Gloria Baume

Working Girl

Je rentre tout juste d’un micro-saut à Londres, et… Aaarrh. J’ai trois trucs à vous raconter qui n’ont absolument aucun rapport. C’est pas grave ? Ok. Cool.

#1 : Michelle.

Michelle est avocate et photographe. Mais la semaine, elle est surtout avocate. J’oublie souvent la chance que j’ai de bosser dans la mode : je m’habille exactement comme je veux. Pour Michelle, c’est pas du tout pareil. Elle doit être chic et en même temps respecter toute la semaine des codes vestimentaires qui la rendent un peu dingue. Mais je trouve qu’elle se débrouille super bien. Par exemple cette année elle a investi dans ce costume trois pièces Sportmax, c’est beau… Pro, mais avec attitude*.

#2 : Gloria.

Gloria est fashion director de Teen Vogue et elle s’habille exactement comme elle veut, mais c’est vite facile quand on bosse dans la mode de ne se retrouver habillée qu’en trucs super griffés. Mais Gloria sait toujours trouver le bon équilibre entre cheap & chic. Les chaussures sont de chez TopShop… Et encore PIIIIIIIRE pour une fashionista, sont de l’année dernière ! Oooouh la la la rebelle ! La belle et rebelle** !

#3 : Hedi.

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Happy End !

Et finalement c’est comme tout. On adore on adore on adore, et puis on est content quand ça s’arrête. La fashion week est finie ! Ouf !!! Vive la fashion week !

Et parce que ce n’est pas, mais alors pas du tout l’heure des bilans mais plutôt celle d’aller dormir pendant 44h en croquant des carottes pour retrouver un teint, n’importe lequel, même bleu, mais en retrouver un, je vous rapporte un extrait de mon échange avec Alexa Chung qui est une fille décidément complètement craquante.

‘Hey hi how are you ? A picture, mais oui, oh mais wait wait wait !!! Let me take my funny glasses !’

Ouais, Alexa, elle aime bien rajouter un truc funny à ses tenues. Et même si elle a oublié sa jupe, qu’elle est toute décoiffée, et qu’elle est légèrement Vuittsponsorisée, et parce qu‘elle a oublié sa jupe, et parce qu‘elle est toute décoiffée, et parce qu‘elle est légèrement Vuittsponsorisée, je la trouve géniale.

C’est que quand même, ces sandales Vuitton ont beau faire couler beaucoup d’encre et exploser beaucoup de budgets, elles restent néanmoins ébouriffantes et me font rêver. Et personne pourra les copier parce qu’elles sont trop exceptionnelles. Et elles me rappelleront toujours ce défilé Vuitton de la saison dernière que j’avais, mais alors, comme une enfant, adoré.

L’une des filles sur lesquelles je les ai encore plus adorées, c’est bien Alexa.

Voilà. Après des weeks entières de fashion colonisée par des talons très sérieux et par du noir quasi gothico SM, j’ai aimé ces filles qui s’amusent en douceur avec la mode en portant des détails marrants, tout en restant cool et classes, coolasses.

Et puis pour finir cette fashion week et parce que je ne m’en lasse pas, la reine du détail funny, la reine du mélange improbable et réussi, la reine de la bonne humeur, la reine des ados américaines (Gloria est la fashion director du TeenVogue) et des adultes françaises (moi, au moins) et puis la reine de ce blog avec au moins une apparition par semaine depuis plus d’un mois, ma chère Gloria.

Et voilà ! Au revoir fashion week, au revoir nuits blanches, au revoir plumes et dentelles, au revoir Oréo au chocolat blanc à deux heures du mat devant mon écran, au revoir Gloria, au revoir Tuileries, Louvre et Couvent des Cordeliers… Allô la vraie vie ? Ouais, c’est Garance, ça va ? Tu m’as manqué ! Dis, je pourrais passer vite fait ?

Gros bisous, bonne journée !

