Garance Doré

TAG : amies

I Celestine !

Dès fois je me rends compte que, outre le fait que je raconte une bonne partie de ma vie sur ce blog, vous avez aussi droit à un livre de mes rencontres en images. Celestine, je l’avais déjà croisée au fashion weeks. Elle a toujours des looks incroyables, sexy, punchy, pointus et pleins d’humour.

Puis je l’aie revue à Londres, on a bavardé un peu, elle m’a fait rire avec son accent irlandais à couper au couteau et son énergie a faire court-circuiter le metro Londonien.

Je lui ai proposé qu’on fasse des photos pour le Vogue.com, elle a dit un grand Yes, et je l’ai retrouvée chez elle. Of course, le métro a eu un black out, je suis arrivée super en retard et en taxi, et du coup on a dû speeder pour shooter. En même temps, ça collait bien avec le rythme Celestine.

On a même eu le temps de prendre un fast breakfast de 1PM. En fumant une cigarette. « Je fume seulement pendant les fashion weeks » elle a éclaté de rire. [un jour, il faudra que je vous fasse une liste de ce que les gens ne font que pendant les fashion weeks, ça pourrait être drôle] Puis vu comme j’étais à la bourre et comme cette fille est un ange, elle m’a raccompagnée dans sa mini-voiture de course. Ouais. Speed-dating style.

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Folklo

Hier, je croise une grande jeune fille juste en bas de chez moi. Elle a une allure incroyable et porte ce que j’imagine être la plus chouette des doudounes vintage qu’elle aurait chiné dans le pays lointain d’où elle viendrait, où je ne serais jamais allée, et dont on aurait pu s’entretenir derrière un grog aux épices mystérieuses.

Direct je lui parle en anglais d’ailleurs, totale emballée par les récents changements sur mon blog. Bientôt je vous pourrez m’appeler Garance Van Damme, if tu vois what je mean.

Elle là  elle me répond : Bonjour ! Avec l’oeil éberlué, vu comme je fais pas du tout illusion avec mon accent français à couper au couteau suisse. Je blushe.

Puis je tente de reprendre une couleur normale en lui demandant d’où vient sa sérénissime doudoune au bleu si exotique, et là elle me répond Manoush.

Ouais les amis. La terre lointaine est juste en bas de chez moi, en fait. Et d’ailleurs, quand on s’est échangés nos contacts, je lui ai demandé comment elle épelait Marianne, et elle m’a répondu « comme la République française » avec un sourire.

Au fait, Marianne habite à deux immeubles de chez moi. On est super voisines.

L’aventure est au coin de la rue, c’est bien comme ça qu’on dit ?

 

 

La vie, c’est cool comme un train qui part (dans la bonne direction)

Aujourd’hui, je file. Je pars passer le week-end dans le Sud. Et vous savez quoi ? Je ne suis pas blasée une seconde. JE SUIS TROP HEUREUSE, c’est irrationnel comme je suis heureuse. Je suis même incapable d’écrire des trucs tellement je suis hyper heureuse.

Passer un week-end entre amies, c’est pas une certaine idée du bonheur ?

Ben voilà. Bon allez, inutile d’essayer de faire mon intéressante, les gens heureux n’ont rien à raconter et je suis carrément… Bon ok.

Donc juste une photo sans tendances, sans treggings vinyle, sans talons de 12, sans Balmain (Quoi ? Comment ? C’est possible ?) et sans plus d’histoires.

Je vous embrasse bien fort et je vous raconterais tout ça.

Et promis-juré. Même si je dois dormir la tête dans le lavabo, je me démaquille.

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belle de jour

Veste inspirée par le défilé Balmain SS09

Dimanche dernier, je buvais un café avec une amie. Légèrement décoiffée, ce qui lui arrive à peu près aussi souvent qu’à Simone Veil, cachée derrière ses grandes lunettes fumées, elle me dit « Garance, faut que je te raconte. Hier, j’ai passé la pire nuit de ma vie. »

« C’était tellement horrible, je ne me suis même pas démaquillée. Non mais tu te rends compte ? Jamais, jamais de ma vie je ne me suis pas démaquillée. Ça m’est même arrivé de dormir la tête dans le lavabo, mais démaquillée. »

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The winner takes it all

Puisque mon corps c’est Waterloo et que mes amies suisses s’obstinent à m’envoyer du chocolat plutôt que des Audemars Piguet, j’ai décidé de me mettre à la gym suédoise.

Paraît qu’on y gesticule sur du Abba, moi ça me va.

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au vert et contre tout

Mais qu’est ce qui m’a pris de faire une semaine de détox ?

Well, on la fait à l’américaine ? Alors euuuuh. Previously, on A Girl Like Me.

