Garance Doré

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ma petite chemise à carreaux

Mais quoi. Vous n’avez pas encore votre petite chemise à carreaux ? Bon, et bien il vous en faut une. Je sais ce que vous allez me dire, elle est limite déjà trop vue, même Femme Actuelle en parle, ça va un peu les queues de tendance Garance, tout ça.

Oui, mais pas d’accord. La chemise à carreaux, c’est trop bien, ça habille tout, ça dédramatise tout, c’est gai, c’est cool et d’ailleurs à l’instant où je vous écris, qu’est ce que je porte ?

Une chemise à carreaux. Et c’est tout, mais c’est une autre histoire. Vous avez vu l’heure ?

Donc je résume. On la porte avec absolument tout, et surtout avec des trucs super sophistiqués, style sous une robe de soirée, un bustier, et surtout avec des trucs super décontractés, genre un sarouel, à la Isabel.

Avec tout, et puis aussi avec rien, c’est vachement sensuel. Euuuh… À la maison, hein.

Comme Susie ci-dessus, parfaite avec son legging en vinyle, ses jeux de transparences, de matières et de brillance qui me transportent. Susie, t’es trop forte.

Mais aussi comme ça, pour casser le côté fiiille d’une petite jupe, (hey, mais j’avais cette chemise Agnès b. Mais où est-elle ? Maman !!! Elles sont où les chemises de mes 16 ans ?).

En fait, les carreaux, c’est les nouvelles rayures, et on peut même mélanger les deux si on veut.

Comme Peter, photographe pour le Elle américain et professeur de cool, streestyler a ses heures (tardives, les heures), qui porte comme il se doit des rayures, des carreaux, et tatoué sur l’une de ses mains « hold », et sur l’autre « fast ». Et sur son corps… Ben vous le saurez bientôt. C’est ce qu’on peut appeler du street tease ahah.

Voilà. C’était la leçon de mode du jour. Je sais pas, ça me prend, comme ça, soudain, la science de la tendance s’empare de moi à sept heures du mat’, ça me met sous pression, je frémis d’inspiration et ça fuse direct comme le café dans ma cafetière italienne, donc vous pouvez me dire merci. Avouez que sans moi, les carreaux, vous n’auriez même pas remarqué !

Donc, juste un truc. Cet hiver, si vous ne voulez pas être comme tout le monde, ignorez absolument tout ce que je vous ai dit.

En même temps ça a du bon, non, de temps en temps, d’être un mouton ?

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PS : La belle Taylor m’a répondu, alors pour celles qui voulaient savoir d’où viennent ses incroyables chaussures :

1. Balenciaga

2. Kors (héhé)

3. Philosophy

4. Givenchy

5. Ann Demeulemeester

PPS : Oui, bon. Street Tease c’était facile et c’est pas moi qui l’ait inventé. J’en profite pour faire un bisou à toute l’équipe.

Allez, maintenant café ! Bonne journée !

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Kate

Kate. Je ne vais pas vous dire grand chose sur Kate.

Juste, pour la petite histoire, que Kate Lanphear c’est la fashion editor du Elle américain, et que j’adore son style. Et je ne suis pas la seule, vous vous en doutez.

Je vous parle très souvent d’elle, tout simplement parce que sa dégaine, aussi tranchante qu’une lame, me rend proprement hystérique. Et que son côté rock et rebelle est totalement en contraste avec son humour et sa douceur. Cette fille passe son temps à se marrer.

Sauf sur les photos, mais j’adore ce côté rugueux, ça lui va bien.

Je suis fan peut-être aussi parce qu’on a deux trois trucs en commun. Un amour irrésolu pour les gris, un peu de bleu pour changer, des tas de tee-shirts en coton blanc, gris et marine comme fond de garde-robe, et une obsession du pantalon.

Sinon, j’ai moi aussi une géniale ceinture cloutée.

Huuuuum… bon. Voilà. C’est tout pour la comparaison.

Il y a cette manière d’être toujours et jamais la même, cette façon d’utiliser les accessoires, à chaque fois de se démerder pour glisser des chaînes, du clouté, une ceinture métallisée… Et invariablement, de porter des talons incroyables.

De ne jamais se maquiller.

Mais Kate, c’est surtout une attitude et, mon dieu, une coupe de cheveux ! Sa mèche warholienne, c’est carrément sa signature, et ça fait déjà quelque années qu’elle les porte comme ça. Bien avant la mode, quoi.

Et comme vous en parlais hier, j’y crois de plus en plus : une bonne base pour trouver son style, c’est choisir ses couleurs, sa ligne, et surtout, de s’offrir une super coupe de cheveux.

Voilà. Perso, je suis tout simplement sans voix, et le fait de la rencontrer n’a rien changé à ça.

Kate Lanphear, elle déchire.

