portraits

mes nuits sont plus belles que vos jours...

Partout, partout, partout. Partout je vois des filles qui veulent me rendre jalouse avec leur blondeur surnaturelle. Mais qu’est ce qui se passe ? Cette saison, toutes les filles sont passées au blond platine.

Aaaah la la. Ça me fait des frissons dans le dos.

Je trouve ça absolument sublime, c’est tellement rock et angélique à la fois que j’ai l’impression que toutes les filles blond platine ont forcément une vie beaucoup plus fascinante que la mienne. Sûr à 100%. Toutes. Obligé.

Voilà. Si un jour je plonge la tête la première dans une bassine de javel, au moins, vous saurez pourquoi.

Bonne journée !

The Sartorialist

C’était il y bien trois ans. Comme tous les jours, je regardais ses photos. Lui, je ne le connaissais pas. Mais ce jour là, en regardant la photo, j’ai eu envie d’être derrière son épaule.

Il me racontait quelque chose de la mode que personne ne m’avait jamais dit. Ses photos, pour moi, c’était du rêve fait avec de la réalité. La mode y était une affaire de grâce et d’instant. Avec en plus, quelque part caché dans la vive lumière, un regard d’enfant.

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Blame it on my youth

Une chose que j’ai adorée à Amsterdam : les femmes savent vieillir. En une semaine passée là-bas, pas une seule fois je n’ai croisé l’un de ces masques surréalistes façonnés par la chirurgie esthétique.

Ça aurait été tellement bien que je vous parle d’autre chose en vous montrant cette photo de Lous. De sa grâce, de sa gentillesse, et de son énergie. Journaliste, photographe, chanteuse d’opéra et gloire de la mode hollandaise, j’aurais eu tant d’autres choses à dire…

Mais elle est pour moi l’exemple qu’à chaque âge on se réinvente une vie, qu’à chaque âge on peut être ouverte, intéressée, drôle, rayonnante et passionnée. Et sophistiquée, et naturelle. Et super bien roulée.

Violaine

Ah, je ne sais pas quoi vous dire sur Violaine, sauf que quand on est ensemble toutes les deux, on passe notre temps à se marrer.

On s’est rencontrées il n’y a pas longtemps, elle m’avait invitée à une soirée qu’elle organisait pour la boutique Feathers, m’a offert une paire de lunettes que je n’ai jamais mise, a essayé en vain de me motiver pour aller dans des soirées, et depuis à chaque fois que je vais à Londres on se voit. Et on raconte n’importe quoi en buvant des soy chocolats.

Il ne m’en faut pas plus, moi.

Bon là en l’occurence, c’est un Smiling Smoothie, fraise-coco-ananas + un ingrédient bizarre qu’on a chopé au Breakfast Club (il fallait absolument que je place le nom de cet endroit quelque part) (Ah, Breakfast Club, les teen-movies, Don’t You Forget About Me & hormones en folie…) qui nous a bien fait rire, vu comment je lui disait de boire son f#@$%ng smoothie pour la photo.

Je suis super fan de ses looks gamine pointus (non mais n’importe quoi, c’est quoi cette idée de trouver des noms à des styles, on se croirait chez Femme Actuelle… ! Salut, dis donc, tu t’es concocté un petit look gamine pointue aujourd’hui Violaine ?) (!), BREF. Elle a plein de fringues démentes…

… Et des cheveux rétractables.

Ok, je rigole. Ça c’est une photo que j’ai prise il y a un petit moment quand on se connaissait pas trop et que donc on se marrait moins et que du coup buvait des verres au Starbucks du coin, vachement moins sexy que le Breakfast Club, vous en conviendrez.

Conclusion : Violaine gagne à être connue.

Bon. J’arrête de vous raconter ma vie ? Ok. J’arrête de vous raconter ma vie. Violaine, j’adore ta nouvelle coupe, trouve moi des chaussures Demeulemeester (1ère photo) à ma taille please, et bois-moi ce smoothie avant que le soleil (Pardon, quoi ? Soleil ? Londres ? Oh, environ 5mn42 par jour à Londres depuis deux jours entre 45 trombes d’eau, mais on l’a attrapé sur la photo ! Héhé.), bois-moi ce smoothie avant que le soleil ne dispa…

Oh meeeeerde ! Il pleut !!!

Bonne journée !

