n’arrivera peut-être jamais et je pourrais même ajouter : l’été où j’ai été le plus canon (canon dans la tête d’une fille = mince) (désolée, j’aimerais être plus philosophe que ça, mais on est toutes pareilles), c’est parce que je venais de me faire larguer et que je n’arrivais même pas à avaler un carré de chocolat consolateur, signe que l’heure était très, très grave…

Cet été là, j’ai découvert les plaisirs du bikini.

Dès qu’il est revenu (eheheheh), je suis redevenue moi-même = pas parfaite.
Mais j’ai continué à porter un bikini quand j’en avais envie – je me suis rendue compte qu’un une-pièce n’arrangeait rien du tout et au contraire, révélait exactement ce qu’on essaye de cacher.

Écouter de la musique à la con géniale.

Genre, Total Eclipse Of The Heart de Bonnie Tyler, j’adore. Et Obsession, d’Aventura, je kiffe à mort. Faith, de George Michael. Bullet Proof.

Et le tout, sans aucune ironie ou deuxième degré.

Ne pas avoir de sport préféré.

Faire du sport de manière régulière = pffffff.

Le truc que j’aime, en fait, c’est la motivation qu’on a au début, quand on commence une classe et qu’on est prête à tout, genre se lever à 6 du mat et gober un oeuf cru comme Rocky avant d’aller à la gym tellement on a l’eye of the tiger.

En général, ce genre de motivation dure environ… Trois semaines ? Ensuite, tout doucement, je commence à me traîner pour aller au sport et à trouver les meilleures raisons du monde pour ne pas aller en cours.

Mais j’ai trouvé une solution !!! —> J’assume mon manque de discipline.

Dès que je sens que la motivation baisse, je change de sport. Cet été j’ai fait du “hot yoga” et au bout d’un moment, ça m’a soûlée de me faire transpirer dessus (ma transpiration, ça passe. Mais celle des autres, meeeeeh).
Du coup, là, je me lance dans l’aventure du coach.
Je commence jeudi. Je suis hyper motivée. Eye of the mega tiger.

Combien de temps ça va durer ? Aucune idée.

On s’en fout, l’important, il paraît, c’est de se bouger.

Ne pas ménager tout le monde.

Parfois, je dis non. J’ai encore du mal, mais parfois, j’y arrive.
Ne croyez pas les gens qui vous disent que c’est facile de dire non.
C’est dur. Il faut envelopper, faire preuve d’empathie et respirer un grand coup quand les gens s’énervent.

Mais on se sent tellement mieux après.

Manger des tartines.

Quand je suis arrivée à New York, ma façon de manger “à la française” a fait lever bien des sourcils épilés au fil. Genre, les tartines le matin ? What ? Tu veux dire du gluten, des carbs, du gras ET du sucre ? Ewwww ! Non mais ça va pas la tête ?

J’ai essayé de m’adapter, et entrepris de changer ma façon de me nourrir. Je me suis mise au oatmeal. J’aime bien le oatmeal. Mais pas autant que les tartines. Et ça ne m’a pas empêchée de prendre du poids, de manger du oatmeal. Et en plus, j’étais frustrée de ne pas manger de tartines.

Un jour, j’en ai eu marre, et j’ai recommencé à manger à la française.
Tartines le matin, pas de “snacks” entre les repas (non, non même pas d’amandes merci) et, tout doucement, j’ai recommencé à mincir. Je suis trop contente.

Dire à quel point j’ai adoré Sex and The City.

Certes, cette série commence à dater, et non seulement elle a vieilli, mais les films tirés de la série (surtout le deuxième, non mais c’était quoi ce truc) ont contribué à fracasser sa réputation fragile de chick flick sans esprit.

Mais n’empêche, aucune autre série n’est venue prendre sa place et l’on oublie petit à petit à quel point elle a été pionnière et ouvert la voie à tant d’autres.

La semaine dernière, cet article dans le New Yorker m’a fait très, très plaisir.

Et si Carrie n’avait pas fini avec Mr Big, Sex & The City aurait été la série télé libératrice absolument parfaite.

Tiens, d’ailleurs. Dire à quel point j’aime Candace Bushnell.

Puisqu’on y est, je suis fan de Candace Bushnell. J’ai lu tous ces bouquins et je pense qu’elle est bien plus qu’une simple auteure de “livres pour femmes”. Pas vous ?

Avoir les mêmes goûts que tout le monde.

Ouais, moi aussi, les vidéos de chat me font absolument craquer.
Quand je suis énervée, j’en regarde une ou deux et ça va beaucoup mieux.

(Les vidéos de chat en général font partie des vidéos les plus populaires sur YouTube)

Sourire.

Quand j’étais petite, dans la rue, je disais bonjour à chaque personne que je croisais. TOUS les passants. Peut-être parce que j’ai grandi dans un tout petit village où l’on connaissait tout le monde ?
Un jour j’ai appris que ça ne se faisait pas. Ça m’a beaucoup surprise… J’ai arrêté mais j’ai gardé le sourire facile et cette habitude de parler aux gens que je ne connais pas.

Quand je suis arrivée à New York, j’ai eu l’impression de revivre. Ici, les gens sont souriants, doux, attentionnés (Bon, ok, à part les chauffeurs de taxi). Je me suis tellement bien adaptée que j’ai oublié que ce n’était pas partout pareil.

Cette semaine, mon père était à New York en visite, et il m’a fait la remarque :
“C’est hallucinant à quel point les gens sont souriants ici, ça ne m’étonne pas qui tu t’y sentes si bien…”

Et j’ai recommencé à remarquer. Les gens qui font un sourire quand on les regarde dans la rue. Les serveurs qui courent trois blocs pour vous ramener votre portable oublié sur la table. Les gens qui font la queue poliment, qui prennent le temps de vous expliquer où est votre rue…

Du coup ça y est, je me lâche : j’ai recommencé à sourire à tout le monde.
Je sais, j’ai parfois l’air débile. Mais je m’en fous : j’assume.

Est-ce qu’il y a des trucs que vous avez appris à assumer, vous ?