Garance Doré

TAG : beaute

Ah, ça c’est sûr, c’est sympa de manger tout ce qu’on veut.

D’ailleurs, dans mes Feel Good Books et dans beaucoup de magazines que je lisais, je me rendais compte que c’était un peu la mode de penser comme ça : les régimes c’est fini, il faut se fier à sa sensation de satiété et manger à sa faim, c’est tout ce qui compte.

Oui, tout à fait. On va dire que c’est un bon début.

Ça m’a aidée à déculpabiliser pendant les quelques mois qui ont suivi ma “crise”. Ça m’a aidé à déculpabiliser, et ça m’a vachement aidée à continuer à ne pas pouvoir fermer mes jeans.

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J’adore les cheveux de Naz.

J’aime aussi son style, mais je bloque sur ses cheveux car je trouve qu’ils lui donnent une allure incroyable.

Et vous savez quoi ?

Attention je vais tout ramener à moi, je vous préviens.

Vous savez quoi ? Je crois que j’ai les mêmes cheveux. Pas loin, en tout cas.

C’est bizarre. Depuis que j’ai fait le Keratin Treatment, puis que j’ai abandonné parce que je trouvais que ça ne me ressemblait pas, mes cheveux ont changé. Ils sont encore plus bouclés et encore plus volumineux qu’avant. On m’a dit que ça faisait parfois ça. Sachez-le si vous vous mettez en tête de vous faire un Keratin Treatment !

Et pourtant, j’ai beau adorer les cheveux de Naz, sur moi, je n’arrive pas. Parfois dans un elan de bravoure je les laisse sécher au naturel et je trouve ça super beau, et donc je sors avec, mais au bout de 5mn j’ai l’impression qu’on ne voit que moi avec mes cheveux immenses et hop, je les attache.

Paraît que c’est pas bien de les attacher tout le temps, ça les casse. Et encore pire si vous les attachez mouillés, ce que je fais tout le temps. Sachez-le si vous les attachez tout le temps !

Pourquoi est-on capable d’adorer sur les autres ce qu’on n’assume pas sur soi ?

Les Yeux de Tamiko

Vous avez deviné de quoi je vais vous parler ?

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mes nuits sont plus belles que vos jours...

Partout, partout, partout. Partout je vois des filles qui veulent me rendre jalouse avec leur blondeur surnaturelle. Mais qu’est ce qui se passe ? Cette saison, toutes les filles sont passées au blond platine.

Aaaah la la. Ça me fait des frissons dans le dos.

Je trouve ça absolument sublime, c’est tellement rock et angélique à la fois que j’ai l’impression que toutes les filles blond platine ont forcément une vie beaucoup plus fascinante que la mienne. Sûr à 100%. Toutes. Obligé.

Voilà. Si un jour je plonge la tête la première dans une bassine de javel, au moins, vous saurez pourquoi.

Bonne journée !

hello princesse !

Ok. Je retire tout ce que j’ai dit sur le fait de porter un couvre-chef il y a une semaine de ça.

Je me souviens Moscou, je regardais les filles passer, leurs talons aiguille se plantaient dans la glace et elles marchaient sans regarder où leurs pieds se posaient, droites comme des pics, avec leurs toques en fourrure sur la tête. On aurait dit des reines.

Je ne les ai pas regardées longtemps vu à quel point je caillais dans mes Moon Boots, mais on peut dire une chose, c’est que je venais de prendre un cours magistral de femme fatale.

Mais ce qui est bien avec la toque, c’est que même à plat, et même très habillée très simplement, ça donne une romance et une majesté inconstestable à la silhouette.

Ce qui est bien avec la toque, c’est qu’on a même pas besoin de make-up tellement ça rend belle.

Ce qui est bien avec la toque, c’est aussi qu’on en trouve partout, à tous les prix.

Ce qui est bien avec la toque, c’est que pas tout le monde n’ose encore.

Moi je dis, c’est le moment d’oser. Non ? Bonne journée !

