TAG : australia
Call me !
À la plage avec le Vogue Australie

« OH YES !!! »
Tel a été mon cri quand Georgie McCourt m’a contactée pour le Vogue Australie. L’idée c’était, sur deux pages, de mêler illustrations, photos et textes pour donner ma vision mode de l’Australie. J’adore ce genre de compositions. Et j’adore aussi quand on me donne toute liberté pour m’exprimer. C’est un cadeau rare que je savoure à chaque fois. Je me suis donc régalée, je l’attendais… Et voilà qu’il est enfin sorti !

Si vous me suivez, vous savez à quel point j’avais adoré ce voyage. Que l’un des plus beaux magazines du pays me permette d’exprimer encore une fois mon amoooour, c’est trop de bonheur !
Et puis ça me permet de revenir sur un sujet dont je ne vous avais pas beaucoup parlé à l’époque. J’y pensais certainement moins à ce moment là qu’aujourd’hui où le thermomètre n’arrête pas de monter, remarquez…

La mode à la plage ! Les maillots ! Les australiennes vont à la plage toute l’année. Du coup c’est pour elles une vraie culture, et les maillots font donc partie intégrante des défilés. C’est comme ça que j’ai découvert pendant la fashion week australienne une marque dont j’ai adoré le swimwear.
Ça s’appelle Zimmermann, et leur collection m’avait frappée par leur maillots une-pièce aussi beaux que des robes de soirée (sur la photo ci-dessus, dessin du haut). Ça m’a carrément redonné envie de porter des une-pièce. Vous m’auriez dit ça il y quelques mois, j’aurais vous aurait ri au nez.
Bon, quand j’y étais, des une-pièces, j’en ai pas vu des masses sur la plage, hein. Et pour tout vous avouer, je ne me suis pas encore DU TOUT penchée sur la question de mon maillot de l’été.
Comme toutes les autres années, je ne vais donc plus rien trouver en rayon, déprimer, remettre mon achat à plus tard, et finir par m’acheter un truc au magasin de la plage au prix de l’or en trois tailles trop grand une minute avant d’aller me baigner.
C’est pour ça qu’il va falloir que je retourne en Australie pour savoir 1/ si la mode des maillots une-pièce a prit, 2/ pour acheter des maillots Zimmermann, et 3/ pour faire un gros bisou à toute l’équipe du Vogue ! Ouais. Obligée.
Merci à Clarice pour les photos du mag, vous trouverez plus d’images sur son blog. Et un grand merci aussi à mon cher Tim, mon ami et mon allié qui même perdu au fin fond des États-Unis m’aide à mettre tous les jours et avec talent mes mots en anglais.
Bisou ! Bonne journée ! Si vous voyez un maillot quelque part, faites-moi signe, hein ! Une pièce ou pas une-pièce ?
Et THE question qui tue… Le une-pièce, on le roule pour bronzer ?
À fleur de peau
Quand Schéhérazade a extrait ce collier de son tiroir, j’ai été prise d’une bouffée de nostalgie. À vrai dire, cette nostalgie, elle avait un goût de gin-tonic : ça m’a rappelé le ras de cou Bulgari que ma mère s’était offert dans les 80′s.
Il était épais, assez ouvragé et ne la quittait jamais. Je me souviens de le voir briller sur sa peau bronzée, à l’époque où la plage était une scène aussi glorieuse que les boîtes de nuit et où les maillots était plus élaborés que des robes de soirée. Curieusement, depuis quelques temps, je me demande où ma mère a bien pu le ranger.
Ça m’a aussi rappelé les gros bijoux de Sagan, Deneuve, Carole Bouquet, et plus récemment le petit coup de génie de la styliste Steevie Dance dans une série mode du magazine australien Russh qui m’a beaucoup inspirée.
Il faut absolument que je vous reparle du magazine Russh. Il faut aussi absolument que je vous reparle de Schéhérazade, de ses illustrations, de ses photos, et de ses yeux en amande douce…
Crâneuses !
Les filles, en Australie, elles prennent l’automne avec philosophie. De toutes façons il ne fait jamais vraiment froid. Dans les boutiques les pulls côtoient les maillots & les nu-pieds. On pique quelques pièces chaudes au vestiaire de l’hiver, mais on les porte jambes nues et avec une peau caramel.
On joue à l’hiver, quoi.

