Mes amies m’en voulaient un peu de ne pas avoir accroché à Friends. Je ne connaissais pas leurs héros et je ratais leurs jokes (ouarf, toi t’es trop Monica). Mais moi, les rires enregistrés, j’ai jamais pu.
Quand j’ai découvert Sex and the City, la série était déjà cultissime. Là, j’ai carrément accroché, et j’ai découvert le délice des trois épisodes à la suite. À partir de là, me faire sortir le vendredi soir avant minuit est devenu difficile. Et quand on me disait “arrête de faire ta Samantha”, je gloussais d’un air canaille.

Puis un jour un ami bien intentionné a glissé dans mon sac la saison 1 de 24h. À la première minute, impossible de déscotcher de l’écran. Et en plus, Jack Bauer a fait à mon chéri a peu près le même effet qu’à moi. S’en est suivie une semaine de désociabilisation totale, dans la semi-obscurité du petit écran, injoignables à partir de 8h, nous approvisionnant sporadiquement chez l’épicier du coin.

Frémissements à l’unisson et communion dans la tourmente, une semaine romantique comme je n’en avais pas vécu depuis longtemps.

Pris par notre ferveur, nous avons décidé de voir la saison 2 entre amis. Plus difficile entre amis : coordonner les emplois du temps des uns et des autres et savoir chez qui on va aller s’affaler peut vite s’avérer complexe! Qu’à cela ne tienne : on est partis tous ensemble à la campagne regarder la saison 3. Ballades champêtres le jour et bombes nucléaires la nuit, des vacances divines.

Et voilà tout mon problème : 24h, c’était il y a longtemps. Depuis, j’ai découvert Lost, Deadwood, les Desperate, et mes chouchous : les Sopranos- Et une amie encore plus accro que moi me parle de Rome, de Veronica Mars…

Je ne m’appelle pas Jack Bauer. Je ne peux pas en une heure faire 4 aller retour LA – Nouveau Mexique avec atterrissage en difficulté, rencontrer l’amour, faire une cure de désintox, passer un coup de fil au président et avoir une pensée émue pour ma petite famille.
Malheureusement, mon cerveau et mon emploi du temps ont leur limites.

Décidément, la vie moderne est un vrai casse-tête.