Garance Doré

TAG : artiste

Oh que c’est beau !

Hier, je me suis rendu compte que c’était le dernier jour de l’expo des films de Guy Bourdin au Bon Marché. J’ai pris mes jambes à mon coup et j’ai sauté dans le métro, direction Sèvres-Babylone.

Oh la la, dire que j’ai failli rater ça.

Sublime. Une vraie mise en apesanteur. Inutile d’essayer de vous le décrire, ce ne serait pas du jeu. J’ai adoré la mise en scène circulaire, adoré la bande son d’Ariel Wizman, adoré avoir un aperçu des backstage, si gais, si frais, adoré voir Guy Bourdin en train de shooter dans un Caddie.

Et j’ai surtout adoré cette saturation de couleurs, de sourires, le souvenir de ces années si libres, où provoquer était un jeu, où la sensualité débordait d’humour et où choquer ne faisait pas peur.

Obligé de vous en rapporter un petit bout, en mouvement pour une fois, ça s’imposait… Voici quelques vidéos. Regardez-les toutes en même temps, ça vous donnera une toute petite idée de l’excessive beauté de l’expo.

Aaaah. Bourdin. Mais que c’est beau.

off the festiwall

Raaaah ce blog est vraiment trop rock. En fait tout est rock dans ce blog depuis quelques jours, sauf moi. Car il y a un truc qu’il faut absolument que je vous avoue, sinon je serais hyper malhonnête et ce ne serait pas rock du tout. Je ne connaissais pas 70% des groupes qui étaient au festival*.

Ça vous déçoit à mort hein ? Je sais, un monde s’écroule. Ben je vous le dit, pour moi aussi. Faudra que je vous explique pourquoi, mais le fait est que je suis en ce moment une rock-ignare.

Voilà donc comment je me suis retrouvée (notez que je n’inclus pas Géraldine mais vous pouvez mettre un nous sur tout ce papier, je pense qu’elle ne m’en voudra pas) (pas trop) à compulser frénétiquement le petit carnet du festival avec les portrait des artistes pour voir si je devais leur courir après. Oui, parce que comme me le faisait remarquer mon ami Alex hier, niveau fashion, Zach Condon est un peu comme Alain Bougrain-Dubourg au milieu des grands singes de Bornéo : il dénote. Mais niveau classe musicale internationale il méritait bien une photo.

En même temps, on pourrait presque imaginer que ça m’a donné une imperceptible fraîcheur, voire une innocence toute virenquienne…

CONTINUER

dreams are my reality

doudoune Tsumori Chisato
Cette doudoune, ce rêve, c’est Tsumori Chisato of course.

En dehors du fait que, comme je l’expliquais hier, au Festival des Inrocks, le look se chasse plutôt du côté backstage, l’incroyable ambiance qui règne dans ce festival entre les artistes, les organisateurs et le tout venant (nous avec nos appareils photo par exemple, le public, les techniciens) tient littéralement de l’alchimie.

La Cigale et ses extraordinaires loges y font beaucoup. Pendant le festival, elles se transforment en fourmilière. Tout le monde se croise, se sourit, bavarde 5 mn puis repart à son catering ou à son interview. Et les artistes également, quelque soit leur ‘degré’ de notoriété.

Il faut dire qu’on nous avait largement balisé le terrain. Domino (super bloggeuse, super rencontre) et Julien de chez Anolis, les organisateurs de notre week-end relooking extrême, avaient tellement bien fait leur boulot qu’on entendait au moins trois fois par jour : Ah, c’est vous les photographes (gloups) ? Venez venez ! C’est par ici.

C’est grâce à cette décontraction que j’ai pu boire des coups avec Shingai Shinowa et qu’on se dise que la meilleure chose qu’on pouvait faire c’était prendre une photo allongée par terre, demander à Yelle de poser sa jolie robe sur les carreaux de la salle de bain, convaincre Julien Doré que faire une photo avec moi c’était le truc le plus cool qui pouvait lui arriver, et toucher les cheveux de Devendra Banhart…

Ah non j’exagère en fait. Devendra, c’est pas pareil. Devendra, c’était à L’Olympia. Et l’Olympia, c’est vachement moins peace and love que la Cigale, quelle que soit la longueur de tes cheveux. Loges immenses, lumière trop feutrée pour nos reflexs et cliquetis de star attitude, il est le seul dans le regard duquel j’ai senti une pointe de condescendance…

Bref, je vous fait pas un roman, c’était une magnifique et épuisante aventure, voici les photos d’hier, je ferais peut-être un billet pour vous raconter notre festival du côté off… Si ça vous dit !

zach condon, Beirut
Juste pour toi Domino, Zach, de Beirut.