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la muse et l’artiste

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Ce coup là, je ne m’y attendais pas du tout. Invitée pour la présentation du nouveau make-up artist de Lancôme, j’étais là, tranquille, en train de raconter ma vie comme toujours, quand arrivent Alice et Aaron. Ils ont quelque chose, ça se sent tout de suite. On me les présente.

Aaron c’est donc la nouvelle star du make up. Il me présente Alice, son assistante et sa muse, puis s’intéresse à moi. Pas un mot sur lui. Puis on me l’arrache. J’en profite pour prendre quelques photos d’Alice dont le style, l’humour et l’étrange et vénéneuse beauté me vont droit au coeur. On accroche assez vite, on déconne, on parle de photo, de Stephen Malkmus, notre héros, elle m’étrangle parce que j’ai vu Pavement en concert. Et on parle de New York, où elle vit quand elle ne parcourt pas le monde.

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Alice porte un vrai bleu de travail, avec une veste et des bottes Westwood

Mais la conférence commence. En bonne mauvaise élève, j’arrive en retard, je me prépare à m’ennuyer sévère, j’envoie des oeillades à mes copines, limite je fais des avions et du papier mâché.

Puis Aaron commence à parler. Et là, je ne comprends pas ce qui m’arrive. Il m’émeut. Son humour, sa simplicité, son accent hyper bizarre, sa façon de parler de son boulot, de ses débuts, de ses héros, de Rei Kawakubo, de Slimane, de Kate Moss avec qui il bosse.

De ces gens en présence de qui, dit-il, l’existence vibre et les idées s’entrechoquent.

Je commence à l’écouter, bouche bée. Je sens ce truc indescriptible, ce petit souffle précieux qui vous cueille quand vous ne vous y attendez pas. Je sais pas, genre, l’inspiration.

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À la fin du truc, j’ai complètement oublié qu’on est là pour parler de rouge à lèvres. Je vais le remercier comme j’aurais remercié Bob Dylan à la fin d’un concert, la fille à peine impressionnée. Je ne raconte plus du tout ma vie. Et je repars, enchantée.

Quelques jours après, je reçois un coup de fil de chez Lancôme. Aaron s’est intéressé à mon boulot. Il est venu faire un tour ici, il a aimé mes dessins. Il aimerait, si je suis d’accord, qu’on travaille ensemble.

Je ne vous parle pas souvent de mon boulot, mais je peux vous dire un truc. Même si on ne fait jamais rien avec Aaron, c’est pour des rencontres comme ça que je bosse. Tout le reste, c’est du bla bla.

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bleu comme toi

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On est là dans un trip familles je vous aime avec ma mère et son amie M. que je n’ai pas vue depuis 20 ans, à se claquer un petit bordeaux-rillettes au Sauvignon rue des Saint Pères (et oui je vous raconte ma vie, et oui, mais oui). On est donc là à se griser en se disant que c’est absolument incroyable comme on a pas changé, quand en face de nous s’assied Mélodie.

Nous voilà le souffle coupé devant son charme, comme arrêtés en plein vol (ce qui n’est pas si mal quand on sait qu’on en était à notre troisième Saint-Émilion et que ma mère commençait à montrer le contenu de son sac aux jeunes filles de la table à côté) (et je vous raconte pas ce qu’il y avait dans son sac) (un indice se cache dans ce post).

Moi : « pardon, je vais prendre une photo. »

M. : « et en plus elle a l’air terriblement sympa. »

Ma mère : « tu prends cette photo, tu l’envoies à ta soeur (Sacha, 13 ans) (qui a exactement la même chevelure que Mélodie) (sublime) (et bien entendu quotidiennement, consciencieusement et rigoureusement aplatie pour un effet des plus stratifiaires) et tu lui dis qu’elle me jette tout de suite son lisseur céramique. »

Voilà, c’était un message personnel de maman à Sacha et à toutes les filles qui savent pas quoi faire de leurs grands cheveux. Rien à ajouter.

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Sinon, il se passe un truc avec les petites robes bleues vintage et les gros colliers non ?

