Garance Doré

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en douceur

Histoire de digérer doucement la fashion week, et aussi mon week-end, voici quelques idées pour commencer la semaine en douceur…

Ah, d’abord, Miff. C’est trop chic, Miff, Miff vient juste de changer de nom, il s’appelle Fifi maintenant, mais Miff est toujours aussi fashion. Fifi lapin donc, c’est la fashion à la portée du crayon, Fifi, c’est un doigt de fantasme et deux de créativité, Fifi, c’est chou, Fifi, c’est nous, je veux mon Fifi.
Comment ça je m’emballe?

Et puis si vous ne l’avez pas déjà vu, il y a ce petit film de Ridley Scott pour Prada avec l’étrange Daria. La navigation dans le site est hyper agréable et j’ai beaucoup aimé ce mini-métrage basé sur le poème Thunder Perfect Mind, poème mystérieux dont les origines remontent à la nuit des temps. Moi j’aurais choisi autre chose que du jazz (j’aime pas le jazz), mais de la mode, du cinéma et de la poésie, peut-on vraiment demander plus?

Et puis j’ai posté quelques photos ici. J’ai préféré ouvrir une nouvelle page plutôt que de mélanger photos et dessins. Je ne sais pas du tout à quelle fréquence je posterais, ni ce que Dans Paris va devenir, mais j’avais envie de partager ces images. J’en assez en réserve pour cette semaine, en tous cas!

Enfin, pour que la semaine commence vraiment bien, saluons la sortie du nouvel album d’Arcade Fire. Leur premier m’avait transportée…

mon networking de la balle

Dans ce monde de brutes, faut networker. Rencontrer des gens, parler de soi, se vendre.
Mon chéri, qui est du style integro-bourru, dit « se corrompre ».
Moi, je dis c’est la vie, et j’agis.

- Je trouve une soirée ou je vais pouvoir côtoyer les célébrités de mon milieu. J’appelle ma copine Sophie qui aime bien boire du champagne en riant bêtement, j’enfile une jolie robe, et hop en avant.

- L’endroit est beau, l’endroit est déco, la musique est naze, on met une coupe de champagne dans ma main. On commence à critiquer les gens avec Sophie en gloussant, puis soudain je me souviens, je suis là pour networker.

- Quelle chance! Voici Céline, notre hôtesse et copine. Elle me fait un point people. Une dizaine de personnes à rencontrer, dont deux que je dois ab-so-lu-ment harponner. De toutes façons elle connaît tout le monde, elle va me présenter.

- De la contenance. Allez une coupette. Une cigarette. La soirée commence à prendre, ça bavarde de tous les côtés. J’ai une de mes target en vue, et la carte de visite qui gigote toute seule dans ma pochette. Sophie me montre un truc.

- Mon dieu, c’est des tempura, et il y a aussi du thon mi-cuit, et oh, du cheesecake!!! Je remets mon accostage à plus tard, je fais honneur au buffet. Mentalement, je fais mes calculs. Si je ne rencontre que 5 de ces personnes, c’est déjà super.

- Céline passe par là, m’attrape par le cou, et me présente à une créature étrange et sympathique. Me glisse à l’oreille que c’est biiip le biiip de biiip. Je sens mon coeur se serrer. Oh la la dire un truc spirituel, dire un truc spirituel hiiiiiiiii!!! (bruit du cerveau en surchauffe)

- Trop tard. Un mètre quatre vingt de style et de glamour sont venus se planter devant moi. Je dégage mes Zara de ses Louboutin et je vais prendre une coupe. Interdit de m’en vouloir. Je revois mes objectifs. Si j’arrive à parler 2mn avec lui, je m’offre les Pierre Hardy.

- Mais qu’est ce qui me prend de me confier à ce pilier? Damned! Je suis ivre. Je suis morte de rire et je danse et je parle avec plein de gens pas du tout sur ma liste mais alors très très sympas. Je jette un oeil enfiévré à ma target. C’est le bal des pétasses. Bon ok c’est pas des pétasses elle sont toutes juste parfaites et belles et spirituelles. Et accrochées à son cou.