Julien Doré
Julien Doré, un gars vraiment cool et attachant.

Niveau mecs, on sent qu’il se passe quelque chose du côté des cheveux :

Jeremy Ylvisaker
Jeremy Ylvisaker, musicien d’Andrew Bird.

Noah Georgeson
Le mec le plus cool de la terre,
Noah Georgeson, guitariste génial de Devendra Banhart, qui a aussi ses projets perso.

Devendra Banhart
Devendra Banhart en petit pull. Pour voir son chapeau, c’est chez Géraldine que ça se passe !

Dans le sillage flower power d’hier, quelques trouvailles :

Et des carreaux pour finir. Incroyable manteau trouvé aux puces, j’ai vérifié, la coupe est parfaite. Vive les manteaux vintage !

you say party ! we say die !

Pour ceux qui n’étaient pas la ce week-end, nous traquons avec Géraldine et Yvan tous les faits et gestes de la mode au Festival des Inrocks, appareil photo au poing depuis jeudi.

Comment dire… Il y a des jours où c’est dimanche. Tout est plus calme, le temps prend un rythme cadencé et à Paris, la mode fait une pause. Enfin. Plus précisémment à la Cigale.

Peu de looks aujourd’hui à vous montrer, on se concentre donc sur les yeux de chat de Becky, la chanteuse de You say Party ! We say Die ! (exactement ce que je me suis dit en me regardant dans mon miroir ce matin). Plongée directe dans les années 80, à la ville comme à la scène.

Parce que s’il est vrai que le public ne se sape pas trop dans les concerts de rock, chez les artistes, la tenue de scène a fait un vrai come back, c’est assez génial. Je me souviens, il y a quelques années de ça, j’organisait des concerts, et quand Blonde Redhead m’avaient appris qu’ils avaient des changements de tenue, j’avais été complètement mystifiée tellement ça n’arrivait jamais. (Déjà que j’étais complètement mystifiée par Simone le batteur, imaginez ma tête, on aurait dit Beth Ditto avec son make up).

Là, très peu de groupes n’ont pas étudié leurs tenues, et c’est un vrai régal. Avec une mention spéciale pour Yelle, Beth et notre découverte d’hier soir, la sculpturale et fascinante Shingai des Noisettes (et pourquoi pas les noix de cajou tant qu’on y est) avec une majestueuse coiffe d’immenses plumes noires et lustrées.


Becky Ninkovic, You Say Party ! We Say Die ! , à la scène.


Becky à la ville, plus 80′s tu die.


Tom Smith, Editors.
Déchirant de beauté sur scène. Une vraie révélation.


Chris Urbanowicz, Editors.


L’incroyable homme-orchestre d’Elvis Perkins.


Tiens, un look sympa ! Une fille sympa ! Une robe Sandro !


Pour finir, la géniale Shingai Shoniwa, après le concert, dans sa loge, entourée de ses accessoires. Pour voir ce que donne la coiffe portée, courez chez Géraldine.

 

Vendredi ou la vie sauvage

Vendredi. Pfff, ce matin, je suis crevée d’avance. J’ai encore mal dormi. Je commence à soupçonner Chatou de faire exprès de faire des mini-bruits* la nuit histoire de voir si elle pourrait pas grapiller des croquettes** sur un malentendu genre oh ! c’est le matin, vite, donnons des croquettes à Chatou. Ah mais noooon il est 4h ooooh elle nous a encore bien eus !

Je décolle donc à quatre heures (de l’aprèm hein) de chez moi sans avoir rien fait de terriblement productif, même pas m’habiller décemment. C’est que ce soir, pas de parka encombrante, pas de reboulage, je veux du pratique et party-proof, donc je suis habillée n’importe comment MAIS avec mon satané foulard, ma malédiction, vous comprendrez peut-être plus tard pourquoi.

