Australia

Crâneuses !

Les filles, en Australie, elles prennent l’automne avec philosophie. De toutes façons il ne fait jamais vraiment froid. Dans les boutiques les pulls côtoient les maillots & les nu-pieds. On pique quelques pièces chaudes au vestiaire de l’hiver, mais on les porte jambes nues et avec une peau caramel.

On joue à l’hiver, quoi.

J’adore ce mix intersaison, mais ça me rend dingue : je suis hyper jalouse ! Moi qui croyais rentrer et trouver le printemps !!!

Pfff. Rendez-moi mon automne australien !!!

friends & wonders

À Sydney, j’ai eu la chance de dîner à côté d’Heidi et de Sarah-Jane, les créatrices de la marque Sass & Bide. C’était un grand dîner avec beaucoup d’invités, beaucoup de plats, et beaucoup de vin. Le genre de dîners auquel tu te demande, alors que tu es en train d’appliquer ta dernière couche de mascara devant le miroir, à quelle sauce tu va être mangée.

À côté de qui tu vas être assise, quoi… J’ai eu de la chance.

Sass (Sarah-Jane) et Bide (Heidi) sont deux filles vibrantes, drôles et incroyablement chaleureuses. En trois minutes, j’ai commencé à raconter ma on s’est mises à parler de tout, de mode, de bouffe, d’amour.

Je m’étais déjà de nombreuses fois baladée dans leurs boutiques. J’aime leur mode. J’aime le soin qu’elles apportent à leurs vitrines. Dans chacune d’entre elles, l’une de leurs « sculptures », crânes recouverts de clous ou de strass, sont comme des cabinets de curiosité en miniature qui attirent l’oeil et guident vers leur monde étrange et sensuel.

Mais ce qui m’a le plus touchée, c’est leur amitié.

Quelques jours plus tard, Sass & Bide célébraient les 10 ans de leur maison. Leurs proches avaient chacun réalisé une oeuvre (celle d’Heidi et Sarah-Jane est en première photo, et vous pouvez voir ici celles de Kate Moss, Rankin, Daisy Lowe…), qui allait être vendue aux enchères au profit de leur projet caritatif, le collectif Shine.

Heidi a prit la parole. Sarah-Jane était à côté d’elle, elle souriait. Nous les avons regardé, et j’ai imaginé.

La création d’un projet à deux. Un rêve qui prend forme. Les joies, les engueulades, les coups durs. J’ai toujours trouvé ça merveilleux de travailler avec mes amis.

Mon esprit s’est égaré et j’ai pensé à eux. J’ai quelques amis avec qui je pourrais partir au bout du monde. Ceux que je peux réveiller au milieu de la nuit pour venir me consoler et ceux avec qui on trouve le fou rire même dans les moments les plus sombres, ceux avec qui on fait des fêtes gigantesques et ceux avec qui on n’a jamais fait que parler. Ceux qui m’énervent mais que j’adore. Ceux que j’énerve mais qui m’aiment quand même.

C’est trop bon à regarder, une belle amitié.

Eternal Sunshine

Je suis dans l’avion. J’ai l’impression que depuis des heures le crépuscule s’étire, comme si on trompait la course du soleil.

Pour mon dernier jour en Australie, j’ai eu envie de revoir Jade. Je lui ai proposé qu’on se retrouve chez Tusk, vu que je suis parfaitement capable de tomber amoureuse d’un papier peint couleurs coucher du soleil.

C’était le matin de ce jour sans fin que je suis en train de vivre. À l’heure qu’il est j’arrive à Singapour, et ne me demandez même pas quel jour on est, je suis complètement perdue devant mon 18ème Earl Grey. C’est pas mal en fait comme sensation.

L’Australie me manque déjà.

C’est bon la distance. Ça permet de prendre congé. Les longues heures passées dans un avion sont comme une alcôve secrète où, seul, déconnecté, on peut regarder la réalité s’éloigner. Dire au revoir, collecter ses souvenirs, rembobiner  ses émotions, et enfin les enrouler très serré, pour pouvoir les garder disponibles, vivantes, au plus près de soi.