- J’abandonne. T’façons j’ai toujours été nulle en networking, c’est pas maintenant que je vais me transformer en Basile de Koch. J’imagine déjà le sourire satisfait de mon chéri. Je bavasse avec n’importe qui, en fait, je m’amuse comme une petite folle, Sophie est ravie, elle m’apporte une verrine mangue-passion.

- Bon, ben, on y va. Mes cartes de visite ont retrouvé leur calme, elles ont encore de beaux jours à ronronner tranquilles.
Sur ce, l’une de mes nouvelles copines de dance floor me file un petit bout de papier griffoné, en me disant, appelle. En partant, j’y jette un oeil distrait.
« hiiiiiiiiiiiiii!!! fifiiiiiiiiiiiii! tu devineras jamais!!! c’était biiiiiiiiiiip, la biiiiiiiip de biiiiiiiip!!!

Pour tout conseil en networking social, réseautage et autres viaduqueries, je vous laisse prendre contact avec mon agent?

La jolie robe est de Trovata. En bonus sur leur site, pour les amoureux du dessin et de la mode, une super petite bd fashion par ici. So chic!

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Vous pouvez retrouver les commentaires sur ce billet sur mon ancien blog, ici.

petites news


Bon, alors, dans le désordre :

Pour les fans parisiennes, la collection Proenza Shouler pour Target est chez Colette depuis hier jusqu’au 3 mars. Les prix sont tout petits, si j’ai le temps, j’irai bien y faire un tour demain, juste pour le plaisir de me fighter avec quelques fashionistas colettiennes, une catégorie bien à part ;-)

Pour mes lecteurs adorés, ce petit mot pour que vous ne soyez pas choqués si soudain apparaît dans la colonne de droite quelque chose qui ressemble euh… Bon, il faut bien le dire, à de la pub. Après des mois de réflexion à ne pas pouvoir dormir (comment ça j’exagère) j’ai fini par me dire que tant que la pub est jolie et dans la lignée d’ »une fille comme moi », après tout, pourquoi pas?

Et puis, pour le monde entier, c’est trop chouette! Marguerite Sauvage, une super géniale illustratrice que vous connaissez forcément, vient d’ouvrir son blog. Elle y parle avec douceur de son métier (et je sais que ça intéresse certaines d’entre vous ;-), de son inspiration et y montre différentes étapes de son travail. J’adore!

très drôle…

Quand une fille m’énerve un peu, c’est souvent parce qu’elle a touché juste.

Il y a un tel bonheur à faire rire les gens que parfois, je me suis dit que j’aurais aimé être humoriste. En fait, c’est pas du tout possible, ça va, je sais. J’ai mon public de fans absolus, ils sont quatre à peu près, et je n’ai qu’à lever le petit doigt pour les voir s’étrangler, se contorsionner, s’étouffer de rire.

Mais la plupart du temps, les gens qui ne me connaissent pas bien me regardent avec un air étonné-inquiet, et je remballe ma dérision aussi sec.

J’ai été très contente quand j’ai vu débarquer Gad Elmaleh. Je n’avais accroché avec aucun humoriste avant. Je ne l’ai pas trouvé beau tout de suite, mais il y avait une telle classe dans son humour, une telle finesse que j’ai fini par me dire qu’il fallait absolument que je fasse une bataille d’humour avec lui, rien que pour le plaisir de me faire rétamer.

Ne parlons même pas des femmes humoristes. Quand on voit comment la sympathique Valérie Lemercier a galeré pour faire comprendre qu’elle aimerait bien aussi être considérée comme une femme, on se dit que si on a un peu de talent, mieux vaut se planquer derrière une plume comme Sophie Fontanel pour raconter ses délires.

