fashion cata

le goût des autres

prada bag

On a beau avoir les mêmes icônes, les mêmes créateurs préférés et la même aversion pour les bouts pointus, c’est assez rare d’avoir une jumelle de style, et c’est tant mieux. La plupart du temps, on s’arrange avec le goût de ses amies comme on peut.

1# Celle qui n’a pas le même style que moi. Facile. Elle peut débarquer avec un sarouel mauve, des tongs compensées et un bustier en vinyle, je peux parfaitement lui dire que je trouve ça horrible.
A son tour alla aura le droit d’insulter mes spartiates et je pourrais lui répondre qu’elle est complètement fashion périmée : je n’obtiendrais comme protestation qu’on adorable sourire. Niveau style, on ne parle pas le même langage. Nos jugements n’ont aucune valeur.

2# Celle avec qui on partage la même fashion orthographe, mais pas la même grammaire. En général, j’adore sa façon de s’habiller. Elle pense à des tournures de style qui ne me seraient jamais venues à l’esprit. Elle élargit mes horizons. Mais je ne suis jamais à l’abri de la voir débouler arborant sac complètement horrible avec des étoiles dans les yeux. Dans ce cas, je fais quoi moi hein? Je ne vais pas briser sa romance…
Alors je ne dis rien. J’aurais peut-être la chance qu’elle s’imagine que je suis jalouse, allez savoir.

3# Celle qui est carrément ma soeur de style. A tel point que je suis étonnée qu’on ne soit pas plus souvent habillées pareil. Chacun de ses nouveau achats est pour moi une jubilation. Je la consulte quand je veux acquérir autre chose qu’une brique de lait chez Coccinelle et on peut parler tellement d’heures de sape que c’en est ridicule.
Là pour le coup, un défaut de validation de sa part me fait toucher du doigt ce sentiment tant redouté : l’abominable sensation du fashion faux-pas. Yeurk!

J’ai aussi des amies pas fashion qui n’en ont fashion rien à foutre de la fashion et de mes fashion faux-pas. C’est assez fashion reposant finalement. Si si.

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PS : Youpiii, on est dans la presse! Merci à Claire Hazan pour cette chouette interview croisée avec Punky b et Géraldine dans le magazine Infrarouge. Cliquer ici pour la lire.

considérations au ras du bitume

compensées céline

Patatra! Les première fashion catas du printemps sont là!

- les peep toe* : S’il y a une chose que je redoute au printemps, c’est bien le retour des pieds. Oui, je sais, je suis un peu psychorigide, mais il me faut bien un mois pour m’habituer à voir courir sur le bitume ce que nous avions réservé à l’intime tout l’hiver.
Et cette année, le peep-toe a décidé de mettre ma largeur d’esprit à rude épreuve. Pourtant, je trouve ça très joli. Mais qu’est ce que c’est que tous ces orteils jaillissant hors des frontières de leurs souliers? Suis-je la seule à trouver ça super moche?
J’avais déjà repéré ça chez Nicole Richie et quelques unes de ses consoeurs, mais je ne pensais pas que certaines filles les prendraient au pied de la lettre, faisant de la croisade pour la liberté des orteils une tendance.

- Les compensées : Déjà, les compensées, j’avais quelques doutes depuis qu’une amie très fashion crédible m’a lancé d’un ton péremptoire : “des compensées, non mais ça va pas la tête?”. Et puis, j’avais croisé certaines de ces silhouettes trop haut chaussées pendant la fashion week.
Elles étaient repérables à 2km avec leur démarche mal assurée.
Et puis hier, à un feu rouge, mon regard se pose sur une demoiselle plutôt bien habillée. Le feu passe au vert, et commence alors une valse hilaro-désolante. Plus préoccupée par son équilibre que par tout le reste, notre poule fashion avançait à petits pas mal assurés, ses bras cherchant dans le vide une quelconque rampe de sécurité autour d’elle, ce qui proférait à son allure un goût prononcé de fashion débâcle.

- Le jean large : Le jean large, j’en suis fan, mais c’est délicat, et je suis la première à me prendre les pieds dans cette tendance. Car il a pour vice d’avoir une longueur idéale aussi difficile à atteindre que le nombre d’or : retenu par aucun soulier, ne dégoulinant sur aucune cheville, le malheureux a tendance à plonger à la verticale vers l’asphalte. Ne tolérant aucune forme de feu de plancherisation, il a vite tendance à assister la Mairie de Paris dans l’une de ses activité phares : le balayage de la voie publique. Alors, non seulement c’est moyennement chic, mais en plus, constater en arrivant chez soi que son ourlet a pris une teinte douteuse, c’est encore plus énervant.

Sur ce, je vous laisse, j’ai du street-ménage à faire.

* les peep-toe, c’est les escarpins à bouts ouverts que portaient nos maîtresses à l’école. Ceux qui ne laissaient voir que deux doigts de pied, et que je trouvais consternants à l’époque, tout comme je trouvais consternantes les immenses lunettes dont je suis folle aujourd’hui.

lost in fashion

Entre moi et la mode, il y a toujours eu un pacte de bonne intelligence. J’aime la regarder, j’aime en parler, je sais ce qui me va ou pas, j’ai quelques marques fétiches, quelques accessoires cultes et j’ai comme Anne-So deux ou trois icônes qui me guident dans ces terres hasardeuses que sont le style et le cool.
Et puis, miséricorde! J’aime acheter.

