Ce qui est marrant dans une soirée, c’est que si c’est vraiment bien, alors on a pas grand chose à en raconter. On s’amuse, on danse, on boit trop, on rencontre plein de gens et on file son numéro à n’importe qui. Reste plein de souvenirs chouettes et anodins. Heureusement, il y en a d’autres. Plus surréalistes.

Attention, remettez-moi dans le contexte. Quand je suis contente, qu’il y a du champagne et de la musique, je suis comme un Opossum dans l’Âge de Glace : je pousse des cris, je tombe à la renverse et je danse sur n’importe quoi, même sur rien d’ailleurs. Le reste du temps, je suis une fille parfaitement calme et mesurée.
Quelques flashs du 30 et 31 donc :

Flash #1 : Tout est possible.

Je la vois d’abord de dos mais je la reconnais tout de suite : une fashionista, une vraie : ses cheveux complètement bordéliques à la Cory Kennedy dégoulinent sur son tee-shirt Marc Jacobs série archi-limitée. Elle a 463 accessoires ultimes au cm2 et s’échappent de son jean long, sérré et large en même temps (mais oui), s’échappent LES Chanel.

Je dois loucher comme une malade avec ma coupe de champagne clignotante (un franc succès, je vous les recommande). Ou alors je dois émettre des sons sans m’en rendre compte, voire peut-être même des ultrasons tellement mon cerveau est en surchauffe à la vue de ces sublimescences, car elle se retourne vers moi et me sourit. Et là, je ne peux pas m’empêcher, je hurle : “Woooow super trop belles tes chaussures !!!”

Elle plante ses grands yeux bleus dans les miens et re-sourit :
“Ouais, sublimes : 10 fois sans frais avec la carte Finaref Printemps.” J’éclate de rire, elle me lance un regard mi-honteux, mi-hilare. Une fashionista, une vraie.

Flash #2 : Tout est gold.

Continuons dans le popu puisque nous y sommes. Je suis assise avec des copines dans la baignoire (mais oui), quand soudain arrivent une bande de golden boys (enfin, de boys déguisés en gold, le tout grâce à American Apparel, vous voyez le style Las Vegas Parano ?) l’air hyper affairés, et pas par le stock exchange, si vous voyez ce que je veux dire.

L’un d’entre eux brandit son portefeuille et cherche une carte. “Pas la gold”, il dit. Puis il continue sa recherche. Il doit y avoir au moins 25 cartes là dedans. Soudain il hurle, avec air éffaré par sa propre réussite : “Hey mais je rêve… TOUT EST GOLD !”

Alors là je sais pas si c’est parce que je suis complètement éméchée mais je hurle de rire. Heureusement, il a fini par trouver la seule carte pas Gold de sa vie : sa carte Vitale. Aaaarrrh ! Ironie…

Flash #3 : Tout est bien qui finit bien.

Et sinon, en vrac parce que sinon on est encore partis pour un roman, rayon souvenirs, la fille qui fait tomber sa coupe de champ’ et qui entreprend de nettoyer le sol à quatre pattes avec son tee-shirt, le mec qui brise une bouteille Viktor & Rolf pour Piper parce qu’il ne sait pas comment l’ouvrir, l’ami qui m’appelle le lendemain pour me demander par quel miracle il est tombé dans la baignoire pleine de glaçons et en est ressorti parfaitement sec, l’anglaise avec un sublime tatouage “Omnia mutantur, nihil interit”* et le retour à la maison au lever du jour, ça faisait longtemps…

Allez, on se la remet pour rigoler (et arrêtez de vous moquer de moi maintenant ! ;-)


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*”Tout change, rien ne périt”. Ovide, Les Métamorphoses.

Tiens, puisque j’y suis, je vous présente mon jean flare gris préféré, un Used que j’ai acheté au Printemps (et pas en 10 fois sans frais) et que je bénis. Le top est un Chris Benz hyper cher que déjà je suis à découvert rien que de l’avoir dessiné et le petit sac est de Natalia Brilli.