Garance Doré

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au vert et contre tout

Mais qu’est ce qui m’a pris de faire une semaine de détox ?

Well, on la fait à l’américaine ? Alors euuuuh. Previously, on A Girl Like Me.

Il y a deux semaines, lundi : je rencontre une ado à la peau de pêche. Mais comme elle dit des mots comme « sotte » et « zut », je lui demande son âge. Elle me répond qu’elle a 53 ans, et devant mon air effaré, me dit qu’à part se tartiner de Dior depuis ses 18 ans (normal, elle bosse chez eux, hein) (houla mais ça fait 35 ma belle, j’espère pour toi que tu n’es pas aussi fidèle à ton mari ! ) elle ne fait rien.

Je lui lance un regard perçant à la Derrick et je lui dis allez lâche l’info. Avoue. Comment tu fais pour avoir une peau naturellement photoshopée comme ça ?

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dreams are my reality

doudoune Tsumori Chisato
Cette doudoune, ce rêve, c’est Tsumori Chisato of course.

En dehors du fait que, comme je l’expliquais hier, au Festival des Inrocks, le look se chasse plutôt du côté backstage, l’incroyable ambiance qui règne dans ce festival entre les artistes, les organisateurs et le tout venant (nous avec nos appareils photo par exemple, le public, les techniciens) tient littéralement de l’alchimie.

La Cigale et ses extraordinaires loges y font beaucoup. Pendant le festival, elles se transforment en fourmilière. Tout le monde se croise, se sourit, bavarde 5 mn puis repart à son catering ou à son interview. Et les artistes également, quelque soit leur ‘degré’ de notoriété.

Il faut dire qu’on nous avait largement balisé le terrain. Domino (super bloggeuse, super rencontre) et Julien de chez Anolis, les organisateurs de notre week-end relooking extrême, avaient tellement bien fait leur boulot qu’on entendait au moins trois fois par jour : Ah, c’est vous les photographes (gloups) ? Venez venez ! C’est par ici.

C’est grâce à cette décontraction que j’ai pu boire des coups avec Shingai Shinowa et qu’on se dise que la meilleure chose qu’on pouvait faire c’était prendre une photo allongée par terre, demander à Yelle de poser sa jolie robe sur les carreaux de la salle de bain, convaincre Julien Doré que faire une photo avec moi c’était le truc le plus cool qui pouvait lui arriver, et toucher les cheveux de Devendra Banhart…

Ah non j’exagère en fait. Devendra, c’est pas pareil. Devendra, c’était à L’Olympia. Et l’Olympia, c’est vachement moins peace and love que la Cigale, quelle que soit la longueur de tes cheveux. Loges immenses, lumière trop feutrée pour nos reflexs et cliquetis de star attitude, il est le seul dans le regard duquel j’ai senti une pointe de condescendance…

Bref, je vous fait pas un roman, c’était une magnifique et épuisante aventure, voici les photos d’hier, je ferais peut-être un billet pour vous raconter notre festival du côté off… Si ça vous dit !

zach condon, Beirut
Juste pour toi Domino, Zach, de Beirut.

Julien Doré
Julien Doré, un gars vraiment cool et attachant.

Niveau mecs, on sent qu’il se passe quelque chose du côté des cheveux :

Jeremy Ylvisaker
Jeremy Ylvisaker, musicien d’Andrew Bird.

Noah Georgeson
Le mec le plus cool de la terre,
Noah Georgeson, guitariste génial de Devendra Banhart, qui a aussi ses projets perso.

Devendra Banhart
Devendra Banhart en petit pull. Pour voir son chapeau, c’est chez Géraldine que ça se passe !

Dans le sillage flower power d’hier, quelques trouvailles :

Et des carreaux pour finir. Incroyable manteau trouvé aux puces, j’ai vérifié, la coupe est parfaite. Vive les manteaux vintage !

Vendredi ou la vie sauvage

Vendredi. Pfff, ce matin, je suis crevée d’avance. J’ai encore mal dormi. Je commence à soupçonner Chatou de faire exprès de faire des mini-bruits* la nuit histoire de voir si elle pourrait pas grapiller des croquettes** sur un malentendu genre oh ! c’est le matin, vite, donnons des croquettes à Chatou. Ah mais noooon il est 4h ooooh elle nous a encore bien eus !