Or, depuis quelques temps, je ne me reconnais plus dans mon placard. Je ne sais jamais quoi mettre. Je n’arrive plus à assembler, à mixer, à m’amuser…
Et bien entendu, je hulule à qui veut l’entendre : “j’ai plus rien à me meeeettre!”
Assez! J’ai tenté d’identifier les fautifs, et je crois que je les tiens, et que je vais les envoyer rôtir dans les flammes de l’enfer.

- coupable n°1 : Les petit prix. C’est super. Au lieu de m’acheter 1 belle robe, et bien j’en achète 25 moyennes, qui virent au premier lavage, sont démodées en deux semaines et portées par tout humanidé femelle à la ronde. Et vu les fluctuations de mon budget, quand j’aperçois LA robe de mes rêves, j’ai les 25 autres qui me disent : “hé bé naaaaannnn!” grrrrr….

- coupable n°2 : Les nouveaux modes de consommation. Non contents d’avoir asséché ma CB, ils on eu raison de ma belle pondération. Prenons Zara, par exemple. Si je vois en janvier une robe que je ne pourrais mettre qu’au mois d’août par temps de canicule avancée, et bien ça y est, j’ai compris le truc : J’achète tout de suite. De jolies choses me sont trop souvent passées sous le nez et je me suis auto-conditionnée. Je me retrouve donc au mois d’août avec une robe que je regarde dans le blanc des yeux depuis six mois, et qui m’ennuie déjà.

- coupable n° 3 : moi-même : Arrêtons de faire porter le chapeau aux grandes enseignes. J’ai ma part de responsabilité dans cette débâcle fashion. Moi, donc, qui m’offre des talons 3 fois trop haut sous prétexte que je suis une vraie femme, des tops tellement fragiles qu’ils sont même interdits de pressing, et des jeans importables juste parce que… euh.. parce que c’est la mode!
Et moi surtout, qui ne saurait m’en tenir à un style ou deux, et qui achète ce qui me plaît sans réfléchir et sans rationaliser, et qui me retrouve à devoir gérer une garde-robe désunie, désassortie, démoralisante.

Où sont mon oeil et ma raison passés?
Assez j’ai dit! Je prends le taureau par les cornes, ma renaissance fashion est annoncée! Je vous dis comment je compte m’y prendre au prochain billet parce que sinon je vais écrire une thèse!

D’ici là, si vous avez des idées…

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Ps : Je sais pas vous, mais j’en veux énormément à Chanel d’avoir osé reprendre le thème de l’un de mes films préférés, Le Mépris de Godard, pour l’une de ses pubs… Si jolie que soit Natalia Vodianova (oups, Marion me dit que c’est Julie Ordon), il en faut de la grâce pour arriver à la (sublime) cheville de Bardot dans ce (sublime) film…

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Vouc pouvez retrouver les commentaires sur ce billet sur mon ancien blog, ici.

mon shopping virtuel

J’adore internet, j’adore les fringues.
Et bien allez savoir pourquoi, je suis incapable de faire mon shopping sur le net.
Mais j’aimerais beaucoup. Donc, une fois par mois environ, je me mets en condition en pensant à toutes les bonnes affaires que font mes copines, j’attrape ma CB, et en avant pour les temps modernes!

Je commence ma croisade avec des sites du style ShoppingParisMode (genre, on prend des mots clés et on fait un nom), MonShowRoom, Figvenom (voilà un nom sympa!). De petites marques avec de petites promos sympas.

Bon, pas sûre de moi là. J’approche mon oeil de l’écran pour bien voir la matière. Humpf, moui, peut-être. J’irai d’abord voir en magasin. (En voilà une bonne idée dis donc Garance, tu serais pas du genre à te simplifier la vie toi?).

Je les garde en signet donc. Allons plus loin. Si c’est pour shopper sur internet, autant que ce soit des trucs que je ne peux trouver nulle part ailleurs. Allez hop hop, L’atelier d’une fée. Trop craquantes ses créas.

Oui mais ça, sur moi, ça va donner quoi? Et puis quelle taille je fais d’abord? Et si je me trompe? Je sais que je ne renvoie jamais. Autant arrêter tout de suite de vouloir commander des trucs alors me direz-vous et je vous répondrais que vous avez raison.

Allez, dernière chance. Ebay. Ouhhh! Comme c’est moche ici!
Je repense au superbe pull Sonia Rykiel que portait ma copine la dernière fois “20 euros sur Ebay!” Je sens la motivation me revenir. Je tape : Marni. Ouh la la!!! Cette blouse, là!! Ah mince c’est du 34! Et ce sac, là! Comment ça elle prend pas les profils zéro? Zéro toi-même! Bon, euh, ce truc, là, c’est pas mal, non? L’enchère finit dans 10 jours?
Ah bon… Ben je reviendrais alors… Je crois… Peut-être…

C’est alors que mon geek sage de chéri me dit en général : “commence par vendre tous tes trucs là-bas” (balayant l’air d’une main dédaigneuse), “ça te décoincera de la souris!”
Indignée par leurs airs supérieurs, à lui et à ses 100% d’évaluations positives, je me vois dans l’obligation de l’emmener dans une expédition des plus punitives pour lui : faire les magasins!