Garance Doré

TAG : alaia

nude as the news

Ok. Le ciel de Paris a décidé de me faire regretter toute sortie en tenue légère, la pluie a décidé de jouer avec mes nerfs, alors tant pis : je ressors mes tenues d’hiver.

Puisque l’essentiel n’est pas là, et bien je me concentre sur l’accessoire.

… Les chaussures !!!

C’est le seul truc qui me console en ce moment. Je fais comme Julia et Vanessa. J’enfile un truc noir… Souvent c’est ma combi Mango d’ailleurs si ça vous intéresse, que je ne quitte plus vu comme ça règle d’un coup tout problème de mix ou de matchy-matchy, même que ça m’inquiète, vais-je finir ma vie en combi tellement c’est confortable, tellement c’est classe, tellement c’est facile à mettre, tellement ça rend jolie ?

Fin de la parenthèse. J’enfile un truc noir, et une paire de talons qui tranche.

Quoi ? Mais bien sûr que les couleurs cuir naturel et nude ça tranche !!!

Bon, et maintenant, vous allez me poser LA question. Je le sais, vous allez me la poser. Allez-y, posez-là !

LA question : Et tu fais comment quand il pleut avec tes belles chaussures couleur nude qui tranchent ?

Ben… Hum. OK.

JE LES BOUSILLE. Ouais, j’ai bousillé ma paire de Céline préférées. Non mais quelle conne. Maintenant je le sais. Je ne suis pas waterproof. Rien chez moi ne résiste à la pluie. Ni mes cheveux, ni mes smoky yeux, et pas non plus mes shoes. Et encore moins mes smoky yeux quand je pleure mes shoes.

Donc c’est décidé. Je ne sors plus tant qu’il ne fait pas un impassible grand ciel bleu. C’est compris, ciel de Paris ?

une fille, mille styles

Le style de Mira, c’est sa fantaisie. Alors que je passe mon temps à chercher mon identité mode, essayant de définir ce qui est moi, pas moi, ce qui me va, ce qui me raconte, ce qui me trahit, et où je vais bien pouvoir trouver le budget pour ces bottines à clous Alaïa, Mira s’invente différente chaque jour.

Et on ne voit qu’elle.

Quand je pense aux femmes dont le style m’a marquée, comme Lauren Hutton, Lauren Bacall ou même plus récemment, quelqu’un comme Giovanna Battaglia, ce ne sont pas des vêtements précis qui me viennent à l’esprit.

C’est une façon d’être à la vie. D’y trouver son confort, que ce soit sur des talons hauts ou dans des derbies, avec une micro-pochette ou un grand cabas. Mais c’est surtout une posture, un sourire, un regard, une manière d’enfoncer ses mains dans ses poches, une allure qui disent qu’on est là, avec ses coups d’éclat et ses contradictions. Et qu’on est soi, et personne d’autre.

20 Something

Résumé en 20 points de ma fashion week londonienne :

1/ Cupcake et champagne sont les mots qui vont très bien ensemble.

2/ Je veux être rousse.

3/ J’ai du mal à comprendre la mode anglaise. Ça m’inquiète. C’est trop… Pas assez… Hum. Je regarde de plus près, je m’interroge… Et je m’interroge encore. Puis je vais au défilé Paul Smith, qui n’est pas le roi de l’expérimental ni du fashion-forward, et je m’éclate ça me donne 200 idées.

4/ J’ose pas trop le dire, j’ai trop l’impression de ne rien comprendre à la fashion.

5/ Les gens sont quand même vachement habillés en noir en ce moment. Et des fois, c’est très beau.

6/ Je regarde de plus près le show Christopher Kane, je trouve ça finalement très chouette.

7/ Où est retail store Alaïa à Paris ? Pourquoi est-ce une anglaise qui doit m’apprendre son existence ? Vous ne m’entendez pas, mais là je hurle et j’ai les bras qui remuent dans tous les sens. Merde, je suis jamais au courant des trucs cools.

8/ Je vais au Dover Street Market pour toucher du Christopher Kane. Ah, ouais. Ouais, ouais !!!

9/ Pourquoi toutes les filles super sapées portent du Vivienne Westwood, et que moi quand je vais dans la boutique je trouve que ça sonne vieux pirate en perdition ?

10/ Les gens s’habillent beaucoup en noir, et parfois c’est gai.

