Garance Doré

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mon truc en plus

Ca c’était pour le jeu de mot, parce qu’à vrai dire, si j’avais un truc en plus, ça ne serait pas à moi de vous le dire. Mais même si passé vingt ans, pour avoir plus de liberté modesque, j’ai renoncé à me choisir un style, je reste attachée à cette idée du déclic qui fait qu’une simple femme devient quelqu’un de sartorialisable spécial.

On l’aura compris, je ne parle ni d’un quelconque régime spectaculaire assorti à l’embauche d’une styliste à prix d’or, ni d’une branchitude deséspérée, ni d’une beauté parfaite…
3 petits exemples :

Les cheveux :
Courts : C’est incroyable comme ça peut vous exalter une personnalité. L’exemple parfait étant Winona Ryder, ou mieux, Hélène de Fougerolles qui passe en un coup de ciseaux de quasi-banale à resplendissante.
Pour peu que ça aille bien, ça donne à un visage un peu commun une énergie et une personnalité incroyable.
Un autre exemple : j’ai une amie que j’ai connue avec de superbes cheveux très frisés. Sublime! Je pensais qu’elle était métisse. En fait pas du tout. Depuis, elle a arrêté de faire ses permanentes, je la supplie de s’y remettre. Elle est toujours super jolie, mais il manque ce petit truc qui fait tout.
Une couleur : comme Dita Von Teese par exemple ou ma copine Nina, qui est norvégienne : Un brun foncé sur une blonde, c’est souvent incroyable : La peau laiteuse et les yeux clairs ressortent, créant un contraste vraiment magnifique.
Passer au blond aussi peut être spectaculaire, mais Elle s’est déjà fait une mission de blondir la France, alors je ne vais pas en rajouter.

Les vêtements :
L’exemple parfait étant Charlotte Gainsbourg, ou Stella Tennant, ou ma copine de la vraie vie, Charlotte. Une allure à soi, légèrement démodée, et parfaitement indémodable. Ma Charlotte porte des derbies depuis toujours. Elle a ce style masculin-féminin fait de belles matières et de classiques. Elle y rajoute toujours un truc : une paire d’escarpins incroyables, un chapeau, une couleur. C’est un bonheur de la voir s’habiller, à mille lieux de la tendance et pourtant… La grande classe.

L’allure :
L’une des plus belles filles que je connaisse éclipse toutes les autres par sa présence. Elle a une aura fascinante. En grand reporter fashion tapie derrière le canapé, je l’ai observée, et j’ai remarqué ceci. Elle se tient très droite, a des gestes délicats et parle posément. Attention, elle est pas du tout maniérée, c’est pas Arielle Dombasle… C’est plutôt ce truc de danseuse un peu à la Bardot (jeune hein, la vieille n’existe pas) ou à la Audrey Hepburn, cette façon d’habiter son corps, que nos complexes et notre timidité nous ont fait oublier…

émail diamant

Superchic a testé le blanchiment des dents. Elle devait particulièrement s’ennuyer à ce moment là, car j’ai rarement vu quelqu’un avec d’aussi jolies dents, mais comme remède à l’ennui pourquoi pas après tout elle aurait pu se mettre à lire un bouquin de Jacques Salomé.
Moi c’est simple, quand j’ai seulement évoqué l’idée à ma dentiste, certainement influencée par la lecture d’un de ces bon vieux magazines qui ont le chic pour te coller des besoin là ou il n’y en a pas, elle a m’a tout simplement rigolé au nez.
Le dentiste de Superchic, non.

Voilà comment elle s’est retrouvée privée de thé, de café, de vin et de cigarettes, pour ne citer les aliments colorants que les plus connus (je suppose que la betterave doit faire partie de la liste, mais moi, plus de deux jours sans thé et je ne réponds plus de rien, alors que la betterave…)
Pour 3 semaines.
Mais surtout voilà comment elle s’est retrouvée à aller se coucher le soir avec une gouttière censée lui faire gagner deux teintes vers le blanc.

