Garance Doré

TAG : beaute

le plus beau reste à faire

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J’en ai marre du rouge à lèvres rouge.

Ça m’a frappée il y a quelques jours. Soudain, j’ai trouvé que ça ne m’allait pas du tout, que c’était une galère et que j’allais devoir utiliser mes 375 tubes de rouge pour autre chose que pour me maquiller.

Je ferais peut-être une oeuvre conceptuelle, une sorte de tribute à mon ancien moi glamourisant et un so far so long au rouge à lèvres qui file. Ou bien un calendrier 2008, comme le Vogue dont les filles ont trouvé un bon moyen de recycler le make up qu’elles reçoivent en pagaille.

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Ces petits riens

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Silhouette inspirée par le défilé
Dolce & Gabbana que j’ai vraiment aimé, pour une fois. Fallait immortaliser ça !

Aujourd’hui, je voulais vous raconter à quel point je suis accro à mes accessoires. Oui. Faut que je vous raconte, sinon vous allez passer un mauvais week-end.

Comment ça on est jeudi, et c’est pas le week-end ? C’est pas moi qui ai commencé. Mardi, un collaborateur m’a dit : allez, à lundi, bon week-end. Surprise, j’ai réfléchi puis j’ai décidé de le prendre au pied de la lettre. Puisque vous le dites.
Et depuis j’en fiche pas une, je sors tous les soirs, et tout à l’heure je vais même manger des Daims chez Ikéa.

Je suis donc accro à mes accessoires.

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les merveilleux nuages

Certes, je suis impressionnable, mais je ne suis pas non plus complètement stupide.

Le jour où l’on m’a proposé de rencontrer Juliette Binoche et Laura Morante personnellement, j’ai doucement ricané.

Je suis parisienne, moi. J’ai l’ironie facile. Chuis à la limite de claquer des burgers avec Sofia, je me compare les aisselles à côté de Pharrell et Valérie s’est cassé la gueule devant moi hier au resto*.

Et puis j’imaginais bien que le personnellement en question n’aurait absolument rien à voir avec le traitement que j’aurais souhaité leur faire subir : une soirée à tester les cocktails du Harry’s bar, juste elles et moi, en tête à tête, pour éclaircir certains points.

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le parfum

Je me souviens d’avoir frisé la crise d’apoplexie plusieurs fois dans la salle de bain de ma mère. Je ne sais pas où elle avait chopé ce truc, mais sa façon de se parfumer ressemblait plus à une douche à l’auto-bronzant (« surtout, n’oublier aucun recoin ») qu’à un rituel gracieux.

Soit. Son Aromatics Elixir est resté gravé dans la pierre de ma mémoire, et bien qu’elle ait changé de parfum depuis longtemps, je ne peux m’empêcher de regarder avec tendresse toutes les femmes qui le portent.

Elle expliquait sa générosité vaporisatrice comme ça :
« Écoute. Si je ne fais pas ça, dans une demi-heure, ça ne sent plus rien. Allez, zou, en voiture. »

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when the sun shines we shine together is a perfect happy new year ! title

Je me demande si le meilleur moyen de commencer une année prochaine n’est pas de se passer un petit 31 tranquille sous la couette pour se réveiller fraîche comme la rosée de mai et accueillir la nouvelle année en pleine santé.

Si je me demande, c’est parce que moi, j’en suis parfaitement incapable : je suis atteinte du stress du 31.

Le stress où si t’as pas un truc (mais n’importe quel truc hein, la qualité est un critère de dernière instance) de prévu ce soir là, en l’espace de quelques heures, tu te sens seule, oubliée de tous, tu te dis que manifestement ta vie tombe en lambeaux et qu’il est temps que tu apprennes à lécher les gens sur Facebook. (ce qui est une mauvaise idée, mais tout le monde sait que les 31 décembres sont des jours pavés de fausses bonnes idées)

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l’homme refait

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La femme liftée, repulpée et botoxée, on a l’habitude. C’est d’un ringard archi consommé.
Et même, des fois, brrrrrrrrr, ça fait peur.
Mesdames si vous m’écoutez, et surtout toi, belle grand maman, je vous somme d’arrêter avant que votre vernis rouge shocking sur doigts noueux se reflète sur votre visage vitreux.

