Puisque Cos* n’est pas venu à nous, pauvres petites parisiennes bridées dans nos impulsions shopping, nous sommes allées à Cos. À une bonne frite viandelle aussi, Bruxelles a vraiment des trésors qui feraient perdre la raison pondérale à la plus inflexible des modasses.

Alors, qu’est ce qui différencie le petit Cos de son grand frère prodigue?

1- L’enseigne :
Le gris minimaliste remplace le rouge. Le logo dessiné en creux ne se laisse pas déconcentrer par la débâcle de couleurs de cette rue marchande. Je me demande même si il ne joue pas à cache cache avec nous. Mais où te Cos tu? (le jeu de mot stupide avec Cos? Vous verrez, vous aussi, vous ne pourrez pas vous en empêcher)
Nous l’apercevons enfin. Toutes exaltées, on presse le pas. Vous voyez le style marche rapide? Classe non? Voilà.

2 – L’atmosphère :
Nous arrivons, aussi avides que des faster pussycats prêtes à kill, kill, killer. Or dès l’entrée, mes sens sont caressés par une fragrance boisée mais féminine étrangement sensuelle. L’aérienne mélodie et le sourire des hôtesses déstabilise ma voracité.
Là ou H&M prend son pied à se faire brutaliser, nous pousse a malmener ses vêtements, à se les arracher puis à les laisser choir sans plus de considération, Cos impose le respect. Ici, on peut même s’asseoir, dingue non? Des magazines de haute fashion finissent d’instiller cette sensation haut de gamme.

3 – Les vêtements :
Il n’empêche que malgré mes nouveaux dressing-décrets minimalistes, là, la débauche de non-couleurs me donne presque le tournis. Un instant, je m’imagine avec angoisse être chez Gap. Mais je me ravise aussitôt. Les coupes, les teintes et les matières ont une finesse à faire pâlir le géant américain. C’est vraiment du basique chic, ça me parle. J’agrippe un tee-shirt en coton bleu génial qui met au placard toute ambition de Zoe’s tees à 60€. Le prix?15€.

4 – Les cabines :
J’ai évidemment environ 32 articles a essayer.
Je m’apprête donc à me faire gentiment traiter comme du bétail, faire la queue, prendre mon numéro, avoir plus de sept articles, refaire la queue, ne pas avoir pris la bonne taille, refaire la queue, j’ai l’habitude.
Sauf qu’ici, pas de numéro. Et des hôtesses toutes dévouées. Mais bon, le principe de réalité refait surface, le salaud.
Vouloir donner l’impression à ses clientes qu’elles shoppent avenue Montaigne a ses limites : il y a foule ce samedi et on a peut-être pas de numéro, mais on fait bel et bien la queue.

Enfin, rien de bien épuisant, à voir nos sacs remplis (très jolis eux aussi, au passage, pas le truc H&M qu’on cache au fond de son oversize avant de rejoindre ses amis à l’apéro) en sortant, environ deux heures après, de ce nouveau petit miracle suédois. Ils n’ont pas même oublié de nous faire perdre nos foutus 3 kilos. Mon petit short camel? Du 36 pourquoi?
Huuummm oui tiens, je reprendrais bien un Krisprolls!

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Cos : Collection of style. Tout un programme et surtout la nouvelle marque “haut de gamme” de chez H&M. À des prix vraiment tout doux. Mais pas à Paris damned. En même temps Bruxelles c’est très très bien, et pas que pour le shopping bande d’obsédées de la CB!
Il y a les gauffres aussi!