Un jour, lassée du regard inepte de mon esthéticienne sur les parties intimes de mon anatomie, et prise d’un élan de pudeur, je me suis décidée à faire moi-même mon épilation.

Quelques semaines plus tard, j’acquiert donc un petit pot de “cire orientale chaude formule douce aux huiles essentielles”. Une fois installé mon camp de base -dans la baignoire j’ai pas trouvé mieux-, j’enfourne le pot au micro-onde. Hop, le temps de retourner à la salle de bain, et me voilà en train d’appliquer la cire.

Malheureuse! -première bande, première brûlure. Ma peau réagit au quart de tour, elle est écarlate. Bien, rinçons, restons calme.
Deuxième essai, température idéale, j’attrape une bandelette en papier et j’essaie de l’appliquer avant de me rendre compte qu’elle est bien trop grande. Mais où sont les ciseaux? Au désespoir, je décide de la trancher avec les dents (à la guerre comme à la guerre).
C’est ce moment là que choisi mon chéri pour faire irruption dans le salle de bain. Et avoir un panorama triomphal sur moi, nue, cramoisie, en sueur, mon papier dans la bouche, et dans une position comparable à celle de mon chat pris en flag pendant sa toilette intime. Je hurle. Il faut dire que je commence à être très énervée.
Le terrain libre, je tire enfin sur ce bout de papier, et là, nickel, pas à dire, je n’attendais que ça pour m’encourager à continuer. 3 positions honteuses plus tard, il faut se rendre à l’évidence. La cire se transforme en glue. Elle est froide. Et je n’ai épilé que mon mon mollet droit.

Je ne suis pas douée, mais j’ai de la suite dans les idées. Ce jour là, j’ai pris, sur moi, et j’ai terminé mon épilation. Cela fait, j’ai empaqueté mon barda, fourré le tout direct à la poubelle, et repris aussitôt rendez-vous avec qui vous savez.