Garance Doré

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bazar

vint.jpg

Quand j’étais étudiante, vu que la plus grande partie de mon tout petit budget était dédié à la fête (et que ça coûte cher de faire la fête !) je m’habillais quasi-exlusivement dans les friperies.

Ça donnait une espèce de look dont j’étais très fière, à mi-chemin entre le glam de Scarlett Johansson et le chic (contesté, certes) d’une punk à chien.

Puis j’ai grandi, Zara est arrivé et a changé la mode, nos placards et notre manière de consommer, me rendant futile et gourmande de nouveautés, mais aussi compulsive et sans style fixe.

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Hunting high and low

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Comment je me retrouve toute nue (ma vie sans elle)

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un souffle nouveau

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my kingdom for karl

Il y a encore une semaine, j’avais oublié jusqu’au nom de ces trucs. Et pourtant, j’ai toujours adoré les guêtres de danseuse. Enfin, jusqu’à ce que des armadas de puputes cat dolls* accommodent les leurs avec stilletos et micro-shorts, peut-être pour cacher leurs chevilles qui enflent, mais plus probablement parce que c’est le dernier endroit que leur producteur les autorise à couvrir.

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le goût des autres

prada bag

On a beau avoir les mêmes icônes, les mêmes créateurs préférés et la même aversion pour les bouts pointus, c’est assez rare d’avoir une jumelle de style, et c’est tant mieux. La plupart du temps, on s’arrange avec le goût de ses amies comme on peut.

1# Celle qui n’a pas le même style que moi. Facile. Elle peut débarquer avec un sarouel mauve, des tongs compensées et un bustier en vinyle, je peux parfaitement lui dire que je trouve ça horrible.
A son tour alla aura le droit d’insulter mes spartiates et je pourrais lui répondre qu’elle est complètement fashion périmée : je n’obtiendrais comme protestation qu’on adorable sourire. Niveau style, on ne parle pas le même langage. Nos jugements n’ont aucune valeur.

2# Celle avec qui on partage la même fashion orthographe, mais pas la même grammaire. En général, j’adore sa façon de s’habiller. Elle pense à des tournures de style qui ne me seraient jamais venues à l’esprit. Elle élargit mes horizons. Mais je ne suis jamais à l’abri de la voir débouler arborant sac complètement horrible avec des étoiles dans les yeux. Dans ce cas, je fais quoi moi hein? Je ne vais pas briser sa romance…
Alors je ne dis rien. J’aurais peut-être la chance qu’elle s’imagine que je suis jalouse, allez savoir.

3# Celle qui est carrément ma soeur de style. A tel point que je suis étonnée qu’on ne soit pas plus souvent habillées pareil. Chacun de ses nouveau achats est pour moi une jubilation. Je la consulte quand je veux acquérir autre chose qu’une brique de lait chez Coccinelle et on peut parler tellement d’heures de sape que c’en est ridicule.
Là pour le coup, un défaut de validation de sa part me fait toucher du doigt ce sentiment tant redouté : l’abominable sensation du fashion faux-pas. Yeurk!

J’ai aussi des amies pas fashion qui n’en ont fashion rien à foutre de la fashion et de mes fashion faux-pas. C’est assez fashion reposant finalement. Si si.

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PS : Youpiii, on est dans la presse! Merci à Claire Hazan pour cette chouette interview croisée avec Punky b et Géraldine dans le magazine Infrarouge. Cliquer ici pour la lire.

le glam, dans le sac?

purse bag sac

Je veux un nouveau sac. Mais comme je ne suis pas une star, pas même une starlette, et encore moins une A list rédac chef, je n’ai pas droit aux cadeaux pleins d’amour des marques de luxe.
Comment, vous ne le saviez pas? Aujourd’hui, plus personne ne paye son sac! Enfin, plus personne à part quelques riches anonymes et les filles comme moi!

Comme moi, qui je vais donc me balader sur Bag Snob ou The Purse Blog, faire une liste imaginaire de tous les sacs que je ne vais pas m’acheter. En fait, j’attends de trouver le seul et l’unique, le coup de foudre.

Enfin, le coup de foudre, je l’ai déjà eu. c’est juste qu’à 78000$, c’est aussi ridicule que d’avoir le coup de foudre pour George Clooney, tu reste toute seule avec ton coup de foudre et tes yeux pour pleurer. Quoi que Georges Clooney à 78000$, on pourrait se cotiser, qu’est ce que vous en pensez? Ahhh Georges…

Georges, on dirait presque le petit nom d’un sac, tiens! Fine stratégie, donner un nom à un sac. Plus facile de se l’approprier, l’appeler par son petit nom crée de la complicité entre bagshionistas, lui donne l’air de rien un statut d’objet culte et d’autant plus de désirabilité sur la planète luxe.