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new york new rock

Non, vous ne rêvez pas, le bag pack is back.

Vous savez ce que c’est. À peine posé un pied à JFK, on est dans un film. Le taxi est jaune, le chauffeur est plus cool que vous, on traverse des ponts immenses en ayant le souffle coupé mais on fait comme si de rien n’était. On est dans un film. Spiderman pourrait passer par là on ne serait pas impressionné une seconde.

Une fois récupérées les clés de mon très chouette appart de la 5th avenue, j’ai ouvert ma valise. Fallait que je me change. La chaleur ici est moite et vous attrappe par bouffées, c’est concours de tee-shirt mouillé toute la journée. Le jour d’avant, j’avais été si débordée que je n’avais pas eu une seconde pour acheter un petit cadeau à mes hôtes. C’est en passant devant chez Ladurée que j’avais eu la géniale idée d’attraper une sélection, hyper sûre de l’effet frenchie chic que ça allait avoir sur James et Deborah.

J’ouvre ma valise, et bien entendu, ma boîte de macarons ressemble à une toile de Jackson Pollock, en plus trashy-tasty.

Je me moque de ma stupidité so frenchie chic et je mets l’oeuvre d’art in progress dans l’immense fridge, qui est aussi vide que ma valise est pleine, la Sibérie quoi.

Puis, je retrouve Géraldine. On va se balader.

Je vous présente l’une de mes icônes de style, Kate Lanphear, du Elle américain.

Pardon, on va marcher jusqu’à ce que mort des shoes s’ensuive. On veut palper l’ambiance. Et bien les amis, rien de plus palpable. Du bruit, de la foule, des sirènes, c’est le déluge (et ceci n’est rien par rapport au déluge -un vrai, celui-là, que nous allons vivre bientôt). On décide d’aller se claquer un bagel au soleil dans le Meatpacking disctrict…

On s’assied à une terrasse et on observe. Ici les filles sont les reines du casual. Je les trouve vachement jolies, dis donc, c’est fou, mais t’as vu ça ?! Géraldine me dit qu’ici les filles sont hyper body conscious. Elles prennent soin d’elles. C’est sûr que du coup, leurs dégaines, plutôt relax, prennent tout de suite un côté hypra classe et sans effort. Et la mode ici c’est définitivement la fille rock trash à la Alexander Wang. Les shorts sont hyper courts, les jeans, élimés, les vestes, cloutées… Et, oh my god ! Elles réussissent ça très très bien. Hâte de voir le défilé demain.

On continue à mater. Des mecs passent en skate. Des ouvriers portent des barres de métal. Des policemen boivent leur café dans la rue. Natasha Poly passe avec quelqu’un qui doit être sa maman. Le serveur me dit que je n’ai pas le droit de fumer sur sa terrasse mais que comme il ne m’a pas vu tout va bien. Il me fait un grand sourire. Wow.

Wow. New York est vraiment le centre du monde du cool.

Le short est le costume national. Venez on parle pas des boots.

Le soir, c’est l’apéro chez Colette qui a ouvert un mini-corner éphémère chez Gap. J’ai fait un petit boulot d’illustration pour cette occasion, je vous en reparlerai. Je le découvre sur place. Pfiou, je suis fière comme un pou. On bavarde en buvant du champagne. Il est 8h et j’ai l’impression d’avoir 786 ans. Je n’ai pas dormi la nuit d’avant, je n’ai pas dormi dans l’avion, je n’ai pas dormi dans le taxi et maintenant, et bien je dors debout.

Je chope un taxi et je rentre. Je me rends compte en arrivant que j’ai oublié de manger. J’ouvre le super big fridge qui est tout aussi vide que le matin même. J’ai un peu envie de pleurer tiens. Je dois être fatiguée et vu que la chose la plus importante de ma vie c’est de manger, j’ai matière à faire un nervous breakdown foudroyant. Mais à travers mes larmes, je vois un arc en ciel multicolore.

Par Pierre Hermé, les macarons Ladurée !

Bon, regardons les choses en face. Ils sont inoffrables, essayons d’en faire bon usage.

Je me fais une micro sélection :

entrée : fricassée de macaron menthe verte

plat de résistance : ratatouille aux deux macarons

dessert : miracle de macaron à la rose, le seul rescapé à eu près en forme de ce trip transatlantique.

Et puis après, straight to the point. The king size bed. Yeaaaaaaah.

9pm, plaf ! Game over.

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La suite, l’ouragan, Alexander Wang, tout ça, ça vous dit que je vous raconte tout à l’heure ? Allez, je reviens en fin d’aprèm. Gros bisou !

mais où ai-je bien pu mettre…

lauren-bastide.jpg

… La veste en jean de mes 15 ans ?

