Non, vraiment, c’est pire que le crime du démaquillant express, plein de faux-semblants :
Le mystère du crayon khol : le khol, ça, j’y aurais jamais cru. Truc de hippies, va te faire un tour chez Joan Baez, tu veux une pipe à eau, fais péter les yeux de lapin albinos, etc, je me dis. Sauf que je me fais maquiller par une pro (eh oui, encore, mais quelle vie ébouriffante n’est ce pas ?). Bref donc je me fais maquiller par une pro, qui a l’audace de pénétrer mon intimité oculaire, si je puis me permettre, elle met littéralement son crayon dans mon oeil. Légèrement offusquée, je rebiffe, mais j’aperçois mon reflet dans le miroir. Wow, je dis. J’ai l’oeil plus perçant que Diana la fille qui mange des souris dans V. Raboule le khol tout de suite ou je te croque.
Donc, je khol, khol, et re rekhol à longueur de soirées, hyper heureuse de ma trouvaille.
Sauf que j’ai jamais eu autant de « t’as un truc dans l’oeil » « attends, t’as quelque chose là », de « viens ici que je t’arrange » etc. Bref. Le khol, ça coule, et ça, ça me saoule.
Mais j’ai mieux :



Maquillage, univers plein de farces et d’attrapes. Tu crois avoir atteint un semblant de maturité lipstickesque, et tu te rends compte que non en fait, c’est juste ton rouge qui file. Tu penses que tu lances un regard envoûtant, et on te renvoie que t’as un truc dans l’oeil. Tu crois que t’as la paupière smoky en diable, et on te dit que tu ferais mieux d’arrêter de fumer.



















