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Inside and Out
Il faut que vous sachiez un truc : mon appareil photo pèse 352 kilos. C’est pas du tout le genre de truc qu’on transporte dans son sac, et encore moins dans sa pochette. Et mon appareil photo, son écran LCD, il ne sert qu’à vérifier les photos après les avoir prises. Pour prendre une photo, il faut regarder dans le viseur, faire ses réglages, et enfin, shooter. Pour l’air dégagé, on repassera.
C’est pour ça que le jour ou j’ai reçu une invit’ pour la soirée Vuitton & Pharrell Williams, après m’être évanouie, puis réveillée, puis réévanouie, et avant même de me demander ce que j’allais bien pouvoir me mettre, la question que je me suis posée est : je prends mon appareil photo ou pas ?
Tant pis, je le prends. Tout l’exercice résidera donc dans le fait d’arriver à porter ce sac de 354 kilos (oui, j’ai rajouté 2 kilos de maquillage, on sait jamais), comme s’il était aussi léger qu’une plume, car la grâce, c’est de ne pas montrer l’effort, vous le savez bien.
rock on !
Trop de chance !
Il y a quelques temps, je suis contactée par l’adorable équipe d’Anolis. Ils bossent sur le festival des Inrocks et voudraient faire quelque chose de nouveau. Ils nous proposent, à Géraldine, Yvan et moi de venir y faire des photos. Je hurle que oui, quand ils veulent.
Trop de stress !
Au même moment descend sur moi un magma de stress qui ne va plus me lâcher. Je suis folle. J’ai dit oui, alors que je ne sais absolument pas prendre de photos la nuit. La flash me hait, je hais le flash. Je téléphone à tous mes copains photographes. Je n’en ai qu’un. Qui est parfaitement d’accord avec moi, pas de flash. Ca commence bien.
Trop de tests !
Pendant deux semaines, je prends des photos de Chatou* dans mon placard pour faire des tests lumière. Je finis par en déduire que la meilleure chose que j’ai à faire, c’est d’aller derechef m’acheter le canon 5D avec une une top optique à 5000€. Puis je redescend sur terre. 5000€ ? Allright boys, je garde mon 350D, c’est bon c’est bon, ça va.
Trop de pros !
Hier, jour j. Je commence par me réveiller à 6 heures du mat toute seule, c’est un signe. J’ai deux millions de choses à faire. Je fais tout de travers. Nous décidons avec Géraldine qu’il n’y a pas meilleure idée que d’aller demander des conseils dans un magasin de photos. Conclusion de la vendeuse : sans flash ? Ahahaha vous voulez rire ? Je sors de là dans la plus rigoureuse catalepsie.
Trop de monde !
Bon, ça y est, on est à la Cigale. On commence à shooter. C’est un travail et un public complètement différents des shows fashion, et même si c’est difficile de naviguer dans la foule, ça devient très vite grisant, sauf qu’on est jamais sûr du résultat. Et que du coup on mange des Carambars pour oublier.



…Mon éternel blocage sur les lunettes, j’adore !
On est dans les backstages de la Cigale. J’aperçois Jean-Charles de Castelbajac, toujours là où il faut être jeune, et je me dis qu’il y a un truc à faire. Je me glisse dans son sillage. Il pousse la porte des loges, on est chez les New Young Pony Club, plus adorable c’est pas possible. Ils m’offrent du champagne dans la salle de bain et posent avec grâce, je fais ce que je peux niveau photo, mais c’est pas ça… Passe Mareva, je bavasse un peu avec toute la bande et puis je file.


J’étais pas sure de la Moncler, maintenant si.

J’étais pas sure des épaulettes, maintenant non plus, mais ça lui va très bien.
Trop jolie !
Dans les couloirs, je croise Toupie du groupe Koko Von Napoo. Elle est trop chic, trop patiente, prend la pose pendant une heure pendant que je m’énerve sur mon Canon et m’explique que ce petit combi-short que je veux vient de la collec printemps été 2008 d’APC. Penser à re-monter un groupe de rock.

