kristy_hurt

Ce que j’aime dans nos interviews “carrière”, c’est rencontrer des gens passionnés par leur métier et surtout, mettre en lumière des carrières auxquelles on ne pense pas assez mais qui peuvent s’avérer fascinantes. Il y a tellement de façon de travailler dans la mode !

Aujourd’hui je vous présente Kristy, qui est consultante en ressources humaines ou, comme on dit parfois, head hunter. Elle travaille pour les plus grandes marques (Alexander Wang, Prada, Dior, Fendi, The Row…) en indépendant, et a un parcours carrément fascinant.

Par ailleurs, on a pensé qu’elle serait idéale pour répondre à toutes les questions que vous avez sur les métiers de la mode.
Comment trouver son premier boulot ? Comment évoluer ? Où chercher ? Quelles études faire ? Combien on gagne ?

Si ça vous intéresse, commencez par lire cette interview (on y apprend plein de choses passionnantes) et rendez-vous dans les commentaires pour nous poser vos questions. On fera un Q&A avec Kristy qu’on publiera dans les semaines à venir. Voilà ! Bisou !

Qu’est-ce que tu rêvais de faire plus tard, quand tu étais petite?

Ma mère est prof de musique et mon père est pilote de ligne. Mon oncle est auteur-compositeur et mon frère, chanteur lyrique. Petite, je ne connaissais personne qui faisait du «?business?». Les seuls autres exemples de carrière, en dehors de ma famille, c’était commerçant, médecin ou avocat.

Moi, je voulais être orthodontiste. J’allais chez un orthodontiste génial. Il avait son propre cabinet et j’aimais bien l’atmosphère de cette petite entreprise.

Il avait l’air d’avoir une vie vraiment sympa. J’avais envie d’être indépendante, d’avoir ma propre affaire, et je pensais que ce serait dans le domaine médical. Du coup, je me suis orientée vers une prépa médecine.

Tu as commencé par une prépa médecine ? Dans quelle fac ?

J’étais à l’University of Texas d’Austin. J’ai commencé par une prépa médecine avec une spécialisation en chimie. Et puis je me suis demandé si c’était vraiment quelque chose qui me tenait à cœur. En prépa médecine, il y a vraiment beaucoup de monde, donc on était genre 500 dans un amphi immense, avec un prof sur l’estrade qui nous parlait dans un micro. J’avais vraiment du mal à me sentir concernée.

L’été qui a suivi ma première année de fac, je suis partie en Espagne, à Grenade, dans le cadre d’un programme d’échange, et là-bas, j’ai compris que j’avais envie de voyager, de voir d’autres pays. Sauf que si je continuais en médecine, j’allais devoir rester au Texas pendant encore au moins 8 ou 10 ans, du coup je pouvais dire adieu à mes rêves de voyages et c’est vraiment ça qui m’a décidée à arrêter. En rentrant au Texas, j’ai décidé de changer de spécialité et de me mettre à l’espagnol, et c’est ce que j’ai fait : en deuxième année, je n’ai fait que de l’espagnol. J’ai eu mon diplôme et j’ai décidé de déménager à new York.

Tu es partie là-bas pour une raison précise ?

Non, j’ai juste décidé de prendre la route avec mes deux chats. Je n’avais pas la moindre idée de ce que j’allais faire en arrivant. J’avais une copine qui connaissait une copine qui habitait à Williamsburg, alors on a squatté sur son canapé et envoyé nos CV depuis son fax.

Quel a été ton premier job à New York ?

Kate Spade cherchait une adjointe pour l’une de ses responsables de boutique à NY, et je me suis dit : «Kate Spade, je connais !» J’ai envoyé mon CV et ils m’ont tout de suite appelée. Je crois qu’ils étaient pressés, ils m’ont engagée en 3 jours à peine.

J’avais 22 ans et aucune véritable expérience du management. C’était la période des fêtes, il y avait du monde, donc je faisais surtout la vendeuse. Et puis, par le plus grand des hasards, la responsable de boutique a décidé de partir deux mois après mon arrivée. J’ai vu la personne de la direction des magasins, qui m’a dit?: « On vous informe qu’une telle va partir, on trouve que vous faites vraiment du bon travail et on pense que vous êtes capable de faire face. » Je lui ai dit que j’avais vraiment envie qu’on me donne ma chance. Donc en très peu de temps, je me suis retrouvée à la tête d’une boutique.

Kate Spade ouvrait des boutiques dans tout le pays, du coup je voyageais beaucoup, je formais de nouvelles responsables de boutiques et des vendeuses. La marque se développait de façon exponentielle. C’était vraiment un groupe de gens super sympas et dynamiques. J’adorais mon boulot. Mais juste avant le 11-Septembre, alors que je bossais là-bas depuis 3 ans, je me suis dit que j’avais envie de changement.

Qu’est-ce qui t’a plu dans les relations humaines ?

Chez Kate Spade, j’avais rencontré plein de profils de gens, les commerciaux, les gens des RP, les créatifs. J’ai parlé avec tout le monde, j’ai passé des entretiens dans plusieurs services. C’est un peu par élimination que je me suis aperçu que j’aimais les ressources humaines.

Je pense que les RH n’ont pas forcément bonne presse auprès des jeunes ; ils ne l’envisagent pas vraiment comme une vocation. Mais moi, je me suis rendu compte que j’adorais rencontrer des gens, trouver le bon profil pour le bon poste, accueillir de nouveaux éléments, les mettre à l’aise, les former. C’est vraiment des choses qui me plaisaient parce que j’ai plutôt une bonne intuition.

Mais bon, le 11-Septembre est arrivé, c’était vraiment le pire moment pour changer de poste, même dans un domaine que je connaissais. Du coup, j’ai repris des études de commerce.

Tu penses qu’une formation en commerce, c’est nécessaire ? Notamment dans le domaine de la mode ?

Moi, j’ai fait un MBA axé sur le développement structurel mais un master’s degree n’est absolument pas obligatoire, le plus souvent. En fait, quel que soit le secteur qui vous intéresse, si on n’a pas fait de premier cycle universitaire axé sur le commerce, si on veut avoir plus de chances d’augmenter ses revenus à long terme, et qu’en plus un cursus commercial vous intéresse, ça ne peut pas faire de mal.

Mais en fonction du cursus qu’on choisit, ça peut aussi représenter un investissement énorme, financièrement mais aussi sur la durée. Donc quand on choisit de faire une école de commerce ou un MBA, on le fait aussi et surtout pour le carnet d’adresses et le réseau, parce qu’on n’y apprend pas non plus tant de choses que ça.

Quand on travaille dans les RH, qu’est-ce qu’on fait, exactement ?

Moi, je dirais que les RH, c’est ce sur quoi repose toute l’organisation d’une entreprise, depuis la gestion du personnel jusqu’au recrutement. On communique sur un poste, ce qu’on attend de quelqu’un, on forme les gens, on leur fait des retours sur leur efficacité, on les conseille sur l’évolution de leur carrière.

Et au final, c’est aussi s’assurer que les employés sont payés, qu’ils touchent les indemnités auxquelles ils ont droit, tenir le registre du personnel, tout ça. Je ne suis pas très impliquée dans tout cet aspect administratif, mais c’est une partie importante des ressources humaines. Il y a aussi tout ce qui tourne autour des avantages liés à un poste, donc il faut se tenir au courant des normes en la matière sur le marché – il existe des boîtes qui sont spécialisés là-dedans, la façon de séduire et de retenir les éléments indispensables, la façon de rester compétitif. L’aspect management des compétences, c’est la gestion de l’évolution des carrières, la formation : trouver les outils qui permettront de conserver les bons éléments, de les motiver et de les stimuler, dans une optique win-win.

Chez LVMH, tu as occupé plusieurs postes au sein des RH. Comment as-tu atterri là-bas ?