Eheh! Je suis donc ravie, et même si je suis loin d’avoir trouvé mon idole femme, je suis vraiment ravie que Louise Bourgoin soit arrivée.
Avant ça, dans un autre style, j’aimais beaucoup Daphné Bürki : c’est simple, cette fille rit tout le temps, parle de mode sans la prendre au sérieux et se met en scène tout en restant parfaitement adorable.

Mais Louise!
Louise, elle montre à toutes les filles (enfin, à moi), que le ridicule ne tue pas. Une blague sur deux tombe complètement à plat.
Louise, elle est méchante. Si si, elle est méchante. Elle donne tous les jours l’âge de people qui essayent de nous faire oublier qu’ils sont nés en 34.
Louise, elle remballe les gros lourds nés en 34 qui lui font du rentre-dedans en direct live.
Louise pousse des cris, fait des grimaces, déconne tout le temps.

Et pourtant les mecs l’adorent. Ben oui, c’est un concentré de féminité.
Alors, je suis très contente, pendant longtemps on a voulu me faire croire que pour attraper les mecs ils fallait minauder en remuant son derrière. Je vous rassure, ça fait longtemps que j’avais compris que c’était faux, mais je trouve que l’air devient plus frais pour les femmes en ce moment, et j’aime bien ça.

l’air du temps

Légère, je marchais le nez au vent, quand d’un coup, je me vois arriver à l’autre bout de la rue. Stupeur!
Petite sotte. Ouvre les yeux, c’est juste une autre fille à la mode.

Comme le disait récemment le très juste papier d’Hélène, un seul physique un seul look, ces dernières années, la mode s’est tellement démocratisée que pour être originale il faut se lever tôt. Pendant longtemps, ils suffisait de connaître quelques petites adresses, de lire deux trois parutions pointues, et on pouvait arborer cet air satisfait de la fille à qui on ne la fait pas.

Je ne me suis jamais dit, « tout le monde en a donc j’en veux », bien au contraire. Mais maintenant, tout le monde veut tout en même temps. Les tendances sont décortiquées à la mèche près et en temps réel sur internet et je me sens bien prise au dépourvu.

Pour autant, rien ne me fais plus plaisir que de voir les silhouettes se métamorphoser au fil des saisons. Bien sûr, la mode change pour qu’on achète et achète encore, mais j’aime me laisser entraîner dans cette effervescence, et j’aime aussi regarder les photos de mes parents il y a des années, voir ce que leur mode disait de leur époque.

Heureusement, un joli regain accompagne ce déclin, et comme toujours, il vient de la rue. Ce sont les coolhunters. Et quand on aime la mode, on ne se lasse pas de regarder et de s’inspirer de ces visages et de ces allures.

Et de temps en temps, chez les plus doués d’entre eux, on trouve ce que l’on avait oublié chercher dans cette course frénétique à l’apparence : le style, la grâce. L’air du temps.

Mes deux préférés (pour les rares qui ne les connaîtraient pas :-) : The Sartorialist, le chic new-yorkais, et Face Hunter le glam’ parisien, chez qui on trouve en bonus une liste de la plupart des hunters de la planète.

l’amour est ailleurs

Je rebondis sur moi même, ma note d’hier et son passage sur les couples. Les couples. Bon dieu le simple fait de me dire que je suis en couple suffit parfois à me faire froid dans le dos.

Enfin, à l’heure ou je vous parle, j’ai mis de l’ordre dans tout ça.

Jusqu’à 25 ans, tout allait à peu près. Mes amis garçons et filles vivaient leur vie amoureuse comme ça leur chantait, on habitait seul, ou en colloc, on traversait des ruptures déchirantes, on disparaissait deux mois parce qu’on avait rencontré l’amour fou… Il y avait bien sûr quelques couples inamovibles mais nos vies bordéliques d’étudiants débauchés nous préservaient de toute forme d’embourgeoisement, d’encroûtage, de cataloque Habitat.