Trop de fatigue !
Bon j’arrête le roman, surtout que j’espère avoir encore plein d’autres choses à vous raconter demain. Et surtout qu’après Second Sex à la Boule Noire, on est rentrées, mortes. Alors qu’on avait prévu d’aller fêter les 20 ans du festival des Inrocks à la Loco, comme tout Paris paraît-il. Vous y étiez, vous ? Pas nous.
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* Chatou, mon chat, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Défilés concentrés sucrés, le retour
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la coupe ou la vie
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i’ll be your mirror
En fait, ma robe Sonia qui tue, j’en avais besoin pour une très étincelante soirée au Crillon. Mais je n’écris pas ce billet pour vous raconter à quel point j’assurais trop dans ma robe. Non. J’écris ce billet pour qu’on fasse le point sur Penélope Cruz.
Parce que moi, Penélope Cruz, j’aime bien, mais je n’ai jamais hurlé à la mort que la vie est injuste en la voyant. Ce que j’ai fait avec Natalie Portman par exemple. Pour moi, Penélope Cruz est pas-mal-mais-bon-pas-de-quoi-en faire-tout-un-plat. Or, L’Oréal m’a permis d’aller vérifier mes théories en live. On m’a proposé d’aller rencontrer Penélope. En moins de temps qu’il ne faut pour manger mon clavier, j’ai dis oui.
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féminin féminin
Je ne sais pas si on peut dire que les blogs de fille font de la concurrence aux magazines. Quand on sort un peu la tête de notre écran, on se rend bien vite compte que la blogo, malgré l’irrésistibilité (sic!) de son nom est encore un tout petit phénomène.
Ce qu’on peut voir facilement, en étant juste un tout petit peu prétentieuses, c’est à quel point les magazines ont les yeux braqués sur nous. Sauf peut-être le Glamour, qui est né comme ça : pratique, très visuel, avec des articles courts, pas gnangnan et écris dans notre langue de tous les jours, moderne en un mot. Un grand succès, normal.
Les autres s’adaptent petit à petit : Le billet d’Alix Girod de l’Ain sur la crise de quarantaine cette semaine dans le Elle, par exemple, m’a frappée. Écrit sur le mode “je”, avec des tournures de phrase très proches de ce qu’on peut retrouver dans nos Netvibes*, je me suis crue à la maison. Il y a aussi les petits papiers mode décryptant les tenues des people** entre autres, les sujets shopping avec des filles de la rue…
Moi je trouve ça très bien. Il ne manquerait plus qu’on se plaigne d’influencer ceux qui nous ont tant inspiré et qu’on cite à chaque coin de billet.
Mais comme je le disais récemment, ces mags, je les achète moins. Je préfère vous lire. Du coup je me rattrape avec des publications avec plus de mode, de photo. Des vrais glossies, aussi dégoulinants de luxe et de créativité qu’un chebkakia de la Bague de Kenza.
Et voilà le problème. Le luxe et la créativité, ça n’habille pas sa femme. Et parfois, j’en ai marre de voir Kate Moss et Pete Doherty dans des mises en scène aussi ridicules que rocambolesques.
Vous savez ce qui me manque? Les petites séries de mode mettable, les petits trésors d’inspiration pour la vie de tous les jours…
Vous avez vu la série de mode masculin-féminin de cette semaine dans le Elle?
Oui? Et bien, c’est comme ça que je veux m’habiller pour les six mois à venir.
Cette mode, c’est simple, c’est tout moi. En étant juste un tout petit peu prétentieuse ;-)
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* Parfois, je me rends compte que je parle de Netvibes à tort et à travers comme si tout le monde était censé connaître ce truc génial. Alors, Netvibes, c’est un aggrégateur de flux rss.
Un quoi?
Si vous voulez en savoir plus, je vois envoie sur le sublimissime billet de la sublimissime Anne-So, la geekette la plus glamour du far-web.
** N’empêche, aucune bloggeuse n’a osé tenter de nous faire croire que Cécilia Sarkozy est une descendante stylesque de Jackie O, qui doit se retourner dans sa tombe!
Fake Can Be Just As Good
Mercredi dernier, concert de Blonde Redhead à L’Élysée Montmatre. Je suis hystérique.
Je monte la rue des Martyrs, trop classe folk avec ma petite robe et mes bottes. Je me contemple dans les vitrines (ce qui fait toujours hurler de rire mon chéri, mais là je suis toute seule, je fais ce que je veux) j’ai envie de de me Sartorialiser moi-même.
J’arrive bd de Rochechouart, où je retrouve ma copine C. qui souhaite rester anonyme et ne quitte plus ses immenses lunettes depuis qu’elle a monté les marches du festival de Cannes avec Don Johnson. (Qui ça? Don Johnson).
Devant, c’est bondé. Niveau style, c’est comme à Cannes, mais de l’autre côté des barrières. Brrrr. Mon fashion radar se recroqueville de désespoir.
On monte les marches du festival de pas de looks avec ma copine, trop stars. Arrivées là-haut, une sourde dépression s’abat sur nous. Il n’y a pas de vestiaires. Nos oversize nous scient les épaules et en plus il fait tout noir ici, on ne voit rien, et puis il fait chaud.
Ah. En enlevant nos lunettes on finit par apercevoir notre idole, Kazu, si belle au loin. Il faut qu’on se rapproche.
On fend donc la f… Ah ben non ça va pas être possible. Le public ne fait plus qu’un, un qui a décidé qu’on ne passerai pas. Et pour nous convaincre, il a un argument choc : il sue comme un chameau. Très peu pour nous.
On file au bar, magistrales dans notre imperméabilité à l’environnement rock. Imperturbables, on commande… Deux bières. Il n’y a rien d’autre, on accepte notre sort avec philosophie. J’ai du mal à croire que le liquide chaud qui remplit ce gobelet en plastique mou ait un jour porté le nom de bière, je bazarde le tout dans un geste spectaculaire. C., stoïque, accompagne son drink d’une cigarette, dans la posture bien connue “champ’ clope”, sauf que bière.
C’est alors que s’abat sur nous la menace fantôme : un vigile que je soupçonne de nous avoir pistées depuis le début nous rappelle cette loi : interdit de fumer dans les lieux publics. C. lui dit qu’elle connaît Don Johnson mais rien n’y fait. Au mépris de toute charte de la fille chic, elle va fumer aux toilettes. Yeurk! Je me moque et je me casse.
J’essaie de m’intéresser au concert. Le truc là, que j’aperçois entre deux têtes. Ah, j’avais pas remarqué que le cheveu crépé revenait. Un sujet pour mon blog, tiens. Wo! Ce mec a des tatouages de dingue! Oh ça alors! Il a des écarteurs! J’arrive à voir le concert à travers ses oreilles!! Cool!
J’ai enfin trouvé un point de vue sur mon idole. Il était temps. Elle l’a senti, elle envoie mon morceau préféré. C. arrive. Juste à temps pour lancer notre choré endiablée. On s’en fout de rien voir, d’être trop chargées, d’avoir soif, d’avoir chaud et même : on transpire.
On est vraiment trop rock’n roll.
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