J’adore ce mix intersaison, mais ça me rend dingue : je suis hyper jalouse ! Moi qui croyais rentrer et trouver le printemps !!!
Pfff. Rendez-moi mon automne australien !!!
friends & wonders
À Sydney, j’ai eu la chance de dîner à côté d’Heidi et de Sarah-Jane, les créatrices de la marque Sass & Bide. C’était un grand dîner avec beaucoup d’invités, beaucoup de plats, et beaucoup de vin. Le genre de dîners auquel tu te demande, alors que tu es en train d’appliquer ta dernière couche de mascara devant le miroir, à quelle sauce tu va être mangée.
À côté de qui tu vas être assise, quoi… J’ai eu de la chance.

Sass (Sarah-Jane) et Bide (Heidi) sont deux filles vibrantes, drôles et incroyablement chaleureuses. En trois minutes, j’ai commencé à raconter ma on s’est mises à parler de tout, de mode, de bouffe, d’amour.
Je m’étais déjà de nombreuses fois baladée dans leurs boutiques. J’aime leur mode. J’aime le soin qu’elles apportent à leurs vitrines. Dans chacune d’entre elles, l’une de leurs « sculptures », crânes recouverts de clous ou de strass, sont comme des cabinets de curiosité en miniature qui attirent l’oeil et guident vers leur monde étrange et sensuel.
Mais ce qui m’a le plus touchée, c’est leur amitié.

Quelques jours plus tard, Sass & Bide célébraient les 10 ans de leur maison. Leurs proches avaient chacun réalisé une oeuvre (celle d’Heidi et Sarah-Jane est en première photo, et vous pouvez voir ici celles de Kate Moss, Rankin, Daisy Lowe…), qui allait être vendue aux enchères au profit de leur projet caritatif, le collectif Shine.
Heidi a prit la parole. Sarah-Jane était à côté d’elle, elle souriait. Nous les avons regardé, et j’ai imaginé.
La création d’un projet à deux. Un rêve qui prend forme. Les joies, les engueulades, les coups durs. J’ai toujours trouvé ça merveilleux de travailler avec mes amis.
Mon esprit s’est égaré et j’ai pensé à eux. J’ai quelques amis avec qui je pourrais partir au bout du monde. Ceux que je peux réveiller au milieu de la nuit pour venir me consoler et ceux avec qui on trouve le fou rire même dans les moments les plus sombres, ceux avec qui on fait des fêtes gigantesques et ceux avec qui on n’a jamais fait que parler. Ceux qui m’énervent mais que j’adore. Ceux que j’énerve mais qui m’aiment quand même.
C’est trop bon à regarder, une belle amitié.
Eternal Sunshine
Je suis dans l’avion. J’ai l’impression que depuis des heures le crépuscule s’étire, comme si on trompait la course du soleil.
Pour mon dernier jour en Australie, j’ai eu envie de revoir Jade. Je lui ai proposé qu’on se retrouve chez Tusk, vu que je suis parfaitement capable de tomber amoureuse d’un papier peint couleurs coucher du soleil.
C’était le matin de ce jour sans fin que je suis en train de vivre. À l’heure qu’il est j’arrive à Singapour, et ne me demandez même pas quel jour on est, je suis complètement perdue devant mon 18ème Earl Grey. C’est pas mal en fait comme sensation.

L’Australie me manque déjà.
C’est bon la distance. Ça permet de prendre congé. Les longues heures passées dans un avion sont comme une alcôve secrète où, seul, déconnecté, on peut regarder la réalité s’éloigner. Dire au revoir, collecter ses souvenirs, rembobiner ses émotions, et enfin les enrouler très serré, pour pouvoir les garder disponibles, vivantes, au plus près de soi.
Unplugged
J’aime beaucoup la manière qu’ont les australiennes de réinterpréter le grunge.


… Aaarrgh mais je dois filer ! Bisou, bonne journée !!!
… Aaaaah mais attendez, j’ai oublié de vous remercier pour tous les adorables messages que vous m’avez laissé pour mon anniv ! Allez hop, encore une occasion de vous embrasser ! Bonne journée !






























