Malade pendant la fashion week ? La grippe pendant un événement important ? Éclopée au défilé Saint Laurent ? Nez qui coule et pas de Kleenex au premier rang ? Ce sont des choses qui arrivent même aux meilleurs (genre, à moi).

Ne vous inquiétez pas, j’ai TOUT testé pour vous pendant cette (inoubliable) fashion week de la lose.

Voici donc huit façons d’avoir l’air chic même quand vous êtes malade tout le long de la fashion week. Vous pouvez adapter ça à l’école, au travail, à la vie de tous les jours, et même à vos prochains Oscars, si toutefois vous êtes une lectrice-actrice. Allez…

- Soyez organisée. Gélules, vitamines, bouteille d’eau pour prendre gélules, mouchoirs (3 paquets), poudre pour couvrir nez rougi, miroir pour vérifier que tout s’est bien remis en place après votre dernier éternuement, tee-shirt ou pancarte “je ne suis pas contagieuse !!!”.

- Si vous êtes contagieuse, non, franchement, là, non, NON. Ne sortez pas. Vous pourriez vous faire des ennemis jurés.

- Si vous n’êtes pas contagieuse mais que vous avez envie qu’on vous laisse tranquille, dites : “Je suis contagieuse !”

- Niveau mode : grosse écharpe et lunettes noires. Bouche rouge pour tromper l’ennemi. Talons si vous ne pouvez pas marcher à plat (cf. PS)

- La Question De La Bise : Choisissez dès le matin si c’est une journée bise (vous n’êtes pas contagieuse) ou pas bise (vous êtes contagieuse, vous vous mouchez souvent, ew).
Rien de pire que de refuser la bise à quelqu’un (“Je ne t’embrasse pas ma chérie, je suis malade !”) devant quelqu’un que vous venez de prendre dans vos bras avec effusion et mélange de microbes garanti.
Et oui, dans les petits milieux comme ça, on recroise souvent les mêmes personnes dans la même journée. Il faut savoir microbe tenir.

- Si vous boitez (oui ça peut AUSSI arriver, cf. PS), continuez d’aller aux défilés. Montrez ainsi votre détermination et votre force mentale et votre amour de la mode. Trouvez un homme et utilisez-le comme une béquille. Gardez l’air digne.

- Si votre maladie induit de fréquents aller-retours aux toilettes, prétendez tout simplement que vous avez une vie secrète fascinante. (Une double vie ? Un amant à sexter ? Etc…)

- Les gens vont vous demander comment vous allez par politesse, et vous crèverez d’envie de leur parler de vos petits problèmes de fluides corporels (c’est l’un des grands mystères de la vie, les gens n’ont qu’une envie, se répandre sur ces sujets-là) mais ne faites pas comme moi. Restez chic, n’en parlez surtout pas.

- Mouchez-vous avant le défilé. Si l’envie de vous moucher vous prend pendant le défilé, attendez que la musique soit lancée. Ne le faites surtout pas quelques secondes avant le défilé, c’est le moment où le silence se fait, et la possibilité d’un grand moment de solitude. N’oubliez pas de jeter un oeil à gauche, puis à droite, pour vérifier que vous n’êtes pas en arrière-plan d’un malheureux Instagram. Priez que la caméra du livestreaming ne soit pas braquée sur vous. Si vous êtes assis à côté de Rihanna (maigre possibilité, mais qu’est-ce qui n’est pas maigre, dans la mode ?) ne vous mouchez pas.

- Et aussi, utilisez un peu votre maladie. Il faut quand même bien que cela vous serve à quelque chose, tout ça. Dites : Je suis complètement malade mais je ne pouvais pas ne pas venir voir ta collection. Mouchez-vous, ayez l’œil mouillé. Vous n’imaginez pas les points que vous venez de gagner.

Conclusion : Ouais, bon. Le mieux c’est quand même de rester couché. :)

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Post-Scriptum, si vous n’avez rien d’autre à faire de votre journée. Si vous êtes cloué au lit, tiens.

Non mais parce que j’ai passé une fashion week de malade, LITTÉRALEMENT.

