Ce n’est pas parce que je parle rarement du fait que j’ai quarante ans que je l’ai oublié, loin de là. Je n’en fait pas un sujet, mais ce serait dommage de ne pas vous donner le secret que toutes les femmes finissent par découvrir un jour où l’autre, et que mes quarante ans sont en train de m’apprendre : la vie, c’est maintenant.

Et la beauté, puisque c’est ce dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, c’est maintenant.

C’est étonnant. Je n’ai jamais porté autant d’attention à ma beauté et à ma santé qu’aujourd’hui. C’est probablement un mélange de choses, une envie de me plaire, de plaire à mon homme, et la conscience, enfin, que la beauté, quelle que soit la manière que l’on a de retourner le truc, ça compte. Que la connexion entre l’intérieur et l’extérieur, ça compte. Que quand on se sent bien dans sa peau, aussi superficiel que cela puisse sonner, on est mieux. Plus heureuse. Et que les moments que l’on passe à s’occuper de soi, ce n’est jamais du temps perdu. Bon à part si on fait du contouring. Ah ! Je rigole.

Et plus ça va, plus j’observe. Les jeunes, les moins jeunes, les sublimes, les moins gâtées. Les parfaitement manucurées et celles qui sont à peine maquillées. Celles qui bougent avec aise et celles dont chaque mouvement semble limité, comme si elles s’excusaient d’exister.
A chaque fois, ce que je retiens, ce ne sont pas les détails. Ce que je retiens, c’est l’éclat. L’éclat n’a pas d’âge, de poids ou de nez parfait, mais il fait que quand on rentre dans une pièce, soudain, l’énergie en est changée. On peut être éclatante à soixante ans ou éteinte à vingt – et même si c’est vrai que la jeunesse a un charme propre, il faut arrêter de la glorifier et de flipper à chaque anniversaire : contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, elle ne fait pas tout.

Cette année, j’ai commencé à faire plus attention à moi. Je ne sais pas si vous vous souvenez mais tout ça a commencé lors de mon voyage à LA, qui m’a profondément inspirée. Je crois qu’inconsciemment, j’y ai commencé à cultiver mon éclat.

Alors voilà ! Aujourd’hui j’ai envie de partager avec vous ce que j’ai appris, et les quelques trucs qui font que je me sens (déjà, et ce n’est que le début !) beaucoup mieux et oui même parfois, éclatante.