Si j’ai connu le problème des soirées pack, je vous avouerais, c’est que pendant un instant, comme sur une île du pacifique, j’ai été tentée.
Je vivais à l’époque avec un attachant artiste très drôle et très très fort en barbecue et nous possédions un appartement avec une charmante terrasse. Un jeune couple à croquer. Une référence couplesque.
Autour de nous, l’air de rien, des couples stables se formaient. S’installaient ensemble, s’achetaient la console rouge de chez Ikéa, disaient « nous ».
Et puis, nous invitaient à dîner.

Ce qui au début nous est apparu comme un chouette moyen de voir nos amis filles et garçon tous ensemble est vite devenu un incroyable fardeau qui ne se multiplie que par 2. Bizarrement, les amis célibataires se retrouvent écartés. C’est pourquoi nous avons appelé cela les soirées pack. (pack de 2, de 4, de 6 de 8 plus y en a, plus c’est lourd)

En général, à la base, il y a une amitié entre 2 personnes, qui lorsqu’elles se mettent en couple, essaient de faire fonctionner cela avec leur moitié.
Ca ne marche pas parce que :

- En couple, souvent, les caractères s’annulent. C’est à dire que votre super copine, avec qui vous rigolez comme une baleine quand vous prenez le thé entre filles, devient soudain une jeune femme raisonnable qui vient juste de s’arrêter de fumer.

- Bien souvent, votre copine, toute à sa nouvelle joie conjugale, s’est lancée dans une recette tout aussi sophistiquée que stressante, ce qui, mine de rien, électrise l’atmosphère. Ca + l’arrêt de la cigarette, et vous vous dites que auriez dû amener un spacecake pour l’aider à lâcher prise au dessert.

- Bien souvent, les discussions tournent autour de sujets « généraux » politique ou actualité, ou, bien pire, autour de l’argent, (accéder à la propriété, acheter une nouvelle voiture) ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça.

- Le pire, c’est que bien souvent naît une espèce de compèt malsaine autour qui va s’acheter en premier le canapé Ligne Roset ou qui va mettre en route le premier bébé. (là, ma, super copine à les yeux qui roulent et la joue rose. Et ce sans spacecake)

Oui, je sais, à ce stade là, c’est horrible, vous êtes Philibert et Clothilde, le rock’n roll en vous a pris ses jambes à son cou.
Et je l’ai vraiment vécu.
Et le pire, c’est qu’il faut rendre l’invitation. Et faire la cuisine.

Héhé, mais oh, vous me prenez pour qui?
C’est fini ce temps là! J’ai rangé les couples pack au placard, gardé que les meilleurs, ceux qui savent rester eux mêmes (il y en a!), rappelé mes copains célib, et tout ceux qui veulent, et je ne fais toujours pas la cuisine!

monaco – le soir


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La nuit tombe, Monaco s’allume, je lève les yeux.
C’est saisissant. Une sorte de boursouflure de la côte d’azur. De la verticalité, des villas accrochées au somment des falaises, à en avoir le vertige. Des routes suspendues. Un vrai champignon. Étouffant.

Une éternité plus tard, nous voilà partis pour le restaurant. À ce stade là, nous sommes au moins 25. Tout le monde s’engouffre dans des Jaguars et des Porshes, pour aller… 50 m plus loin.

Une foule compacte se presse au restaurant. Notre hôte nous installe. Il reste quelques chaises. Les jeunes souriants s’y glissent comme une pluie fine. Certains ont moins de chance, ne trouvent pas de places assise et s’en vont. Je commence à comprendre.

Devant nous passent des nuées de blondes à l’anglais approximatif. Des filles de l’Est. « Elles cherchent des « sponsors », si tu vois ce que je veux dire », me glisse-t-on.
Trop d’excitation, d’agitation, je mange de travers.
En quelque sorte, nous avons de la chance car nous faisons partie de l’escorte rapprochée de notre hôte, qui est aussi celui des 30 personnes qui se pressent autour de lui. Pour les autres, c’est les chaises musicales. Si tu vas aux toilettes, tu perds ton repas et ton champagne et tu dis au revoir en souriant. Des filles moins scrupuleuses n’hésitent pas s’asseoir sur des genoux généreux. La table d’à côté se libère, notre table s’agrandit, il reste quelques chaises, les portables chauffent. En 5 mn chrono débarquent 4 ou 5 nouvelles créatures bien décidées à profiter du banquet.