11/ Rien a faire, je ne suis pas une party girl. Quand je party, je party too much, mais la plupart du temps je rentre à la maison et je me fais un grog. Tain mais je suis pas cool ou quoi ?

12/ Je veux apprendre à m’attacher les cheveux de plein de manières différentes. Je veux me styliser le cheveu.

13/ Suzy Menkes est la personne la plus incroyable dans sa passion pour la mode et pour son boulot. Suzy Menkes est géniale et bosse sur son ordi entre deux shows, dans sa voiture, sur les marches d’un immeuble, dans la rue. J’ai voulu m’asseoir à côté d’elle pour me dorer au soleil de sa science, mais j’ai pas osé.

14/ Ma carte bleue ne marche pas chez Urban Outfitters. Ailleurs, oui. Mais pas chez Urban Outfitters.

15/ Je déj avec Yasmin qui me dit qu’elle n’est pas une party girl. Soudain, je me sens vachement plus cool avec mon grog.

16/ Je croise Vanessa au Dover Street Market. Dans un pièce remplie de chaussures plus sublimes les unes que les autres, elle est en train de serrer très fort dans ses bras un magnifique vase 30′s. On se dit qu’on a envie d’acheter des meubles. Puis je repense à mon appart, et j’ajourne l’idée.

17/ Aujourd’hui, je vais chez Liberty. Et au V&A. Et chez Urban Outfitters. Oui, avec du cash. Je vais chez Twenty8Twelve. Je vais chez Feathers. Je vais chez Topshop. Je vais… Ah mais non. Aujourd’hui, je pars. Crap.

18/ Les gens s’habillent beaucoup en noir. Ça m’énerve. Mais très souvent, à mon appareil photo défendant, j’aime.

19/ J’ai envie de dentelle. J’en vois au sous-sol du Dover Street, je me pâme, je regarde le prix, je m’évanouis. 950£. Crap !

20/ Ceci était la dernière toque de l’année sur ce blog, j’adore, mais ça va un peu le froid. Allez. Goodbye winter ! Goodbye Cupcakes ! Goodbye London !

Buongiorno, Milano !

Oversize comme une image

L’oversize 80′s fait son chemin, j’adore. Je suis hyper pour les grandes Persol d’homme (pliables, c’est pas la super grande classe de Steve McQueen faite femme ça ?), la marinière qui devient carrément une robe (bon, si en plus c’est porté avec les plus jolies chaussures de la saison – des Alaïa, ça ne gâche rien), le jean qui n’en finit plus de dégouliner et de se retrousser.

mariacriistina.jpg

Porté avec LE débardeur de l’été, beaucoup trop grand, genre, oups, on voit mon dos, genre, oups, ma bretelle a glissé, genre, oups, oui c’est mon sein droit là pourquoi ? Ça me ramène direct en 87, par là, et à mes vacances d’été. Je regardais les grandes passer en buvant mon diabolo-menthe et en essayant de percer leur mystère.

theend.jpg

Elles portaient des débardeurs outrageusement trop grands, des caleçons de garçon ceinturés et des palmiers majestueux sur la tête. Elles marchaient sur la plage en traînant des pieds, puis d’un coup s’intéressaient à la petite fille que j’étais, venaient compter mes tâches de rousseur et m’apprendre deux trois trucs sur la vie qui se révèleraient être parfaitement faux quelques années après.

Puis d’un cri, elles me délaissaient et filaient se préparer pour aller danser.

Et je restais là, en totale catalepsie fascinatoire. Je me disais, ouais, moi aussi un jour je l’aurais, mon palmier sur la tête. Puis j’allais piquer un caleçon à mon père.

Lire la suite, qui n’a absolument rien à voir, pour ceux qui n’ont absolument rien d’autre à faire.

Je raconte n’imp’. Oui, je sais, pardon. Mais vu comme je viens de faire le tour de du monde des Alpes en train en buvant du Pino Grigio parce que sinon c’est pas drôle, que voulez-vous, je suis très légèrement à la ramasse. Ce blog devrait reprendre le cours de ses activités normales avec plein de vraies histoires avec que moi dedans (comme d’hab, ça vaaaaaaa, je sais) (moi et mon Borsalino, moi pétée dans un train, moi et mon bouquin, moi et MA VESTE ETRO oui vous avez bien lu je suis en transe Maria Carlesque) euh dans euuuuh. Alors, voyons.