C’est la question que se posent à peu près toutes mes copines. Et Lauren confirme, elle a tout simplement ressorti sa Levi’s du lycée, et c’est trop parfait.

Le denim porté en haut revient, en chemise ou en petite veste. Vous vous souvenez ? Je vous en avais parlé ici.

Ma Levi’s, je l’avais usée jusqu’à la corde puis jetée sans un regard un jour de grand ménage vertical. Me voilà donc réduite à courir les friperies pour en retrouver une. Et ce n’est pas une quête facile : neuve, elle est trop neuve; années 80, ce qu’on trouve le plus en friperie, elle est trop bouffante, et puis pour le reste, les couleurs de jeans, vous savez ce que c’est, tout est dans la nuance…

Mais je la trouverai, ahah ! (<— cri de guerre)

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Et sinon, notez le pantalon, un Peter Bertsch. Peter Bertsch, vous vous souvenez, le gagnant du prix 123 à Hyères l’année dernière ! (et oui encore et toujours Hyères, tiens d’ailleurs la vidéo est toujours dans ma sidebar). Il a sorti sa mini-collection, qui était vendue dans un tout petit corner 123 à la Villa Noailles, et c’est d’ailleurs là que Lauren l’a trouvé. Son pantalon, pas Peter. Ah, et pour en savoir plus sur le style de Lauren, il y a le podcast de Punky b !

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Encore une veste en jean miraculée, une Wrangler celle là. Isabelle l’a depuis ses quatorze ans, ça se voit (notez le jean carrément déchiré à l’épaule) et c’est ça qui est cool. Je suis très, très fan du délavage. Je veux le même, peut-être même un poil plus clair.

Je note aussi que vu le côté assez près du corps, ça rend vraiment bien avec les bas bouffants dont on est toutes folles cet été.

Et maintenant je vais aller copier 100 fois ces lignes : ne jamais rien jeter, ne jamais rien jeter, ne jamais rien jeter. Pas même ma grande robe en tissus d’ameublement léopard de l’année dernière ? Non. Pas même.

Bonne journée !

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Le Elle !!!

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Ma dernière photo à Hyères, sur la plage. Si seulement je me souvenais du prénom de cette mannequin !

Ce matin, j’ai juste envie de vous parler de… D’un truc qui m’arrive et qui me met en joie. Qui a commencé sur l’autoroute en Italie, au moment où mon téléphone a sonné et où, vu comme je conduis bien, je n’aurais jamais dû répondre.

Mais tout free-lance vous le dira. Règle numéro 1 : un numéro inconnu, tu réponds. Voilà.

Je décroche donc, légèrement stressée par la circulation, et j’entends une voix, bien connue elle par contre. Soudain, j’ai l’impression d’être dans une vidéo. Ou à la télé… Je ne sais plus.

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le plus beau reste à faire

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J’en ai marre du rouge à lèvres rouge.

Ça m’a frappée il y a quelques jours. Soudain, j’ai trouvé que ça ne m’allait pas du tout, que c’était une galère et que j’allais devoir utiliser mes 375 tubes de rouge pour autre chose que pour me maquiller.

Je ferais peut-être une oeuvre conceptuelle, une sorte de tribute à mon ancien moi glamourisant et un so far so long au rouge à lèvres qui file. Ou bien un calendrier 2008, comme le Vogue dont les filles ont trouvé un bon moyen de recycler le make up qu’elles reçoivent en pagaille.

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where the grass is green

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Mettons donc un peu de vert sur nos yeux et parlons jupes.

Je ne crois pas que c’est le genre de truc qui m’irait, mais je trouve ces jupes, celle que le Elle appelle corolles, hyper féminines, faciles à vivre, à faire tourner si on danse le rock acrobatique (?) , et, disons-le, printanières.

Parce que bon. Vous savez ce que je fais en ce moment n’est-ce pas ?

Ben rien. J’attends le printemps, pourquoi ?

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C’est hyper joli porté avec des bottes. Je me demande (et je ne demande qu’à être contredite) si avec des escarpins ça ne ferait pas un peu niais. Sinon je prends note du gilet, de la grosse ceinture. Et des magnifiques cheveux gris. Quelle allure !

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20 000 Leagues under my Pride

À l’heure où se déroule ce récit, je suis engloutie sous une montagne de pantalons Rykiel qui retracent 20 ans de mode, de ses périodes les plus heureuses à d’autres, bien plus obscures. Ce sont les ventes privées, où comme d’hab, le grand absent est le temps présent, c’est à dire la collec’ de cet hiver, dont je rêve la nuit.

Je me trimballe néanmoins avec un sac rempli de trois paires de 14*, d’un gilet long, comme dirait ma copine Nina, from hell to heaven, rayé of course, et de tout un tas de Rykieleries réjouissantes que je m’empresserais de reposer au moment de faire les comptes.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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