Je décolle donc à quatre heures (de l’aprèm hein) de chez moi sans avoir rien fait de terriblement productif, même pas m’habiller décemment. C’est que ce soir, pas de parka encombrante, pas de reboulage, je veux du pratique et party-proof, donc je suis habillée n’importe comment MAIS avec mon satané foulard, ma malédiction, vous comprendrez peut-être plus tard pourquoi.

Bref. J’arrive aux balances*** à la Cigale quelques heures plus tard (comment ça qu’est ce que j’ai fait entre temps, je suis du style à vous raconter ma vie moi ?) Aux balances, il y a… Ben euh que moi en fait. Je prends mon air le plus occupé et j’attends l’arrivée des artistes. Enfin, je LE vois, et je LE coince dans les toilettes.

Jon
Jon McClure, Reverend and the Makers.

Puis je continue à coincer dans tous les coins, mais alors, que des mecs.

The Twang
Phil Etheridge, The Twang.

Devonte Hynes
Devonte Hynes, Lightspeed Champion.

 

Les concerts commencent, toujours aucune fille à shooter. C’est très sage ce soir, tout le monde s’est party-proofé ou quoi ? Tout ça me met dans un état de déprescence avancée. Je m’ennuie, je râle, Géraldine encaisse, mais qu’est ce que je vais poster demain etc, mais qu’est ce que c’est que ces concerts sans looks etc, mais où ils ont caché le champagne etc, buvons pour oublier, etc, etc.

Ce qui est bien, c’est qu’avec le champagne vient le look. (et je raconte n’importe quoi)

Effi Briest
L’une des filles d’Effi Briest, trop de champagne, oublié nom, help.
Par contre notez spartiate Chanel, bravo mademoiselle.

Blood red shoes
Laura-Mary Carter, Blood Red Shoes.
Ils m’ont dit qu’ils étaient dingues de Twin Peaks. Sans blague !

Blood red shoes
Steven Ansell, Blood Red Shoes.

Bon, puis à un moment, on se regarde avec Géraldine, et on se dit : Fluokids !!! Et hop direction le Point Éphémère. L’ambiance est cool, les gens sympas, les toilettes déchirent, le mojito pas trop sucré. Bref, il est temps de rentrer. À demain ;-)

Fluo kids party
Hianta, des Fluokids

Fluo kids party
Diane, des Fluokids.

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

 

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*Genre venir ronronner à 5h du mat SUR ma tête.

** Mon chat a une grosse tendance à l’obésité. Genre, quand elle vient dormir sur mon ventre, j’étouffe.

*** tests son avant un concert.

supersize me

L’année dernière, en me baladant dans les rues d’Avignon, j’avais atterri dans la plus décatie, la plus surannée, la plus défraîchie des friperies.

De celles ou l’on entre avec une boule de naphtaline dans chaque narine, si vous voyez ce que je veux dire.

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Deconstructing mon vernis

Les filles, j’ai décidé de vous donner un cours de manucure tellement je suis une experte internationale. Attention, à la fin de ce billet, vous êtes une femme fatale.

Le polissage : bon, je vous le dit, comme ça on est débarrassés : je polis hyper bien. J’ai trouvé chez Sépho des polissoirs ab fab et je tire une grande fierté de la luisance tout à fait naturelle, oui bien sûr pourquoi ? de mes ongles. Polissage : Garance : 1, les s… de stries : 0.

Le reboulage* de cuticules : bon alors, déjà que les cuticules c’est pas beau. Mais le mot cuticules, je trouve ça horrible, et c’est pas fini : pour attaquer ses cuticules, (ew) il faut se munir d’un gel émolient (double ew, moi, le mot émolient me rend toute flagada, contrairement à Géraldine) et surtout surtout, d’un batônnet de buis (eeeeeew, mais qui va inventer ces trucs, on se croirait en pleine lecture du Vidal !).

