Garance Doré

TAG : foulard

Vintage Post / 20 000 lieues sous l’orgueil

Aujourd’hui, un nouveau « vintage » post datant de 2007. J’ai pas tellement changé, en fait. Toujours aussi grave. Et j’ai toujours le foulard :-)

À l’heure où se déroule ce récit, je suis engloutie sous une montagne de pantalons Rykiel qui retracent 20 ans de mode, de ses périodes les plus heureuses à d’autres, bien plus obscures. Ce sont les ventes privées, où comme d’hab, le grand absent est le temps présent, c’est à dire la collec’ de cet hiver, dont je rêve la nuit.

Je me trimballe néanmoins avec un sac rempli de trois paires de 14*, d’un gilet long, comme dirait ma copine Nina, from hell to heaven, rayé of course, et de tout un tas de Rykieleries réjouissantes que je m’empresserais de reposer au moment de faire les comptes.

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les jolies choses

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Londres. J’adore cette façon de nouer le foulard et aussi la chemise fermée jusqu’en haut. Très original.

Je me souviens d’un jour de printemps. Je devais avoir 11 ans, je devais être en 6ème, et je devais en avoir marre que ma mère refuse obstinément de m’acheter toutes les choses qu’il fallait avoir pour « en être ». Je devais avoir protesté plus fort ce jour là, car elle avait finit par me dire : allez, viens, on va te trouver des vêtements.

Le fait qu’on se soit dirigées vers son dressing plutôt que vers la boutique Maximôm qui cristallisait à l’époque tous mes désirs avait dû me mettre la puce à l’oreille, car je me rappelle l’avoir suivie avec cette démarche caractéristique de l’ado en colère : les pieds en dedans, l’oeil baissé, les lèvres serrées.

Je me souviens aussi m’être très rapidement déridée lorsqu’elle a commencé son tour de magie. En l’espace de quelques secondes, sa chambre s’est transformée en un tableau magnifique. Les fringues volaient puis s’amoncellaient sur son lit ou au sol, et certaines atterrissaient miraculeusement sur moi. Telle chemise était nouée pour s’ajuster à mes épaules, telle ceinture faisait des merveilles, tel carré se transformait sous mes yeux en un magnifique top…

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Paris. Plus classique, mais tout simplement adorable avec un foulard Dior.

Je me souviens d’un moment d’une complicité et d’une gaieté incroyables. Je me souviens aussi avoir fini par tout rejeter en bloc, tout à fait consciente que retourner au collège dans ma nouvelle tenue de lumière ne me vaudrait pas grand honneur.

Tout rejeté, sauf le petit foulard en soie qu’elle avait noué sur ma tête d’une manière si artistique que je n’osais plus bouger de peur de briser le charme.

Arrivée au collège, bien entendu, tout le monde s’est moqué de moi.

Mais j’ai tenu bon, et porté dignement mon foulard jusqu’à la fin de cette longue et pénible journée. Les cons !

Je trouvais déjà à l’époque qu’ils n’avaient rien compris, mais je n’étais pas très courageuse. J’ai donc fait comme tout le monde et noué le foulard autour de mon poignet.

Il représentait toutes les jolies choses que m’avait apprises ma mère cet après-midi de mai.

Voilà, les photos de Londres, c’est fini, mais tout ça c’était pour vous dire que je suis bien contente que cette mode revienne. Parce que ce foulard, je l’ai encore.

Foulard, réveille-toi mon vieux, notre revanche est arrivée ! Héhé !

Bonne journée !

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c’est qui ?

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Vous vous souvenez ? C’est la question qu’on doit poser quand on trouve un vêtement joli sur quelqu’un. Moi je ne le fais pas trop, en fait. Je regarde une tenue dans son ensemble, et il faut vraiment que je remarque un détail singulier pour m’enquérir de la marque d’un vêtement.
Je préfère garder une impression générale, une inspiration, pas une sommation.

Sauf quand il s’agit des vestes. Là, ça tient carrément du toc. J’ai toujours l’impression qu’une veste bien coupée, dans une jolie matière, doit coûter très très cher.
Je fais systématiquement : « Wooow » -air impressionné-pénétré-épaté – « ça vient d’où ? »

Et je suis souvent surprise. Ces trois vestes, c’est qui à votre avis ? Réponses, after the jump.

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J’aime beaucoup la simplicité efficace de cette silhouette. Et les détails très chic : les cheveux tirés, les perles aux oreilles, le grand sac qui donne un côté cool, genre, je suis prête à partir en week-end, mais ouais, tout de suite pourquoi ?

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La mini avec la veste : depuis que j’ai vu Gwyneth avec ça, comme des tas de modasses hagardes, je cherche une mini. Et je n’en trouve pas, mais alors, pas.
Bon, et venez on parle pas du foulard Vuitton qui s’est arraché à la rentrée… Trop beau.