Luxe. Un mot quasiment vidé de tout son sens, tant le luxe est en train de devenir un mass market comme un autre, et je ne sais pas si ça va rester chic très longtemps d’avoir de la maroquinerie haut de gamme. Même ma petite voisine se retrouve avec un sac Fendi à la saignée du coude, qu’est ce que j’y peux moi si elle elle a fait une croix sur ses vacances en Italie…

En Italie? Et si c’était un faux? Ou bien, elle l’a peut-être loué? Ou alors elle a le sens des priorités, voilà tout. Elle a économisé et rationalisé son achat. Parce qu’aujourd’hui toute femme qui se respecte a son “it bag”, c’est Elle qui le dit, et nous acquiesçons bien sagement. Et oui, les marques l’ont bien compris, le prix fait partie du rêve.

En rêve, peut-être que je verrais plutôt un sac de créateur, non? L’un de ces sublimes de Natalia Brilli, ou de Minority, en séries très très limitées, vulgarisé par aucune starlette en déroute, secrets comme thé du harem. Ou bien je pourrais me le faire faire dans un petit atelier du marais (dont le site ne refète malheureusement pas du tout l’esprit de la jolie boutique), à partir de cuirs vintage, une vraie pièce unique…

Unique, c’est comme ça que je l’aimerais, ou carrément vintage, hors des modes, chargé d’histoire, touché par la grâce de femmes si délicates qu’elles ont su leur faire traverser le temps, et puis y ajouter la mienne, de grâce, parce qu’après tout, à 20 ou à 78000$, c’est un petit bout de mon histoire que je vais y mettre dans ce sac, et c’est bien le moins que je lui demande.

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ma mode

Hello! Et ben voilà, de retour, l’été me semble tout ce qu’il y a de fini, mais c’est pas grave, on nous a inventé un truc génial pour faire passer la pilule : la rentrée!
…Et comme toutes les poulettes nourries à “Martine à l’école”, j’adore la rentrée, d’abord parce qu’à chaque fois, je suis sûre que ma vie va prendre une tournure glorieuse, et ensuite, parce ce que passé 12 ans, les fournitures de la rentrée, c’est direction : mooode!!! oui!!!

La mode de l’hiver, pour moi, ça se passe comme ça :

Février – Mars:
Défilés.
Je m’extasie sur certains créateurs, en conspue d’autres, téléphone à Superchic pour faire des commentaires et des pronostics.
Cette année, j’ai vraiment adoré la collection Rochas, visiblement on a pas été beaucoup puisque cette illustre maison va certainement fermer ses portes (grrr), j’ai trouvé Marni très portable et j’ai cru m’évanouir devant les compensées de Sonia Rykiel.

Mai – Juin :
Compte-rendu de la presse.
Mon kiosquier se frotte les mains, mon chéri désespère. Je fais l’acquisition d’environ 20 kg de presse magazine. La collection Rochas n’a pas vraiment plu. Galliano est un génie et moi je ne serais jamais rédactrice de mode persifle Superchic.

Période des soldes.
Armée de mon grand savoir prophétique, je sauve des griffes des simples mortelles les éléments qui vont fashionniser mon hiver. Du doré (encore ?), de sublimes compensées qui vont être incroyables avec des chaussettes épaisses, des shorts dans des couleurs sombres comme dans la collec’ Rochas (j’ai de la suite même dans les mauvaises idées)…
Je me sens inspirée, en avance sur mon temps, je piaffe dans ma DeLorean.

Juillet – Aout :
Check grande distribution.
Un petit coup d’œil chez Zara pour voir si cet hiver va encore être le théâtre de d’après-midi modantiques, de rendez-vous flash j’ai une soirée j’ai plus un rond au secours, et de speléologie entre amies ( “mais c’est pas possible je te dis que ce pull se trouvait exactement là” “fouille plus profond, tu te rappelles pas que tu l’as caché sous cette pile de slim ?” )
Bilan : Bien joué ! Zara s’en sort pas mal. Je fais part de mes observations aux vendeuses qui me regardent avec un air consterné.

Septembre – Octobre – novembre…
La rue.
La rue s’approprie Ma mode. Comme une louve jalouse, je trouve que tout lui va de travers. Le doré se transforme en bling bling vulgaire, Les jolis shorts cassent tant de silhouettes qu’ils en perdent toutes crédibilité, les compensées ont un air de déjà vu.
Bon, j’arrive quand même à me ruiner, ça serait trop beau.

Ma mode de l’hiver, je préférais la fantasmer.
Mais, oh ! Qui frappe à ma porte ? Juste ciel ! Les collec printemps été!
Allôôôô, Superchic ?

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Garance Doré

I began my blog in June, 2006. I was an illustrator and growing frustrated – with the type of work I was getting, yes, but mostly frustrated because I wasn’t really connecting with the readers of the magazines I was working for. I wanted to do something a little more free, more spontaneous. I had ...

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