C’est vraiment mon MBA qui m’a permis d’obtenir ce poste chez LVMH quand j’y ai postulé pour faire du recrutement. Ils aiment les profils à la fois littéraires et commerciaux, les gens qui parlent d’autres langues, qui ont vécu à l’étranger, dans plusieurs pays, et qui ont une expérience dans la vente ou de la mode. C’est vraiment ce qu’ils cherchent, donc moi, je correspondais parfaitement à ce profil.

Tu peux nous dire ce que tu as fait chez LVMH ?

J’ai travaillé pour LVMH Inc. en collaboration avec tous les DRH des marques du groupe et les présidents des marques aux Etats-Unis. Une fois que j’ai gagné la confiance des DRH, ils m’ont confié des missions de recrutement. J’ai eu beaucoup de chance parce que dès le début, je leur ai trouvé des personnes qui correspondaient parfaitement aux profils recherchés.

J’ai bâti une vraie relation avec ces gens, et j’ai été chargée du programme de recrutement dans les MBA. J’allais dans les meilleures facs ou écoles pour dénicher des professionnels de la mode ou de la vente prêts à endosser un rôle opérationnel au sein des marques du groupe. Chaque année, on n’embauchait qu’une poignée de MBA au sein de nos équipes commerciales.

J’ai aussi fait de la formation et du développement en interne. Une des personnes de la division mode m’a recrutée pour que je travaille pour elle sur plusieurs missions, et c’est vraiment là que j’ai acquis une expérience concrète des RH. J’ai passé un an au service de la Direction du personnel. Ensuite, je suis passée chez Louis Vuitton où je me suis focalisée sur la gestion du recrutement, ce qui m’a vraiment beaucoup plu : recruter des gens pour les boutiques ou le siège, manager le personnel, savoir proposer des formations aux gens qui en ont le plus besoin. Ça a vraiment été une expérience géniale; en cinq ans là-bas, j’ai eu l’impression de suivre un cours accéléré sur tout ce qu’il fallait que je sache sur le sujet.

C’est quoi, concrètement, assurer la direction du personnel ?

En gros, c’est licencier des gens, coacher les managers afin qu’ils sachent licencier des gens, qu’ils sachent optimiser la gestion du personnel, de façon à améliorer les performances des employés. C’est aussi s’occuper des fermetures de boutiques, des compressions de personnel, tout le travail avec les avocats, la négociation des licenciements et des départs, tout cet aspect qui est très important, mais pas forcément très marrant.

Tu penses que c’est cet aspect qui vaut sa mauvaise réputation aux RH ? Comment fais-tu pour supporter cet aspect ?

C’est vrai que tous les gens qui travaillent dans les RH sont confrontés à la problématique des licenciements et ce n’est vraiment pas drôle. Mais je pense que souvent, quand quelqu’un quitte une entreprise, c’est dans l’intérêt des deux parties…

Qu’est-ce qui t’a donné envie de monter ta propre boîte ?

Après avoir eu mes jumeaux, je suis retournée chez LVMH pendant 9 mois, avec une nounou à plein temps à la maison. Mais j’étais vraiment malheureuse. Je ne voyais jamais mes enfants, je voyageais tout le temps, franchement je ne profitais de rien. J’avais aussi l’impression d’avoir fait le tour de ce que je pouvais apprendre. J’ai décidé qu’il me fallait un peu de changement, et c’est là que tout s’est déclenché.

J’ai fait la connaissance de Jessie Randall (de chez Loeffler Randall) qui est devenue une amie. Comme beaucoup d’autres marques, Loeffler Randall avait besoin d’aide après la crise de 2008. La marque repensait toute son organisation, et n’avait jamais eu de service de RH en interne. Du coup, j’ai commencé à les conseiller, puis grâce à une amie d’amie, j’ai conseillé une autre marque et encore une autre. J’ai aidé pas mal de boîtes à se remettre en question et à se restructurer dans ce contexte particulièrement difficile.

Tu as combien d’employés ?

En fait, je suis toute seule, mais je me fais aider par beaucoup de monde. Je fonctionne pas mal à la commission. Quand je cherche quelqu’un pour un poste à pourvoir, je ne suis payée que lorsque j’ai trouvé la personne, du coup, je trouve aussi que ça n’a pas de sens de rémunérer quelqu’un qui ne génère pas de business. Donc, si je rencontre une personne qui sait où dénicher la perle rare, on travaille ensemble, mais il faut que la personne accepte d’être payée au résultat, à la mission. Et ça ne plaît pas à tout le monde.

Quels services proposes-tu en tant que consultante ? Qui sont tes clients types ?

Je fonctionne comme n’importe quelle boîte de recrutement, et je perçois un pourcentage du salaire. Du coup, c’était intéressant de se concentrer sur cette activité. L’avantage quand on fait du recrutement, c’est que lorsqu’on cherche plusieurs postes à la fois, les recherches vont forcément s’alimenter les unes les autres et faciliter ma tâche. Quand je cherche par exemple un commercial pour Rachel Comey, je rencontre 20 personnes pour n’en sélectionner qu’une qui correspondra au profil du poste chez Rachel Comey, mais si Alexander Wang ou The Row m’appelle au même moment pour un poste à pourvoir, je me dis?: «?Ah oui, cette personne ne correspondait pas à ce profil, mais elle sera parfaite pour ce poste.?» Donc, j’ai commencé à faire de plus en plus de recrutement, et maintenant, ça constitue 90 à 95 % de mon activité. Mais je continue mon travail de consulting pour Loeffler Randall, et quelques autres marques comme Mara Hoffman et Gap. Avec ces marques, c’est plus une relation d’amitié, ce sont des gens avec qui j’ai tissé des liens avec les temps, disons que je leur file juste un petit coup de main. Je les aide à réfléchir, mais je n’occupe pas de véritable poste chez eux.

Te considères-tu comme une « chasseuse de têtes » ?

J’ai beaucoup entendu ce terme et je l’ai moi-même beaucoup utilisé. Mais je l’ai un peu abandonné. Je préfère dire que je suis une recruteuse professionnelle, que je fais du recrutement de cadres… Oui, je me présente comme une professionnelle du recrutement, parce que c’est ce que je fais, je recrute des gens pour des grands noms de la mode et je fais du conseil en RH.

Avec quel salaire peut-on espérer commencer dans les RH ?

Les RH, c’est un peu comme les autres secteurs. Un assistant RH sera payé entre 35000 et 40000 dollars par an, un coordinateur entre 45000 et 55000 dollars, et pour les postes de responsable des RH, ça peut osciller entre 65000 et 100000 dollars, parce qu’on peut occuper ce poste pendant longtemps, tout dépend de l’expérience qu’on a eue. Les postes de DRH, ça va de 120000 à 150 ou 160000 dollars. Les postes de VP c’est à partir de 175 00 dollars et plus. C’est assez homogène dans l’univers de la mode, quel que soit le poste et le secteur.

Quels sont les plus gros défis auxquels on fait face dans les RH ?

Mon plus gros défi, c’est qu’il faut que je trouve tous les postes qu’on me demande de pourvoir. Il y a vraiment beaucoup de potentiel dans ce secteur. Je le constate tous les jours, dans la mode, on continue à embaucher. Je poste tous les profils de poste que je cherche sur Twitter, Facebook et LinkedIn, et la plus grande difficulté, c’est de trouver la bonne personne le plus rapidement possible.

L’autre difficulté, c’est que chaque poste est différent, il a ses propres spécificités, les boîtes cherchent des postes à pourvoir immédiatement (voire même avant), et il faut savoir où chercher cette personne. Donc le recrutement, ça tourne autour de ça : il faut connaître les attentes de ses clients, ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent surtout pas.

Décris-nous une journée-type ?

