Alors qu’on s’apprête à emménager dans notre premier vrai Studio (c’est à dire, pas juste une partie de mon appart mais un vrai bureau) (cooooooooool !!!) (flippaaant !), je me demande ce que ça va changer à mes habitudes.

Comment est-ce que je vais y aller ? 30 minutes de marche, 10 minutes de vélo, 15 minutes de métro ? Un coup de voiture ?
Je me demande aussi si ces choix auront un impact sur ma façon de m’habiller. Du coup, j’ai décidé de poser cette question à mon entourage…

Est-ce que votre moyen de transport pour aller travailler à un impact sur la façon dont vous vous habillez ?

Delphine, mon amie et agent (en photo), prend son vélo :

Du 1er mars au 1er décembre, je PRENDS MON VELO POUR ALLER PARTOUT…
J’ai un Linus noir, un peu le Céline des vélos … et mon panier est mon meilleur ami.

Les chaussures, ce n’est jamais un problème, les talons c’est bien plus facile pour pédaler que pour marcher … Seule exception, les talons compensés, un peu dangereux, parce qu’on ne sent pas bien les pédales avec.

Bon, le plus dur, c’est l’été : humidité + efforts = l’enfer

C’est là qu’entre en scène le panier : j’y mets un t-shirt de rechange, mon déo, des lingettes… mais aussi un foulard/pull/gilet : au bureau, la clim est tellement à fond qu’on gèle tout l’été. Et bien sûr, mes affaires de sport !

Au printemps, j’y mets mon chapeau/ma casquette pour me protéger de la pluie (j’ai bien essayé de faire du vélo en tenant un parapluie comme mon mari, Wes, mais ce n’est vraiment pas mon truc), une veste/un imper et un foulard en coton.

L’automne, c’est un peu la même chose, sauf que j’ajoute des gants, un bandeau (si mes oreilles attrapent froid, là, c’est l’enfer), une écharpe – ou pour être exact, une mini-couverture, et bien sûr mon sac de gym !

Franchement, il n’y a pas mieux que le vélo pour se déplacer à New York, je vais absolument partout avec. Je l’adore, vraiment, mais j’ai quand même dû repenser ma garde-robe et dire au revoir aux jupes crayon, jupes longues (de toute façon, ça ne me va pas) et aux mini-jupes…

Du coup, je me suis adaptée : mon short en cuir et nubuck est devenu ma pièce phare de l’été, et j’ai investi dans quelques super pantalons et jupes qui sont assez couvrants pour ne pas me sentir trop nue en pédalant…

Entre le 1er décembre et le 1er mars, il fait mille fois trop froid = pas de vélo. Je vais absolument partout à pied, et du coup, j’en profite pour porter mes mini-jupes, jupes crayons et compensées.

Garance, qui n’a donc pas de transports :

Travailler chez soi, c’est génial quand on n’est pas trop à cheval sur sa vie privée. Vous l’avez peut-être remarqué sur… le blog : c’est mon cas.

Entre mon café du matin et le moment où je commence à bosser, je ne sais pas trop où est la limite. D’ailleurs, je commence souvent la journée en pyjama.

J’assure une bonne partie de mon travail créatif dans cette tenue : je me fais un café, je laisse l l’inspiration venir et je commence à écrire. Si je coupe tout ça pour aller me préparer : Bam, terminé la magie du matin. Donc j’emploie les débuts de matinée, disons de 7 h 30 à 9 h, à bosser sur mes projets personnels, parfois ça peut durer jusqu’à 11 h, avant d’enfiler ma tenue de business girl.

Mais même là, comme je suis à la maison, mon look est plutôt décontracté, à moins que j’aie des réunions super importantes.

Mon équipe a tellement l’habitude de me voir dans mon survêt gris, que quand exceptionnellement, je leur ouvre super apprêtée, elles ouvrent de grands yeux : « Euh, ça va Garance ? »

J’ai toute une collection de pyjamas, pas le genre sexy en soie comme Olivia Pope, plutôt des trucs confortables en molleton, dans toutes les nuances de gris possibles, dans lesquels j’accueille mon équipe. Je fais super attention quand je les achète, les pantalons de survêt gris, c’est tout un art. Donc en fait, on pourrait dire que ça fait partie de mon style.

