Bon, ça ne fait qu’une semaine, mais j’adore, j’adore ne plus travailler chez moi.
Oui, le truc qui m’angoissait le plus au monde, le métro-boulot-dodo, en fait j’adore.

Je me lève tôt, glandouille trois minutes sur Pinterest en prenant mon café-tartine, je me dis qu’il faudrait que j’aille me faire un jogging, puis “j’oublie”, enfin je file sous la douche, et là par contre,

J’ADORE PAS.

Le moment que je déteste, celui de “choisir une tenue pour la journée” arrive.

Non parce que le truc top en bossant de chez soi, c’est qu’on peut se changer autant de fois qu’on veut dans la journée. Un rendez-vous important ? Hop, une paire de talons. Un shooting ? Hop un jean et des baskets. Un dèj uptown ? Hop un brushing (nan je rigole, ils ne sont pas SI portés que ça sur les brushings, uptown)(un peu quand même) enfin bon, vous voyez le truc.

Sauf que maintenant, le matin, c’est toute ma journée que je dois calculer.

Imaginez-moi donc, à moitié réveillée au sortir de la douche, dégoulinante, à aller chercher mon téléphone pour checker mon emploi du temps. C’est très chic, très organisé, très moi.

Hier par exemple, voici tous les facteurs que j’avais à prendre en compte :

#1 = Grosse neige visqueuse ET vicieuse. Déplacement dans grosse neige visqueuse avec ordi portable et tout mon bureau nomade, concept dont je me suis beaucoup trop vantée (“ouaaaais moi j’ai pas besoin de bureau tu vois, suis un esprit libre) mais qui commence à me soûler tellement il est temps que mon vrai ordi arrive.
#2 = Shooting dehors (frooooooid !) et dedans (chaaaaaud !)
#3 = Rendez-vous pour quelques interviews.
#4 = Yoga.
#5 = Meeting pro à l’apéro.

VOUS FAITES COMMENT, VOUS ?

Désespérée, j’ai fait la chose suivante. J’ai mis :

Une chemise blanche et un skinny gris (va avec tout)
Une paire de baskets un peu pourries (journée de neige = neige + sel au sol = destruction de n’importe quelle paire de shoes) ni trop épaisses ni trop fines pour pouvoir passer d’un truc à l’autre sans avoir l’air d’un trappeur avec mes duck boots.
Une grosse écharpe, aka une couverture.
Un gros caban.
Une casquette pour braver la neige.

J’ai embarqué avec moi une paire de talons noirs tout simples dans mon gros sac bureau nomade.
Mon petit sac avec mes trucs vitaux, thunes, clés, portables, rouge à lèvres.
Et, mais alors, complètement zappé d’emporter ma tenue de yoga (Mais trop bizarre !)

J’ai quand même eu trois secondes, en attendant l’ascenseur, où je me suis sentie vraiment maligne, hyper organisée, fille qui assure.

Trois minutes plus tard, j’étais surchargée avec tous mes sacs, sous un déluge de slush (= neige fondue et dégueu) à m’auto-insulter de ne pas avoir mis mes duck boots et d’avoir écouté Scott qui m’avait dit que je n’aurais “probablement pas besoin d’un parapluie” et à me retrouver les baskets enfoncées dans une marre de neige fondue que je n’avais pas vue, en mode super, extra, méga galère, toute trempée, même mon ordi, P#@*% de bureau nomade, même mon sac sublime que je viens d’acheter, à devoir courir jusqu’au métro.

Je suis arrivée au Studio où j’ai dû enfiler mes talons parce que mes baskets avaient besoin de sécher et puis au bout d’une heure, je me suis retrouvée en chaussettes, bien sûr, parce que les talons au Studio, ouh la la, c’est beaucoup trop officiel.

Un peu plus tard, je me suis retrouvée à aller à mes rendez-vous avec deux sacs comme une bag lady (une fille avec douze sacs comme la fille dans l’illus, mais avec l’oeil moins brillant)(un pour contenir mes talons, l’autre pour mes chaussures de neige trempées) parce que même sauter dans un Uber dans ce déluge c’était trop galère à faire en talons.

Évidemment, je ne suis pas allée au yoga, ahahah lol lol lol uhuhuhuh.

Quand à mon rendez-vous du soir, ben j’étais évidemment décatie, mon make up ayant commencé à rendre l’âme sous la neige vers 8h du mat, je vous demande de même pas essayer d’imaginer à 7h ce que ça donnait, j’ai essayé de le faire style la fille qui maîtrise en appliquant mon rouge à lèvres “à la française”, sur les joues et sur les lèvres*.

Mais ça ne sera plus un problème quand on aura fini d’installer notre beauty closet, eheh. Il y a quelques avantages à bosser dans la mode !!!

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Et la semaine prochaine, c’est la fashion week, ça va être la schizophrénie vestimentaire totale.
Ne vous inquiétez pas si vous me voyez arriver en jupe sans collants et en veste d’été avec des moon boots un jour de grande bourrasque.

JE DÉBUTE DANS LA VRAIE VIE VOYEZ-VOUS.

Je suis en train de faire le lent apprentissage auquel j’avais échappé pendant des années.

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Donc bon, alors… MÊME si je suis consciente que tous les jours ne sont pas des jours de tempête de neige, vous pouvez tout aussi bien remplacer ce concept par chaleur, pluie ou froid, vu qu’à à New York, il y a toujours un truc qui est en train d’attaquer.
Donc, question :

#1 Faut-il que je me fasse une deuxième garde-robe au Studio ? (Je crois)
#2 Est-ce qu’on devient plus organisée avec le temps ? (J’espère)
#3 Comment vous faites, vous regardez la météo avant de vous habiller ? (Quelle app?)
#4 Arriverai-je vraiment à aller au yoga en sortant du Studio ? (Jamais)
#5 Vous faites comment en cas de sortie improvisée after work ?
(Vous y allez juste habillée normale et rajoutez un peu de rouge à lèvres, ça suffit, non, rassurez-moi. Il faut pas un troisième sac, non ?)(Ils vont pas nous souler, non ?)