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Aaaaah, le voilà ! Le truc auquel on peut pas échapper en ce moment : le tee-shirt imprimé sous la veste. Plus il est vieux et frappé, mieux c’est. J’aime aussi beaucoup le jean à zip et les ballerines, très élégantes.

Alors ?

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PS

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Chris, de chez Major

Hello ! Voici mes dernières photos ramenées de Hyères avec deux trois trucs à noter avant de partir en week-end du 1er mai pour pouvoir réviser.

1 – Il nous faut un tee-shirt troué.

C’est Emmanuelle Alt qui l’a dit dans La Mode La Mode La Mode et si Emmanuelle Alt dit, moi je suis. Et puis alors si Chris ci-dessus surenchérit, je m’engouffre. Comme je n’ai pas de tee-shirt troué, je vais chez AmAp m’acheter un débardeur ultra échancré que dès que tu te penches t’as dix nouveaux amis et je l’accroche au pneu de ma voiture et je roule sur du verre brisé. Normalement, après ça, même sans me pencher, j’ai 10 nouveaux amis / seconde, ce qui est très bien, l’été.

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2 – Il nous faut un truc sur la tête.

Perso, j’adore la casquette. Bon, je passe mon tour parce que je suis trop vieille bouclée, mais en revanche je veux bien un Panama. J’ai failli en acheter un hier mais il était trop petit. Je leur ai demandé s’ils avaient ma taille, ils m’ont dit oui, bien sûr, je prends commande et vous le recevrez dans 6 mois.

J’ai dit « What the hell ? » (oui, mon italien reviens petit à petit)

Ce à quoi j’ai rajouté, sentant venir le truc (6 mois, on compte en temps Hermès là. On peut supputer aussi donc, qu’ en argent Hermès. Donc en or.) « What the price ? »

« 997€ ».

Pas 9,97€, pas 99,7€, non : 997€.

Bon, à ce prix là, j’y vais moi, en Amérique, chercher mon Panama, vous trouvez pas ?

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3 – Il nous faut un foulard.

Aaaaah, mais qu’est ce che catso tu nous racontes, Garance, tu crois qu’on t’a attendue pour le foulard ? Non mais n’importe quoi, etc. Rooooooooooh.

Les filles, voyons, vous savez bien qu’ici on est en terrain fashion ultra avancé. Alors que le foulard bat la poitrine de toutes les jeunes filles de bonne famille, il est temps que nous posions la question de l’après-foulard.

Nous en avons débattu à Hyères avec Géraldine et Géraldine et nous avons la réponse. Qu’est ce qu’on en fait de nos foulards, alors, alors ?

En tout cas Portofino c’est bel et bien sublime, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, projetant une lumière intense et dramatique sur les ifs qui dominent la colline. Les oiseaux chantent, la mer est calme et les pêcheurs partent pêcher des tagliatelle al vongole. J’ai explosé mon compteur calorifique tellement la beauté de l’endroit m’a laissée bouche bée et qu’en Italie tout le monde profite de tes moments de relâchement pour te préparer des pâtes délicieuses, mais comme vous me l’avez si bien conseillé, on s’en fout à mort du régime, du moment qu’on se prend pas un arbre dans sa (trop grande) voiture de loc.

Je vous laisse sur la question insoutenable des foulards, en attendant je vais essayer, je dis bien essayer, de lever mon bras un peu plus haut que la hauteur standard depuis quelques jours dite « hauteur fourchette », pour tenter de prendre quelques clichés. Parce que quand même, l’Italie mes enfants, ce que c’est beau.

Le Panama attendra.

Ciao !

la vie douce

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Quelle semaine ! J’ai couru dans tous les sens, commencé à faire du jog, certainement pour essayer d’échapper aux coups de fouet virtuels de mon éditeur qui aimerait bien que j’avance sur mon bouquin, discuté du sens de la vie avec les uns, versé quelques larmes, loupé des rendez-vous avec les autres, récupéré un chat dont je ne sais que faire, fait mon premier shooting pour un magasine, mangé trois fois des lentilles (c’est trop), passé des heures au téléphone, pas trouvé le temps pour faire un dessin…

Et au beau milieu de ce beau bordel, j’ai croisé Émilie Albertini, en plein tournage de son émission pour M6. On a bavardé un bon moment, j’ai beaucoup aimé son regard sur la mode et sur son job. Si ça vous dit un de ces quatre, et si elle est d’accord, je vous raconterais.

Et puis, mais, je rêve, ou comme Valentine elle m’a piqué ma tenue préférée ?

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Émilie m’a piqué mon look, mais elle a quand même eu la gentillesse de me donner la marque de sa veste, une Chloé, de son sarouel, un Topshop, et de son foulard, un H&M. Et la preuve qu’on peut porter le sarouel avec autre chose qu’avec des talons très hauts.