Bref. J’arrive aux balances*** à la Cigale quelques heures plus tard (comment ça qu’est ce que j’ai fait entre temps, je suis du style à vous raconter ma vie moi ?) Aux balances, il y a… Ben euh que moi en fait. Je prends mon air le plus occupé et j’attends l’arrivée des artistes. Enfin, je LE vois, et je LE coince dans les toilettes.

Jon
Jon McClure, Reverend and the Makers.

Puis je continue à coincer dans tous les coins, mais alors, que des mecs.

The Twang
Phil Etheridge, The Twang.

Devonte Hynes
Devonte Hynes, Lightspeed Champion.

 

Les concerts commencent, toujours aucune fille à shooter. C’est très sage ce soir, tout le monde s’est party-proofé ou quoi ? Tout ça me met dans un état de déprescence avancée. Je m’ennuie, je râle, Géraldine encaisse, mais qu’est ce que je vais poster demain etc, mais qu’est ce que c’est que ces concerts sans looks etc, mais où ils ont caché le champagne etc, buvons pour oublier, etc, etc.

Ce qui est bien, c’est qu’avec le champagne vient le look. (et je raconte n’importe quoi)

Effi Briest
L’une des filles d’Effi Briest, trop de champagne, oublié nom, help.
Par contre notez spartiate Chanel, bravo mademoiselle.

Blood red shoes
Laura-Mary Carter, Blood Red Shoes.
Ils m’ont dit qu’ils étaient dingues de Twin Peaks. Sans blague !

Blood red shoes
Steven Ansell, Blood Red Shoes.

Bon, puis à un moment, on se regarde avec Géraldine, et on se dit : Fluokids !!! Et hop direction le Point Éphémère. L’ambiance est cool, les gens sympas, les toilettes déchirent, le mojito pas trop sucré. Bref, il est temps de rentrer. À demain ;-)

Fluo kids party
Hianta, des Fluokids

Fluo kids party
Diane, des Fluokids.

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

 

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*Genre venir ronronner à 5h du mat SUR ma tête.

** Mon chat a une grosse tendance à l’obésité. Genre, quand elle vient dormir sur mon ventre, j’étouffe.

*** tests son avant un concert.

les yeux dans la mode

photo streetstyle

Hier, j’ai pris deux minutes pour aller faire un petit tour chez the Sartorialist. Ses photos sont de plus en plus belles et son NY ne lasse pas de me fasciner. J’ai envie de rentrer dans le cadre, de m’asseoir en terrasse avec ces filles de me poster derrière son épaule.

Et surtout, j’ai le sentiment que ce type va marquer son époque. J’ai souvent eu l’impression de faire partie d’une génération où l’exaltation se trouvait par fragments, ça et là, qui recyclait beaucoup, mais pour qui le passé restait un idéal et surtout une chaîne.

Là, je ne vois que du neuf.
Et le fait qu’internet soit le révélateur de son talent n’est pas étranger à ça. L’immédiateté, le sens du partage, et la part d’intime que Le Sartorialist nous livre, par exemple en nous faisant suivre quelques étapes de son shooting pour le Elle anglais, font partie de son oeuvre au même titre que sa lumière.

Vous l’aurez compris, sa notoriété dépasse largement internet, et il devrait d’ailleurs exposer chez Colette à la rentrée. Très curieuse de voir ça en vrai.

Mais il n’est pas le seul. J’ai récemment découvert les polas de New York City Girl, j’adore (en général, sur les blogs de photos, il faut cliquer dessus pour les agrandir), et pour en finir avec NY et la mode, l’incontournable Cobrasnake, trop yes yo supergénial et pas que pour ses photos de soirées.
Dans un autre style, the famous Lalaland (moi de toutes façons, dès qu’il y des polaroids, je deviens hystérique), et j’aime beaucoup Goreadgo, et Susan Burnstime dont cette photo particulièrement me donne des frissons.

Mais il y en a des centaines que je ne connais pas, et peu de frenchies en plus.
Donc si vous avez des pistes, n’hésitez pas.