Pop Screen

M’arrive des trucs en ce moment, non mais je vous jure. J’étais tranquille, en train de boire un verre de champagne chez Vanessa Bruno hier en attendant le défilé, relax, quand soudain, une très forte lumière. Je cligne des yeux. En dessous, une caméra. Et sous la caméra, un jeune homme charmant qui me demande si je veux bien répondre à quelques questions à propos de la fashion week.

Moi en fait, je veux pas. J’ai pas vu tous les shows, j’ai tellement ma dose de mode que même les mots fashion week me rendent nevrotique. En plus j’ai la dégaine approximative d’une fille qui s’est pris les giboulées de mars sur le coin du smoky eye, si vous voyez ce que je veux dire. Donc, non. Puis je les connais les cameramen, je les ai déjà vu avec Loïc Prigent. Et moi, j’adore regarder les émissions de Loïc. Mais vu comme parfois on s’y moque des gens, pas forcément être dedans.

Non, donc.

Ouais. Bon.

C’est sans compter la force de persuasion du journaliste et la coupe de champagne. Allez savoir pourquoi, trois bulles et mon non se transforme en oui.

Donc, à froid, question. Quelles sont les tendances à venir que je vois venir du haut de ma longue vue ? Bien sûr, j’en sais rien. À part deux trois jupes longues, les cuissardes, je trouve que rien ne change. Ah si, on ne porte plus de it-bags. C’est bien non ?

Plus on me pose des questions, plus je raconte n’importe quoi. C’est bizarre de devoir avoir des avis sur tout, moi qui change tout le temps d’avis. Et c’est bizarre à quel point devant une caméra, un micro, on se sent obligé de répondre. On veut être gentil, on ne veut pas dire « je ne sais pas », alors on dit ce qui nous passe par la tête.

Alors quand on me demande, pour finir, comment s’habiller en ces temps de crise, je repense au billet que je voulais faire pour aujourd’hui. Je voulais vous parler d’aller fouiller au fond de votre placard, de celui de votre maman, ou de votre fille, et de tout recomposer. De porter la veste super posh de grand-mère avec une veste à capuche en cuir comme sur la première photo, de rajouter une énorme écharpe sur une robe super chic et de mélanger tous les imprimés comme la géniale Gloria que je n’en finis pas d’espionner. Et le tout en couleur, of course.

Prise dans mon élan d’inspiration, je m’envole. Et je ne la sens pas venir, ma connerie. Je m’entends dire : « l’idée, c’est shop your closet, tu vois ? ».

Et pan ! Dans le mille ! Ridicule. Tout à fait le genre d’anglicisme dit avec un accent venu de la planète n’imp’ où tu regarde la télé, tu te dis vraiment que ces filles qui boivent du champagne dans les défilés ont un sérieux grain, en plus d’avoir l’air dévasté. Je vois le visage du journaliste qui s’éclaire : « Et ben voilà ! C’est top ! »

Grumph. Je finis ma coupe de champagne et je vais prendre ma place en me disant qu’on ne m’y reprendra plus. Jamais. Non. A dire des conneries plus grosses que moi. Jamais. Plus. Never again is what you swore the time before. Puis un quart d’heure après, j’ai oublié.

Quoi ? Mon avis sur le show Vanessa Bruno ? Euuuh… Ouais, bon, ok !

Swinging London

Londres ! Je vous écris du fond de mon lit, un double expresso [dites : deubeul expwesso] à la main et un sourire béat au lèvres. Est-ce le décalage horaire, l’ivresse de n’avoir posé le pied que quelques petites heures à Paris ou la joie limite hsytérique de retrouver mes copines ? Je ne sais pas. Enfin si, je sais. C’est un tout, et c’est surtout de retrouver cette atmosphère gaie et remuante que j’avais adoré la saison dernière.

Il n’empêche, je suis sidéralement décimée. Épuisée, la fille. J’ai même du dire non à une fête sur un toit, à une fête dans un pub et à une fête… J’ai dû dire non aux millions et demie de fêtes qui s’offrent à nous et aux millions et demi de visages enjoués qui me disent : pas question que tu ne viennes pas.