Là toute suite j’ai pensé à mes boules Quies : Étant très sensible au bruit, dès qu’une menace de nuit sans sommeil pointe le bout de son nez (en vacances, chez des amis, si les voisins font une fête) je dégaine mes earplugs. À partir de ce moment là, plus rien ne peut m’atteindre, et les assauts charnels de mon amoureux sont immédiatement découragés par ces vilaines prothèses, ainsi que par ma voix Lara Fabianesque quand je lui dit bonne nuit, ehhh oui! Quand on ne s’entend pas, on parle fort.

Imaginons alors Superchic, dans toute sa sensualité vespérale, armée en secret de sa gouttière blanchissante. Imaginons son viril mari rentré tard venir chercher le velours des bras de sa femme et lui prononcer quelques mots d’amour. Et s’entendre répondre un postillonnant et chechetant : « chai ma gouchière là chu veux pas qu’on reparle de chou cha chemain? »
3 semaines.

Son constat : c’est nul ça n’a rien changé!!! Vite, du thé! Du vin, du sexe!
Donc, pour les dents, c’est super naze, mais pour celles qui veulent arrêter le thé, le café, la cigarette et le vin, ou pourquoi pas trouver une subtile alternative à leur migraines du soir, pourquoi pas?

Depuis j’en ai reparlé à Superchic, qui n’est pas du genre à lâcher le morceau aussi facilement. Elle me dit qu’il y a plusieurs techniques. Elle a essayé la moins forte. Elle est en train d’envisager de passer à la vitesse supérieure, à ce qui paraît, ça marche suuuuper bien.

réflexe


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La plupart des photos que j’ai de moi sont horribles. J’ai :

- des photos de vacances ou je n’existe pas, car jamais aucun de mes amoureux n’a jugé utile d’immortaliser un quelconque moment. Mon chéri y est aussi seul et béat que le nain de jardin dans Amélie Poulain. Allez, avec un peu de chance il s’est ennuyé dans l’avion et m’a matraquée pendant les 3h de vol ou il en avait marre de sa PSP, dans toutes les jolies postures qu’on peut prendre le nez collé au hublot.

- des photos de soirées ou je suis hilare, les bras en l’air, l’oeil vitreux : depuis l’avènement du numérique, la photo de soirée est devenue incontournable, à mon grand désarroi! Le numérique, c’est pas forcément chic : entre le temps ou t’appuies sur le déclencheur et celui ou la photo est prise, un flash foudroyant a transformé ton sourire en un fâcheux rictus et ta peau luit comme un escarpin vernis. Bref, en pleine bacchanale, c’est pas l’idéal.

-Des photos de temps reculés ou je pensais que pour avoir l’air cool et naturel, de par exemple euh au hasard… Kate Moss, il fallait ne pas calculer le photographe, le comble du chic étant de sous-entendre : no! pleaaase! pas de phowtow!
Résultat : + Nathalie Marquay en déroute que Kate Moss, pauvre de moi.

Avec le temps, quand même, j’ai trouvé quelques solutions :

1/ J’ai fait l’acquisition d’un super reflex numérique. Et là, franchement, j’ai l’impression que l’esprit de David Bailey s’est glissé dans mon objectif. Difficile de rater ses photos avec un tel miracle de la technologie.
2/ Je menace mon chéri de l’ensevelir sous mes Vogue si il ne me prend pas un peu en photo. Disons… au moins une fois par an pour que j’ai des souvenirs.
3/ Je prend la pose!!! Et oui, c’est ça le truc que j’ai appris! Si tu veux être belle en photo, faut se sentir un minimum concerné sinon l’appareil se vexe et te sort des yeux rouges qui feraient flipper même un lapin albinos.
Même que parfois, quand je sens un flash frétiller pas loin de moi, je sors ma poudre transparente et je n’ai pas peur de charger et hop hop vite fait un peu de blush!!!
Ben quoi? le ridicule ne tue pas! La photo moisie, si!