Je vis à Brooklyn, et j’essaie de travailler depuis chez moi trois jours par semaine, pour faire mes recherches et faire passer des entretiens au téléphone. Je fais des tonnes d’entretiens par Skype, ce qui me permet de recruter dans plein de villes différentes. La plupart de mes clients sont à NY, mais je fais du recrutement pour des postes de vendeurs, de responsables de boutique car souvent, mes clients ont des points de ventes dans tout le pays et au Canada. En général, j’essaie de rester à la maison le lundi, mercredi et vendredi.

Le mardi et le jeudi, je suis souvent à Manhattan, et j’enchaîne les rendez-vous et les réunions. C’est en général les jours où je rencontre mes clients. Je joue aussi les mentors, les « marraines ».

En quoi ça consiste exactement ?

Je travaille avec le CFDA Fashion Incubator. J’adore ça, c’est génial. J’ai formé une équipe de mentors en RH et j’ai assigné une personne à chaque marque. Je connais tous les créateurs et les marques, donc dès qu’ils ont un souci de RH, ils me contactent et le les aide ou je leur envoie quelqu’un.

As-tu un mentor ?

Non, je n’ai pas une personne en particulier pour le moment. J’adorerais, mais je ne saurais pas trop qui choisir. Il y a bien sûr des gens avec qui j’ai travaillé pendant longtemps, qui sont un peu des figures tutélaires, mais je n’ai jamais formalisé tout ça. Pourtant, j’aime beaucoup cette idée. On a tous des mentors, à un moment ou un autre, dans nos vies.

Le meilleur conseil qu’on t’ait jamais donné ?

Je pense toujours à l’une de mes premières n+1 chez Kate Spade, qui me disait?: «?Donne-toi à fond pour le boulot et ça portera ses fruits. Bosse à fond sans trop t’inquiéter pour la suite. Et si tu te donnes vraiment à fond, il y aura forcément un résultat.?»
C’est tellement vrai, j’y pense tout le temps. Il faut toujours se donner à fond pour son boulot.

Ta plus grande fierté ?

Avoir monté une boîte qui marche, réussir à déposer mes enfants à l’école, à aller les chercher, à gérer mon temps comme je l’entends, tout en continuant à faire ce que j’adore faire. Tous les jours, je me dis que j’ai une chance inouïe. Pouvoir travailler à la maison, là où ça me chante, disposer de mon temps comme je le veux… c’est vraiment génial.

Quelles sont les qualités requises pour travailler dans les RH ?

D’abord, il faut être une personne de confiance. Il faut savoir être ultra- discret sans se sentir décontenancé par cette confidentialité. Je sais que ça peut être un peu déstabilisant quand on est jeune d’avoir accès à autant d’informations. Quand on travaille dans les RH, on sait qui gagne combien, qui a tant de jours de congés, et forcément, il y a parfois des déséquilibres ou des injustices… c’est la vie.

Il faut être fiable, discret, avoir de l’intuition, et être professionnel en toute circonstance. C’est vraiment très important.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans les RH ?

Faites des stages. C’est quelque chose que je n’ai pas fait pendant que j’étais à la fac, et je le regrette. J’avais juste un petit boulot à côté, mais c’était purement alimentaire. Ça ne m’est même pas venu à l’esprit, alors que maintenant, si on veut trouver un poste d’assistant RH, il faut pouvoir justifier de trois stages en RH. Donc commencez par un premier stage en RH, et si ça vous plaît, enchaînez les stages pendant vos études, l’été, et vous trouverez du travail partout. Puis commencez à gravir les échelons, petit à petit. C’est comme partout. Le plus difficile, c’est de se projeter.

La plus grosse erreur que les gens font quand ils démarrent dans les RH ?

Je trouve qu’il n’y a pas suffisamment d’intérêt pour les RH. La plus grande erreur, c’est que les gens ne voient pas ça comme un vrai boulot, ils ne comprennent pas à quel point c’est intéressant; ils ne pensent pas à l’influence considérable qu’on a sur la croissance d’une entreprise, c’est vraiment passionnant d’être impliqué à tous les niveaux.

Tes rêves d’avenir ?

Pour l’instant, j’adore vraiment ce que je fais. On vient de me proposer de faire partie du comité consultatif de l’University of Texas. Je vais continuer à faire du conseil, du coaching, du parrainage d’étudiants, pour continuer à faire passer l’information.

J’adore aussi le côté recrutement et le côté conseil de ma boîte. A plus long terme, je sais que je vais avoir besoin de me développer. Il va me falloir plus d’aide, sinon je ne pourrai pas continuer à répondre à la demande, et il y en a…

Parfois, je me projette à la tête d’une entreprise plus grosse. Pour l’instant, j’hésite encore, parce que je chéris mon indépendance et ma liberté. Mais si je ne suis plus en mesure de faire du recrutement de manière efficace et rapide, mes clients iront voir ailleurs. Il faut que je trouve le moyen de m’agrandir sans faire trop de compromis. Je me vois à la tête d’une boîte plus importante, avec des employés qui feront du recrutement pour des marques de mode. Je crois qu’à l’avenir, il faudra que je me concentre plus sur la prospective et les relations avec les clients et que je délègue le travail de terrain. Je sais que j’aurai du mal à y renoncer, parce que j’adore mon indépendance, j’adore faire passer des entretiens. Mais il faudra que j’accepte de me faire aider pour pouvoir continuer à recruter les meilleurs éléments.

Jetez un coup d’oeil sur mes autres interviews :

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Alice Lane, Make Up Artist
Constance Jablonski, Model
Rashida Jones, Actress & Write


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89 comments

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  • Mafalda 22 novembre 2013, 9:15 / Répondre

    Qu’est-ce qu’elle est belle, ses cheveux me font rêver ***gniii***
    Mafalda
    http://www.mafaldadotzero.blogspot.fr

  • andreea 22 novembre 2013, 9:15

    i love the career series! :)

    http://littleaesthete.com

  • Laëti 22 novembre 2013, 9:21 / Répondre

    Great !

    À bientôt, Laëti

  • Gigi 22 novembre 2013, 10:00 / Répondre

    “Quand on travaille dans les RH, on sait qui gagne combien, qui a tant de jours de congés, et forcément, il y a parfois des déséquilibres ou des injustices… c’est la vie.” …Voilà pourquoi je n’aurai jamais pu faire ce boulot, idem quand elle évoque les licenciements et les stratégies qui vont avec :/

    Bref il faut de tout pour faire un monde, interview intéressante cependant.

    Bises.

  • Malo 22 novembre 2013, 10:22 / Répondre

    Très, très intéressante cette interview “Carrière”.
    Merci Garance.

  • Andrea 22 novembre 2013, 10:28 / Répondre

    I love this interview and it came just in time! I am at the crossroads changing careers and it’s difficult, scary and exciting all at once! Reading this article motivates me beyond beliefs – thank you, Garance!

    Andrea

  • Suze 22 novembre 2013, 10:46 / Répondre

    Good questions and great answers.
    It’s nice to get a peak into an industry like that. Especially a job like this, which was for me more a term than an actual job. Great to have a more clarified image now!

  • Tina 22 novembre 2013, 10:48 / Répondre

    I don’t understand a word but i love the photo! :D

    http://themozzarella.blogspot.it/

  • 75only75 22 novembre 2013, 10:48 / Répondre

    Hi Garance thank you so much for the interview and especially the Q&A session. I think I wrote you before in an e-mail that I would love to see some of the none creative jobs in the fashion world and I believe you did a great job so far! So thanks again for that.

    Now to my question for Kristy:
    What are the chances for a pure business student with work experience in the analyst department of a small energy producer to get into the fashion sector directly ore even just to get an internship.

    Are there depatrments except for finance/controlling that are traditionally more staffed with business majors?
    Would it be a good idea to take a retail job with any fashion firm and just get some hands-on experience if I don’t get any internships over the summer ?
    Any ideas on what skills will become relevant over the next years, that can be learned while still at college, e.g. data analysis, social media, coding, e-commerce , blogging, languages ?