Pour les hommes, ces sinistres coquetteries restent rares, sauf si l’on zoome sur le bûcher des vanités, toujours 109 ans d’avance sur le n’importe quoi, j’ai nommé la mode.

Karl s’en sort plutôt bien. Son régime a eu pour effet spectaculaire de faire complètement oublier l’épouvantail suant qu’il était il y a encore quelques années. Son cheveu impeccablement poudré l’épingle immédiatement hors du temps, et il ne reste plus que ses attendrissantes mitaines pour cacher son arthrose. Trop fort, il a même réussi à les mettre à la mode en les faisant porter à Anna Mouglalis. Et je m’en serais acheté depuis longtemps si celles que je convoite ne faisaient pas 250€ (comment ça heureusement pour moi?). Félicitations Karl.

John est quand à lui plus tourné vers le concept, et subséquemment personne ne semble s’émouvoir du fait qu’il ressemble aujourd’hui à s’y méprendre à la grande tante foldingue d’Eva Herzigova. Le fait qu’il se donne en spectacle à chaque fin de show, qu’il transforme ses cheveux et son visage au gré de ses collections le place à distance de toute critique. Bravo John.

Encore plus loin dans le style « art contemporain », il y a Jean-Claude. Et lui je l’aime vraiment bien, parce que son discours est clair comme de l’eau micellaire. Oui, il est retapé de partout, il adore ça, il stretche sa peau comme il stretche ses cuirs et il se trouve superbe. Applaudissements pour Jean-Claude.

Puis il y a les autres, Roberto, Valentino, Giorgio, j’en passe et des meilleurs. Là, on est dans le classique homme lift-à-porter : bouche repulpée, cheveux teints, lifting poussif, bronzage orange fluo et vieux corps bodybuildé exhibé à l’envi.

À organiser cette parodie d’eux mêmes, ils me font froid dans le dos. Me dire que ces papis périmés sont censés représenter une certaine idée de l’élégance!
Alors Nicolas, Marc, Christopher et toute notre belle et bien aimée génération, je place toute ma confiance en vous.
Continuez à nous émerveiller, et surtout, please, tâchez de vieillir bien.

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all made up and nowhere to go

maquillage mascara

C’est plus possible. Je ne peux plus faire semblant d’ignorer ce truc génial. Le maquillage.

Pas que je ne me maquille jamais. Comme toutes les filles, j’ai mon mascara, ma poudre compacte et ma Touche Éclat. Mais trois petits cours de make-up ont suffit à me prouver que j’étais en train de passer à côté de mon destin de top model.

#1 – Ma soeur me maquille pour aller faire les belles dans les magasins, c’est trop bien :

- J’apprends à poser la Touche Éclat : sur les cernes bien sur. Mais l’arrête et les ailes du nez, les contours des lèvres et le haut des pommettes, vous saviez vous? Elle sculpte mon visage et finit par appliquer généreusement un blush bien rose, sur le haut des joues mais aussi sur le contour du visage. Super frais.
- À mettre du mascara : Et pas que vite fait en passant. Elle m’apprend à aller chercher les cils à la racine, à aller choper même ceux que je ne vois pas dans les coins et à passer aussi par au-dessus, ce qui fait une sacrée différence. Wow.
- À aimer la poudre libre. Parce que la poudre libre, bien appliquée, c’est du velours.

#2 – Une maquilleuse japonaise me prend en main pour une séance photo, c’est trop beau.

- Elle prépare ma peau pendant au moins 1/4 d’heure. Un psschit d’eau japonaise aux huiles essentielles dont l’odeur me met sur orbite avec un léger massage décongestionnant. Ma peau entre en vibration avec le cosmos.
- Puis et elle sort un petit tube. C’est de l’anticernes. Quel nom pas glam’ pour un truc aussi cool! Elle tourne autour de moi pendant une 1/2 heure, juste pour le teint. Elle a quasiment tout fait avec. Je me regarde, j’en reviens pas. J’ai la peau satinée, diaphane. Et croyez-moi, je reviens de loin. Et puis voit encore parfaitement mes tâches de rousseur.
- Une touche de mascara et une autre de gloss, elle s’arrête là. Franchement, je suis sciée tellement c’est beau. Je peux dormir avec?