Je crois que pour ce soir je dis non aussi au super sujet méga-polémique de la mode qui tue que je voulais soulever. Je crois que le seul truc que je vais arriver à soulever, c’est ma main pour baisser le rideau et éteindre la lumière. Demain, polémique. Politique de la mode. Grenelle de l’habillement. Aujourd’hui ? Racontage de ma life.

J’ai fait une bien meilleure valise grâce à vos conseils, merci merci merci. J’ai acheté mes DKNY je ne les quitte plus. Je boulotte du chocolat Barbie rose offert à un défilé. Les goodie bags c’est vraiment n’importe quoi. Aujourd’hui au show Eley Kishimoto, une trousse Eastpack par exemple. Franchement, je vois pas le rapport. Mais bon. J’ai vu la plus belle femme âgée du monde. C’est Carmen de Orifice [C'est aussi la seule femme du monde à pouvoir porter un nom pareil, je vous l'accorde] et mon nouveau but dans la vie c’est de la prendre en photo. Et puis aussi, je suis amoureuse. Franchement, je vois pas le rapport. Mais bon.

Allez ça va. J’avoue. Je ne peux pas m’empêcher. Je vous ai dégoté une tendance.

Attention les amis ça va chauffer. Nelli Rody va pleurer sur ses cahiers de tendance. Anna Wintour va me supplier de bosser avec elle. Vous la voyez ma tendance ? Allez, regardez bien ces trois photos. Et non, pour répondre à votre question, je ne suis pas bourrée. Juste un peu sidéralement décimée de fatigue : j’adore écrire quand je suis comme ça. Et ne jamais me relire. Soit.

Réponse : ma tendance du jour est une non-tendance !!! Tin tin… : les carreaux et les rayures sont toujours là. Voilà. Ça tue non ? C’est génial, génial, je suis géniale. Voilà. Vous croyiez en avoir marre ? Ben c’est loin d’être fini. Et même que ouais. Gardez tout vos plaids et piquez même la nappe à carreaux de votre resto italien préféré pour vous en faire une écharpe. On est une recessionista ou pas, hein. Et même que croyez-en Gloria, qui sait de quoi elle parle, on peut, on DOIT mélanger carreaux et rayures.

Parce que pour que trois de mes stars de la mode les portent si fièrement, c’est qu’on est pas du tout en queue de tendance. Plutôt dans une espèce de second souffle, comme au jog quand on croit qu’on va crever la bouche ouverte sur le pavé puis que soudain hop, on se remet à courir comme une gazelle [bon sauf que moi en jog quand je crois que je vais claquer je me pose en terrasse pour faire le point sur l'utilité du sport en milieu urbain mais c'est un autre sujet] [Non, j'ai décidé de tenir une ligne ferme sur ce blog : pas de hors-sujet.]

Jamais.

Héhé. Bon, allez, je vous embrasse, et puis promis, de la méga-polémique et de la non-tendance à en claquer la bouche ouverte sur la pavé demain. En attendant ? Rideau.

Juste une dernière. Après j’arrête

Sur le bleach. Non parce que je ne pouvais pas vous laisser comme ça.

Ce n’est pas parce que je suis sur le point de retourner à Londres, et comme de bien entendu de faire un crochet par Topshop que je vous rabat les oreilles avec ça. Pas du tout.

C’est que la dernière fois, nous avions quelques problèmes à nous entendre sur le terme « bleach jeans ».

Bon, j’avoue. C’est surtout que je vous avais raconté n’importe quoi, étant donné que je ne vérifie absolument jamais mes informations.

Moi, ce que j’avais en tête, à part mon jean Topshop, c’était ce truc totally trugly que j’adore, ce truc délavé à la javel (bleach = javel, j’apprends vite). Et pas du tout le jean neige que je vous avais montré, que j’adore surtout sur les autres, hypocrite que je suis.

C’est Siv Tone qui a commencé. Siv Tone, hum… Comment résumer.

Siv Tone est une copine géniale, qui designe de super fringues pour enfants, a un style dément et un appart carrément énervant, et que j’ai pris en photo pour le WAD cet été.