Et donc voilà. Le seul, l’unique moment ou j’aurais pu dessiner pour mon blog cette semaine, je l’ai passé à ratisser tous les H&M de Paris pour trouver le même foulard « À pompons noirs ? Mais on est en rupture de stock voyons mademoiselle ».

En même temps, je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre que vous me comprenez…
Bisou !

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Heeey, psssssst : si vous passez près d’un Figaro Madame ce week-end, jetez-y un oeil, vous risquez d’y croiser quelques blogueuses en méga-goguette…

Ces petits riens

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Silhouette inspirée par le défilé
Dolce & Gabbana que j’ai vraiment aimé, pour une fois. Fallait immortaliser ça !

Aujourd’hui, je voulais vous raconter à quel point je suis accro à mes accessoires. Oui. Faut que je vous raconte, sinon vous allez passer un mauvais week-end.

Comment ça on est jeudi, et c’est pas le week-end ? C’est pas moi qui ai commencé. Mardi, un collaborateur m’a dit : allez, à lundi, bon week-end. Surprise, j’ai réfléchi puis j’ai décidé de le prendre au pied de la lettre. Puisque vous le dites.
Et depuis j’en fiche pas une, je sors tous les soirs, et tout à l’heure je vais même manger des Daims chez Ikéa.

Je suis donc accro à mes accessoires.

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20 000 Leagues under my Pride

À l’heure où se déroule ce récit, je suis engloutie sous une montagne de pantalons Rykiel qui retracent 20 ans de mode, de ses périodes les plus heureuses à d’autres, bien plus obscures. Ce sont les ventes privées, où comme d’hab, le grand absent est le temps présent, c’est à dire la collec’ de cet hiver, dont je rêve la nuit.

Je me trimballe néanmoins avec un sac rempli de trois paires de 14*, d’un gilet long, comme dirait ma copine Nina, from hell to heaven, rayé of course, et de tout un tas de Rykieleries réjouissantes que je m’empresserais de reposer au moment de faire les comptes.

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Vendredi ou la vie sauvage

Vendredi. Pfff, ce matin, je suis crevée d’avance. J’ai encore mal dormi. Je commence à soupçonner Chatou de faire exprès de faire des mini-bruits* la nuit histoire de voir si elle pourrait pas grapiller des croquettes** sur un malentendu genre oh ! c’est le matin, vite, donnons des croquettes à Chatou. Ah mais noooon il est 4h ooooh elle nous a encore bien eus !

Je décolle donc à quatre heures (de l’aprèm hein) de chez moi sans avoir rien fait de terriblement productif, même pas m’habiller décemment. C’est que ce soir, pas de parka encombrante, pas de reboulage, je veux du pratique et party-proof, donc je suis habillée n’importe comment MAIS avec mon satané foulard, ma malédiction, vous comprendrez peut-être plus tard pourquoi.

Bref. J’arrive aux balances*** à la Cigale quelques heures plus tard (comment ça qu’est ce que j’ai fait entre temps, je suis du style à vous raconter ma vie moi ?) Aux balances, il y a… Ben euh que moi en fait. Je prends mon air le plus occupé et j’attends l’arrivée des artistes. Enfin, je LE vois, et je LE coince dans les toilettes.

Jon
Jon McClure, Reverend and the Makers.

Puis je continue à coincer dans tous les coins, mais alors, que des mecs.

The Twang
Phil Etheridge, The Twang.

Devonte Hynes
Devonte Hynes, Lightspeed Champion.

 

Les concerts commencent, toujours aucune fille à shooter. C’est très sage ce soir, tout le monde s’est party-proofé ou quoi ? Tout ça me met dans un état de déprescence avancée. Je m’ennuie, je râle, Géraldine encaisse, mais qu’est ce que je vais poster demain etc, mais qu’est ce que c’est que ces concerts sans looks etc, mais où ils ont caché le champagne etc, buvons pour oublier, etc, etc.

Ce qui est bien, c’est qu’avec le champagne vient le look. (et je raconte n’importe quoi)

Effi Briest
L’une des filles d’Effi Briest, trop de champagne, oublié nom, help.
Par contre notez spartiate Chanel, bravo mademoiselle.

Blood red shoes
Laura-Mary Carter, Blood Red Shoes.
Ils m’ont dit qu’ils étaient dingues de Twin Peaks. Sans blague !

Blood red shoes
Steven Ansell, Blood Red Shoes.

Bon, puis à un moment, on se regarde avec Géraldine, et on se dit : Fluokids !!! Et hop direction le Point Éphémère. L’ambiance est cool, les gens sympas, les toilettes déchirent, le mojito pas trop sucré. Bref, il est temps de rentrer. À demain ;-)

Fluo kids party
Hianta, des Fluokids

Fluo kids party
Diane, des Fluokids.

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

 

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*Genre venir ronronner à 5h du mat SUR ma tête.

** Mon chat a une grosse tendance à l’obésité. Genre, quand elle vient dormir sur mon ventre, j’étouffe.

*** tests son avant un concert.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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