Qu’est ce qui m’arrive? Comme Élodie Frégé, on dirait que j’ai fait expression lacrymale deuxième langue.

Si l’on observe les messages postés sporadiquement ici, ce n’est rien d’autre que la suite logique de la course et du stress de ces dernières semaines…

Ce à quoi il suffit de rajouter l’abonnement auquel nous avons toutes souscrit (nous, les femmes) et qui fait que chaque mois pendant un jour ou deux nous sentons que notre corps et notre moral appartiennent à quelqu’un d’autre, quelqu’un d’autre du style Janis Joplin (Hey mais c’est quoi ce teint? Ces cheveux? Mais pourquoi tu cries? Mais pourquoi tu pleures?),

et ça donne une semaine de vrai festival :

- j’ai pleuré en faisant les courses :
j’ai planté mon chariot plein et mon chéri à la caisse pour cause de surmenage émotionnel.

- j’ai pleuré en soirée :
juste avant de recevoir des amis, histoire que le maquillage foute le camp et que mes petits apéros brûlent dans le four.

- j’ai pleuré au téléphone, 4 fois :
en coeur avec l’amie A avec qui nous traversons une zone de turbulence.
avec l’amie B en lui racontant que je traverse une zone de turbulence avec amie A.
avec l’amie C avec qui j’ai été indélicate à cause de la zone de turbulence avec l’amie A.
en coeur avec l’amie B qui traverse une zone de turbulence (toute seule, mais je pouvais pas la laisser comme ça.)

- j’ai pleuré dans mon bain : parce que j’y étais trop bien.

- et bien sûr au ciné, et puis en regardant mon chéri tellement il est beau quand il dort, et puis dans le train en écoutant ce genre de musique…

ou alors tout simplement en allumant la radio et en tombant sur ça…

Je sais, je suis insupportable. Y aurait-il un Benjamin Biolay (ou plutôt s’il vous plaît un Leonard Cohen) qui serait d’accord pour me faire un album?
C’est promis, après j’arrête : 1/ de pleurer pour rien, et 2/ de saturer ce blog de mon trop-plein d’émotions.

Ah et puis ça c’est pour remercier Justin de m’avoir soufflé un titre (on est très potes lui et moi depuis quelque temps).