J’ai décidé de modifier mon alimentation.

Non pas que je mange si mal que ça. J’aime bien faire la cuisine, dans la mesure du possible je prépare mon déj du lendemain à la maison, et le soir, je me fais à manger. J’essaie de lire ce qu’il y a sur les étiquettes mais c’est vrai qu’il m’arrive souvent de sauter la liste des ingrédients pour me concentrer sur les chiffres (Quelle teneur en sodium ? C’est quoi les acides gras trans ?). J’ai un gros faible pour les céréales et les barres qui me promettent des tonnes de nutriments avec très peu de calories. Et je souffre un peu du syndrome « Si c’est écrit en gros sur le paquet, ça doit être vrai ».

J’ai tendance à mal manger quand je suis pressée. Dans ce cas, je prends du tout-prêt, parce que c’est plus rapide et qu’il n’y a pas besoin de réfléchir.
J’avoue qu’il y a une épicerie située un peu trop près de chez moi et que de temps en temps, j’ai une envie compulsive de Haribo…C’est sûr, Gwennie n’approuverait pas.

Moi, la fille qui lit la composition des cosmétiques plus religieusement que mon Susan Miller, je me demande pourquoi je ne faisais pas la même chose avec les aliments. Genre quand je n’arrive pas à prononcer le nom d’un composant sur un tube de lipstick (je suis capable de passer des heures sur Internet à me renseigner sur le silica dimethyl silylate), j’essaie de ne pas l’utiliser (enfin, j’ai dit que j’essayais, hein). Pourtant, dans mes barres de céréales, il y a pas mal d’ingrédients dont je serais bien incapable d’articuler. Si je choisis tous mes cosmétiques avec une attention quasi-pathologique, je devrais faire la même chose avec mes aliments, non ? Bref, il était temps que je prenne un peu de recul et que je réfléchisse à mon alimentation.

J’ai décidé de tester le régime Paléo pendant 30 jours (Oui, 30, parce que ça a quand même plus la classe derrière un hashtag. Franchement, vous cliqueriez sur quoi, vous ? #23daysofpaleo ou #30daysofpaleo ? C’est bien ce que je pensais). Avec le Paléo, j’ai décidé de réduire ma conso d’alcool et d’aller plus souvent à la salle de sport. Pour info, je n’ai pas fait ça pour perdre du poids ni pris ça comme un régime, mais juste une nouvelle façon de manger et de prendre soin de moi.

Bon, en deux mots, le Paléo s’inspire de ce que les gens mangeaient à l’ère paléolithique (enfin, c’est une inspiration assez libre, parce que je ne pense pas que les hommes des cavernes mangeaient du beurre d’amande). En gros, on a droit à la viande (animaux nourris à l’herbe, au grand air), au poisson, aux œufs (volaille élevée en plein air), aux légumes, aux fruits et à certains fruits à coques (amandes, noix, noix de cajou). Pas de produits transformés, pas de sucres ajoutés, pas de produits laitiers, pas de légumineuses (adieu, le peanut butter), pas de soja, pas de blé ni de céréales. Oui, en l’écrivant, j’ai conscience que ça a l’air un peu dingue. Attention, le Paléo ne prétend pas que les légumineuses ou les céréales sont mauvaises pour la santé, c’est juste qu’il n’y en a pas dans ce régime.

[Petite note accessoire : Cette période s’est aussi accompagnée de 30 jours de No Dating, pas que ce soit impossible de manger paléo au resto, mais je ne me voyais pas expliquer mes pas de sauce, pas de fromage, je peux avoir un supplément légumes verts et est-ce qu’il y a du lait dans la soupe ? dès le premier soir, de peur d’effrayer mon "date" avec mes névroses.]

Au début, ça a été dur. Mais genre vraiment dur. J’avais envie de chocolat, de fromage (surtout de fromage). Mais au bout de cinq jours, j’ai commencé à m’habituer. Tous les jours, je préparais moi-même mon petit-déj, mon déjeuner et mon dîner, plus mes snacks (sauf la fois où, j’avoue, j’ai acheté des chips au Kale pour pallier mon envie de pop-corn avant une séance de Grand Budapest Hotel). J’ai fini par cuisiner tous les jours, en essayant de préparer tous mes petits-déj et snacks de la semaine le dimanche soir. Les snacks, c’est ce qui m’a sauvée (J’ai fait mes propres barres de granola ! C’est trop facile, dites-moi si vous voulez la recette !) parce que j’adore grignoter, je mange en petites quantités mais tout au long de la journée. En 30 jours, je suis venue à bout d’un pot d’1 kilo d’amandes qui était sur mon bureau (bon, Garance m’a un peu aidée).

Le premier effet du Paléo, ça a été que j’ai mieux dormi. Je ne passais plus mon temps à me retourner dans tous les sens, je faisais mes nuits (mon appli Sleep Cycle vous le dira). Et sinon, quoi d’autre ? J’avais plus d’énergie. Terminé le coup de pompe de 16 h qui se terminait forcément par un snack sucré pour me rebooster. Franchement, j’avais vraiment la pêche. Même mon corps l’a senti : je ne me sentais plus molle ni gonflée (un sentiment qui n’a rien à voir avec le poids). Plus de sensation d’avoir trop mangé non plus. La qualité de ma peau s’est vraiment améliorée : plus équilibrée, un teint plus lumineux (l’absence d’alcool a certainement joué un rôle important, parce qu’en général je ressens les effets de l’alcool sur ma peau au bout d’un seul verre).

C’est dingue comme ce qu’on mange a un impact sur notre mental, et franchement, je n’avais vraiment saisi la portée de l’adage « Tu es ce que tu manges » jusque-là. Je n’arrêtais pas de me dire : “C’est génial, il faudrait vraiment que je sois comme ça tout le temps, et c’est 100 % lié à ce que je mange ».

Mes 30 jours de test ont officiellement pris fin il y a 3 semaines, mais je continue à manger paléo à 85 % (j’ai rajouté du riz complet, du quinoa et un tout petit peu de chocolat… plus il est noir, mieux c’est) et je continue à me sentir super bien. Je fais plus attention à ce que je mange (pas d’aliments transformés, pas de gluten, pas de produits laitiers) : c’est vrai, ça coûte un peu plus de temps et d’argent, mais je vous promets que ça en vaut largement la peine.