forme

go, g, go !

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La dernière fois que j’ai été complètement déprimée, je n’ai pas décidé d’aller voir un psy. Pas envie. J’ai préféré me mettre à courir. On m’a dit que c’était vachement mieux que le Prozac.

J’ai donc enfilé un jog’ de 72 (la date où j’ai arrêté de faire du sport), mes vieilles Converse de 78, une espèce de K-Way, je dirais à vue de nez, 82, légèrement honteux. Puis, drappée dans mon chic dominical, je suis sortie courir.

Stop. Je vous entends déjà hurler. Commeeeeeent ! Des Converse de 78 pour aller runneeeeeer ! T’as qu’à mettre tes plateformes tant que t’y es ! Garaaaaaaaaance !

Du calme. Je me connais. Écoutez donc la suite.

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dreams are my reality

doudoune Tsumori Chisato
Cette doudoune, ce rêve, c’est Tsumori Chisato of course.

En dehors du fait que, comme je l’expliquais hier, au Festival des Inrocks, le look se chasse plutôt du côté backstage, l’incroyable ambiance qui règne dans ce festival entre les artistes, les organisateurs et le tout venant (nous avec nos appareils photo par exemple, le public, les techniciens) tient littéralement de l’alchimie.

La Cigale et ses extraordinaires loges y font beaucoup. Pendant le festival, elles se transforment en fourmilière. Tout le monde se croise, se sourit, bavarde 5 mn puis repart à son catering ou à son interview. Et les artistes également, quelque soit leur ‘degré’ de notoriété.

Il faut dire qu’on nous avait largement balisé le terrain. Domino (super bloggeuse, super rencontre) et Julien de chez Anolis, les organisateurs de notre week-end relooking extrême, avaient tellement bien fait leur boulot qu’on entendait au moins trois fois par jour : Ah, c’est vous les photographes (gloups) ? Venez venez ! C’est par ici.

C’est grâce à cette décontraction que j’ai pu boire des coups avec Shingai Shinowa et qu’on se dise que la meilleure chose qu’on pouvait faire c’était prendre une photo allongée par terre, demander à Yelle de poser sa jolie robe sur les carreaux de la salle de bain, convaincre Julien Doré que faire une photo avec moi c’était le truc le plus cool qui pouvait lui arriver, et toucher les cheveux de Devendra Banhart…

Ah non j’exagère en fait. Devendra, c’est pas pareil. Devendra, c’était à L’Olympia. Et l’Olympia, c’est vachement moins peace and love que la Cigale, quelle que soit la longueur de tes cheveux. Loges immenses, lumière trop feutrée pour nos reflexs et cliquetis de star attitude, il est le seul dans le regard duquel j’ai senti une pointe de condescendance…

Bref, je vous fait pas un roman, c’était une magnifique et épuisante aventure, voici les photos d’hier, je ferais peut-être un billet pour vous raconter notre festival du côté off… Si ça vous dit !

zach condon, Beirut
Juste pour toi Domino, Zach, de Beirut.

Julien Doré
Julien Doré, un gars vraiment cool et attachant.

Niveau mecs, on sent qu’il se passe quelque chose du côté des cheveux :

Jeremy Ylvisaker
Jeremy Ylvisaker, musicien d’Andrew Bird.

Noah Georgeson
Le mec le plus cool de la terre,
Noah Georgeson, guitariste génial de Devendra Banhart, qui a aussi ses projets perso.

Devendra Banhart
Devendra Banhart en petit pull. Pour voir son chapeau, c’est chez Géraldine que ça se passe !

Dans le sillage flower power d’hier, quelques trouvailles :

Et des carreaux pour finir. Incroyable manteau trouvé aux puces, j’ai vérifié, la coupe est parfaite. Vive les manteaux vintage !

je suis tellement fatiguée d’être classe

Vu que quasiment personne à part Audrey, Frieda, Sarah et Solenne qui s’est rattrapée à la dernière minute, je cite : moi j’ai pas parlé des boots, parce que je ne veux pas savoir de chez qui elles sont, ni où tu les as vues, ni combien elles coûtent, non, je ne le veux pas.

Vu que personne donc n’a noté la sublimescence des chaussures que j’ai dessinées hier, je me dis que mon nouveau crush va certainement beaucoup plus vous plaire.

Toujours aussi chaussures, toujours aussi inaccessibles, mais beaucoup plus casual ce coup là. Oui, pas besoin de vous faire un dessin (mouarf, je suis en forme moi) vous avez compris, ce sont des baskets.

Après une passion d’adulescente forcenée pour ces petites choses, je les avait complètement balancées aux oubliettes fashion, et pour cause. Je suis une femme, moi, que voulez-vous. Enfin, surtout, la ballerine est arrivée, balayant ma jeunesse fluorescente sur son passage.

Quoi du sport? Non, je ne fais pas de sport. Quand ça me prend, je dis bien quand ça me prend, je fais du yoga. Pieds nus sur mon tapis.

Et de toutes manières ça fait longtemps que les baskets ne font plus de sport, voyons.

Donc voilà, je voulais vous présenter les nouvelles Pierre Hardy, elles ont un nom, Colorama, un myspace, et maintenant une fan. Et elles ont un prix, aussi. 310€, c’est ce qui me sépare de ce plan marketing bien ficelé (500 ex. dans le monde, qui dit mieux?).

Bon, je vous l’accorde, c’est peut-être pas plus mal.

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mes abdos

sport

C’est toujours la même chose. Quand viennent les beaux jours, je passe en mode abdos.
Oui, les abdos, c’est mon point faible, voilà.
Tout le monde me dit : pffff, c’est nul comme point faible les abdos! Trop facile : 5mn d’exercice le matin et un mois après ton ventre est aussi plat que Nicole Richie!

Ca ne loupe jamais : présenté comme ça, la chose me semble tomber sous le sens. Mon visage s’éclaire. Mais oui! Un peu d’exercice le matin! Mais bien sur!
Sauf que c’est comme acheter un Elle spécial minceur. Une fois qu’on l’a lu, on est pleine de bonne volonté, mais pas plus avancée.

Alors mettons que l’illusion de toutouyouter ai tenu plus d’une demi-heure, et me voilà le matin, assise sur mon lit telle le penseur de Rodin en train d’essayer d’apporter une réponse à l’épineuse question : les abdos, avant ou après le café?

Après avoir pris racine dans mon lit, et que mon chéri ait fini par répondre à ma question en se levant et en faisant le café, je n’ai plus d’autre alternative que de me lancer : je ne peux pas décemment imaginer de faire mes abdos après la douche.

Et un, et deux, et cinq abdos, je suis Davina, je demande à mon chéri de m’amener un bandeau en éponge pour absorber les toxines dont je suis en train de libérer mon corps. Pfffffu pfffu, pfffu, 10! Ahhhh ben alors, je me suis donnée à fond ce matin dis donc, j’avais oublié quelle sportive j’étais! Allez, demain, j’en fais 15!

Et ça ne loupe pas, c’est comme le régime, le lendemain j’oublie. Mon cerveau se charge tout seul de m’éviter les choses désagréables, même pas besoin de passer par la phase démotivation, rien du tout. Mes neurones sont très sélectifs. Oui, je sais, je pourrais mettre une photo de Davina sur mon frigo.
Mais j’aurais trop peur de faire fuir les muffins de mon petit dèj!

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