Patatra! Les première fashion catas du printemps sont là!

- les peep toe* : S’il y a une chose que je redoute au printemps, c’est bien le retour des pieds. Oui, je sais, je suis un peu psychorigide, mais il me faut bien un mois pour m’habituer à voir courir sur le bitume ce que nous avions réservé à l’intime tout l’hiver.
Et cette année, le peep-toe a décidé de mettre ma largeur d’esprit à rude épreuve. Pourtant, je trouve ça très joli. Mais qu’est ce que c’est que tous ces orteils jaillissant hors des frontières de leurs souliers? Suis-je la seule à trouver ça super moche?
J’avais déjà repéré ça chez Nicole Richie et quelques unes de ses consoeurs, mais je ne pensais pas que certaines filles les prendraient au pied de la lettre, faisant de la croisade pour la liberté des orteils une tendance.

- Les compensées : Déjà, les compensées, j’avais quelques doutes depuis qu’une amie très fashion crédible m’a lancé d’un ton péremptoire : “des compensées, non mais ça va pas la tête?”. Et puis, j’avais croisé certaines de ces silhouettes trop haut chaussées pendant la fashion week.
Elles étaient repérables à 2km avec leur démarche mal assurée.
Et puis hier, à un feu rouge, mon regard se pose sur une demoiselle plutôt bien habillée. Le feu passe au vert, et commence alors une valse hilaro-désolante. Plus préoccupée par son équilibre que par tout le reste, notre poule fashion avançait à petits pas mal assurés, ses bras cherchant dans le vide une quelconque rampe de sécurité autour d’elle, ce qui proférait à son allure un goût prononcé de fashion débâcle.

- Le jean large : Le jean large, j’en suis fan, mais c’est délicat, et je suis la première à me prendre les pieds dans cette tendance. Car il a pour vice d’avoir une longueur idéale aussi difficile à atteindre que le nombre d’or : retenu par aucun soulier, ne dégoulinant sur aucune cheville, le malheureux a tendance à plonger à la verticale vers l’asphalte. Ne tolérant aucune forme de feu de plancherisation, il a vite tendance à assister la Mairie de Paris dans l’une de ses activité phares : le balayage de la voie publique. Alors, non seulement c’est moyennement chic, mais en plus, constater en arrivant chez soi que son ourlet a pris une teinte douteuse, c’est encore plus énervant.

Sur ce, je vous laisse, j’ai du street-ménage à faire.

* les peep-toe, c’est les escarpins à bouts ouverts que portaient nos maîtresses à l’école. Ceux qui ne laissaient voir que deux doigts de pied, et que je trouvais consternants à l’époque, tout comme je trouvais consternantes les immenses lunettes dont je suis folle aujourd’hui.