J’ai eu des fashion weeks (bon, ok, une peut-être) où je me suis sentie trop au top.
Envie de mordre la vie à pleines dents tous les matins, plein de tenues cool à porter, envie de faire la fête (presque) tous les soirs*, et entre les deux, de prendre plein de photos et de tout vous raconter, le rêve, la pêche, le kiff, quoi.

Puis il y a eu le PAP AH 2014 et franchement, à partir de maintenant, on va pouvoir dire qu’il y aura eu avant PAP AH 2014 et après PAP AH 2014.

Cette fashion week, ce fut la méga lose de la méga lose lose**.

Et pourtant, je n’aime tellement pas me plaindre (Sur ce blog, hein. Dans la vie, je soûle tout le monde avec mes problèmes, ne vous inquiétez pas. Et surtout Scott, le pauvre, et après il paraît qu’il faut garder la magie dans le couple, ahah) que j’étais sur le point de passer mes agonies, mes 35 visites à la pharmacie et 75 messages souffreteux à ma mère et mes 156 émoticônes égrenées au fil des textos :( , :/ sous silence quand hier, le truc le plus absurde possible m’est arrivé.

Mais avant ça, remontons le fil de la lose… J’ai eu :

Une grippe intestinale qui a eu raison de ma fashion week new-yorkaise et m’a forcée à regarder le défilé Alexander Wang en streaming. Et même pas fait perdre un kilo, alors que j’en aurais bien besoin***.

À ma première sortie post-grippe, c’est-à-dire après quatre jours au fond de mon lit en mode zombie, je suis ressortie et là, c’est le Vortex Polaire**** qui a eu raison de moi, le froid me crispant le dos de telle manière que j’ai dû passer trois visites chez ma guérisseuse***** pour me détendre et recommencer à marcher à peu près normalement.

Aussitôt arrivée à Paris, j’ai fait un rendez-vous-voiture****** avec ma copine Violaine et quand soudainement, je lui ai dit que j’avais le nez qui coulait*******, elle a ri (si si, Violaine, tu as ri !). Tellement elle est habituée à me voir en pleine forme ? J’espère.
N’empêche que le lendemain, j’étais sous les draps à grelotter et à éternuer et à me moucher jusqu’à ce que le centre de mon visage (mon nez, quoi) soit à peu près aussi rouge que le genou d’Anna Dello Russo. Le rhube.

Bon, jusque-là, on va dire : pas de chance, mais ça arrive, c’est le deuxième effet kiss cool de la grippe, ça te fout en l’air ton système immunitaire, après tu attrapes tout ce qui passe. SOIT.

Évidemment, un rhume, même carabiné, c’est pas la grippe, donc j’ai continué à faire des trucs, voir des défilés, aller à des rendez-vous, le tout avec la tronche explosée ET le sac plein d’Actifed. J’ai même célébré le lancement de ma ligne de papeterie chez Colette (non mais les amis, mais merci d’être venus, sérieux non mais vraiment <3 <3 <3) et après, j’étais tellement heureuse que j’ai décidé de célébrer ça avec un mojito (ok, deux) et avec les médicaments***** et je me suis retrouvée bourrée à me casser la gueule comme Jennifer Lawrence aux Oscars, mais dans la rue, toute seule.

Et alors HIER…

Hier, non mais écoutez-bien ça parce que, quand même, c’est assez rare pour être noté – hier, je me suis fait mal au pied alors que je portais DES BASKETS. Ouais. Je portais une paire de Nike blanches tout ce qu’il y a de plus confortable, et soudain, aaaaaahrrrrghhh !!!

Douleur méga extra aigüe au pied.

J’ai boité jusqu’à mon hôtel, et je me suis demandée s’il était temps de déclarer forfait ?
Genre, comme les Olympiens sans médaille ? Rentrer à la maison ? Et puis après, j’ai découvert que je ne peux plus marcher à plat, mais qu’à talons, tout roule.

Alors, que demande le peuple ?

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*Ok, un soir.

** Oui, deux lose.

*** Oh, ça va – vous savez que c’est vrai.

**** Ces Américains, trop fort pour donner des noms aux choses.

***** C’est mon nouveau petit côté LA. Maintenant, je vois une guérisseuse.

****** Pas glam, mais vu les embouteillages, pas le choix.