    Okay this was more than one question but I would be eternally grateful if you had some answers for me.
    It’s hard enough changing careers already and getting nothing but negative or no respones at all from fashion companies is getting more and more frustrating.

    XXX Moi

  • Ellie 22 novembre 2013, 10:48

    I actually had the same question. I often struggle with the career I have and can kick myself for not going for the dream at a younger age. So, I’d also like to hear Kristy’s opinion on what the chances are of, as an MBA graduate, getting the opportunity to work in fashion if experience in another industry is all you have.

    Garance, thank you for this interview!! I agree with the others that this, as well as your other career interviews, are very inspiring!

    //Ellie

  • CHelcias 22 novembre 2013, 10:48

    Yes, it would be great to hear about what she thinks of someone more mature, coming from a more conventional career adventuring itself in the creative world!

  • jessica 22 novembre 2013, 10:49 / Répondre

    For students like myself who are kind of mixed up in the career world, interviews like this are definitely inspiring. Thanks for making me feel a lot better!

    Your Friend, Jess

  • veronica 22 novembre 2013, 10:50 / Répondre

    Nice interview!! I like this kind of post!
    Kiss!
    Passa a trovarmi VeryFP

  • Charlotte 22 novembre 2013, 10:58 / Répondre

    Thank you Garance for the Career interviews. I appreciate these type of articles a lot!

    Since you mention that questions are welcome I wanted to ask the following. As a recent BA graduate (Business Communication) I am looking into new opportunities that can help me make the switch to the fashion industry. I applied for several short courses at Central Saint Martins to get to know the variety of careers and I am currently searching for an internship. I’ve always wanted to do a Masters but I can’t help but wonder: Does a fashion related MA degree get you bonus points on your resume? There are many interesting courses, but is it ‘wise’? Since it’s quite the investment (financial and time) I would love to hear an insider’s perspective.

  • Karina 22 novembre 2013, 11:03 / Répondre

    Great interview. It is interesting to see how her initial choice was just a misunderstanding – she liked HOW the doctor worked, not WHAT the doctor did. It’s very important to understand the work environment that suits you best. Also, I can’t wait for the Q&A!

  • Caroline 22 novembre 2013, 11:11 / Répondre

    Ça doit être la Française en moi qui parle, mais le paragraphe sur les restructurations m’a misé mal à l’aise… Dans le cas des licenciements individuels, oui, c’est mieux pour les deux parties de mettre fin à la collaboration, dans le cas des licenciements économiques, j’en suis moins convaincue…
    L’interview est intéressante cependant, merci.

  • Laurence D 22 novembre 2013, 11:11

    Mais les licenciements individuels ne sont pas mieux: combien de plan sociaux déguisés sous le vocable “départs volontaires”? Combien actuellement en France de “départs négociés” cachant un harcèlement moral?

  • Lauren Bancale 22 novembre 2013, 11:11

    Moi aussi j’ai été parfois presque choquée par ses propos (mon côté français), puis je me suis rendu compte qu’en fait aux Etats-Unis, la situation est quand même bien différente de la nôtre, en France et que du coup le contexte était sans doute pour beaucoup dans ses propos, de même que le secteur (luxe) dans lequel Kristy s’est spécialisée. Le marché de l’emploi américain est beaucoup plus dynamique, me semble-t-il, je crois qu’il y a une plus grande mobilité professionnelle et que le turnover dans ces boîtes est assez important… Bref, en tout cas, ça donne envie d’en savoir plus sur les différences entre les RH en France et aux US…

  • florence 22 novembre 2013, 11:11

    Je suis dans le même cas!

  • florence 22 novembre 2013, 11:11

    Je veux dire que moi aussi quelque part cela me dérange! ( je rend hommage cela dit à sa sincérité…ce genre de discours est complètement tabou en France).

    Cela dit, je vis en Espagne oú le taux de chomâge avoisine les 26% et 52% chez les moins de 30 ans…et j’ai d’ailleurs beau avoir ma propre entreprise, je n’arrive pas à me sentir à l’aise avec ce genre de discours sur les stratégies de licenciement..même si ce qu’elle dit est on ne peut plus près des réalités.

  • Nerea 22 novembre 2013, 11:23 / Répondre

    I really liked reading Kristy’s story, but I would also ask her how to look for a job in fashion industry in a foreign country. My case is the following, I’m spanish and I currently work in a spanish retail company but I would love to continue developing my career in a foreign country because I love traveling, furthermore, every time I go to a foreign country on a trip I feel like I need to keep on traveling.

    Thanks for the great advice, I will definitely keep in my mind the phrase “Just do what you’re doing really well”.

    Regards,

    Nerea.

  • Charlotte 22 novembre 2013, 11:23

    Great question! Would love to hear the answer.

  • Alexandra 22 novembre 2013, 11:26 / Répondre

    J’adore ce genre de post, ça donne de l’inspiration!!

    J’ai une question pour Kristy:

    J’ai travaillé en tant que RP pour une grande marque de luxe pendant 2 ans, mais mon amoureux m’a emmené en Afrique pour une aventure un peu folle. J’y ai trouvé un job mais qui n’a aucune relation avec la mode. D’ici une an ou deux, nous voudrions retourner vers l’Europe ou ailleurs.
    Ma question est donc: Est-ce que ce genre d’expériences est positive sur un CV? Le milieu de la mode est-il ouvert à engager des personnes ayant vécu ce genre d’expériences?

    Alexandra

  • sev 22 novembre 2013, 12:23 / Répondre

    Super interessant, merci !! (et elle n’est pas dans un tailleur noir avec une chemise blanche !)
    Une question sur elle et son entreprise : est-ce qu’en plus de beaucoup travailler (je suis complètement d’accord avec ce point de vue), est-ce qu’il faut forcément réseauter ? Comment a t-elle créé son réseau, comment l’entretient elle ?
    Autre question sur le recrutement en lui même : comment structure t-elle ses entrevues ? Que faire si on ne trouve jamais la personne qui va ? (du coup on embauche moins bien mais il ne sait jamais faire et on perd de l’argent car il n’est pas productif puis on s’en sépare)
    J’ai utilisé déjà plusieurs cabinets de recrutement et ai toujours l’impression de me faire avoir : c’est très cher et on n’a jamais conservé les gens plus de 6 mois, bref un vrai gouffre. Comment en trouver un bon ?
    Est-ce que son secteur facilite les choses ? (la mode c’est super attractif, tout le monde veut travailler dedans) Comment faire dans d’autres secteurs qui d’apparence sont moins sexy mais savent aussi être très épanouissants ?
    Bref ma question de fond : mais où trouver les gens biens ? ;)))

  • KDL 22 novembre 2013, 12:53 / Répondre

    Awesome post – what a smart girl. Loved reading it. Thanks.

  • Lisa 22 novembre 2013, 12:53 / Répondre

    I love those articles, because I really value first-hand stories on how people became what they are now. It also makes you notice that rectilinearity isn’t something that goes along with modern career paths.

    Lisa – AT LEAST BLOG

  • Elisa 22 novembre 2013, 1:53 / Répondre

    Très intéressante cette interview!!
    Du coup, j’aimerais bien lui poser une question: comment peut-on décrocher un stage dans le milieu de la mode (marketing) alors qu’on ne sort pas d’une école de commerce ou de mode, mais d’une simple fac :) ?? ça parait tellement inaccessible!!

  • Fatima 22 novembre 2013, 2:03 / Répondre

    Absolutely amazing! Such an informative article. Thanks Garance.