Aujourd’hui commence la fashion week hommes, après, c’est la couture, et tous ces trucs ça me perturbe (en bien, en bien). Ça nous amène en juillet, et en juillet, je vais à Arles, où, croisons les doigts, j’expose. Hein ? quoi ? Pardon ?

Si, si, c’est dingue, tellement je m’en remets pas j’attends encore un tout petit peu pour vous raconter au cas où ça se ferait pas on sait jamais ce qui peut arriver mais je peux pas résister.

D’ailleurs, tiens, si ça arrive vraiment je me fais le vernissage avec un palmier sur la tête. Ouais papa, range tes caleçons !

D’ici là si je vous soûle pas trop avec mes billets sans queue ni tête, on devrait pouvoir fonctionner comme ça.

Bon allez, il est tard de chez tard, le genre de moment où si je commence à écrire je suis partie pour dire des conneries jusqu’à quatre heures du mat, genre raconter mes souvenirs d’enfance sur la plage en passant sous silence ma passion forcenée pour une chanson qui s’appelle « les démons de minuit », et dont j’ai osé trouver pendant un moment qu’elle était absolument ultime dans son genre.

Ce que je trouve aussi aujourd’hui, finalement. C’est juste le genre qui a changé, en fait.

Bon, allez, il est tard, les démons de minuit m’ont entraîné jusqu’à l’insomnie puis sont allés roupiller, les salauds.

Ils m’ont néanmoins conseillé de relire ce billet avant de le poster, ce que je ferais donc demain matin dès l’aube, parce que je suis sage comme une… ? Hoho je suis drôle !

Bon, allez, il est tard, et vu qu’à ce stade là de décalcification avancée du billet on est plus beaucoup, et vu que j’ai des palmiers fluos et des musiques qui font boum boum dans mon coeur plein la tête, j’en profite pour vous dire merci. Merci d’être là, de me rendre plus accro à ce blog tous les jours, merci pour vos encouragements et… Bon j’arrête on dirait Sheila en concert au Zenith de Tahiti Plage c’est absolument pathétique. Mais là, comme ça, au bout de la nuit, j’avais envie de vous le dire.

Raaaaaah, ça va être quelque chose de relire ça demain matin !!!

Bonne nuit !

——————

Relecture matinale effectuée. Ben quoi ? Il est vachement bien mon post ? Non ?

Ahahah non, je rigole, non, c’est une catastrophe totale, mais tout ce que j’ai dit est vrai, c’est l’essentiel.

Et puis là tout de suite j’ai plus envie d’aller boire un café que de trouver un sujet.

Allez, ce coup-ci j’y vais, bisou !!

——————–

fleur de saison

C’est marrant ces robes Miu Miu et Prada qui se baladent comme ça de show en show. Je n’ai jamais vu de collections autant portées. Les fameuses chaussures-fleur sont partout, et ces robes, ces jupes aux dessins organiques hantent les rues brûlantes de Milan, ça fait un peu comme des apparitions.

Et quand je dis brûlantes, je déconne pas. La ville fond sous mes pieds. Chacun de mes pas laisse une empreinte profonde dans l’asphalte.

Des collection si fortes que je me demande presque si ce n’est pas la robe qui finit par vous porter. C’est une vraie question, pas une critique. J’ai justement pris en photo ces deux filles car je trouve qu’elles ont assez de chien pour enlever l’ensemble et être juste belles dans leurs robes.

Mais j’ai fait un tour au 10 Corso Como (on va dire que c’est le Colette milanais, même si l’esprit est sensiblement différent) cet après midi, et, à passer la main sur toutes ces pièces si belles et si fortes, de la robe-fleur en néoprène Balenciaga en passant par les fameuses jupes d’Alaïa, je me suis demandé comment je les porterais, moi. Il faut avoir une sacrée personnalité pour les faire siennes, ces pièces-là, vous ne trouvez pas ?

——————

  • Page Precedente
  • Page Suivante

Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

EN SAVOIR PLUS

Pour trouver des photos par style, mots-clés...
Utilisez la recherche avancée

Recherche avancée

English Version

Garance Doré FR / EN
Illustration FR / EN
Photo FR / EN
Video FR / EN
Comments

Follow me on

TwitterFacebookBloglovin

Partners

  • The Sartorialist
  • walter schupfer