#3 – Un maquilleur me fait un makeup grand soir avant que je rentre chez moi, pourquoi pas.

- Là c’est autre chose, on est invitées à l’institut Lancôme pour fêter l’égérisation de Kate Winslet. Mon teint a déjà été fait et a eu le temps de se défaire, vu la qualité exceptionnelle de ma peau et mon goût pour les bulles. Il me rafraîchit comme il le peut, c’est à dire qu’il fait exactement la même chose que ma soeur. Sister, t’es trop forte.
- Puis il passe à la phase offensive : Le maquillage des yeux avec une palette de trois couleurs, le genre de trucs que j’utilise même pas en rêve de peur de ressembler à Kimera. Une fois fini, j’ai beau ne pas arrêter de me regarder, je trouve ça entre très beau et très Kimera. Mais faut dire, c’est un make up de soirée.
Je rentre donc chez moi, et j’oublie. C’est en allant me démaquiller que je regarde une dernière fois. Le maquillage a un peu vécu. C’est super beau.
Elle est où la soirée? Hein quoi je suis déjà en pyj? On est lundi? Pffff.

C’est fini les conneries. À partir d’aujourd’hui mon but dans la vie est de kidnapper cette maquilleuse japonaise d’apprendre à me faire un teint de rêve.
Après, promis-juré, j’appelle Elite.

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life is a beach

plage bronzer soleil

Je viens du Sud, et dans le Sud, le soleil, la plage et l’Ambre Solaire sont une culture, une way of life, une religion.

Quand j’étais petite, chez moi, chacun avait son grand panier de plage, bien aligné, dans les startings blocs dès le mois de mars, on sait jamais. Avec un grand drap de bain, un grand paréo, une grande bouteille d’eau, un petit maillot et une petite bouteille d’huile à l’odeur entêtante.

Le soleil, c’était comme Kal Lagerfeld. On ne pouvait pas ne pas l’aimer. On ne s’en protégeait même pas et à partir du 3 avril on comparait le cramage intensif de nos peaux et les reflets blondis de nos cheveux avec délice. A l’époque, j’avais de très mauvaises fréquentations. Des filles qui se passaient des formules secrètes sous le paréo : pour mieux bronzer, la formule c’était huile d’olive + citron. Pour blondir ses cheveux, outre le Timoteï à la camomille, il y avait une espèce de décoction au citron, je vous raconte pas le concours de fritures à la vinaigrette sur la plage.

Si tu es dermato et que tu me lis, calme-toi. Ce billet a une issue des plus mélanomement correctes.

Parce qu’en fait, moi, je m’emmerdais à 200 à l’heure. Mes copines étaient complètement stupides, à pousser des petits « hi », « hou » toute le journée.
En plus, j’aime pas ma peau quand elle est bronzée. Passés les premiers jours, la légère teinte abricot, l’éclosion de mes 2500 tâches de rousseur que j’aime et que j’adore, je la trouve épaissie, burinée, frisant le vulgaire.
Donc un jour j’ai rompu avec mes copines, qui ont poussé des petits « hi » et des « hou » de désespoir, et j’ai fait mes adieux à la scène plage.

Depuis, l’été, dans le Sud, on m’emmerde : « Mais qu’est ce qui t’arrive? T’as bouffé un savon? T’es toute blanche, ça va pas? Tu t’es prise pour Marilyn Manson? Tu va pas à la plage? T’es pas normale, ma fille.Tu veux l’adresse de mon psy? ».
But time is on my side, yes it is. L’été dernier, j’ai recroisé « hi » et « hou » et beaucoup de leurs voisines de drap de bain à une soirée sur la, je vous le donne en mille, plage.

Oui, ben je les ai pas reconnues. On aurait dit deux Magda de Mary à tout prix. Flétries, cramées, décaties, finies, même en paréo à l’apéro. Il ne leur manquait plus qu’un truc.

Ah mais nooooonnn tiens qu’est ce que c’est que ça? « Hi hi hi hou regarde Garance hou j’ai un nouveau petit chéri hi hi hi!!! » « Wow trop cool trop, Puffyyyyy!!!! »

La beach way of life c’est clair, ça peut coûter très, très cher.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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