  • Valé 22 novembre 2013, 2:39 / Répondre

    Son parcours est très intéressant. Quel chance de réussir à équilibrer vie privée et vie professionnelle ! c’est possible et c’est un bel exemple.

    https://www.etsy.com/fr/shop/LaptiteBoutiKdeVale?ref=si_shop

  • It's About L.A 22 novembre 2013, 2:55 / Répondre

    Très beau interview, j’ai aimer lire cela!
    http://www.itsaboutla.fr/

  • Lala 22 novembre 2013, 3:00 / Répondre

    Where is her coat from? Lovely post xxdd

  • Line 22 novembre 2013, 3:31 / Répondre

    Tiens c’est marrant ça, de parler de licenciements comme d’une paire de chaussure, de façon naturelle. Je trouve cela affligeant, car un licenciement ne devrait pas etre abordé de cette façon. Enfin, aux US c’est monnaie courante, en France, malheureusement ça le devient aussi…

  • Husler Cynthia 22 novembre 2013, 3:57 / Répondre

    Merci pour cette interview. J’ADORE SA VESTE !!! Pourrais-tu lui demander d’où elle vient ! Merci, merci,
    Cynthia

  • Lilas 22 novembre 2013, 4:51 / Répondre

    J’ai toujours adoré, sans savoir vraiment jusqu’à peu mettre un nom dessus, la RH.
    Je suis la première à aider mes amis à identifier ce qu’ils aiment, leur suggérer des masters ou de stages, les encourager à se projeter. Je trouve ça passionnant le processus de définition d’un projet professionnel. Ca correspond à la personne, c’est évolutif car ça s’oriente d’un cote ou d’un autre selon les expériences qu’on accumule. J’adore rencontrer des étudiants plus jeunes qui sont plein de doutes et de questions et les rassurer, leur dire d’avoir confiance en eux tout en se bougeant et en multipliant les opportunités.
    Et de l’autre côté je trouve ça très chouette de trouver le bon profil, faire des interview, identifier les personnes qui ont un truc en plus.
    J’ai eu l’occasion de rencontrer une super RH dans le cadre d’une recherche de stage: hyper encourageante, disponible, là pour chercher à faire converger les intérêts des deux parties, qui sait voir autre chose qu’une accumulation de diplômes. Je ne sais pas si c’est un cas exceptionnel, mais son accueil m’a donné envie de bosser pour ce cabinet (je suis élève avocate).

    J’adore le droit, mais je sais que si un jour je veux une reconversion je réfléchirai à la RH.

    Bon le truc pas drôle c’est les licenciements bien sur, et gestion de dossiers difficile type harcèlement moral… Je pense néanmoins qu’un licenciement ou un harcèlement moral géré par un bon RH vaut de l’or pour le bien être de l’employé.

  • andreavytlacilova 22 novembre 2013, 5:08 / Répondre

    What an inspiring interview! :) I love your career specials! :)

  • Daly 22 novembre 2013, 5:30 / Répondre

    Ma question pour Kristy est la suivante : comment puis-je arriver à me démarquer ? J’ai récemment terminé mon baccalauréat en relations publiques et je n’arrive toujours pas à décrocher une entrevue. Je me suis pourtant dotée d’un curriculum vitae esthétiquement intéressant ainsi qu’une vidéo de présentation. Que pourrais-je faire de plus pour accrocher l’oeil des recruteurs avec mon peu d’expérience dans le domaine (2 stages) ?

    Merci beaucoup

    P.S. Garance, c’est la toute première fois que je commente l’un de tes articles et je profite de l’occasion pour te dire à quel point j’adore ton blog. Chaque lecture me permet de m’évader de mon petit quotidien.
    Merci

  • Cécile 22 novembre 2013, 6:43 / Répondre

    Comme d’autres, je ne me suis pas du tout reconnue dans la façon de voir les choses de Kristy H., cependant j’ai trouvé ça vraiment infiniment intéressant.
    Merci beaucoup Garance (et Kristy, donc) pour cet article, c’est précieux qu’il y en ait de cet ordre sur le blog aussi !

    Bon week-end tranquille : )

  • Annika Tibs 22 novembre 2013, 9:09 / Répondre

    Oooooh I would love to know her thoughts on what makes a really good candidate for a fashion design position? What things does she look for in their portfolio?

    My observation is she focuses more in the other departments within a fashion company but after reviewing her sight I noticed she also recruits for design as well. I would be so interested to hear her thoughts!

    Cheers to your cozy stacation!

    xx

  • Jane 22 novembre 2013, 9:47 / Répondre

    Very interesting interview. But I found myself wondering: what about your husband/partner, if you have one? Did he get a more flexible job? Is he able to take his kids to school or pick him up? I find it a little depressing that women seem to always be the ones that change their careers to be more flexible.

  • Mathilde 22 novembre 2013, 9:47

    Entretien très intéressant ! J’ai été heurtée par certains passages mais au moins, elle a la franchise de dire ce qu’il en est réellement. A Paris, on évite ce genre de discours même s’il s’agit de la même réalité. Du coup, pour toi Garance, comment perçois tu cette manière “à l’américaine” ? As-tu été choquée à un moment ou un autre ?

  • Miami 22 novembre 2013, 10:13 / Répondre

    One thing that stood out to me about Kristy’s interview was that she said she did not have a mentor at present. I have always thought it would be great to be in a short-term mentorship with someone. These kinds of relationships can sometimes be difficult to form. It takes a secure individual to mentor someone knowing that the relationship may only be temporary.

    I wonder if Kristy has ever been approached by someone asking her to be their mentor?

  • esmeralda 22 novembre 2013, 11:01 / Répondre

    ma questions: quel age a-t-elle?
    autrement, j’ai travaille pendant 4 ans dans les RH et ce n’est pas glamour du tout, le seul aspect sympa de son boulot c’est qu’elle bosse pour des marques de luxes tres prestigieuses mais apres la realite des RH c’est que c’est de l’administratif a 100% et pour travailler dans les RH il ne faut surtout pas aimer les gens autrement comment avoir le coeur de licencie des employes. Pour travailler dans les RH il faut etre qqun de tres fort et qui n’a pas peur de prendre des decisions fortes et qui vont faire mal a certains.
    Apres 4 ans, j’etais bien contente d’en partir, il y a vraiment mieux!!! Je suis bien plus heureuse et epanouie loin du monde des RH. Cette interview m’a un peu enervee… mais je l’ai lue du debut a la fin…
    Merci xxx

  • Julie BluM 22 novembre 2013, 11:01

    Merci Garance pour ce billet passionnant qui a résonné fortement en moi. RRH depuis 10 ans dans le domaine de l’IT, je suis heureuse quand je lis que d’autres RH partagent cette même vision du métier. Comme Kristy, mon quotidien est fait de détection de talents, de gestion des carrières et des compétences, de formation, de progression… Je fidélise, je cherche à motiver, stimuler… Je me vois plus comme un coach qui accompagne les individus pour les aider à atteindre leurs objectifs que comme un manager. Les RH ne sont pas juste un pôle de licenciement, bien au contraire ! J’ai la fierté de ne jamais avoir gérer un dossier de licenciement en 10 ans de carrière. L’écoute, le respect, l’empathie, la considération sont des valeurs très importantes dans ce métier où il faut profondément aimer l’homme, contrairement à ce que j’ai pu lire plus haut. Et je terminerai pas cette citation d’Isaac Getz « L’homme est un intérêt humain et non une ressource »

  • Manon 23 novembre 2013, 2:39 / Répondre

    C’est rassurant qu’l y ait des gens qui puissent faire ce genre de travail et être passionné par ça. Je ne pourrai pas…

    Rien que l’expression “ressources humaines” est terrifiante mais elle ne ment pas et, si les employés voulaient bien prendre le temps de la comprendre, beaucoup seraient éclairés sur la place qu’ils devraient accorder à leur entreprise dans leur vie !! I

    Ouh la la révoltée que je suis ce matin… (c’est le matin à Paris) :-))

  • Sunny Side 23 novembre 2013, 2:57 / Répondre

    Encore une fois ton interview est fantastique car il semble que vous abordiez toutes les facettes et les ouvertures de ce job. Découvrir, valoriser, supporter le potentiel d’un être humain est une aventure passionnante. C’est un boulot d’accoucheuse de talents. elle a une belle trajectoire et réussir à bosser à la maison est le nec plus ultra même si à long terme cela me semble inadequate. Tout dépend de son ambition. Ce milieu est un peu aussi beaucoup assez “killer” pour garder sa place, le chiffre d’affaires d’abord !!!