Oh ! Ah ! Giovanna !

Dans un article que j’écrivais récemment pour un magazine, je parlais des filles dont le style m’inspirait. Parmi elles, bien sûr, Giovanna. Sûre de moi, j’évoquais sa garde robe incroyable, son éternelle bonne humeur et son côté garçon manqué. J’envoie.

Quelques minutes après, je reçois un mail de mon éditeur : « Hum… Garance ? Quand tu parles de garçon manqué, tu veux dire quoi, exactement ? »

Je regarde les photos de Giovanna que j’ai envoyé. Ah. Bon. Euuuuuuh…

Ouais.

Talons, jupes, coiffures, accessoires… Pour le côté garçon manqué, t’as raison cher éditeur. Va falloir éclaircir.

En fait, Giovanna peut porter ce qu’elle veut, elle reste Giovanna. Toujours et jamais la même, cheveux lâchés ou tirés, parka ou robe du soir, jamais une faute de goût, cette fille est l’incarnation même du fameux adage qui finit par nous énerver tant on nous le ressasse. Mais c’est sûrement aussi parce qu’il est un peu vrai. La mode passe. Le style reste.

Giovanna a une allure indéfinissable. L’essence de son style, c’est, je crois, son inoxydable coolitude. (Ça c’est sûr, c’est pas une citation de Coco Chanel, mais bien de moi. Ça doit être mon écriture au style indéfinissable.)

Sa coolitude, ses éclats de rire. Et son irrésistible sourire.

Gio, you’re simply the best ! C’est compris, cher éditeur ? Allez hop, bonne journée !

Tracy

J’adore m’assoir sur les marches et prendre un café avec elle. J’aime ses cheveux tout courts, sa grâce naturelle et son côté bonne élève qui n’attend qu’une étincelle pour se mettre à déconner.

Tracy est l’assistante de Scott, et ce n’est pas un hasard. Avant chaque fashion week, elle prépare ses tenues, me demande mon avis et me montre ses sources d’inspiration. À tous les coups, je suis vachement impressionnée. D’abord par la joyeuse application qu’elle y met. Ensuite, parce qu’elle tombe souvent juste. Et enfin, parce qu’elle trouve la plupart de ses vêtements dans les vintage shops.

J’aime aussi un truc un peu particulier, c’est que Tracy se fait une garde-robe de son âge. C’est complètement con de dire ça, puisque je suis la première à penser qu’en mode, il faut surtout faire ce qu’on veut. Mais c’est peut-être tout simplement parce que ça me fait penser à… Moi !

J’ai commencé à mettre des talons très hauts très tard, à assumer pleinement ma féminité il n’y a pas si longtemps. Et si je prends aujourd’hui un vrai plaisir à être soignée jusqu’au bout des ongles, à ne pas hésiter à sortir le grand jeu et à me faire de temps en temps un cadeau luxueux, à 20 ans, j’avais juste envie d’être cool.

Cool, cool, cool, fraîche et stylée à la fois. Bonne journée !

 

 

Nejma

friends & wonders

À Sydney, j’ai eu la chance de dîner à côté d’Heidi et de Sarah-Jane, les créatrices de la marque Sass & Bide. C’était un grand dîner avec beaucoup d’invités, beaucoup de plats, et beaucoup de vin. Le genre de dîners auquel tu te demande, alors que tu es en train d’appliquer ta dernière couche de mascara devant le miroir, à quelle sauce tu va être mangée.

À côté de qui tu vas être assise, quoi… J’ai eu de la chance.

Sass (Sarah-Jane) et Bide (Heidi) sont deux filles vibrantes, drôles et incroyablement chaleureuses. En trois minutes, j’ai commencé à raconter ma on s’est mises à parler de tout, de mode, de bouffe, d’amour.

Je m’étais déjà de nombreuses fois baladée dans leurs boutiques. J’aime leur mode. J’aime le soin qu’elles apportent à leurs vitrines. Dans chacune d’entre elles, l’une de leurs « sculptures », crânes recouverts de clous ou de strass, sont comme des cabinets de curiosité en miniature qui attirent l’oeil et guident vers leur monde étrange et sensuel.

Mais ce qui m’a le plus touchée, c’est leur amitié.

