[La La Land - L'expression désigne Hollywood, Los Angeles mais également l'état d'esprit qui caractérise Hollywood : détaché des réalités, tourné vers le rêve, l'imaginaire et la frivolité.]

La scène que vous voyez est complètement imaginaire…

À LA, personne ne marche dans les rues. Si vous marchez dans les rues, on vous regarde bizarrement. Ce qui s’est passé, c’est qu’on était en voiture avec Daphné et que j’ai trouvé cette rue tellement belle que je lui ai proposé qu’on s’arrête faire une photo.

Je rentre de LA, où je me suis installée pendant deux semaines pour travailler sur mon livre.

C’est un peu le luxe ultime, une espèce de retraite créative, encore mieux que des vacances si vous voulez mon avis. C’est pour ça que je ne vous ai pas trop posté de trucs de là-bas. La plupart du temps, j’étais dans ma chambre avec vue au Standard, à écrire et à dessiner et à essayer de me détacher de mon quotidien.

J’ai choisi LA parce que c’est une ville où je me sens libre.

Je l’avais pourtant détestée la première fois que j’y étais allée, mais à chaque fois que j’y retourne, j’en tombe un peu plus amoureuse. Il y a ce soleil doux et frais d’automne, ces vues sublimes, cet esprit cool, tellement moins speed que la folie new-yorkaise, et surtout ce mélange entre rêve et réalité qui m’inspire profondément.
Comme Daphné me l’avait dit : “It’s my happy place.”

D’ailleurs, on s’est dit qu’on allait vous écrire un New York vs LA avec Daphné, je pense que ça va être drôle.

En attendant, voici une photo impossible de Daphné, portant l’une des ces tenues californiennes impossibles – il gèle le matin et le soir, fait très chaud au soleil la journée et très frais à l’ombre – qui mélange vêtements d’hiver et d’été et que j’adore.