Je sais, Karl Lagerfeld dirait que c’est vraiment manquer de respect aux autres que de se montrer comme ça. Mais c’est l’un des derniers privilèges de mon travail en free-lance (même si le vérité, c’est je ne suis plus vraiment free-lance). Mais ça aussi, c’est bientôt fini !

En décembre, on aura un nouveau bureau, un vrai, et j’ai déjà une idée de ma nouvelle organisation : je travaillerai à la maison le matin, dans mon pyjama chéri, et j’irai au bureau l’après-midi, à pied ou à vélo… et habillée.

Je suis sûre que le Studio va beaucoup regretter de ne plus me voir mon peignoir gris.

Rebecca, mon amie qui est scénariste pour la télé vit à Los Angeles, et donc, prend sa voiture :

À L.A., on prétend toujours que les voitures en disent long sur leur propriétaire. Ce qui est parfaitement vrai dans mon cas puisque je suis l’heureuse propriétaire d’une vieille Jaguar décapotable couleur beurre frais avec volant en ronce de noyer… sublime, élégante, intemporelle. C’est amusant, les mots qui décrivent ma voiture sont EXACTEMENT LES MÊMES que ceux qui me définissent. Ha ha ! HahahaHAHAHAHAHA ha…ha…ha…hmmm. Bon, ok, d’accord… j’ai une Prius.

Une Prius tout ce qu’il y a de plus ordinaire avec 100 000 kilomètres au compteur, des pare-chocs cabossés et un volant dénué de la moindre trace de ronce de noyer. La seule chose qui distingue ma Prius des trois milliards d’autres Prius de LA, c’est qu’elle est carrément dégueulasse. Ça et le tigre qui dodeline de la tête sur le tableau de bord pendant que je sillonne la ville dans tous les sens, de Century City à Burbank ou Santa Monica, de Hollywood Hills à Beverly Hills, pour mes réunions.

(Je suis scénariste pour la télé et c’est ce qu’on fait dans ce métier, on va à des réunions. Bien sûr, quand on écrit une série, on passe pas mal de temps autour d’une table avec d’autres scénaristes à bouffer des bonbons Haribo périmés ou à écrire, seule. Mais bon, sinon, je cours les rendez-vous dans mon ignoble Prius.)

Est-ce que c’est une façon chic d’aller au boulot ? Sans hésitation, je répondrais par un grand Oui !

Je trouve ça chic d’arriver à une réunion importante dans une caisse foutraque et cabossée. C’est très insouciant, un peu comme Jane Birkin et son panier en guise de sac à main. En revanche, le coup de la voiture bordélique, ça ne fonctionne que si j’en émerge un tant soit peu élégante. Du coup, j’évite d’être en train de mettre du mascara à la va-vite quand le voiturier ouvre ma portière (car je me suis maquillée bien avant, au feu rouge).

Je dirais qu’il en va des voitures comme des gens : l’apparence compte moins que ce qu’il y a à l’intérieur. Et à l’intérieur, ma voiture est encore pire. Elle est bourrée de fringues ! De toute façon, à LA, la voiture, c’est un peu une penderie portative. Sauf que la mienne ressemble plus à un tas de compost vestimentaire.

Manteaux abandonnés par forte chaleur, tongs pour pédicures potentielles, affaires de yoga, talons délaissés pour cause d’ampoule ; vêtements empruntés, oubliés, à faire retoucher, à emmener au pressing, tenue pour le jour, pour le soir, pour une réunion, pour une soirée déguisée improvisée… pour à peu près toutes les occasions.

Alors… est-ce que ma voiture me ressemble ? Eh bien, je dirais oui.

Parce que je suis prête à tout.

Emily va au bureau à pied :

Je pensais que le fait d’aller au travail à pied serait l’un des nombreux avantages offerts par le fait d’emménager avec mon copain, jusqu’à ce que je réalise combien ma vie était devenue compliquée.