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dans la peau de sofia coppola

Sofia Coppola

J’aimerais bien être Sofia Coppola. D’ailleurs, en y réfléchissant bien, il ne me manque que deux trois trucs, rien de bien difficile, il me faut :

Une famille mythique :
Ca, j’ai. Ben quoi, vous connaissez peut-être pas mon père, mais il est mythique dans un style bien à lui et sur un rayon de 2 hectares environ autour de son restaurant. D’ailleurs ma mère, elle aussi est une artiste contemporaine déjantée. Elle adooooore son piano à queue, elle l’a planté au milieu du salon. Personne ne fait de piano chez nous? Non, c’est ça le concept.
Comme quoi, moi aussi, je suis une fille de, en fait.

Un échec cuisant :
Comme Sofia, mes parents on essayé très tôt de ma lancer dans la vie. Moi, c’est pas dans le Parrain III que j’ai créé la polémique et recu trois prix de la pire actrice. C’est à mon dernier match de hand. Je sais, je sais, j’au tiré dans nos propres buts, mais mon geste n’était-il pas sublime?

Des amis artistes :
Pfffffuuuu! Alors là! J’en ai plein! Et comme ceux de Sofia, ils viennent souvent de l’underground : Son ex Spike Jonze, les extraordinaires Sonic Youth, la géniale photographe Hiromix
Bon, les miens sont encore ultra underground, d’accord. Mais ils commencent a faire du bruit sur Myspace je vous raconte pas! Ils ont 3122 amis. Comment ça ils ont un friend blaster*?

Être complètement dinguo sous mes airs sages :
Trop facile! Moi je fais même plus! Je suis complètement dinguo sous mes airs… dinguo! Mais d’un autre côté moi, j’ai pas de preuves qui courent sur internet qui montrent que je suis capable de faire n’importe quoi, à la seule condition que ce soit demandé par les amis artistes underground cités plus haut.

Ne pas avoir peur d’essayer plein de trucs dans la life :
Ahhh Sofia! Décidément toi et moi on est jumelles. Je commence à me dire que tu m’observes, c’est pas possible. Moi-même j’ai monté une marque de fringues. C’était y a dix ans et j’ai pas encore trouvé de nom, oui, je suis perfectionniste, en même temps, t’as vu le nom de ta marque, toi? J’ai également animé un show. Bon, toi tu as interviewé les Beastie Boys et moi le principal du lycée, et alors?
Tu as aussi été photographe pour Vogue et assistante de Karl Lagerfeld?
J’aime pas Karl lagerfeld.
Comment ça on ne peut pas ne pas aimer Karl Lagerfeld?
En fait, la seule différence, c’est que toi, tu as ouvert ta propre boutique concept à LA alors que moi je suis même pas capable de vendre un truc sur Ebay. C’est tout.

Me dire : tiens, je fais un film.
Et faire trois film qui marquent mon époque. Ben quoi, patience! Moi, je suis plus jeune et beaucoup plus moderne que toi. Plus personne ne s’en souvient ok, mais avant les Virgin Suicides, tu avais monté un petit court avec tes petites mains, un petit projet perso fait avec beaucoup d’amour et peu de moyens, une sorte de blog du septième art en fait, non?

Avoir l’air adorable et être une peste, en fait :
Là je vais être obligée de me mettre à nu devant vous : Sofia, c’est moi. Ne vous fiez pas à mes sourires. Je suis la plus impitoyable LDP (langue de pute, voyons) que Paris ait jamais porté. Mes amis adorent.

Être dingue de ballerines : Alors là Sofia, je suis carrément énervée. Parce que là, tous mes proches, si underground soient-ils, pourront témoigner. J’étais fan de ballerines bien avant toi. Bon ok, je sais pas si j’aurais osé les mettre sur le red carpet (comment ça mes pieds n’ont jamais foulé le début d’un commencement de red carpet? LDP, va!), mais j’étais là avant.
Et le fait que tu fasses partie de mes icônes de mode ne t’autorise pas à venir marcher sur mes plates bandes.

Et puis mince à la fin. Tu m’as piqué le nom de ma fille. Tu me fatigues à tout faire comme moi avant moi!

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Quelques pistes, à voir si vous avez deux minutes ce week-end :

Son court métrage : Lick the Star, part 1, part 2.

