It’s true that between the dream dress, the perfect pumps, the ideal jean jacket, and the small last minute miracle of a stylist friend with a Louboutin panther skin clutch bag and an extra set of glazed wooden Vuitton bracelets, all together, it was about as classy as you can get.

Yep, all that just to cover up with the camera, not the most clever thing I’ve ever done.

So there I was in the grandeur of the New York Palace, taking a stroll around and getting pictures of everything I could get my eyes on, when in bathroom number 4, I come across a creature you could only dream up, wearing a dress you could only dream up, with a bright smile of pearly whites just screaming with publicity.  I say hello.

C’est sûr aussi qu’arriver à trouver une robe de rêve, des escarpins parfaits, la veste en jean idéale, et vivre un micro-miracle de la dernière minute, c’est à dire une copine styliste avec une pochette panthère Louboutin et des bracelets Vuitton en bois vernis en surplus, c’était quand même vachement la classe.

Ouais. Tout ça pour coller un appareil photo dessus. C’est pas très malin.

J’étais donc dans la suite gigantesque du New York Palace à me balader en shootant tout ce qui me passait sous le nez, quand sort de la 4ème salle de bains une créature de rêve, dans une robe de rêve, avec un sourire en émail diamant massif de publicité. Je lui dis hello.

 

C’est sûr aussi qu’arriver à trouver une robe de rêve, des escarpins parfaits, la veste en jean idéale, et vivre un micro-miracle de la dernière minute, c’est à dire une copine styliste avec une pochette panthère Louboutin et des bracelets Vuitton en bois vernis en surplus, c’était quand même vachement la classe.

Ouais. Tout ça pour coller un appareil photo dessus. C’est pas très malin.

J’étais donc dans la suite gigantesque du New York Palace à me balader en shootant tout ce qui me passait sous le nez, quand sort de la 4ème salle de bains une créature de rêve, dans une robe de rêve, avec un sourire en émail diamant massif de publicité. Je lui dis hello.

 

C’est sûr aussi qu’arriver à trouver une robe de rêve, des escarpins parfaits, la veste en jean idéale, et vivre un micro-miracle de la dernière minute, c’est à dire une copine styliste avec une pochette panthère Louboutin et des bracelets Vuitton en bois vernis en surplus, c’était quand même vachement la classe.

Ouais. Tout ça pour coller un appareil photo dessus. C’est pas très malin.

J’étais donc dans la suite gigantesque du New York Palace à me balader en shootant tout ce qui me passait sous le nez, quand sort de la 4ème salle de bains une créature de rêve, dans une robe de rêve, avec un sourire en émail diamant massif de publicité. Je lui dis hello.

She looks at me with eyes wide open, says hello back, but not quite sure how to address me and looks for where I fit into the social strata with her bionic eye for these things, doesn’t see the Loubout’ clutch bag that I left in the other room, sees that my jean jacket is not the most official looking of attire, which is, of course, true, it’s from Zara, and then skipped massively low-cut suede entirely too fast as her inspection stopped when she found the blatant indicator: my camera.

Finally reassured about the structure of the universe, she puts her hands, polished in OPI NLG10 it’s all greek to me, on my shoulder, and with an intonation as sweet as icing on a cake, she says to me, “So, you’re Olivier Zahm’s assistant?” I smile and say, “No, I’m just taking photos.”

Shit, a grain of salt has slipped into her well oiled system.

We make it way back to the main room together.  I make the stupidest jokes, she laughs politely, but I still feel like she’s looking for the meaning of my existence when suddenly, a flash of inspiration…

She puts her hand on my shoulder and in a slightly suppressed voice says, “Have you been working for the people here at Style for a while now?”

And I’m looking at her.  I see her panicking about this etiquette quandary and so I say, okay, if I don’t want her strangling herself with her Vuitton pompons, I’ve gotta fill her in on what’s up.

I get the impression that if I didn’t tell her, she would’ve asked me how long I’d be working room-service for the New York Palace, which is a fine job, a great job, but it just wouldn’t be good of me to torment her like that.

So I finally tell her what I’m doing there and she becomes as red as her OPI and excuses come flowing out, always polite, adorable, actually really sincere and touching.  But RED, oh my goodness, so red.

A camera with a Balmain dress, not the most fashionable, but it works… The lens gives me a sort of distance that I like having.  As for etiquette… oh well… And the few photos I did end up getting that night, it’d probably do me better not to… Don’t you think ?

Bonne journée!

Translation : Tim Sullivan

Elle me regarde avec de grands yeux, me répond hello, ne sait pas comment s’adresser à moi, cherche un indice de position sociale avec son oeil bionique, ne voit pas la pochette Loubout’ qui est restée au salon, trouve que ma veste en jean n’est pas très officielle – ce qui est tout à fait vrai, c’est une Zara, et passe beaucoup trop rapidement sur mon décolleté en daim massif car son inspection est arrêtée par un indicateur flagrant : mon appareil photo.

Enfin rassurée sur la place des choses dans le monde, elle pose sa main laquée O.P.I NLG1O It’s all greek to me sur mon épaule, et dans une intonation au sucre-glace, me dit : “Alors, tu es l’assistante d’Olivier Zahm ?” Je souris et je lui réponds : “Non. Je prends juste des photos.”

Merde, un grain de sel vient de s’insérer dans son système.

Nous retournons au salon ensemble, je fais des blagues à la con, elle rit poliment, mais je sens qu’elle est toujours en train de chercher un sens à ma vie. Puis soudain, une étincelle :

Elle repose sa main sur mon épaule, et dans un petit cri étouffé : “Ça fait longtemps que tu bosse pour les gens de Style ?”