Et la cerise sur le gâteau, c’est que j’ai copain qui s’est spécialisé dans la retouche numérique!!! Si avec ça j’arrive pas à avoir un bon cliché vite fait, c’est que c’est pas les photos qui sont horribles. Et si c’est pas les photos qui sont horribles…

un insolent équilibre

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J’aime tout ce qui est suave, doux, croquant, velouté. Et puis aussi ce qui est pétillant, piquant, corsé. La seule chose que je n’aime pas ce sont les sodas et les boissons sucrées.

J’aimerais qu’il existe 5 repas par jour, je ne conçois pas mon five o’clock tea sans un petit biscuit, et dans les périodes d’angoisse tous les chemins mènent à mon frigo.

Je ne suis pas de celles qui ne prennent pas un gramme. Parfois, un simple regard sur ma balance suffit à me plonger dans un désarroi bridgetjonesque.

Je mange comme je veux. Souvent, un peu n’importe comment, d’autant que je ne cuisine pas trop. Je culpabilise de ne pas manger cinq fruits et légumes par jour. Culpabiliser, ça me donne faim de chocolat.

Et pourtant, mon poids, à 2-3 kgs près, n’a jamais varié. J’ai déjà perdu 4 kgs. Comme toute greluche normalement constituée, j’étais extatique, et bien sûr on me trouvait trop maigre. C’est pas tant que j’ai voulu écouter mon entourage, c’est plutôt que ces kilos sont tranquillement venus reprendre leur place sans me demander mon avis.
Quand je prends 2-3kgs, je me sens lourde et mes vêtements m’énervent.
Donc, régulièrement, je me dis qu’il est temps que je fasse un régime.

Je n’ai jamais fait de régime. Ou plutôt, je n’ai jamais tenu un régime plus de 5h. Le régime, ça creuse. Mon instinct prend le pas sur ma raison.
Manger une pomme? Pour quoi? Les fibres? Vous voulez rire?
Moi je suis capable d’intriguer pour manger à ma faim. Vous voyez la pub du Kinder Bueno? Une chose comme ça, ça ne m’arrivera jamais. Trop prévoyante!

Je me méfie, quand même. Métabolisme, génétique? Dans ma famille il y a des ronds et des maigres. Je me dis que c’est dans la prochaine dizaine que tout va se jouer, et qu’il faut que je fasse gaffe.

Une chose dont je suis sûre, c’est que mon total manque de volonté face aux régimes a aidé à cet improbable équilibre pondéral. Je reste donc aussi éloignée que faire se peut de quelque diète que ce soit, et j’accepte sans broncher les 2-3 kilos réglementaires que toute fille se doit de vouloir perdre.

Lorsque je croise une de ces irréelles tiges mannequinesques, je me dis que j’aimerais bien lui ressembler; au même instant m’apparaissent une ribambelle de délices sucrés en tous genre qui me disent : laisse tomber, ça vaut pas le coup!

épil et passe

Un jour, lassée du regard inepte de mon esthéticienne sur les parties intimes de mon anatomie, et prise d’un élan de pudeur, je me suis décidée à faire moi-même mon épilation.

Quelques semaines plus tard, j’acquiert donc un petit pot de « cire orientale chaude formule douce aux huiles essentielles ». Une fois installé mon camp de base -dans la baignoire j’ai pas trouvé mieux-, j’enfourne le pot au micro-onde. Hop, le temps de retourner à la salle de bain, et me voilà en train d’appliquer la cire.

