streetstyle photos

Fisherman’s Friend

Ah, tiens, que vois-je ?

Serait-ce les premiers signes de la tendance chasse, pêche, nature et tradition highlightée par la géniale Miuccia Prada pour cet hiver ?

Vous avez vos chapeaux ? Vous avez vos Barbour ? Vous avez vos tweeds ? Vos kakis, vos roux, vos camels ?

Vous avez vos cuissardes de pêche ?

Non ?

Mais qu’est ce qu’on va se mettre sous la dent cet hiver ?

 

Violaine

Ah, je ne sais pas quoi vous dire sur Violaine, sauf que quand on est ensemble toutes les deux, on passe notre temps à se marrer.

On s’est rencontrées il n’y a pas longtemps, elle m’avait invitée à une soirée qu’elle organisait pour la boutique Feathers, m’a offert une paire de lunettes que je n’ai jamais mise, a essayé en vain de me motiver pour aller dans des soirées, et depuis à chaque fois que je vais à Londres on se voit. Et on raconte n’importe quoi en buvant des soy chocolats.

Il ne m’en faut pas plus, moi.

Bon là en l’occurence, c’est un Smiling Smoothie, fraise-coco-ananas + un ingrédient bizarre qu’on a chopé au Breakfast Club (il fallait absolument que je place le nom de cet endroit quelque part) (Ah, Breakfast Club, les teen-movies, Don’t You Forget About Me & hormones en folie…) qui nous a bien fait rire, vu comment je lui disait de boire son f#@$%ng smoothie pour la photo.

Je suis super fan de ses looks gamine pointus (non mais n’importe quoi, c’est quoi cette idée de trouver des noms à des styles, on se croirait chez Femme Actuelle… ! Salut, dis donc, tu t’es concocté un petit look gamine pointue aujourd’hui Violaine ?) (!), BREF. Elle a plein de fringues démentes…

… Et des cheveux rétractables.

Ok, je rigole. Ça c’est une photo que j’ai prise il y a un petit moment quand on se connaissait pas trop et que donc on se marrait moins et que du coup buvait des verres au Starbucks du coin, vachement moins sexy que le Breakfast Club, vous en conviendrez.

Conclusion : Violaine gagne à être connue.

Bon. J’arrête de vous raconter ma vie ? Ok. J’arrête de vous raconter ma vie. Violaine, j’adore ta nouvelle coupe, trouve moi des chaussures Demeulemeester (1ère photo) à ma taille please, et bois-moi ce smoothie avant que le soleil (Pardon, quoi ? Soleil ? Londres ? Oh, environ 5mn42 par jour à Londres depuis deux jours entre 45 trombes d’eau, mais on l’a attrapé sur la photo ! Héhé.), bois-moi ce smoothie avant que le soleil ne dispa…

Oh meeeeerde ! Il pleut !!!

Bonne journée !

Oh ! Ah ! Giovanna !

Dans un article que j’écrivais récemment pour un magazine, je parlais des filles dont le style m’inspirait. Parmi elles, bien sûr, Giovanna. Sûre de moi, j’évoquais sa garde robe incroyable, son éternelle bonne humeur et son côté garçon manqué. J’envoie.

Quelques minutes après, je reçois un mail de mon éditeur : « Hum… Garance ? Quand tu parles de garçon manqué, tu veux dire quoi, exactement ? »

Je regarde les photos de Giovanna que j’ai envoyé. Ah. Bon. Euuuuuuh…

Ouais.

Talons, jupes, coiffures, accessoires… Pour le côté garçon manqué, t’as raison cher éditeur. Va falloir éclaircir.

En fait, Giovanna peut porter ce qu’elle veut, elle reste Giovanna. Toujours et jamais la même, cheveux lâchés ou tirés, parka ou robe du soir, jamais une faute de goût, cette fille est l’incarnation même du fameux adage qui finit par nous énerver tant on nous le ressasse. Mais c’est sûrement aussi parce qu’il est un peu vrai. La mode passe. Le style reste.

Giovanna a une allure indéfinissable. L’essence de son style, c’est, je crois, son inoxydable coolitude. (Ça c’est sûr, c’est pas une citation de Coco Chanel, mais bien de moi. Ça doit être mon écriture au style indéfinissable.)

Sa coolitude, ses éclats de rire. Et son irrésistible sourire.

Gio, you’re simply the best ! C’est compris, cher éditeur ? Allez hop, bonne journée !

À la plage avec le Vogue Australie

« OH YES !!! »

Tel a été mon cri quand Georgie McCourt m’a contactée pour le Vogue Australie. L’idée c’était, sur deux pages, de mêler illustrations, photos et textes pour donner ma vision mode de l’Australie. J’adore ce genre de compositions. Et j’adore aussi quand on me donne toute liberté pour m’exprimer. C’est un cadeau rare que je savoure à chaque fois. Je me suis donc régalée, je l’attendais… Et voilà qu’il est enfin sorti !

