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J’ai d’abord été intriguée par la semelle rouge des Louboutin, puis j’ai trouvé que c’était une super belle idée, ensuite j’ai adoré le design des chaussures, puis j’en ai trop vu pendant les fashion week, et enfin les années ont passé et Kim Kardashian a commencé à en porter. Et moi bien entendu je n’en voulais plus.
Plus tard j’ai été enfermée pour cause d’ouragan à la maison et j’ai regardé les Kardashian – pour ma culture générale, bien entendu – et bien sûr je suis tombée sous le charme de Kim et soudain ça m’a moins dérangée qu’elle porte des Pigalle à clous – même que quand elle se casse la gueule avec en se levant de table elle est trop mignonne.
Je me suis toujours demandée si avoir un signe distinctif si fort n’est pas parfois autant un atout qu’un écueil pour une marque.
Je sais que le succès de Louboutin est en partie dû au fait que la semelle rouge est un “status symbol” [et un status symbol jalousement défendu, je ne sais pas si vous avez suivi l’affaire Louboutin contre YSL] mais justement est-ce que ça ne fait pas fuir des amatrices comme moi qui adorent les chaussures mais pas forcément tout ce que leur semelle disent d’elles ?
Parce que la qualité du design et des chaussures est toujours là ! Et d’ailleurs je connais une top editor qui a trouvé la solution : elle fait repeindre ses semelles de Louboutin en noir.
La mode est drôlement ironique, non ?
Ah, ça c’est sûr, c’est sympa de manger tout ce qu’on veut.
D’ailleurs, dans mes Feel Good Books et dans beaucoup de magazines que je lisais, je me rendais compte que c’était un peu la mode de penser comme ça : les régimes c’est fini, il faut se fier à sa sensation de satiété et manger à sa faim, c’est tout ce qui compte.
Oui, tout à fait. On va dire que c’est un bon début.
Ça m’a aidée à déculpabiliser pendant les quelques mois qui ont suivi ma “crise”. Ça m’a aidé à déculpabiliser, et ça m’a vachement aidée à continuer à ne pas pouvoir fermer mes jeans.
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Au Studio, on est trop contents. On vient de recevoir je ne sais pas combien de ce tee-shirt que vous voyez sur la photo. Ce sont des tee-shirts que j’ai faits pour le Elle anglais, enfin faits, vous voyez ce que je veux dire hein : j’ai fait le dessin que vous voyez dessus – je ne sais pas encore coudre, ni filer le coton (oh, la la, ça commence bien ce post… N’importe quoi).
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Même si je sais que la mode n’est pas, non, n’est pas un univers parallèle, il y des moments où j’ai des doutes.
On a vu la dernière fois que le langage appliqué à la vie professionnelle nécessitait une imagination fertile. Et bien aujourd’hui, nous étudierons la sémantique de la fashion week.
Là encore, bienvenue dans le monde doux et duveteux de la parabole, écoutez ça :
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Souvent, dans les mails de lecteurs que je reçois, c’est la même question qui revient. Ça pourrait se résumer par : Comment as-tu fait pour trouver ta voie ?
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Coupée dans mon élan vers l’aéroport où je m’apprêtais à embarquer pour Tokyo, me voilà aujourd’hui en envoyée spéciale en direct de mon salon. Et je ne vous dit pas arigato !
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À l’heure où je vous écris, je suis allongée sur mon canapé, en pull et en collants. ET POURTANT, JE DÉTESTE LES COLLANTS.
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