  • Je me suis mise au Pilates et je m’y tiens. Je suis la fille chiante qui adore ça. J’y vais deux ou trois fois par semaine et je me fais des vidéos chez moi et en deux mois, je vois déjà une énorme différence. Je me suis musclée bien sûr. Mais ce qui me plait le plus, c’est que ma posture a complètement changé et j’ai aussi gagné une espèce de confiance en moi que je ne connaissais pas. C’est comme si le Pilates avait légèrement changé ma façon d’être – c’est d’ailleurs (plus que le yoga) ce qui m’a fait comprendre à quel point l’intérieur et l’extérieur étaient intimement liés.
  • J’apprends à dire non. Vous remarquerez que je n’ai pas dis « j’ai appris » – je pense que ça va me prendre du temps de vraiment savoir me protéger contre mon envie de faire plaisir à tout le monde. Mais rien que ça, dire non, dire « je préférerais ne pas », dire quand quelque chose ne nous convient pas, s’éloigner des gens qui nous sont néfastes, c’est une micro-révolution. Parce que quand on ose, on se rend compte que les autres, au lieu de se braquer, s’adoucissent autour de nous. Ils ne s’en vont pas, ils ne s’énervent pas. Ils s’organisent différemment. Ils développent une relation plus respectueuse à nous. Tout le monde en sort grandi.
  • J’apprends à écouter mon corps. C’est un truc de dingue. Je n’ai jamais, jamais su écouter mon corps. Je suis une grande fille solide, à l’intérieur comme à l’extérieur – du moins c’est ce que je pensais. Jusqu’à ce que je me laisse bouffer par le travail. Jusqu’à ce que je me fasse mal au dos. Aujourd’hui ça va mieux, et j’apprends à écouter mes émotions et mes sensations. Ça va de scanner mes réactions physiques à écouter la réaction que j’ai à un aliment (hello troisième café et cœur qui bat à 200 à l’heure !) à écouter ma tristesse, mon anxiété ou ma joie. Petit à petit, je me rends compte que mon corps a sa propre intelligence, plus intuitive, et souvent supérieure à mon intellect saturé d’idées toutes faites, d’analyses et d’obligations.
  • J’apprends à dormir. J’ai toujours eu le sommeil léger : je m’endors comme une masse, mais je me lève à la moindre lumière, au moindre micro-craquement. Et quand je dors mal, je suis le contraire de cool. D’abord ça se voit sur ma peau, et puis je n’ai pas autant de patience, pas autant de capacité à me concentrer… J’ai envie de boire du café, de me goinfrer de sucre pour me re-énergiser, c’est pas génial. Du coup je m’organise. Lit et draps de rêve, rideaux black-out (le bonheur), boules Quies…
    Quand je dors bien, je suis deux mille fois plus moi-même, deux mille fois plus présente, deux mille fois plus calme, deux mille fois plus heureuse.
  • Je regarde ma peau. Non mais vraiment. Encore une chose que je n’avais jamais prise au sérieux. J’ai la peau réactive, je me disais. Et bien en fait, ce n’est pas du tout ça. J’ai la peau réactive à certains produits, voilà tout. Shirley, ma dermatologue, l’a vu tout de suite : « Il y a beaucoup trop d’ingrédients actifs dans la crème que tu utilises, ta peau est épuisée ! » D’autant plus vrai quand on teste des tas de produits de beauté à longueur d’année. Aujourd’hui je continue à tester, mais j’arrête au moindre signe de rougeur ou d’inconfort. Dans ces cas-là, je reviens à l’huile de rose (Kypris – Beauty Elixir One) ou aux capsules Pomega qui n’ont que deux ou trois ingrédients et une mission simple : hydrater. Et là, franchement, je peux le dire, ma peau est apaisée, douce et pleine d’éclat.
  • J’apprends à me maquiller. Ça, c’est Tatyana, ma maquilleuse (je n’ai pas une maquilleuse tous les jours hein, mais quand j’ai des shootings je l’appelle toujours en premier), qui m’apprend petit à petit. Elle est génialissimement talentueuse et à chaque fois qu’elle me maquille je me prends pour un top model et j’envoie des selfies à tout le monde, c’est insupportable. Dans la série « je me fais engueuler par les pros » la première fois qu’elle m’a vue, elle m’a dit « Non mais ton maquillage ça ne va pas du tout tu caches ton grain de peau, tu alourdis tout ! Je vais t’apprendre. » Depuis j’ai changé le maquillage que j’utilise, ma façon de me maquiller, tout. Je me maquille tous les jours. Et je suis vachement contente.
  • Truc vraiment, mais alors vraiment le plus stupide mais qui marche à tous les coups : j’essaye de rester à jour niveau mani-pedi-wax. Oui même au cœur de l’hiver, me sentir nickel me fait me sentir bien. Ajouter à ça un petit blanchiment des dents une fois par an et un soin de peau de temps en temps, et je me sens étrangement bien.

Je me sens femme, quoi ! Genre vraie femme qui se respecte. Quelque chose comme ça, de complètement indéfinissable et que je vous recommande chaudement. Et franchement tout ça, c’est juste venu du fait que j’ai décidé de prendre ma beauté et ma santé au sérieux. Fou.

Toutes ces choses-là, c’est en train de vraiment me changer et vraiment, je pense que ça me donne beaucoup plus de présence, d’éclat. C’est une chose très facile à voir en photo (avec mon travail je suis souvent prise en photo, ce qui est assez criant) mais ça nous apprend énormément de choses sur nous-même. On voit tout de suite à l’écran les jours où l’on a le visage fermé et ceux où l’éclat nous a visité.

Il me reste beaucoup de choses à apprivoiser, et la première, c’est ma façon de me nourrir. Incroyablement difficile à faire, surtout que je déteste tout ce qui est extrême, tout ce qui est régime. Et que je suis accro aux douceurs et au beurre de cacahuète. Et que je mange pour me calmer. J’ai déjà arrêté de fumer, je bois trois fois moins, mais ça, ce n’est pas facile. Surtout avec un mec qui cuisine comme un Dieu (comme j’avais trop envie de la placer, celle-là !).

À part quand je fais la fête hein. Là, je ne réponds plus de moi-même – et c’est très bien comme ça. L’idée ce n’est pas de devenir une moine, juste de me sentir bien et d’honorer mon temple (ahahahah je rigole ça va pas je n’utilise pas des mots comme ça !).

Donc on verra bien pour mon alimentation. Chaque chose en son temps, l’équilibre ce n’est pas un truc qu’on force. Et puis l’important ce n’est pas tellement le résultat. L’important c’est ce qu’on fait, et les actions que l’on prend, maintenant.