Si vous me suivez, vous savez à quel point j’avais adoré ce voyage. Que l’un des plus beaux magazines du pays me permette d’exprimer encore une fois mon amoooour, c’est trop de bonheur !

Et puis ça me permet de revenir sur un sujet dont je ne vous avais pas beaucoup parlé à l’époque. J’y pensais certainement moins à ce moment là qu’aujourd’hui où le thermomètre n’arrête pas de monter, remarquez…

La mode à la plage ! Les maillots ! Les australiennes vont à la plage toute l’année. Du coup c’est pour elles une vraie culture, et les maillots font donc partie intégrante des défilés. C’est comme ça que j’ai découvert pendant la fashion week australienne une marque dont j’ai adoré le swimwear.

Ça s’appelle Zimmermann, et leur collection m’avait frappée par leur maillots une-pièce aussi beaux que des robes de soirée (sur la photo ci-dessus, dessin du haut). Ça m’a carrément redonné envie de porter des une-pièce. Vous m’auriez dit ça il y quelques mois, j’aurais vous aurait ri au nez.

Bon, quand j’y étais, des une-pièces, j’en ai pas vu des masses sur la plage, hein. Et pour tout vous avouer, je ne me suis pas encore DU TOUT penchée sur la question de mon maillot de l’été.

Comme toutes les autres années, je ne vais donc plus rien trouver en rayon, déprimer, remettre mon achat à plus tard, et finir par m’acheter un truc au magasin de la plage au prix de l’or en trois tailles trop grand une minute avant d’aller me baigner.

C’est pour ça qu’il va falloir que je retourne en Australie pour savoir 1/ si la mode des maillots une-pièce a prit, 2/ pour acheter des maillots Zimmermann, et 3/ pour faire un gros bisou à toute l’équipe du Vogue ! Ouais. Obligée.

Merci à Clarice pour les photos du mag, vous trouverez plus d’images sur son blog. Et un grand merci aussi à mon cher Tim, mon ami et mon allié qui même perdu au fin fond des États-Unis m’aide à mettre tous les jours et avec talent mes mots en anglais.

Bisou ! Bonne journée ! Si vous voyez un maillot quelque part, faites-moi signe, hein ! Une pièce ou pas une-pièce ?

Et THE question qui tue… Le une-pièce, on le roule pour bronzer ?

Yo Bunny !

Ne me demandez pas ce que mon titre veut dire, j’en ai, mais alors, aucune idée. Mais ce que je sais, c’est que je suis une fan inconditionnelle des looks pleins d’humour et d’idées d’Eva. Elle est styliste, et là, je l’ai attrapée avec ses oreilles Vuitton (vous vous souvenez du défilé ?) en plein boulot sur une série de mode qu’elle était en train de réaliser pour le Elle Italien.

Plutôt cool, comme tenue de travail, non ?

Ça m’a tout de suite fait penser à Claudia. Ces filles, déjà qu’elles savent trop grave prendre la pause qui tue, mais en plus elles ont trouvé la solution pour dédramatiser leur décolleté !

Non parce que la semaine dernière, d’aucunes disaient que le bustier, c’était beaucoup trop compliqué à porter. Huuuuum… Héhé.

Alors, aloooors ? Et le tee-shirt !!!

Je vous le dis les filles. La mode c’est comme la vie : s’il n’y a pas de solution, c’est juste qu’il n’y a pas de problème ! Bunny bisous !

Reality Check

Depuis que je passe mon temps à New York, je fais tout bien comme il faut. Par exemple au début, ça m’avait semblé très bizarre cette idée de sortir chercher mon petit-dèj dehors, puis j’ai fini par adorer. Je fais ma manucure toutes les semaines et je passe un temps fou assise sur les marches, devant la maison.

La NY way of life, c’est le bonheur, quand même. Surtout quand le temps est délicieux, qu’une brise fraîche te caresse la nuque et que tu trouves des frozen jus de fruits à tous les coins de rue. À ces moments là, je me dis que c’est vraiment la ville la plus incroyable de monde.

Ce jour-là j’étais sur mes marches, mon ordi sur les genoux, à prendre le frais en bossant et en regardant passer les gens. Un chouette moment filmesque comme il en arrive tant à NYC.

J’avale une gorgée de frozen apple, quand je vois passer Little J. « Hi J ! » Je lui dis.

Quand soudain je réalise.

Mais.

Je ne la connais pas ! D’ailleurs c’est même pas Jenny Humphrey ! T’es pas dans Gossip Girl, là ! C’est Taylor Momsen, et là, réveille-toi Gaga, c’est la vraie vie !

Je lui ai quand même fondu dessus pour la prendre en photo, héhé.

C’est bizarre en ce moment ma vie : Souvent, la fiction rencontre la réalité.