Il y a deux semaines, lundi : je rencontre une ado à la peau de pêche. Mais comme elle dit des mots comme « sotte » et « zut », je lui demande son âge. Elle me répond qu’elle a 53 ans, et devant mon air effaré, me dit qu’à part se tartiner de Dior depuis ses 18 ans (normal, elle bosse chez eux, hein) (houla mais ça fait 35 ma belle, j’espère pour toi que tu n’es pas aussi fidèle à ton mari ! ) elle ne fait rien.

Je lui lance un regard perçant à la Derrick et je lui dis allez lâche l’info. Avoue. Comment tu fais pour avoir une peau naturellement photoshopée comme ça ?

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shopping antidote

Pardon Punky. J’avais pourtant bien lu ton dernier billet, jeté sur la toile juste avant de courir attraper ton train, des Isabel Marant Étoile dans les yeux.

Tu avais tout prévu. Les shopping and dancing, la valise loose, immense parce que tu l’avais piquée à tes parents afin de pouvoir la charger de nouvelles acquisitions, tu avais prévu un budget raisonnable et jusqu’à quel point tu pouvais l’exploser.

Mais tu m’as mise en travers de ton chemin. Avais-tu oublié mon regard critique? Mon rapport sage et pondéré* à la mode? Chiant comme un jour sans post? Avais-tu décidé de ne pas penser à mes :

« Pfuuu, c’est mal fini »,

« On dirait du Monoprix, à 80€ ils auraient au moins pu finir de le souder leur collier »

« Cette blouse? Ouais, pas mal. Mais tu l’as déjà non? »

« Tu vas pas acheter un truc chez Manoush? »

« Khiels? Pffffu, mais c’est saturé de paraben! »

Et pourtant nous l’avions, notre arme fatale, j’ai nommé l’irréstistible Balibulle, notre shoppeuse effrénée en chef. Vous aurais-je contaminée? A-t-on manqué de temps? As-tu mangé trop de noix chez Jour? La rentrée ne nous inspire-t-elle tout simplement pas?

Ce qui est sur, c’est que le soir, en rentrant chez nous, nous nous sentions orphelines.

De shopping bags.

Et de mon influence néfaste, j’ai la preuve. J’ai tourné le dos trois minutes, trois.

Et tu t’es claqué deux robes chez AmApp.

Alors je tiens à m’excuser auprès de toi, et surtout de tes lectrices qui attendaient avec gourmandise ton compte rendu en images. Je ne recommencerais plus. Tu reviendras, dis?

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* Qui ça, moi hystérique, bondissante et vitupérante à propos d’une blouse à carreaux? Tu es sûre? Non, je ne vois pas.

politique des sentiments

Légèrement grisée par l’alcool, C me confiait son amour pour Nicolas Sarkozy et les costards cravate quand, par un subtil glissement sémantique, elle commence à s’attarder sur son célibat, ô combien subi.

Grisée moi aussi, j’ai soudain l’idée du siècle. J’ai un ami, O, bien de sa personne, célibataire, costard cravaté et encarté à l’UMP. Connexion facile : deux amis unis par le bleu de leurs idéaux, quel beau début pour une histoire, n’est ce pas?

Je donne donc mon téléphone à C qui fait une entrée fracassante dans la vie de O : « Allô, je suis la femme de ta vie, rejoins nous tout de suite » avec une voix archi torride je vous raconte que ça.

Bref, ils passent une nuit endiablée à s’envoyer du champ’ à la gloire de Bolloré au Mathis, et j’ai droit le lendemain à deux rapport circonstanciés, totalement enthousiaste pour O, légèrement plus pointilleux du côté de C.

« Il est génial, mais je sais pas, c’est pas tout a fait ça, tu comprends, je suis emmerdée maintenant il est a fond il arrête pas de m’envoyer des textos tu ne veut pas l’appeler pour lui expliquer? »

Soit. J’appelle O, je prends des méga pincettes pour lui dire que C n’est pas intéressée mais qu’elle aimerait bien le garder comme ami. Plus malin qu’un Borloo, il me voit arriver comme une législative au moi de mai.

Légèrement déçu mais fair-play, il décide d’honorer le deuxième rendez-vous qu’il a proposé à C, mais de la ramener sans lui proposer l’ouverture et de téléphoner dans la foulée à un second couteau qui semble être bien plus docile que C. Le dîner se déroule néanmoins dans une ambiance des plus détendues si vous voyez ce que je veux dire.

Je sens le vent tourner. Quelques jours après ce rendez-vous, C m’appelle. Elle n’a plus ne nouvelles de O, et elle désespère. Je suis dans une position délicate. J’ai bafoué mes principes. J’aurais dû refuser ce poste de ministre de la communication. Elle veut le revoir.

Mais c’est trop tard. O a retourné sa veste. Dans un geste désespéré, C passe un dernier coup de fil, mais n’arrive pas du tout à suivre mes conseils. C’est la catastrophe, elle est pleine de revendications, lui pense déjà à ses prochaines campagnes. L’histoire à peine ébauchée est bel et bien finie.

Conclusion : En amour, bien souvent, celui qui désire le plus peut le moins. Alors qu’en politique…

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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