  • alix de beer 23 novembre 2013, 3:12 / Répondre

    Très cool cette interview! C’est vrai que c’est un très beau métier les RH en général!!
    Alixxx

    http://alixdebeer.com/

  • Isa 23 novembre 2013, 3:40 / Répondre

    Beau parcours effectivement , sa trajectoire fait rêver !
    La parenthèse Enchantée.fr

  • Elena 23 novembre 2013, 5:31 / Répondre

    En tant que française, j’ai une vision bien différente des RH, mais je n’accuse nullement Kristy, je trouve ça au contraire très intéressant de voir les différences France/USA !
    Fascinante interview, vraiment, j’ai beaucoup aimé et Kristy est extrêmement jolie, dynamique et inspirante pour ma propre carrière (bien que je ne fasse nullement de la RH) !

    Comme beaucoup d’autres, j’aurais la même question pour Kristy :
    What makes you think “oooh my goooood I need this candidate and not another one” ?

  • Raphaëlle 23 novembre 2013, 5:45 / Répondre

    Superbe interview ! J’ai toujours eu de l’intérêt pour les RH, et cet article ne fait que me conforter dans mon choix ! Quel parcours de rêve… Je me demande cependant comment faire pour approcher le secteur de la mode. En tant qu’étudiante, j’ai bientôt des stages à faire et je suis un peu perdue

  • L'Oliphant 23 novembre 2013, 5:55 / Répondre

    J’adore ces interviews carrière! on en veut encore!!!

  • Keira 23 novembre 2013, 8:45 / Répondre

    OMG what a salary ! In Poland with management engineer degree and many many years of study I can have 700$. Eh what a cruel world… :(

  • Ania 23 novembre 2013, 9:47 / Répondre

    very interesting interview, but also a bit depressing how easy was to get a job 13 or so years ago….. right now even ton of degrees, languages does not guarantee getting where you want…

  • Andrea 23 novembre 2013, 10:05 / Répondre

    Cette interview me donne l’impression d’un monde fermé comme dans le cinéma à Hollywood: si on n’a pas un agent toutes le portes sont fermées car ces grosses sociétés ne font confiance qu’à certains recruteurs avec squels ils ont des relations privilégiées. Ces recruteurs vont se trouver assiégés de demandes de postulants qui auront compris le truc, et si vous n’avez pas la chance d’entrer en contact avec eux ou s’ils sont trop débordés pour lire votre candidature vous n’arrivez à rien, car le cannal pour entrer dans ce milieu est réduit à quelques boîtes (comme quelques agences à Hollywood). Ca me rends pessimiste pour les wannabes.

  • Jenny 23 novembre 2013, 10:18 / Répondre

    I loved this piece. I am a medical student now, but I have always wanted to work in the fashion industry. I used to work visuals at American Apparel and interned for Opening Ceremony my Freshmen year of college–but I thought that because I was not born into the industry, I would not thrive. I think Kristy is brave and extremely ambitious.

  • Miami 23 novembre 2013, 3:49 / Répondre

    I would be interested in knowing more about Mathilde’s^ comment about the difference between American and Parisienne perceptions on career-talks. That sounds like an interesting topic.

  • L Winfree 23 novembre 2013, 10:14 / Répondre

    Thanks so much for continuing to do the career interviews! They are so fascinating and super helpful.

  • MB 23 novembre 2013, 11:34 / Répondre

    As someone in their early 20s who is trying to figure out what career path to take, I love your career articles and the different worlds they open us to.

    My question concerns changing careers: I have had an interest in the fashion industry since I was born (this is no exaggeration…urban legend has it that I was born with a pair of Christian Louboutin heels. What happened to those heels? Nobody knows, because I still don’t own a pair…) But in all seriousness, I recently received my first job in the international marketing department of a French beauty company. The job itself is incredible and is developing me with the valuable skills, but my mind always wanders to the fashion industry. With that said, how difficult is it to switch from industry to industry, especially taking into considering the competitive nature of fashion.

  • Annelie 24 novembre 2013, 7:28 / Répondre

    I love these interviews. I don’t think you’ve said it explicitly, but I love the support for women’s careers that comes through just by putting them up here. They are really precious, especially for younger women who don’t have access to this sort of insight anywhere else. Thank you.

  • Garance 24 novembre 2013, 7:28

    Thank you SO MUCH. It’s really what I’m trying to do – I was so lost when I was 20 ! :)

  • Caroline Mt 24 novembre 2013, 7:46 / Répondre

    Interview très intéressante, j’ai une question pour elle : je cherche à terme un associé pour monter mon affaire. Je n’ai pas trouvé dans mon réseau actuel une personne qui correspondrait au profil recherché et/ou qui souhaiterait se lancer dans l’aventure avec moi. Je devrais sûrement rechercher du coup hors du cercle des personnes que je connais :
    - comment faire? quelle est la manière la plus adaptée pour approcher des gens afin de rechercher un associé?
    - quels sont les critères absolument nécessaires pour ce genre de profil?

  • Lola 24 novembre 2013, 1:38 / Répondre

    “Les licenciements, je crois que c’est bon pour les 2 parties, dans le fond je suis vraiment un ange qui fait un boulot ex-tra-or-di-naire blablabla”
    Une pauvre nana superficielle dans son petit monde superficiel

  • Garance 24 novembre 2013, 3:13 / Répondre

    Le monde du travail est complètement différent au USA et encore plus dans la mode où on cherche sans arrêt à pourvoir des postes. Dans ce contexte, le rapport entre l’employeur et le salarié n’est pas le rapport de force qu’on imagine. C’est très fluide – et le problème que les employeurs rencontrent est plus de garder leurs employés que le contraire…

    C’est un sujet passionnant, et je suis ravie que nos interviews carrière vous plaisent. J’essaye de me ne pas me cantonner au jobs connus (styliste, PR) mais d’aller chercher plus loin, et je trouve ça très intéressant de mettre des visages différents sur des métiers pas évidents – dans ce sens, merci beaucoup Julie pour votre commentaire!!!

    Lola, Kristy parle de son monde, et il peut paraître superficiel mais c’est une économie très importante, la mode, et notamment en France par exemple. Pas si superficielle !

  • Heather P. 24 novembre 2013, 3:24 / Répondre

    Great post! I love hearing all about the different business opportunities in the fashion industry – it’s great to learn how the entire process works, and all the different people involved!

  • Kata 24 novembre 2013, 4:04 / Répondre

    Thank your for the interview! This is really inspiring as I also work in HR. And Kristy’s advice – to do your best in what you do now and the next step will come eventually – is really good, I’ll keep this in mind from now on. I’d like to leave my current job, but opportunities are really lacking right now in the industry, so I think I need some patience.
    Thanks Kristy!

  • Jenny 24 novembre 2013, 6:18 / Répondre

    Garance, well done on finding an unusual job to learn more about in the fashion industries. Often what people think of is stylist, PR, journalists, bloggers etc. I really enjoy reading your career series, because I am currently studying my Masters and will be looking for internship/jobs soon, so any advice is invaluable, especially since I am still deciding what I want to be when I grow up :)

    So a question for Kristy. She mentioned the main things that LVMH looks for among others languages and business/liberal mix as well as having lived in more than one country. I have lived in five different countries and speak 4 languages fluently. I have a Business as well as a Fashion Journalism degree and am currently studying a Master in Brand and Communications Management. I would really love to apply for a job at LVMH when I graduate, so what are other things that LVMH and other similar companies look for except for those things she mentioned? Is French a must? Unfortunately I don’t speak it…Any advice on how to succeed? I find it tough in the financial climate today. I lived in London for 4 years and struggled getting a full-time position, all work I did was freelance.

