On a beau avoir les mêmes icônes, les mêmes créateurs préférés et la même aversion pour les bouts pointus, c’est assez rare d’avoir une jumelle de style, et c’est tant mieux. La plupart du temps, on s’arrange avec le goût de ses amies comme on peut.

1# Celle qui n’a pas le même style que moi. Facile. Elle peut débarquer avec un sarouel mauve, des tongs compensées et un bustier en vinyle, je peux parfaitement lui dire que je trouve ça horrible.
A son tour alla aura le droit d’insulter mes spartiates et je pourrais lui répondre qu’elle est complètement fashion périmée : je n’obtiendrais comme protestation qu’on adorable sourire. Niveau style, on ne parle pas le même langage. Nos jugements n’ont aucune valeur.

2# Celle avec qui on partage la même fashion orthographe, mais pas la même grammaire. En général, j’adore sa façon de s’habiller. Elle pense à des tournures de style qui ne me seraient jamais venues à l’esprit. Elle élargit mes horizons. Mais je ne suis jamais à l’abri de la voir débouler arborant sac complètement horrible avec des étoiles dans les yeux. Dans ce cas, je fais quoi moi hein? Je ne vais pas briser sa romance…
Alors je ne dis rien. J’aurais peut-être la chance qu’elle s’imagine que je suis jalouse, allez savoir.

3# Celle qui est carrément ma soeur de style. A tel point que je suis étonnée qu’on ne soit pas plus souvent habillées pareil. Chacun de ses nouveau achats est pour moi une jubilation. Je la consulte quand je veux acquérir autre chose qu’une brique de lait chez Coccinelle et on peut parler tellement d’heures de sape que c’en est ridicule.
Là pour le coup, un défaut de validation de sa part me fait toucher du doigt ce sentiment tant redouté : l’abominable sensation du fashion faux-pas. Yeurk!

J’ai aussi des amies pas fashion qui n’en ont fashion rien à foutre de la fashion et de mes fashion faux-pas. C’est assez fashion reposant finalement. Si si.

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PS : Youpiii, on est dans la presse! Merci à Claire Hazan pour cette chouette interview croisée avec Punky b et Géraldine dans le magazine Infrarouge. Cliquer ici pour la lire.