You remember last time we were talking about hair? I told you that despite my desire to change color, which I have NEVER DONE IN MY LIFE, seeing as I lack the necessary discipline and therefore risk the threat of two inch roots, I always leave my hair long, free, wavy and natural, natural, natural.

Liar.

On parlait cheveux, la dernière fois. Vous vous souvenez ? Je vous disait que malgré une envie certaine de changer de couleur, ce que je n’avais JAMAIS FAIT DE MA VIE vu mon manque de discipline et par conséquent la menace des racines de 4cm, je les laissais longs, libres, bouclés, naturels, naturels, naturels.

Menteuse.

Right after I put up that post, I picked up my phone and got an appointment for a few hours later (Vive the month of August! There’s no one around!) over at the Coiffeur, Coiff’1st, a name so ridiculous that when when I told my sister about it, she said,

“Ah, The LOW COST coiffeur? ”

Non, Titis. It’s for girls who want the budgetary step just before Christophe Robin. C’mon. So uncouth.

A few hours later, my superego boiling, I don’t waste a second and say, “You think you can fade my hair a little like my friend Daphné?” I didn’t have a photo with me, but she got it right away.

“Ah, so you came in for a VARNISH?”

A Varnish? What am I, a violin? No. I came in for a coloring. (I’m always unbearable with my hairdressers the first time. But Hear me out: They are all potentially about to ruin my life.)

“Yes. You want a varnish. It’s a lightening treatment that works without touching the roots, stupid bitch. (I put that in so you could get the feel a little more, because she obviously said that with her eyes.)(In fact, everything in italics in this text should be understood as : said with the eyes) With your base color, it should be quite lovely.”

Ok, quite lovely. Yeah yeah yeah. That’s what I meant. Fine. Let’s get going.

I can’t help but frown (Shit! This sucks! Bad bad bad for wrinkles!) and wrap myself up in my little robe, I give some evil looks around the room and close my eyes. She applies something or other and surrounds my head in plastic, and then I have to wait for an hour. Just enough time to curse all hairdressers in the world one by one (Yeah, i’m that fast) seeing as now I am absolutely convinced that the result of all this will be horrible and my life (= my hair) will be ruined forever.

An hour later, I’m still not happy, frowning with this plastic thing on my head, I look like Galaxhar, the villain in Monsters Vs. Aliens. (I’m a little crazy about animated films, notably Kung Fu Panda, who gave me my mantra, my words to live by: THERE IS NO CHARGE FOR AWESOMENESS… OR ATTRACTIVENESS.) I finished cover-to-cover my Us Weekly. Yes, Us Weekly. NO, IT’S NOT A LOW COST COIFFEUR.)

My sworn enemy takes off my my industrial plastic helmut and what do I see…. NOTHING.

My hair is as brown as if I had just stepped out of a galactic coal mine. I opened my mouth to scream…

She cuts me off in my moment of panic and says, “Calm your hysterics. You’ll see it when it’s dry.”

And she embarks on the brush and blow-dry, the fatal brush and blow-dry of Coiff’1st, the next step before Robin, if you remember well, and I leave there as perfect as Carrie Bradshaw in Sex & the City, the movie.

My hair was…

Faded. Like a good pair of jeans that have been washed, worn, washed again and then left to dry in the sun. With little wisps a bit lighter right around the face, but not like, big strands, if you see what I mean. It’s discreet.  It’s classy.  It’s…

LOVELY. I love it. I give everyone hugs. I love her. I love my hairdresser. She shoots a look over to the hostess at the front desk that says, “This one, take her right off my client list.”

And here’s how I’ve been walking around for a bit now with my lighter hair and how I am so satisfied with it. And with varnishes, you don’t have to do touch ups on the roots. It means you only have to go to the violin concerto twice a year, that’s enough.

HAPPINESS. Happiness in the city, happiness at the office. Happiness on the beach :

Don’t tell me you don’t see it. Don’t tell me you don’t see it, everyone tells me it’s great, even a friend of mine when we were in a nightclub under white light, which only means I’m very persuasive, for sure. Don’t tell me you don’t see it, it’s a huge change my life that you’re in he middle of helping me with. And look out, if you tell me you don’t see it, I’ll pull out my Galaxhar helmut. And I’ll varnish you all!!!

Big hugs!