Marcher 20 minutes est en général incompatible avec des talons ou des chaussures serrées, et je l’ai appris à mes dépends (vous trouviez vos talons horribles ? Je vous parle d’un bain de sang à l’arrivée au bureau). Bref, si j’ai des réunions ou un événement après le boulot, je prends une paire de chaussures de rechange et je porte des chaussures plates et confortables pour aller bosser. En gros, ça veut dire qu’il me faut toujours un sac assez grand pour y caser une deuxième paire de chaussures.

C’est plus délicat l’hiver, quand les ballerines ou les sandales sont inenvisageables.

La pluie complique aussi les choses. Pas de parapluie = désastre. Plus d’une fois, sous des trombes d’eau et sans un taxi en vue, je me suis retrouvée complètement trempée dans une tenue blanche particulièrement inappropriée et donc complètement transparente… j’espère que ça aura au moins mis les gens de bonne humeur !

L’hiver, on multiplie les couches. 20 minutes dans la neige, c’est glacial. Je superpose en général trois couches au-dessus de ma tenue et c’est vrai, il m’arrive de porter un legging sous mon jean. Sans parler de l’écharpe, du bonnet et des bottes, indispensables pour éviter la congélation.

Bien sûr, ça veut dire que je passe la journée au studio à enlever des couches jusqu’à ce que je me sente à l’aise, en général, quand il est l’heure de rentrer… et donc de remettre toutes les couches.

Alex prend le métro :

Moi, j’habite Uptown, plutôt assez loin, donc tous les matins, j’apporte pratiquement toute ma maison au boulot parce qu’il y a 99 % de chances pour que si je rentre à la maison après le boulot, je ne ressorte pas (la fille chiante). J’ai une sélection de chaussures à talons qui sont assez confortables pour que je passe toute la journée avec sans avoir à sacrifier un orteil, mais le plus souvent, j’emporte une paire de rechange. Si j’ai un plan après le boulot, je prévois un général un grand cabas que je laisse au bureau, où je fourre tous les trucs superflus, et je ne garde qu’un petit sac à main.

Donc, si j’ai plusieurs rendez-vous amoureux de boulot pendant la semaine, je me retrouve toujours, le vendredi, à me trimballer quatre cabas pleins de ballerines, etc. mon grand moment “follasse à sac” de la semaine.

L’été, en métro, j’ai juste envie d’être nue (pas vraiment, mais vous voyez ce que je veux dire) parce qu’il fait mille fois trop chaud sur le quai. On dégouline de sueur et ensuite, on monte dans un wagon climatisé gelé qui achève de transformer la sueur en glaçons. On n’a pas trop envie de s’asseoir, surtout si on porte une jupe courte, un short ou un truc blanc. Alors voilà, je reste debout, je transpire, je gèle et je termine par 10 minutes de marche caniculaire.

L’hiver, c’est un peu le contraire. J’évite le plus longtemps possible de m’habiller en yéti (ayant grandi dans la toundra du Minnesota, je suis capable de faire de la résistance jusqu’à la mi-novembre) mais bon, arrive un moment où je suis bien obligée de m’emmitoufler. Je mets mon manteau en laine, mes chaussettes en laine, mon Heattech et je fonce dans le métro. Sur le quai, il fait plutôt bon, mais une fois dans le métro, je n’ai qu’une envie, enlever toutes les couches (toujours cette envie d’être nue dans le métro). Bien sûr, en ressortant, je me retransforme instantanément en glaçon sur le chemin du bureau.

Bon, je n’échangerais mon petit périple en métro pour rien au monde (enfin, si, peut-être pour de la marche) mais c’est facile, rapide (en général) et je passe tout le trajet à écouter tout ce dont mes voisins me font profiter dans leur casque, volume à fond (ça me permet de découvrir les derniers tubes) à me demander si ce mec mignon en costume gris pense à la petite annonce qu’il passera pour me retrouver (Ca se fait toujours ? Vous savez, les petites annonces comme dans les Libé, où les gens mettent “A la fille en Heattech croisée dans le métro que j’aurais dû demander en mariage.”).

Parce qu’enfin, que serais-je sans ce fantasme ?

Voilà !!! C’était un petit aperçu des galère des trajets maison-boulot. Qu’est ce que vous choisissez ? Et vous, c’est quoi votre routine ?

PS : Merci à Delphine Del Val et à Rebecca Sinclair !!!