Malheureuse! -première bande, première brûlure. Ma peau réagit au quart de tour, elle est écarlate. Bien, rinçons, restons calme.
Deuxième essai, température idéale, j’attrape une bandelette en papier et j’essaie de l’appliquer avant de me rendre compte qu’elle est bien trop grande. Mais où sont les ciseaux? Au désespoir, je décide de la trancher avec les dents (à la guerre comme à la guerre).
C’est ce moment là que choisi mon chéri pour faire irruption dans le salle de bain. Et avoir un panorama triomphal sur moi, nue, cramoisie, en sueur, mon papier dans la bouche, et dans une position comparable à celle de mon chat pris en flag pendant sa toilette intime. Je hurle. Il faut dire que je commence à être très énervée.
Le terrain libre, je tire enfin sur ce bout de papier, et là, nickel, pas à dire, je n’attendais que ça pour m’encourager à continuer. 3 positions honteuses plus tard, il faut se rendre à l’évidence. La cire se transforme en glue. Elle est froide. Et je n’ai épilé que mon mon mollet droit.

Je ne suis pas douée, mais j’ai de la suite dans les idées. Ce jour là, j’ai pris, sur moi, et j’ai terminé mon épilation. Cela fait, j’ai empaqueté mon barda, fourré le tout direct à la poubelle, et repris aussitôt rendez-vous avec qui vous savez.

lipstick for the girls


Trêve de plaisanteries, soyons sérieuses. Je suis donc allée acheter mon coiffant ondulation super trop bon. Alors. Au lieu de prendre le « beach waves », finalement j’ai pris le « wave spray », à part sa jolie couleur je ne m’explique pas pourquoi (on est un peu grave les filles avec le rose non?). c’est pareil dixit la vendeuse mais sans la protection solaire. Ce qui ne me dérange pas plus que ça puisque le soleil n’est pas vraiment mon ami.
Et je dis : bravo. Odeur très fraîche, ça fait briller les cheveux, ça leur donne du mouvement, des jolies et mèches et puis en plus c’est pas gras. Très contente!

Et bien évidement, puisque Sephora gagne toujours à la fin, j’en suis sortie avec ma provision de polissoirs (vous pouvez chercher, à 1€ ce sont les mieux et les moins chers qu’ont puisse trouver), et un 1273ème gloss, au cas où, on ne sait jamais.
Par Sainte Rita, ce blog me rend complètement futile.

ondulations


Vu dans le Glamour, un petit papier beauté sur les cheveux ondulés, joli mot pour désigner les ni vraiment raides, ni vraiment bouclées, les moyennement entre les deux.
Des cheveux qui peuvent être ravissants bien arrangés, sauf qu’en général ils n’en font qu’à leur tête. C’est en se levant le matin qu’on sait ce qu’ils ont décidé pour la journée (est-ce que ça dépend du taux d’humidité dans l’air, de l’humeur ou du cours de la bourse, allez savoir) être mollement plats, ou électriquement bouclés et vice versa. et comme je suis pas du genre à me faire un brush tous les matins, et que, je vous le rappelle, j’ai des petits problèmes de scooter, mes cheveux sont un vrai souci quotidien.
Voici donc un secret de coiffage :
1- laver ses cheveux avec un shampooing pour cheveux ondulés (alors là je dis trop fort j’y aurais pas pensé)
2- peigner dans le sens contraire de la pousse, en douceur (ça se précise-)
3- bien rincer; éponger attention ne pas frotter.
moins le cheveu est trempé, mieux le coiffant pénètre.
4-appliquer le coiffant en commençant pas les longueurs.
5-tresser les cheveux humides – dénouer quand le cheveux est presque sec (ben dis donc il faut avoir du temps devant soi -oui bon ok j’en ai)
6- et là, appliquer le coiffant.

Voilà, c’est vraiment pas mal le résultat mais maintenant le plus important reste à faire : me procurer le « beach waves » au plus vite. Dans Glamour elles parlent aussi de got2b « mouille toi »mais si c’est pour avoir leur pub moisie dans la tête tous les matins… je suis pas sûre! Cela dit, c’est une ligne vraiment bien d’après Anne-So.
Affaire à suivre.

scooter et décadence

Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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