Dans sa bleachitude hyper assumée avant tout le monde.

Siv Tone a un style street rock que j’adore, et elle est une super early adopter du bleach jean. Peut-être que si je ne l’avais pas vu en premier sur elle, j’aurais pas autant flashé.

Mais après, j’en ai croisé plein des filles hyper classes avec leur bleach, dont ma chère Gloria.

Voilà. Rien à ajouter, c’est ma touche total rock mauvais goût de l’année, après on repasse aux imprimés fleuris (non, je déconne, ça va pas ? Même Dries est passé à autre chose ! Pfiou !).

Je vous tiens au courant pour le bleach jean TopShop (oui, je suis encore en train de répandre des fausses rumeurs, chez TopShop, ils appellent mon jean un jean un exposed, une sous-détermination du bleach si j’ai bien compris. Je suis définitivement à la traîne fashion vocabulairement parlant).

Ah si, un truc à ajouter ! Depuis que je radote avec mes bleach trucs, toutes mes copines me demandent comment on fait pour bleacher ses jeans soi-même.

Alors, je ne vais parler que pour moi, mais à chaque fois que j’ai essayé de bleacher quoi que ce soit, même accidentellement, en récurant accidentellement ma baignoire par exemple (les seules fois où ça m’arrive, c’est accidentel) ça a juste fait d’immondes trous à l’odeur de bonnet de bain utra-persistante.

Mais quand vous voulez, on se fait un atelier. Bonne journée !

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Le rose aux joues

Leigh Lezark en Giambattista Valli

Waaaaaah. Le coup de blush ! J’étais en train de vous faire un super post sur le rose et le génial Giambattista Valli, mais je viens juste de découvrir mon Day In The Life sur Style.com et je suis surexcitée ! À huit heures du mat ! Allez, hop ! Hop ! Un croissant, un café ! Youhou !

Je crois que je n’avais pas trop réalisé, en fait, quand Style m’a contacté pour me demander de leur décrire l’une de mes journée de fashion week. Je l’ai fait et j’ai envoyé ça sans plus me poser de questions hier matin.

Mais voir mon nom en homepage de l’un des sites sur lesquels je saute en premier tous les matins, ça m’a scotchée. Ouais, ouais, je suis peu de choses. Enfin bon, si vous voulez me voir déshabiller un homme aux Tuileries, c’est par là que ça se passe.

Pour fêter ça, vous échappez au post positivement déprimatoire que j’étais en train de vous écrire sur l’économie qui va se crasher et les gens de la mode qui lèvent les bras au ciel tellement ils sont pétrifiés [comme s'ils avaient besoin de plus de pétrification, les gens de la mode. Booooootox !] . Mais on en reparle bientôt.

Aujourd’hui c’est journée rose !!!

Il faut donc que je vous dise à quel point j’ai été [enfin ! enfin !!!] transportée hier par le défilé Giambattista Valli. Quand s’est avancée sur le podium la première silhouette, j’ai cru tomber de mon siège. C’est beau ! C’est beau ! Que c’est beau !!! Je me disais. Tout en remerciant le ciel de ne pas avoir à faire de chroniques de défilés : je serais du style à ne savoir m’exprimer que par onomatopées.

Balmain, Dior, Dries Van Noten, Stella Mac Cartney et YSL hier soir, ça commence à vraiment faire pas mal de choses belles et inspirantes. Siiiiiii !!!!

Donc, post sur le rose, que j’adore quand il est so schocking, le rose qui me flashe et joue à cache-cache avec moi depuis New York. Et qui a finit par m’éclabousser hier sur Leigh, en Giambattista Valli, à l’entrée du show Giambattista Valli.

Voilà, sinon, j’ai recroisé Julia aujourd’hui, et elle m’a dit qu’elle avait peut-être un job pour moi. Arrrrrrrgh ! Une ado qui me propose un joooooob !!!! Le champignon magique est de retooooouuur, au secoooooours !

Héhé.

Bon.

Ok, j’arrête le café. Bonne journée !

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