    Many thanks.

    xx Jenny

  • charlie 24 novembre 2013, 7:07 / Répondre

    Billet très intéressant! Je trouve complètement absurde les commentaires qui dépeignent les gens travaillant dans les RH comme des monstres sans coeur! Au contraire, les bons DRH essayent bien souvent de défendre les intérêts des employés, notamment en cas de harcèlement de la part de leurs supérieurs. Ma mère était DRH et je peux vous dire qu’elle prenait très à coeur son travail et ce n’était pas de gaieté de coeur qu’elle licenciait les gens lorsque cela arrivait malheureusement… Elle essayait de le faire le plus “humainement” possible. Elle aimait ses collaborateurs et ils le lui rendaient bien, elle avait toute leur confiance et nouait des liens solides avec ceux qui se sentaient laissés pour compte tout en respectant les intérêts de l’entreprise, ce n’était pas forcément incompatible! Il faut aimer les gens pour faire ce métier, être empathique, c’est une certitude.
    Et puis effectivement on ne peut pas comparer le marché d’Amérique du Nord avec celui de la France, ici se faire licencier et retrouver un emploi la même semaine est monnaie courante…le préavis n’est que de 2 semaines pour un non-cadre..les choses vont très vite, on se fait virer et dans les 10 minutes il faut partir avec son carton…j’en ai été témoin plus d’une fois…les pratiques ne sont pas les mêmes, mais l’état d’esprit non plus, donc il ne faut pas fustiger le discours de Kristy!

  • Newborn Fanatic 25 novembre 2013, 1:12 / Répondre

    I love these interview corners. It’s always so inspirational! Love the job advice she got from her Kate spade manager..I think I’ll always think upon it when I feel crushed at work. =]

    http://newbornfanatic.wordpress.com

  • Blaise 25 novembre 2013, 2:26 / Répondre

    Reading this post makes me want to regret not choosing to pursue an HR career after college ( am doing Marketing). I have a degree in BS Psychology/AB Guidance and Counseling (double major course), and I actually did an internship once with HR. But I was discouraged, at that time, the future of companies seemed bleak (there were a lot of retrenchments going on) and my college professor, who was an HR practitioner, discouraged us to pursue it. The internship didn’t help either, as from where I’m from back in the day (10 years ago), interns were just treated as the assistant of the assistant and relegated to mundane tasks (filing of resumes, filing of more documents, etc) and not a real job task. But reading this career post, gosh, how I wish I pursued HR. I really like dealing with people. Maybe I should get an MBA then with an HR concentration.

  • roca 25 novembre 2013, 5:21 / Répondre

    Hello Garance,
    ma question : faut-il vraiment venir du milieu de la mode pour répondre aux annonces de Kristy?
    J’ai 40 ans plus de 18 ans de job dans l’événementiel (logistique, organisation, commercialisation, management etc..) j’adorerais changer de voie et m’expatrier, ai-je une chance? merci
    ps : et je parle couramment anglais of course

  • Clotilde 25 novembre 2013, 6:32 / Répondre

    Je n’ai pas vraiment lu de commentaires à propos de monstres sans coeur.
    Ce qui a surpris certains (et franchement, je les comprends), c’est la réponse à la question:
    “C’est quoi, concrètement, assurer la direction du personnel ?”
    La réponse ne contient que des aspects très négatifs, c’est très bizarre de sa part. C’est clairement une question de construction de sa réponse, je pense. Heureusement pour elle, Kristy parle plus haut d’aspects beaucoup plus positifs de son travail, c’est ce qui m’a retenue de la considérer comme une parfaite cynique dans un monde encore plus cynique qu’elle de toute façon (regarde de temps en temps par dessus ton épaule Kristy).

    Ce qui me gêne le plus dans toute cette histoire, c’est le côté expéditif, “rapidité” de la chose. Vous parlez tous de la rapidité d’action des RH aux US, mettons la sur le compte de la “flexibilité” puisqu’il s’agit de ça finalement. On compte sur le fait qu’il est possible de retrouver du boulot très ensuite. Vous savez très bien que cette flexibilité n’a qu’un temps, ou bien qu’elle dépend du secteur, qui peut évoluer très vite dans un sens comme dans l’autre.
    J’ai habité 6 ans aux Pays-Bas, et les gens partaient de leur boulot avant d’en avoir trouvé un autre, simplement parce que le goût du café de la machine ne leur plaisait pas (je force le trait, mais on n’en était pas loin dans les années 90). Croyez moi ça a bien changé, ils ont découvert le chômage. Je sais que le chômage existe aux US, mais apparemment il est encore des professions où ce n’est pas trop dramatique de perdre son job, ça pourrait changer.
    Mais de façon beaucoup plus générale, je crois que virer quelqu’un du jour au lendemain parce qu’il lui manque un petit truc, ou qu’il n’est pas parfait, c’est la chose la plus idiote qui soit. Nous vivons dans un monde sans aucune patience, et sans aucun droit à une deuxième chance. Il existe de très nombreux cas où un employé peut APPRENDRE au sein même de son travail. Si la personne est motivée, on (les RH et le supérieur hiérarchique) peut “transformer” un employé moyen en quelqu’un de très compétent et très fiable. J’ai vu ça très souvent. Mais il faut du temps. On n’en a pas, ou on ne le prend plus ce temps.

  • Irene 25 novembre 2013, 7:00 / Répondre

    I am in Human Resources and I really love working on the humanpart of the job. Sadly it’s more and more coming to an administrative job, with no feeling for the employees. Since I am more of a peoples person then an administrativeclerk and there’s no place for me to grow here, I don’t really like the job. But I am motivated to keep on growing and I am looking for a position elsewhere. Fingers crossed!

    http://www.ireneweekly.com

  • anne 25 novembre 2013, 9:51 / Répondre

    super interview . j’adore ce post. voilà une femme réaliste et c’est pour cà qu’elle y arrive et qu’elle a la reconnaissance de nombreuses sociétés. les français sont idéalistes et non réalistes. MERCI GARANCE .

  • Charlotte 25 novembre 2013, 10:25 / Répondre

    My (other) question to Kristy – one that keeps popping into my head but forgot to ask – if she had to choose between an internship (several) or a master’s degree, what would she prefer seeing on a resume? The application would not be science related.

    Thank you for both the article and time for answering questions. I, and based on all the comments a lot of others, really appreciate it. Being in your 20′s is fun but can also be very challenging.

  • EMMY 25 novembre 2013, 11:20 / Répondre

    Dear Garance, dear Kristy,
    Thank you for this fine interview. My work doesn’t directly relate to the fashion industry nor HR but Kristy’s experience & tips are no less very valuable!
    I really like how parts of the interview are about motivation, personal choices, work environment. Best, however, are the down to earth tips (you need a network; you sometimes need to help people and at other times send them an invoice; it doesn’t just happen, you need a certain combination of qualities and you need to work on those). Really appreciate business like information such as allowances and education too. Great questions for future interviews.
    It inspired me to reflect on my ambitions, kick my network into gear again and not be petty about my capabilities. I love the female ooze of this blog, but being succesfull businesswomen also entails being pragmatic and real about things: Kristy presents both ends of the spectrum. More of this please!

  • Mona 25 novembre 2013, 2:57 / Répondre

    Very interesting interview, thank you for bringing a fresh perspective!