Bon alors non seulement on navigue en pleine viscosité lexicale, mais en plus, quoi de plus saoulant que de se faire les cuticules**, hein, je vous le demande.

* interlude * Là, logiquement, après les cuticules, faut hydrater les ongles mais pfffff on est pas chez Arielle Dombasle ici on danse pas au Crazy Horse à poil nous. * interlude *

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shopping antidote

Pardon Punky. J’avais pourtant bien lu ton dernier billet, jeté sur la toile juste avant de courir attraper ton train, des Isabel Marant Étoile dans les yeux.

Tu avais tout prévu. Les shopping and dancing, la valise loose, immense parce que tu l’avais piquée à tes parents afin de pouvoir la charger de nouvelles acquisitions, tu avais prévu un budget raisonnable et jusqu’à quel point tu pouvais l’exploser.

Mais tu m’as mise en travers de ton chemin. Avais-tu oublié mon regard critique? Mon rapport sage et pondéré* à la mode? Chiant comme un jour sans post? Avais-tu décidé de ne pas penser à mes :

« Pfuuu, c’est mal fini »,

« On dirait du Monoprix, à 80€ ils auraient au moins pu finir de le souder leur collier »

« Cette blouse? Ouais, pas mal. Mais tu l’as déjà non? »

« Tu vas pas acheter un truc chez Manoush? »

« Khiels? Pffffu, mais c’est saturé de paraben! »

Et pourtant nous l’avions, notre arme fatale, j’ai nommé l’irréstistible Balibulle, notre shoppeuse effrénée en chef. Vous aurais-je contaminée? A-t-on manqué de temps? As-tu mangé trop de noix chez Jour? La rentrée ne nous inspire-t-elle tout simplement pas?

Ce qui est sur, c’est que le soir, en rentrant chez nous, nous nous sentions orphelines.

De shopping bags.

Et de mon influence néfaste, j’ai la preuve. J’ai tourné le dos trois minutes, trois.

Et tu t’es claqué deux robes chez AmApp.

Alors je tiens à m’excuser auprès de toi, et surtout de tes lectrices qui attendaient avec gourmandise ton compte rendu en images. Je ne recommencerais plus. Tu reviendras, dis?

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* Qui ça, moi hystérique, bondissante et vitupérante à propos d’une blouse à carreaux? Tu es sûre? Non, je ne vois pas.

myspace parano

Au départ, j’en ai parlé avec un ami qui par le truchement d’une traître que nous avons en commun, avait trouvé mon blog. Mon blog, c’est mon secret, j’étais déjà un peu énervée, mais en plus, il a commencé à commenter comme si on était au café du commerce : »Hey, Garance, t’étais dans un sale état hein, samedi… ».

Exaspérée, je lui ai dit que c’était facile de parasiter le blog des autres, et qu’il n’avait qu’à en ouvrir un, lui.

Il m’a dit : « mais J’AI un blog! Sur mon Myspace! »

Son Myspace : Une page, d’abord immense, d’un design quasi-soviétique, ou je découvre qu’il fait « partie de mon réseau étendu » et qu’il a une allure de body-builder (non mais n’importe quoi!). Mais surtout, je découvre qu’il a 511 amis. Dont Thom Yorke, Les Pixies… Je sens que je suis dans un monde parallèle… Et puis…

Heeey, mais je le connais lui, c’est mon ex! Aaaah, sa page est un peu plus soignée. Ouaaah, dis donc, sur cette photo, il a vraiment l’air d’une star. Il a combien d’amis, lui? 67, pfiou, c’est nul, je vais faire un tour sur le Myspace de son nouveau groupe. Aïe aïe aïe! 288 amis. Ultra nul.

Mmmm, mais qu’est ce que je fais moi? Retour chez mon ex. Je regarde ses commentaires, sauf que c’est pas des commentaires. C’est des gens qui lui disent merci de bien vouloir d’eux comme ami, et aussi qui lui envoient plein d’invits pour des soirées géniales, et lui, et bien il ne répond jamais rien.
Trop star mon ex.
Ah, non, je rectifie, ce sont juste des flyers. De la pub, quoi.

