Garance Doré

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New York City Girl

Je suis à New-York !

Épuisée par le voyage, jet-laguée et pas du tout encore eu le temps sortir mon appareil photo, alors je profite de l’occasion pour vous montrer une photo de moi* que Scott a shootée pour son projet avec Burberry** juste après que j’ai acheté MA CASQUETTE DES YANKEES.

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Front Row ! Flash ! Blop ! Wiiiz !

Oh la, ces fashion weeks passent à la vitesse de l’éclair. Déjà à Milan ! Mais faut quand même que je vous tienne informés des derniers développements londoniens. Petite synthèse des dernières choses vécues, faites et entendues entre le début du show Burberry, et juste avant de quitter la soirée, complètement bourrée, à…

21h.

On ne change pas une équipe qui gagne. Non mais vas-y moque-toi Alexa.

- Un truc rigolo m’est arrivé : mon sitting au défilé était juste derrière celui d’Anna Wintour. Donc en plus de pouvoir passer au crible chaque pore de sa sérénissime peau, j’ai pu contempler, juste en face de moi, Alexa C., Frida P., Mary Kate O., Liv T., Emma W., Gwyneth P., et Posh S.

- Que fait tout le monde avant qu’un show surmégastarisé ne commence ? Il Twitte. Fin, sauf moi, mon Blackberry est beaucoup trop petit. Du coup pour faire comme tout le monde je Twitte oralement.

- Entendu —> Gwyneth Paltrow à Anna Wintour [Pour info, c'est Gwyneth qui s'est levée pour dire bonjour à Anna, hein, chaque chose à sa place] : « Anna, je suis tellement contente de te voir, ton dernier film est vraiment fantastique ! »

- Et non, j’avais pas mon appareil photo. Il a fallu faire un choix : cuissardes ou appareil photo. J’ai tranché. Du coup pour me faire pardonner aujourd’hui je vous mets des photos de trois de mes socialites préférées. Avec une mention amour toujours à Alexa qui est un rayon de soleil permanent, vraiment la fille la plus cool de la terre… Et Dree Hemingway, juste… Wow.

- Wow… Dans sa chemise Zara. Je me suis bien évidemment, comme de bien entendu, vous n’en attendiez pas moins de moi, expédiée à mon Zara le plus proche pour essayer. Allez savoir pourquoi, elle ne tombait pas du tout pareil sur moi.

- Anna W., d’après Gwyneth P., bientôt Oscarisée, quoi.

- Le truc avec mes cuissardes Stella McCartney (oui) (non mais vraiment la fille) (ok, je vous raconterais), c’est qu’elles montent tellement haut que tout le monde soulève ma jupe pour savoir où elles s’arrêtent. La prochaine fois je mets une culotte smiley.

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Cosi fan Tutte

C’est une Garance toute béate de joie que vous retrouvez ce lundi matin. Wouhou ! Vive Milan ! Vive la mode !!! Ciao bella ! E pericoloso sporgersi !! Dove la sfilata ?!

Ouais, je suis mainstream. Je me régale aux shows Burberry, Bottega Veneta, Marni, Prada. Jil Sander ? Je ne sais pas. Je m’intéresse à tout, mais je m’ennuie d’un rien. Je vous promets dans les saisons à venir de tenter de regarder de plus près la jeune garde anglaise. Mais je vous avoue aussi qu’ici à Milan, la mode me parle, m’inspire, me touche.

Côté public, on s’y croirait. C’est comme si l’énergie était de retour. J’ai envie de photographier plein de gens, de me dédoubler, je parle très mal italien, je me marre, je cours dans tous les sens, je prends des taxis beaucoup trop chers et je me casse la gueule sur mes talons beaucoup trop hauts.

Il fait beau, il fait chaud, puis il pleut, il bruine, on s’en fiche. L’énergie est là.

J’ai plein de trucs colorés à vous montrer, mais j’ai voulu commencer par LA tendance saison de la fashion crowd, le monochrome, le foncé, le noir, le sans couleur. Parce qu’elles s’y sont toutes mises. En général, pour des photos ça ne m’inspire pas… Sauf si c’est aussi bien fait que ça.

Parenthèse. Ces talons sont absolument sublimes, ils méritent trois petits points à eux tous seuls.

Voilà voilà mes chéris, rien de plus, sauf que j’ai un bon pressentiment pour la suite, pour les jours qui s’allongent et pour Paris qui arrive à grand pas. Que la mode, la vraie, celle qu’on aime retrouver pendant les fashion weeks, celle qui est trop, trop luxe, trop haut perchée, trop tendance, trop noire, et trop cool, est de retour. Et que je ne m’en étais pas rendue compte… Mais qu’elle m’avait manqué. Pas à vous ?

Bonne journée !

Comme un livre ouvert


Écharpe à carreaux, Burberry. Écharpe à étoiles, Crumpet.
C’est marrant comme on a du mal à parler des choses qui nous tiennent le plus à coeur. Cette note, j’ai essayé de l’écrire des tas de fois, à chaque fois je me suis pris les pieds dans mon émotion et je l’ai remise à plus tard.

Cette phrase, je vous l’avais écrite il y a quelques mois. J’y parlais d’un projet que l’on m’avait proposé, qui m’emballait et me stressait à mort, celui d’écrire et d’illustrer un livre. Cette phrase, elle est aujourd’hui encore si vraie.