Translation : Tim Sullivan

Juste après avoir posté le billet, j’ai attrapé mon téléphone, et pris rendez-vous pour quelques heures plus tard (vive le mois d’août ! Il n’y personne nulle part !) chez Coiff’1st, le coiffeur au nom tellement ridicule que quand j’en ait parlé à ma soeur elle m’a dit :

“Ah, le coiffeur LOW COST ?”

Non, Titis. Le coiffeur des filles qui en veulent, l’étape budgétaire juste avant Christophe Robin, quoi. Inculte.

Quelques heures plus tard, le surmoi en ébullition, je déboule et je dis : “est-ce que vous pouvez me délaver les cheveux comme ma copine Daphné ?” J’ai pas de photo, mais elle comprend tout de suite.

“Ah, vous venez pour un VERNISSAGE ?”

Un vernissage ? T’expose chez Perrotin ou quoi ? Non. Je viens pour une couleur. (je suis toujours insupportable avec mes coiffeurs lors des premiers rendez-vous. Comprenez-moi : Ils sont tous potentiellement sur le point de gâcher ma vie.)

“Oui. Vous voulez un vernissage. C’est un éclaircissement qu’on fait sans toucher aux racines, connasse. (je rajoute pour plus de compréhension, puisque c’est une évidence, elle l’a dit avec ses yeux.)(Tous les trucs en italique dans ce texte sont à comprendre comme : dit avec les yeux) Avec votre couleur de base, ça pourrait être très beau.”

Ok, très beau. Ouais ouais ouais. C’est ça. Bon. On y va.

Je fronce les sourcils (Bah ! Pas bien ! Ride du lion !) m’enroule dans mon peignoir, je jette un regard haineux autour de moi et je ferme les yeux. Elle m’applique le truc et m’enferme la tête dans du plastique, et puis après, il faut que j’attende une heure. Juste le temps de maudire tous les coiffeurs de la terre un par un (je suis assez rapide) vu que je suis maintenant persuadée que le résultat va être horrible et que ma vie (=mes cheveux) va être gâchée à jamais, bien sûr.

Une heure après, j’ai toujours les sourcils froncés, avec mon truc en plastique sur la tête je ressemble toujours à Galaxhar, le méchant dans Monsters Versus Aliens (je suis une frappée des films d’animation, notemment c’est Kung Fu Panda, surtout parce qu’il m’a donné ma maxime, mon principe de vie : ON NE FACTURE PAS LA TOPISSITIDE. NI LA SEDUCTIVITÉ), j’ai fini de lire tous les Gala. Oui Gala. NON, CE N’EST PAS UN COIFFEUR LOW COST.

Mon ennemie jurée enlève mon casque plastique intersidéral, et la je vois… RIEN.

Mes cheveux sont aussi bruns que si je sortais d’une galactique mine de charbon. J’ouvre la bouche pour commencer à hurl…

Elle me coupe dans mon élan et me dit : “Calmos l’hystérique. Ça se verra quand ce sera sec.”

Et elle part dans un grand brush des familles, un brush fatal à la Coif’1rst, la dernière marche avant Robin si vous vous souvenez bien, et je ressors de là aussi parfaite que Carrie Bradshaw dans Sex & The City, le film.

Mes cheveux sont…

Délavés. Comme un bon jean qui aurait été lavé, mis, remis, puis laissé sécher au soleil. Avec des mèches un peu plus claires autour du visage, mais qui font pas rayures, si vous voyez ce que je veux dire. C’est discret, c’est classe, c’est…

BEAU. J’adore. Je les embrasse. Je m’aime. J’embrasse ma coiffeuse. Elle envoie un regard à l’hôtesse d’accueil qui veut dire “celle-là, tu la raye direct de ma liste de clients”.

Voilà comment je me balade depuis quelques temps avec des cheveux plus clairs et comment je suis méga contente. Surtout que les vernissages, vu que ça touche pas les racines, faut en faire encore moins souvent qu’à la galerie Perrotin : 2 fois pas an ça suffit.

BONHEUR. Bonheur à la ville, bonheur au bureau. Bonheur à la plage :

Me dites pas que ça se voit pas. Me dites pas que ça se voit pas, tout le monde m’a dit que c’était génial, même un pote en boîte alors qu’on était sous la lumière blanche. Certes, ça montre mon pouvoir de persuasion. Me dites pas que ça se voit pas, c’est un changement majeur de ma vie auquel vous êtes en train d’assister. Attention, si vous me dites que ça se voit pas je remets mon casque de Galaxhar. Et je vous vernis tous !!!

Bisou !