Par exemple, là, il se passe un truc incroyable. J’ai été choisie par MenStyle. Ils m’ont élue comme l’une des 25 Women Of Fashion de 2009 ! Et dans la liste, il y a des filles que j’adore, que je ne connais pas, et que je rêve de rencontrer. Genre Chloé Sevigny, genre Erin Wasson, genre… Milla Jovovich et plein d’autres, artistes, filles de la mode, créatrices… Oh la la.

Ce soir, it’s the party. Elles vont être là, on va être prises en photo par Olivier Zahm (priez pour que je ne me retrouve pas à quatre pattes à faire un doigt d’honneur en montrant mes fesses) et accueillies par Kanye West.

Ouais, la fiction vient vraiment me chercher dans ma réalité. Mais franchement, je suis ravie, j’ai super hâte de vous raconter. Je vais prendre mon appareil photo, respirer un  grand coup et… Allez, je suis sûre que ça va bien se passer !

Bonne journée !

 

La Peau Douce

Alors voici le cocktail de l’été : Quelque chose de très court, quelque chose de très loose, quelque chose de déchiré.

Beaucoup de peau, de sensualité, et quelque superposition bien assumée.

J’ai toujours adoré les jeux avec l’intimité. Les dessous apparents. Le coup du soutien-gorge noir sous une chemise blanche. Le tee-shirt légèrement trop grand qui baille à des endroits inattendus. La bretelle flashy qui dépasse d’un débardeur sans histoires, le petit trou bien placé qui laisse apparaître une dentelle précieuse, le string qui dépasse d’un jean taille basse…

NON MAIS CA VA PAS ?

Pour le string. On est bien d’accord.. Ok ? Je rigolais. Bonne journée !

 

 

 

Tracy

J’adore m’assoir sur les marches et prendre un café avec elle. J’aime ses cheveux tout courts, sa grâce naturelle et son côté bonne élève qui n’attend qu’une étincelle pour se mettre à déconner.

Tracy est l’assistante de Scott, et ce n’est pas un hasard. Avant chaque fashion week, elle prépare ses tenues, me demande mon avis et me montre ses sources d’inspiration. À tous les coups, je suis vachement impressionnée. D’abord par la joyeuse application qu’elle y met. Ensuite, parce qu’elle tombe souvent juste. Et enfin, parce qu’elle trouve la plupart de ses vêtements dans les vintage shops.

J’aime aussi un truc un peu particulier, c’est que Tracy se fait une garde-robe de son âge. C’est complètement con de dire ça, puisque je suis la première à penser qu’en mode, il faut surtout faire ce qu’on veut. Mais c’est peut-être tout simplement parce que ça me fait penser à… Moi !

J’ai commencé à mettre des talons très hauts très tard, à assumer pleinement ma féminité il n’y a pas si longtemps. Et si je prends aujourd’hui un vrai plaisir à être soignée jusqu’au bout des ongles, à ne pas hésiter à sortir le grand jeu et à me faire de temps en temps un cadeau luxueux, à 20 ans, j’avais juste envie d’être cool.

Cool, cool, cool, fraîche et stylée à la fois. Bonne journée !

 

 

Milk Fed

Maylis, Paris

J’ai toujours considéré les enfants de la même façon que des adultes. Juste un peu plus petits, plus enclins à jouer et à dire des choses géniales, quoi.

Je me souviens que pendant mes études je m’occupais du petit Robin, 5 ans. Un jour où j’avais les yeux dans le vague, il me regarde et me dit « T’es triste ? Ah ! Je crois bien que c’est à cause de ton amoureux. Tu devrais l’appeler et lui faire un bisou. Tu sais, c’est pas TOUJOURS de sa faute ! » Ahum ! La tête que j’ai fait !

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Window Licker

L’un des problèmes de ma vie très compliquée est le suivant : tous les jours, pour rentrer chez moi, je passe devant les vitrines de la boutique d’Isabel Marant.

Et trop souvent, malgré des stratégies d’évitement aussi machiavéliques qu’inventives (coup de fil à mon comptable, achat de viennoiseries dégoulinantes, moonwalk) je pousse la porte.

Régulièrement, j’y croise Olivia. Olivia sait porter Isabel. Et si je suis parfaitement capable de résister à un vêtement sur un portant, de le regarder et le toucher sans même l’envisager, me mettre sous le nez un truc bien porté, avec cette impression de confort sexy qui sonne comme une promesse, c’est très très cruel.

Surtout quand la promesse de confort sexy en question arrive au moment où je viens juste d’engloutir à la va-vite ma viennoiserie dégoulinante histoire de pouvoir, allons-y toutes en coeur : rentrer jeter un oeil juste 2 secondes.

Ah, pièges et vicissitudes de la vie moderne… J’adore mon nouveau pantalon !

Bonne journée !