    Now the question for Kristy: how should one make the change of industries, from, say pharma or technology, to fashion? Is actual industry experience that important if I’d like to make the switch (giving that I have zero experience in fashion, but a few years in an executive search agency & in-house)?
    Which are the top recruitment agencies in the fashion industry in Europe?

    K. more than one question :)

  • Léa 26 novembre 2013, 12:56 / Répondre

    Une super interview et un sujet intéressant ! Merci Garance :)

    http://veryfrenchie.blogspot.com/

  • anacoluthe 26 novembre 2013, 5:02 / Répondre

    Bien sûr que le monde du travail est totalement différent aux Etats-Unis : déjà, vous imaginez devenir responsable d’une boutique de mode en France avec une moitié de Deug d’orthodontie et une moitié de Deug d’espagnol ?!!

    Bien sûr que non : personne ne vous ferait jamais confiance !

    Donc voilà, je pense qu’il faut prendre en compte cet aspect pour mieux appréhender les propos de cette jeune femme, elle exerce dans un pays où le contexte économique plus florissant qu’en France (licencier quelqu’un en France aujourd’hui, c’est l’envoyer au chômage pour 2 ans ou + avec très peu d’espoir de trouver autre chose !!) et elle est représentante d’une mentalité différente, où la flexibilité va dans les 2 sens, pour le licenciement ET pour l’embauche…

    Je ne sais pas si c’est bien ou pas, c’est différent ! (bon, à vrai dire, perso j’aimerais qu’on mixe les 2 systèmes, + de flexibilité dans les 2 sens, tout en gardant la protection sociale…)

  • Hanna 26 novembre 2013, 5:18 / Répondre

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cette interview! Le parcours de Kristy m’inspire et je suis totalement d’accord avec le fait de se donner à fond dans son travail car c’est ce qui payera un jour. Etre passionnée par mon travail est vraiment quelque chose qui me tient à coeur.

    J’ai une question pour Kristy concernant la recherche d’emploi aux Etats-Unis, dans la mode et le luxe. Je suis actuellement en dernière année d’école de commerce en France et j’ai déjà effectué des stages dans des maisons de luxe (marketing) et je souhaiterais partir à New-York pour commencer ma carrière. Le problème est qu’il me semble assez difficile de trouver un emploi là-bas, et je ne sais pas comment procéder !

    Merci beaucoup pour votre réponse,

    A.

  • ainhoa 26 novembre 2013, 12:30 / Répondre

    gracias :)

  • Laura 26 novembre 2013, 5:52 / Répondre

    Hello!

    Thank you so much for this interview, I’m trying to redirect myself to work in fashion and this information is really useful. I’d like to ask Kristy for advice. I’m a 25 year old Spanish girl living in Paris. I have a bachelor’s degree in translation and conference interpreting, but my true passion has always been fashion. Right now I’m doing a sewing course and a fashion design course. The thing is I’m completely lost. I want to change paths but I don’t really know how to do it, and what’s worse, I don’t really know what I’d like to do exactly. I’m relieved to read that they like litterary profiles like mine, but I’d like to ask Kristy what she recommends me to do next? What should I study? Do you think it would be possible for me to get a job in fashion even though I don’t have any experience and haven’t gone to fashion school (I speak English, Spanish and French fluently, I guess that would help?)? And also, how would you recommend me to start my career in order to discover what part of the fashion world I love most and I’m best suited for?

    Thank you for your help. And thank you too, Garance, for this series. You are doing a wonderful job.

    Laura

  • les douets 14 décembre 2013, 1:00 / Répondre

    Hello,

    Je viens de lire un peu tard ce post. Je n’ai pas lu tous les commentaires. Mais je souhaitais apporter mon expérience pour de jeunes qui aimeraient se lancer dans ce domaine.
    De formation psychologue, je suis rentrée un peu à reculons dans la profession de recruteur et maintenant que je viens de prendre ma retraite, je dois dire que j’ai vraiment pu y trouver un réel intérêt. Tous les aspects positifs évoqué par Kristy : souplessse de l’emploi du temps quand on a des enfants…. etc..mais aussi l’intérêt des missions et ce n’était pas dans un milieu glamour : industrie automobile, recherche agronomique, pmi et pme : oui il faut trouver le mouton à 5 patte pour hier. expliquer aux dirigeants que le profil n’est peut être pas réaliste et tout de même parfois le trouver. J’étais seule aussi dans mon business, par indépendance d’esprit, je n’étais pas obligée de présenter un candidat auquel je ne croyais pas pas mais qui aurait pu faire l’affaire sans doute. Travaillant dans des secteurs soit géographiques, soit professionnels étroits, je ne devais pas trouver des candidats minute, mais des professionnels qui devaient s’intégrer dans des équipes pour une longue durée. Mes clients m’ont été plutôt fidèles et j’ai noué des relations vraiment de confiance.
    J’ai gagné honnêtement ma vie, sans plus, comme un cadre. Intégrer un gros cabinet , m’associer cela voulait dire faire du chiffre à tout prix ,terminer les missions au plus vite pour sans doute des revenus plus importants . Je n’ai jamais regretter mon choix . Je ne voudrais pas dénigrer les grands cabinets, mais les profils de recruteurs qu’ils demandent me laissent songeuse : essentiellement de jeunes commerciaux , comment peuvent ils évaluer une personnalité, n’ayant peu d’outils, peu d’expérience ? Mes outils de psychologue m’ont été d’une grande utilité et aussi l’attention portée à faire coincider les valeurs du candidat, sa culture avec celles de l’entreprise. Cela prend du temps; certes.

    Le recrutement m’a permis aussi d’éviter les missions d’outplacement et aussi le refus de devenir Responsable RH de ne pas avoir à être en charge des licenciements. Question de choix.

    Merci pour ce blog que je regarde à chaque fois avec plaisir.

  • hugues 15 décembre 2013, 6:33 / Répondre

    Bonjour !!

    je trouve cet article très intéressant ! et pour moi ce serait un reve que de travailler dans l’univers de la mode ou des cosmétiques , je suis en 3ème année de LEA et je dois faire un stage en avril 2014 , est ce facile de trouver un stage en tant que français aux états unis ?

  • Juliet 17 décembre 2013, 7:14 / Répondre

    I love these career posts :) thanks Garance and the team! x

  • Athenais 9 février 2014, 2:38 / Répondre

    Bravo pour cet intéressant interview et ce regard très personnel sur les RH !
    Ce domaine m’intéresse de plus en plus.J’ai un parcours de juriste fiscaliste dans le secteur public et j’ai également fait un executive MBA. Est-ce que ce profil peut intéresser une maison dans le secteur du luxe, et plus précisément dans des fonctions RH ? Une formation préalable est-elle indispensable ?
    Quel conseil me donneriez-vous ?
    merci d’avance, et bravo pour ce blog,

    -A

  • Lison 6 avril 2014, 5:24 / Répondre

    Tes articles “Carrières” sont vraiment très intéressants, ils nous apprennent un tas de choses. Pour ma part, je n’ai que 15 ans, les personnes que tu interview sont dans un monde totalement inconnu pour moi. Je pense très très souvent à l’avenir en me posant sans cesse les mêmes questions “qu’est-ce que je vais faire de ma vie?”, “qu’est-ce qui me plait vraiment?”, etc, et présenter des personnes exerçant ce genre de métier dont on ne nous parle pas assez à mon gout, ça m’éclaire quelques fois!
    Merci beaucoup pour ton travail Garance.
    xx http://wildlysweet.blogspot.fr

  • N 8 avril 2014, 9:23 / Répondre

    Cette interview est top, mais ça n’a rien à voir avec ce que je peux observer sur le marché français. Les universités forment trop de RH, et le marché ne peut pas les absorber, et certaines entreprises essaient de supprimer la fonction RH et de la donner aux managers. Et la reproduction sociale est beaucoup plus prononcée également
    http://www.love-deco-design.blogspot.fr

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