L’émission total n’importe quoi autour du cultissime clip des Beastie Boys : Hi-Octane présentée avec sa meilleure amie, Zoe Cassavetes (oui, oui…)

Pour finir de vous prouver que cette fille est dingue : Sofia est hystérique dans Mildred Pierce de Sonic Youth, et Sofia fait sa gym avec les Chemical, dans un clip de Spike Jonze.

En parlant de clips, quand Sofia s’y met, ça donne ça, pour les rares qui l’auraient loupé.

Et pour connaître un peu mieux son clan, on peut jeter un oeil à ce clip de Phoenix (dont Thomas Mars, le chanteur, est l’amoureux de Sofia) fait par Roman Coppola, son frère.

Enfin, je vous préviens, ce sont des petites pubs pour son vin, mais c’est tellement charmant que j’ai pas pu résister à vous les montrer : les Sofiamini. Room Service, In Flight, Ice Cold, In Bed, In Limo.

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* un friend blaster, comme son nom l’indique, est un truc qui envoie automatiquement des demandes d’amitié. Aaaah, Myspace!

la fin d’un amour

björk

Un jour, comme nombre de mes contemporains, j’ai complètement craqué pour ça :

Un vrai coup de foudre. Et puis surtout il y avait cette cover. De Mondino si je me souviens bien. Une nouvelle séduction, une sensualité secrète, une force et une détermination dans le regard qui m’ont immédiatement conquise.

Je n’avais pas 20 ans, Björk est devenu mon premier modèle, mon guide, mon amie imaginaire. Je me calme, sinon je vous fais une thèse sur elle et sur l’Islande (enfin, si vous en voulez une, il suffit de demander :-). Pour moi c’est l’un des personnages les plus passionnants de notre époque.

Björk adore la mode, et en plus elle n’a peur de rien. Découvreuse, à l’aise à poil comme dans des vêtements en 3D, en déroulant le fil de ses choix vestimentaires j’ai découvert beaucoup de créateurs. Beaucoup d’artistes aussi, ses collaborations poussant toujours plus loin l’exigence, l’expérimental, le pointu…

Jusqu’à un jour, l’écoeurement. C’était visible, ses covers parlaient pour elle. De plus en plus emprisonnée, phagocytée par les créations dont elle se vêtait. Sa voix, ses cris ont commencé à me hérisser. Ils ne parlaient plus de cette femme libre et forte, de l’Islande et de ses geysers, mais d’une douleur que je ne me risquerais pas à analyser.

Comme la fin d’un amour, doucement, avec respect, je me suis éloignée.

Et puis elle sort un nouvel album, et puis hier je n’ai pas croisé son regard dans le métro. Enfermée dans une bouteille d’Orangina qui aurait trop pris de LSD, je pense que si elle a accepté de montrer son visage c’est sous la pression de son label. Et puis j’ai écouté son nouvel album, Volta. On dit qu’elle s’est détendue, qu’elle recommence à s’amuser.
Je vous le dis tout de suite, je n’en suis pas convaincue.

Mais je vous pouvez aller vous faire votre avis en écoutant quelques titres ici. Et puis je vous ai sélectionné quelques images et podcasts, profitez de ce week-end pour aller vous y balader si vous ne connaissez pas, ce serait dommage de passer à côté de ça.

Mon image préférée, et je suis incapable de dire de qui elle est mais je suis sûre que vous allez m’aider…Et puis celle ci par Terry Richarson. Pour en voir plus, c’est ici.

Des vidéos en commençant par Isobel de Gondry avec qui elle a fait les clips les plus incroyables…
Le sublime Hidden place par Inez Van Lamsweerde & Vinoodh Matadin et M/M Paris.
Oceania par le collectif LynnFox.
Complètement dingue en robe Mc Queen faite de milliers de petites cloches. Who is it par Dawn Shadforth.

Et enfin, quelques images du livre réalisé par M/M.

Et comme les Islandais sont les plus connectés du monde, Björk a 146377 amis sur Myspace, et une communauté très active sur son site, ou on peut retrouver tous ses clips, si vous voulez aller plus loin dans la découverte de son fascinant univers.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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