Quelques jours plus tard, Sass & Bide célébraient les 10 ans de leur maison. Leurs proches avaient chacun réalisé une oeuvre (celle d’Heidi et Sarah-Jane est en première photo, et vous pouvez voir ici celles de Kate Moss, Rankin, Daisy Lowe…), qui allait être vendue aux enchères au profit de leur projet caritatif, le collectif Shine.

Heidi a prit la parole. Sarah-Jane était à côté d’elle, elle souriait. Nous les avons regardé, et j’ai imaginé.

La création d’un projet à deux. Un rêve qui prend forme. Les joies, les engueulades, les coups durs. J’ai toujours trouvé ça merveilleux de travailler avec mes amis.

Mon esprit s’est égaré et j’ai pensé à eux. J’ai quelques amis avec qui je pourrais partir au bout du monde. Ceux que je peux réveiller au milieu de la nuit pour venir me consoler et ceux avec qui on trouve le fou rire même dans les moments les plus sombres, ceux avec qui on fait des fêtes gigantesques et ceux avec qui on n’a jamais fait que parler. Ceux qui m’énervent mais que j’adore. Ceux que j’énerve mais qui m’aiment quand même.

C’est trop bon à regarder, une belle amitié.

Au coeur de l’hiver

Ce post est certainement le dernier avant… Le solstice d’hiver. Oui. À partir de dimanche, je suis très heureuse de vous annoncer [même si je n'ai rien à voir là-dedans] que les journées vont recommencer à s’allonger.

Vous ne pouvez pas savoir comme ça me plaît cette idée. Juste la petite pensée positive dont j’avais besoin en ce moment.

Parce que je ne sais pas comment ça va vous, mais moi ces derniers jours de l’année je me transforme en ombre de moi-même : hey c’est quoi ce teint ? C’est quoi ces cheveux ? C’est quoi ce moral ? Hey, pourquoi tu pleures ? Pourquoi tu ris ? Hey, Garance, je te parle, tu dors ou quoi ? Ahah. Véridique. Pathétique.

Drôle d’état !

Sauf que juste quand tu es dans un de ces moments là, le visage enfoncé dans ton écharpe, à compter les jours avant les vacances, dans la rue, comme ça… Tu croises Clémence Poésy.

Et là tu te dis qu’il y a des filles dont la lumière ne s’éteint même pas au creux de l’hiver. À qui tu demande une photo, qui te répondent oui de manière super naturelle, qui rient, te racontent des trucs, qui sont la simplicité et la vie même.

Et qui en plus, te demandent ton prénom et te disent qu’elles aiment ce que tu fais.

Et tu repars toute fière, avec un petit bout de cette lumière, limite en courant, comme un enfant.

Ouais. Oh ça va. J’ai le droit de sortir un peu les violons parfois non ?

Parce que je vous préviens, je suis sur le point de coller les dernières étiquettes pour m’expédier dans un pays chaud et désertique où le blogage pourrait bien devenir quelque peu sporadique.

Ou pourrait se révéler très, très drôle. On verra ça la semaine prochaine.

Bonnes fêtes les enfants !

I Celestine !

Dès fois je me rends compte que, outre le fait que je raconte une bonne partie de ma vie sur ce blog, vous avez aussi droit à un livre de mes rencontres en images. Celestine, je l’avais déjà croisée au fashion weeks. Elle a toujours des looks incroyables, sexy, punchy, pointus et pleins d’humour.

Puis je l’aie revue à Londres, on a bavardé un peu, elle m’a fait rire avec son accent irlandais à couper au couteau et son énergie a faire court-circuiter le metro Londonien.

Je lui ai proposé qu’on fasse des photos pour le Vogue.com, elle a dit un grand Yes, et je l’ai retrouvée chez elle. Of course, le métro a eu un black out, je suis arrivée super en retard et en taxi, et du coup on a dû speeder pour shooter. En même temps, ça collait bien avec le rythme Celestine.

On a même eu le temps de prendre un fast breakfast de 1PM. En fumant une cigarette. « Je fume seulement pendant les fashion weeks » elle a éclaté de rire. [un jour, il faudra que je vous fasse une liste de ce que les gens ne font que pendant les fashion weeks, ça pourrait être drôle] Puis vu comme j’étais à la bourre et comme cette fille est un ange, elle m’a raccompagnée dans sa mini-voiture de course. Ouais. Speed-dating style.

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