Le pendentif ancre à la Fonfonelle vient d’une boutique du Marais, la marque c’est Culotte. Vous connaissez ?

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D’ailleurs, du coup j’ai foncé dans la première friperie du coin et j’ai acheté des tas de conneries : un chapeau trop petit, une chemise trop grande et une robe à couper pour faire une jupe qui sera géniale. Un jour. Peut-être. Si je ne m’en sers pas comme tablier, avant.

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PS : Vous vous souvenez de mes images de Valentine Fillol-Cordier ? Elles ont été reprises dans le magazine online Dirrty Glam pour illustrer une très chouette interview de l’une de mes it-girls préférées, que je vous surconseille. Dirrty Glam, c’est par ici ! Bisou !

PS

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Chris, de chez Major

Hello ! Voici mes dernières photos ramenées de Hyères avec deux trois trucs à noter avant de partir en week-end du 1er mai pour pouvoir réviser.

1 – Il nous faut un tee-shirt troué.

C’est Emmanuelle Alt qui l’a dit dans La Mode La Mode La Mode et si Emmanuelle Alt dit, moi je suis. Et puis alors si Chris ci-dessus surenchérit, je m’engouffre. Comme je n’ai pas de tee-shirt troué, je vais chez AmAp m’acheter un débardeur ultra échancré que dès que tu te penches t’as dix nouveaux amis et je l’accroche au pneu de ma voiture et je roule sur du verre brisé. Normalement, après ça, même sans me pencher, j’ai 10 nouveaux amis / seconde, ce qui est très bien, l’été.

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2 – Il nous faut un truc sur la tête.

Perso, j’adore la casquette. Bon, je passe mon tour parce que je suis trop vieille bouclée, mais en revanche je veux bien un Panama. J’ai failli en acheter un hier mais il était trop petit. Je leur ai demandé s’ils avaient ma taille, ils m’ont dit oui, bien sûr, je prends commande et vous le recevrez dans 6 mois.

J’ai dit « What the hell ? » (oui, mon italien reviens petit à petit)

Ce à quoi j’ai rajouté, sentant venir le truc (6 mois, on compte en temps Hermès là. On peut supputer aussi donc, qu’ en argent Hermès. Donc en or.) « What the price ? »

« 997€ ».

Pas 9,97€, pas 99,7€, non : 997€.

Bon, à ce prix là, j’y vais moi, en Amérique, chercher mon Panama, vous trouvez pas ?

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3 – Il nous faut un foulard.

Aaaaah, mais qu’est ce che catso tu nous racontes, Garance, tu crois qu’on t’a attendue pour le foulard ? Non mais n’importe quoi, etc. Rooooooooooh.

Les filles, voyons, vous savez bien qu’ici on est en terrain fashion ultra avancé. Alors que le foulard bat la poitrine de toutes les jeunes filles de bonne famille, il est temps que nous posions la question de l’après-foulard.

Nous en avons débattu à Hyères avec Géraldine et Géraldine et nous avons la réponse. Qu’est ce qu’on en fait de nos foulards, alors, alors ?

En tout cas Portofino c’est bel et bien sublime, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, projetant une lumière intense et dramatique sur les ifs qui dominent la colline. Les oiseaux chantent, la mer est calme et les pêcheurs partent pêcher des tagliatelle al vongole. J’ai explosé mon compteur calorifique tellement la beauté de l’endroit m’a laissée bouche bée et qu’en Italie tout le monde profite de tes moments de relâchement pour te préparer des pâtes délicieuses, mais comme vous me l’avez si bien conseillé, on s’en fout à mort du régime, du moment qu’on se prend pas un arbre dans sa (trop grande) voiture de loc.

Je vous laisse sur la question insoutenable des foulards, en attendant je vais essayer, je dis bien essayer, de lever mon bras un peu plus haut que la hauteur standard depuis quelques jours dite « hauteur fourchette », pour tenter de prendre quelques clichés. Parce que quand même, l’Italie mes enfants, ce que c’est beau.

Le Panama attendra.

Ciao !

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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