Gone are the days when modeling was thought to be a job of the dim-witted. Not anymore. To be a model is as real and hard as it gets. Look pretty, that’s a tiny little part of the job. After which, looks are almost beside the point.

This winter, I put together a few casting calls. For the first time and to my great delight, I got to pick the girls I wanted to work with.

So most of the models show up, we look them over and quickly forget each one. We  get desperate. The whole team, the guy responsible for the model’s styling, the hair, the make-up and whosever behind the lens, everyone needs to have a dream.  A photo shoot is a dream shared by many. And the more we believe in it, the more magical it becomes. We check out the girls, ask them questions… we try to make them move, talk, come alive.

There is one question I make sure to ask each time: do you like to get your photo taken? Just one glance and you can tell.

C’est fini depuis longtemps, l’époque où l’on disait que mannequin c’était un métier d’imbécile. Non. Mannequin, c’est un vrai, un dur métier. Être jolie, c’est une toute petite partie du boulot. Au bout d’un moment, un quasi hors-sujet.

Cet hiver, j’ai fait quelques castings. Pour la première fois, et pour mon grand bonheur, en me demandant avec laquelle des filles que j’allais rencontrer j’aimerais bosser.

La plupart d’entre elles passent, on les regarde et on les oublie immédiatement. Et on désespère. C’est que l’équipe qui va habiller, maquiller, coiffer et prendre en photo le modèle a besoin de rêver. Une scéance de photos, c’est un rêve à plusieurs. Et plus on y croit, plus ça va être magique. On regarde donc les filles passer, on leur pose des questions, on essaye de les faire vivre, bouger, raconter.

Une question que je pose à chaque fois : tu as envie de faire des photos ? Là, en un regard, on sait.

C’est fini depuis longtemps, l’époque où l’on disait que mannequin c’était un métier d’imbécile. Non. Mannequin, c’est un vrai, un dur métier. Être jolie, c’est une toute petite partie du boulot. Au bout d’un moment, un quasi hors-sujet.

Cet hiver, j’ai fait quelques castings. Pour la première fois, et pour mon grand bonheur, en me demandant avec laquelle des filles que j’allais rencontrer j’aimerais bosser.

La plupart d’entre elles passent, on les regarde et on les oublie immédiatement. Et on désespère. C’est que l’équipe qui va habiller, maquiller, coiffer et prendre en photo le modèle a besoin de rêver. Une scéance de photos, c’est un rêve à plusieurs. Et plus on y croit, plus ça va être magique. On regarde donc les filles passer, on leur pose des questions, on essaye de les faire vivre, bouger, raconter.

Une question que je pose à chaque fois : tu as envie de faire des photos ? Là, en un regard, on sait.

And then BAM, you get an electric jolt in the room.  There are girls whose sheer magnetism can get the camera going on their own. You know my love for Lara Stone, Irina Lazareanu or Valentine Fillol-Cordier… When you meet these girls, you immediately understand why they dominate the covers of magazines.

Still, there are others who are… Less explosive. Yet interesting, different, curious… Or simply have more desire than others.

You notice the way they move, the clothes they choose, the energy they exude.

I met plenty of young models in Stockholm. I loved Nike‘s spunky charm, Clara‘s strange gaze, Alma‘s baby star appeal… And then, I also fell for Beata, up top,  who totally gets it. She knows how to make herself accessible.  She asks a whole bunch of questions and cultivates her very own style, goes vintage, or wear shirt-dresses made of lace and sequins.

This reminds me of something Chet Baker said in Bruce Weber’s brilliant documentary, Let’s Get Lost:  “In life, find something you really enjoy doing and then, learn to do it better than anybody else.”

Desire! Nothing says these baby beauties will one day make it to the top. But it’s in playing the game, doing no matter what, always heading toward your hearts’ desire, and that’s where you find their true calling, no?

Bisou!

———-

PS : Today’s title is inspired by a song off the new Francoiz Breut album, a singer I just love.  I’ll leave it for you in the sidebar if you want to give it a listen.

Translation : Magali Eva Suárez & Tim Padraic Sullivan.

Et puis soudain arrive dans la pièce une décharge électrique. Il y a des filles dont le magnétisme dépasse tout, qui font bondir l’appareil photo tout seul. Vous connaissez mon amour pour Lara Stone, pour Irina Lazareanu, ou pour Valentine Fillol-Cordier… Ces filles, quand on les rencontre, on comprend tout de suite pourquoi elles squattent les couvs des magazines.

Mais il y a aussi toutes les autres. Moins explosives. Mais intéressantes, différentes, curieuses… Ou tout simplement avec plus de désir que les autres.

On voit dans leur façon de bouger, dans les vêtements qu’elles ont choisi, dans l’énergie qu’elles dégagent.

A Stockholm j’ai croisé des tas de jeunes mannequins. J’ai adoré le charme éffronté de Nike, le regard étrange de Clara, et le côté baby star d’Alma. Et puis j’ai aussi craqué pour Béata, ci-dessus, qui a déjà tout compris. Qui sait se rendre disponible, qui pose des tas de questions, qui se cultive un style bien à elle, fait de vintage, de chemisiers en dentelles et de sequins.

Ça me rappelle un truc que dit Chet Baker dans le génial film Let’s Get Lost de Bruce Weber : ‘dans la vie, trouve un truc que tu aimes vraiment faire, et ensuite apprends à le faire mieux que personne.’

Le désir ! Rien ne dit ces baby-tops arriveront un jour au sommet. Mais c’est en jouant le jeu, en se donnant sans compter et en allant vers son désir qu’on trouve son chemin, non ?

Bisou !

———-

PS : le titre est inspiré par une chanson du nouvel album de Francoiz Breut, une chanteuse que j’adore. Je vous l’ai mise en écoute dans la sidebar, si ça vous dit…