Unplugged

J’aime beaucoup la manière qu’ont les australiennes de réinterpréter le grunge.

… Aaarrgh mais je dois filer ! Bisou, bonne journée !!!

… Aaaaah mais attendez, j’ai oublié de vous remercier pour tous les adorables messages que vous m’avez laissé pour mon anniv ! Allez hop, encore une occasion de vous embrasser ! Bonne journée !

La Plage

La seule fois où j’ai essayé de surfer, c’était en Californie. J’avais été à l’époque assez casse-cou pour me jeter du haut de mon néophytisme, la tête la première dans une horde de surfeurs tatoués jusqu’aux dents, assoiffés de vagues, et prêts à bouffer tout cru n’importe quel intrus.

Ouaip. Cuisant.

J’avais été sortie de la plage par le haut de la combi, et j’avais à compter de ce jour-là dit adieu à mes rêves de vagues, de romance salée avec Keanu Reeves (Pointbreak, vous vous souvenez ?), de corps de rêve et de fartage intensif au coucher du soleil.

Depuis, les surfeurs, je préfère les regarder. Hahum.

Je me suis amusée comme une gamine à Bondi Beach. Pas mis les fesses dans l’eau, faut pas dèc, je ne me me baigne qu’entre le 13 et le 17 août, dans la Méditerranée, les étés de canicule, mais l’atmosphère sur cette plage est tellement chouette, les couleurs tellement vives et l’énergie cosmique (Oh bah quoi, ça vous arrive jamais de sentir qu’un endroit est plein de bonnes vibrations ?) tellement palpable que je me suis mise à courir partout. Et vu que j’avais mon appareil photo, ça m’a donné une bonne excuse pour aller parler à n’importe qui, même à un sac vert.

Faut me comprendre aussi. J’étais déchaînée de bonheur, et lui il était tout seul, regardant au loin si son maître masterisait le swell (là perso je ne comprends rien à ce que je raconte hein, moi non plus, je vous rassure).

J’ai trouvé archi cool de voir plein de filles surfer, et puis, juste avant de partir manger un John Dory grillé en regardant la mer [Ça c'est le truc que je comprends pas. NON MAIS CA VA PAS DE DONNER DES NOMS DE GENS À DES ANIMAUX COMESTIBLES (et grillés à point) ? À chaque fois que j'avalais une bouchée de mon (délicieux) poisson grillé, j'envoyais en pensée des excuses à toute sa famille imaginaire, je sais pas moi, à... Walter Dory, à Donald Dory, à euuuh... Garance Dory ? Là, un dauphin à fait un salto arrière au loin et la culpabilité a rejailli sur ma famille, au moins sur quatre générations.]

BREF. Quand même, c’était bon, même si à relire mon texte je me demande bien ce qu’ils y mettent, dans leurs poissons.

ET DONC… Et juste avant de filer retrouver mon John Dory grillé, j’ai rencontré Margot.

Margot est française, et non seulement elle m’a fait exploser de rire, « bon, ok, tu peux me prendre en photo, c’est cool, tout le monde va croire que je suis une star internationale du surf, et ils vont hurler de rire quand je vais couler à la première vague, mais ça va, ça va ! », mais en plus elle m’a direct invitée à une soirée de rêve, où elle m’a dit « Il y aura plein de surfeurs si tu veux faire de la photo ».

Damned !!! J’ai pas pu y aller. Bah, faut croire que le fartage au coucher du soleil c’est vraiment pas pour moi, sur quatre générations.

Même si en vrai, le surf… J’ai vachement envie de reéssayer. Qui m’accompagne ?

Bisou, bonne journée ! Et encore pardon, John Dory. Vraiment, hein. Désolée.

Jour de fête

Un chignon fait à la va-vite, une paire de lunettes strassées, une allure sexy et décontractée : voilà exactement ce que je voudrais pour mon birthday !

Allez hop, je vous embrasse super fort, je file mater les surfeurs à Bondi Beach. Bonne journée !