Là, je la regarde, et sa détresse de l’étiquette est telle que je me dis que si je ne veux pas qu’elle s’étrangle sur le champ avec ses pompons Vuitton il faut que je la briefe.

Non parce que sinon elle va finir par me demander depuis quand je fais le room service pour le New York Palace -ce qui est un très bon job, notez- et ça n’aurait pas été sympa de ma part de la laisser se tourmenter comme ça.

Je lui explique donc ce que je fais là. Elle devient aussi rouge que son O.P.I et se répand en excuses, polie, adorable, vraiment sincèrement touchante. Rouge. Oh mon dieu mais rouge.

Un appareil photo sur une robe Balmain, c’est pas très fashion, mais finalement c’est plutôt sain, car l’objectif me donne une certaine distance que j’aime bien. Tant pis pour l’étiquette. Enfin bon, pour le nombre de photos que je vous ai ramené je ferais mieux de ne pas trop me la… Qu’est ce que vous en pensez ?

Bonne journée !

Elle me regarde avec de grands yeux, me répond hello, ne sait pas comment s’adresser à moi, cherche un indice de position sociale avec son oeil bionique, ne voit pas la pochette Loubout’ qui est restée au salon, trouve que ma veste en jean n’est pas très officielle – ce qui est tout à fait vrai, c’est une Zara, et passe beaucoup trop rapidement sur mon décolleté en daim massif car son inspection est arrêtée par un indicateur flagrant : mon appareil photo.

Enfin rassurée sur la place des choses dans le monde, elle pose sa main laquée O.P.I NLG1O It’s all greek to me sur mon épaule, et dans une intonation au sucre-glace, me dit : “Alors, tu es l’assistante d’Olivier Zahm ?” Je souris et je lui réponds : “Non. Je prends juste des photos.”

Merde, un grain de sel vient de s’insérer dans son système.

Nous retournons au salon ensemble, je fais des blagues à la con, elle rit poliment, mais je sens qu’elle est toujours en train de chercher un sens à ma vie. Puis soudain, une étincelle :

Elle repose sa main sur mon épaule, et dans un petit cri étouffé : “Ça fait longtemps que tu bosse pour les gens de Style ?”

Là, je la regarde, et sa détresse de l’étiquette est telle que je me dis que si je ne veux pas qu’elle s’étrangle sur le champ avec ses pompons Vuitton il faut que je la briefe.

Non parce que sinon elle va finir par me demander depuis quand je fais le room service pour le New York Palace -ce qui est un très bon job, notez- et ça n’aurait pas été sympa de ma part de la laisser se tourmenter comme ça.

Je lui explique donc ce que je fais là. Elle devient aussi rouge que son O.P.I et se répand en excuses, polie, adorable, vraiment sincèrement touchante. Rouge. Oh mon dieu mais rouge.

Un appareil photo sur une robe Balmain, c’est pas très fashion, mais finalement c’est plutôt sain, car l’objectif me donne une certaine distance que j’aime bien. Tant pis pour l’étiquette. Enfin bon, pour le nombre de photos que je vous ai ramené je ferais mieux de ne pas trop me la… Qu’est ce que vous en pensez ?

Bonne journée !

Elle me regarde avec de grands yeux, me répond hello, ne sait pas comment s’adresser à moi, cherche un indice de position sociale avec son oeil bionique, ne voit pas la pochette Loubout’ qui est restée au salon, trouve que ma veste en jean n’est pas très officielle – ce qui est tout à fait vrai, c’est une Zara, et passe beaucoup trop rapidement sur mon décolleté en daim massif car son inspection est arrêtée par un indicateur flagrant : mon appareil photo.

Enfin rassurée sur la place des choses dans le monde, elle pose sa main laquée O.P.I NLG1O It’s all greek to me sur mon épaule, et dans une intonation au sucre-glace, me dit : “Alors, tu es l’assistante d’Olivier Zahm ?” Je souris et je lui réponds : “Non. Je prends juste des photos.”

Merde, un grain de sel vient de s’insérer dans son système.

Nous retournons au salon ensemble, je fais des blagues à la con, elle rit poliment, mais je sens qu’elle est toujours en train de chercher un sens à ma vie. Puis soudain, une étincelle :

Elle repose sa main sur mon épaule, et dans un petit cri étouffé : “Ça fait longtemps que tu bosse pour les gens de Style ?”

Là, je la regarde, et sa détresse de l’étiquette est telle que je me dis que si je ne veux pas qu’elle s’étrangle sur le champ avec ses pompons Vuitton il faut que je la briefe.

Non parce que sinon elle va finir par me demander depuis quand je fais le room service pour le New York Palace -ce qui est un très bon job, notez- et ça n’aurait pas été sympa de ma part de la laisser se tourmenter comme ça.

Je lui explique donc ce que je fais là. Elle devient aussi rouge que son O.P.I et se répand en excuses, polie, adorable, vraiment sincèrement touchante. Rouge. Oh mon dieu mais rouge.

Un appareil photo sur une robe Balmain, c’est pas très fashion, mais finalement c’est plutôt sain, car l’objectif me donne une certaine distance que j’aime bien. Tant pis pour l’étiquette. Enfin bon, pour le nombre de photos que je vous ai ramené je ferais mieux de ne pas trop me la… Qu’est ce que vous en pensez ?

Bonne journée !