Depuis, je reçois souvent des mails qui me demandent quand mon livre va sortir. Je souris. Et je me dis qu’il serait quand même temps que j’en parle, une fois pour toutes.

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bazar

Quand j’étais étudiante, vu que la plus grande partie de mon tout petit budget était dédié à la fête (et que ça coûte cher de faire la fête !) je m’habillais quasi-exlusivement dans les friperies.

Ça donnait une espèce de look dont j’étais très fière, à mi-chemin entre le glam de Scarlett Johansson et le chic (contesté, certes) d’une punk à chien.

Puis j’ai grandi, Zara est arrivé et a changé la mode, nos placards et notre manière de consommer, me rendant futile et gourmande de nouveautés, mais aussi compulsive et sans style fixe.

Peu à peu, mon budget sape s’est alourdi, mon budget fête a rétréci.

Aujourd’hui, comme le plupart des filles de mon âge, je vais toujours chez Zara, mais j’émulsionne avec des créateurs et quelques jolies pièces (=$$$) que je justifie en pensant à l’Histoire de la Mode et aux petites filles que j’aurais un jour. Oui, bon. Surtout à moi.

J’avais complètement lâché l’affaire de la fripe. Plus mis les pieds depuis x années. Trop d’erreurs, trop de mauvaises odeurs, trop de bazar dans mes placards.

Mais depuis quelques semaines, la mode me remet sur le chemin des écoliers.?Et alors faites attention, quand j’ai une lubie, j’y vais pas avec le dos de la cuillère. Si je continue, je vais assécher les puits de brocs et faire dangereusement remonter le cours de la chine. Les emprunts au vestiaire masculin et le style hippie m’ont menée direct à la friperie.

J’y trouve :

- Des vestes de costard : et notamment une Burberry‘s sans manches, 50€.?- Des pantalons d’homme à pince : prix approximatif, 10€. Et, oui : la fourche (l’entrejambe) est trop basse. Mais c’est exactement ce qui fait la coolitude d’un pantalon en ce moment, demandez à Isabel Marant…?- Des tee-shirts, imprimés, délavés et éventuellement troués. Puisqu’on a dit que ça le fait. 2, 3, 4€…?- Des chemises, des chemises !!! À carreaux, le bonheur, autour des 10€. J’ai aussi trouvé une vieille Ralph Lauren en jean trop belle à 5€.?- Des chapeaux. Je n’ai pas encore trouvé THE one, mais j’y crois. 10€ environ.?- Des robes de baba cool, là les prix varient vraiment. Mais dites qu’il y a une tâche, on vous enlève 10€. Quoi ? Bien sûr qu’il faut marchander, sinon c’est pas drôle !

Pour le moment, vu que ça fait pas très longtemps que j’ai recommencé, mes adresses se résument à celles que vous connaissez toutes à Paris : Fripes Star, les puces de Montreuil, et une autre, légèrement plus obscure, sur Gambetta.

Alors, s’il vous plaît, surtout, ne me donnez pas vos bonnes adresses. Ayez un peu d’indulgence pour mon placard. Avec cette nouvelle manie, il va bientôt exploser.

Comment ça un placard qui explose c’est une sorte de climax fashion ??Un quoi ? J’entends pas bien ? Un fashion orgasm ?

Aaaah non vraiment les filles, vous êtes irrécupérables !

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Oh! You pretty things

Il y a des moment dans la vie d’une fille ou rien ne va plus. Je veux dire, où le jean ne va plus avec les ballerines qui ne vont pas avec la capelline. Où toute grammaire fashion est allée se planquer dans les étals épars du H&M du coin. Où, quoi qu’elle ramène de ses virées shopping, le spectre du ouais bof moyen la poursuit même dans les moment ou elle aurait juste voulu être pas trop mal.

Elle se dit que c’est pas si grave. Elle se dit que le talent va vraiment se nicher dans d’absurdes recoins et qu’on est pas tous à armes égales devant le style. Elle n’en admire que plus ses amies qu’un rien n’habille.

Puis soudain tout s’emballe. Une veste suffit à relire tout une garde robe. Une paire de derbies à dé-babydolliser une armada de robes-housse. Des moutons à faire revivre un jean. Ou un foulard 2007 doublé d’un petit châle 2002 fait qu’on l’arrête dans la rue.

Alors comme elle adore la mode, elle va pas vous mentir : Elle est tout simplement ra-vie.

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petite joueuse

Je sais je sais. Dans l’effervescence du départ, je vous ai fait des promesses de dingue, vous laissant imaginer que j’allais passer mes vacances à exhiber mon bronzage une bouteille de champagne à la main, à la Via Notte avec Karl Zero Charlotte de Monaco, que j’allais vous ramener des anecdotes croustillantes à vous mettre sous la dent pour qu’on oublie qu’on est à Paris, et qu’ici, le programme, c’est pluie, so… ah non il est déjà parti, pluie, pluie.

Petite joueuse. A peine posé le pied sur l’île de beauté, j’ai filé sous mon palmier, (Le figuier? Trop loin.) Et j’ai bullé. J’ai bullé en buvant des milk shake banane, voilà.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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