Il a donc l’air d’avoir une vie délirante et une foule d’amis géniaux. Allons faire un petit tour dans sa liste d’amis. Oh mon dieu! Lui! Je le connais! Et elle! On a passé une soirée ensemble la dernière fois. Mais… c’est quoi, cette photo? Ultra sexy, elle a pas peur? Ah non, sur Myspace c’est trop cool, on a pas peur, on est trop beau.

Bon, ça y est, je suis sur un filon, je les connais tous. Ils ont tous cet air « bigger than life », ils ont tous l’air trop cool, branchés, et éternellement en train de faire des choses incroyables/ de s’éclater. Je sens comme une supercherie et/ou je me sens un peu dépassée. D’un coup je me souviens d’une soirée ou tout le monde s’appelait par des noms étranges. J’avais enquêté, ils étaient tous amis sur Myspace.

Retour chez mon ami, je trouve enfin son « blog ». Il écrit super bien, mais la déco est vraiment trop moche. Je tiens ma revanche, je vais lui poster un com’ bien abrasif.
Et paf! Il faut être inscrit sur Myspace pour pouvoir commenter. Je suis trop énervée.

Épilogue : TOUS les gens de Myspace ne peuvent pas être stupides. Je suis sûre que ça doit être sympa, Myspace, si on y comprend quelque chose. Et pour y comprendre quelque chose, pas d’autre moyen je crois, que de se lancer! Donc je me lance. Pour l’instant, j’ai 1 ami. Comme c’est nuuuuul!

the ex

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Mon ex principal, c’est aussi mon dernier, on se voit, on boit un café, puis, à chaque fois, je prends mes jambes à mon cou, en me disant que je l’ai échappée belle.

C’est que cet ex là est un rocker, et pas des moindres.
Ca veut dire quoi, un rocker « pas des moindres »?…

Ca veut dire qu’il boit, se drogue, qu’il a le goût de l’infini, qu’il met jusqu’au dernier centime dans une guitare, quand il n’a pas déjà tout mis dans une orgie, qu’il est d’une coquetterie exaspérante, qu’il met des jeans serrés, des « zizi » blanches, des lunettes noires, qu’il veut faire du cinéma, qu’il vit ici, et là, qu’il est d’un égoïsme sans limites, que quand il aime, c’est à la vie, à la mort, même si dans son lit se bousculent des p’tites pépées du PopIn, des étrangères au regard froid, et j’y ai même retrouvé un jour une fille entièrement tatouée, sauf son doux visage, faut aimer, moi, je l’ai trouvée sublime.

Mais que diable ai-je à voir dans ce boxon?
Je rembobine.

Mon ex : un vrai coup de foudre, j’aurais jamais cru que ça pouvait exister. Une rencontre violonesque au possible avec rupture immédiate avec nos deux ex respectifs et voyage sublime à travers une Europe romanesque.
Il était déjà musicien, j’étais déjà une pimbêche.

Là s’arrêtent les similitudes avec ce que nous sommes aujourd’hui.

Nous n’étions pas des anges, je vous rassure, mais il était quand même très très fort en barbecue, et même si nous évitions les pièges de la vie à deux, nous étions ce qu’on peut appeler un gentil petit couple (yeurk).
Il me reprochait ma coquetterie, ma superficialité, mes sorties, mes amis de la night, voulait acheter notre appartement et était très fidèle et aimant. Et s’occupait du chat.

Un cataclysme et quelques années plus tard, c’est le monde à l’envers, et parfois encore, je me demande quelle bête sauvage a bien pu s’emparer de lui après mon départ et ce que doit en penser sa mère (qui a récupéré le chat).

Je me délecte néanmoins de ses petites histoires, je le conseille aussi parfois, je vais le voir en concert, je rencontre ses innombrables conquêtes (pour qui je suis une sorte de déesse qui a réussi à le dompter, alors que je n’ai rien fait, parole), ses conquêtes qui se font mal à aimer un homme comme ça…

Et voilà! Ce soir, concert! nanananana rock’n roll!!!!

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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