Notre hôte parvient à rester charmant, centré, et même à continuer à commander à boire. Ma phase d’observation sociologique prend fin, laissant la place à un écoeurement grandissant. Superchic parle une seconde avec une blonde qui l’abreuve de louanges sur sa robe, sa classe et sa beauté. Elle me regarde, ce regard dit : « j’en peux plus, on y va ».

Nous laissons cette équipe à leur vie animale et notre hôte en pleines négociations. Il nous l’avait dit : ici, les affaires, ça se passe la nuit, entre une coupe de champagne et les seins fermes d’une fille.

Dans la nuit chaude, nos filons par la haute corniche.
Reprendre de la hauteur, enfin.

monaco – le vernissage


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Entre une vingtaine de d’oeuvres admirables circulent autant de garçons chargés de plateaux en équilibre. On fait un petit tour, on prend le truc à la légère. « Tu verrais ça chez toi ? champagne ? »…
Notre hôte nous présente, nous sommes souriantes mais nos talons nous font un peu mal. Superchic est avec moi.
Elle veut bien me suivre, je vais m’asseoir dehors.
La galerie est coincée entre deux hôtels prétentieux. Derrière nous, de longues voitures déposent J.R Ewing, Barbara Cartland et une floppée d’aristochats. Ils passent devant nous, nous constatons que la mode monégasque a sa grammaire à elle, et qu’elle conjugue le plus-que-parfait à l’impératif : il faut que ça brille. Les limousines étincellent, les Rolex flamboient et les peaux liftées reluisent.
Va savoir pourquoi, c’est fascinant.
Devant l’expo se bouscule aussi une coterie de jeunes et très jeunes plutôt branchés, souriants et rafraîchissants.

Le temps se rallonge, on décide alors d’aller visiter New York New York, au Grimaldi Forum, qui fait sa nocturne aujourd’hui.
Il faut le savoir, à Monaco, la clim t’étrangle avec ses doigts glacés à chaque pas de porte. Est-ce un moyen de conserver les chairs ? La chanson de Steph’ de Monac’ « Comme un ouragan -la tempête en moi » prend tout son sens. Elle ne va plus me quitter jusqu’à notre départ.
Tout le monde a l’air parfaitement habitué. Il fait moins 12 et nous sommes en robe de soirée d’été.
L’expo est agréable. Rien qu’on n’ait déjà vu, pas de thème particulier, si ce n’est cinquante ans de création new-yorkaise (rien que ça!). Superchic envisage un Rothko, je fais mes prières devant un Basquiat.
Mais on grelotte et on a lâchement abandonné notre hôte.

De retour au vernissage, les choses se précisent. Le champagne a fait son effet : les yeux brillent, on rit, on transactionne. Les simples amateurs s’éclipsent, les collectionneurs montrent leurs visage. Liftés au moins pour les hommes, liftés, siliconés, retroussés pour les femmes.
L’impression générale quand même ici, c’est que la vieillesse est une chose méprisable, mais que l’argent compense largement cette calamité : si tant est qu’on accepte de donner un peu, la fête perpétuelle qu’est la vie et son lot de chairs fraîches et d’alcools frappés peut s’étirer à perpet.

Les jeunes gens de tout à l’heure n’ont pas bougé d’un pouce.
Ils ont l’air d’attendre que quelque chose se passe.

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bon, la suite demain, et je voulais aussi vous dire que jamy nous offre sa recette de l’épilation à la cire au sucre, j’ai pas encore testé, mais ça a l’air génial! merci encore jamy!

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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