Après avoir de justesse réussi à échapper à une attaque à bottes armées de Kate Moss, et à défaut de m’être rendue à la fashion week New-Yorkaise, voici deux ou trois choses que je sais d’elle.

D’abord, je note que les tendances durent toujours bien plus longtemps que je ne l’imaginais. La preuve par 7 :

Aussi incroyable que ça puisse paraître, les rayures sont encore là. Plus pour donner une touche de piquant à une tenue que comme thème central, heureusement.

Du doré et l’argenté, du métallique, du vinyle : le corps astral de Paco Rabanne a encore frappé! J’en ai ma dose.

Le bermuda tape l’incruste, plus large et plus casual. Le pantalon aussi s’élargit et s’allège; on va même jusqu’au sarouel.

Les robes sont nos amies, toujours légères et confortables.
J’ai adoré les petites robes ultra féminines et graphiques de Derek Lam.

Les grosses lunettes sont encore là, c’est sympa, ça fait un joli minois. En fait, on reste dans le trip casse-gueule fin 70′s, début 80′s.
Attention quand même, méfiez-vous de Diane von Furstenberg, qui essaye de faire revenir la poule de cocktail et ses grandes épaules par des moyens détournés.
Dans cet esprit, mais en beaucoup plus RnB (normal, c’est la marque de Gwen Stephani), j’ai aimé certaines pièces chez L.A.M.B.

La ceinture est partout, de la plus fine à la plus large. C’est vrai qu’elle fait une super silhouette, mais je la trouve un peu difficile à porter, quand même. Sauf comme le fait dans sa jolie collection Marc Jacobs (pour Marc by Marc), pour fermer un cardigan par exemple. Encore une fois MJ flirte avec le grunge. Bien pensées, ces superpositions et ces mélanges ne sont pas pour me déplaire. Attention au retour des Clarks, quand même.

Mauvaise nouvelle pour les anti-slim : on en a pas fini avec le punk-rock style. Tant mieux! j’aime bien ces dégaines affutées; Notamment celles de Luella, limites mods avec ses imprimés noirs et blancs pires que graphiques (très fun, j’adore).
D’autres imprimés à se faire péter la rétine, chez Three as Four.

Dernières remarques en passant :

La palette : neutre, du beige, du délavé, du bleu, des zestes de citron (vert, jaune, orange)
Les compensées persistent, je me désiste.
On ne se coiffe plus. Au pire, pour aller chercher son César, on se tire les cheveux.

Pour finir, je dirais que je n’ai été terrassée par aucune tornade d’inspiration. New-york : de la mode confortable, portable, vendable.
Pourquoi pas? J’ai hâte quand même de voir la suite.

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Pour celles que la mode intéresse (et qui sont allées jusqu’au bout de cette longue et subjective description), d’autres points de vue chez Géraldine et chez Rosalie.