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Quand j’étais étudiante, vu que la plus grande partie de mon tout petit budget était dédié à la fête (et que ça coûte cher de faire la fête !) je m’habillais quasi-exlusivement dans les friperies.
Ça donnait une espèce de look dont j’étais très fière, à mi-chemin entre le glam de Scarlett Johansson et le chic (contesté, certes) d’une punk à chien.
Puis j’ai grandi, Zara est arrivé et a changé la mode, nos placards et notre manière de consommer, me rendant futile et gourmande de nouveautés, mais aussi compulsive et sans style fixe.
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vendredi 30 mai 2008 — 08:00
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dressing |
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J’ai une copine qui, connaissant mon oeil retro-laser et mon avis éclairé sur la médecine esthétique (je n’en ai pas), n’a pas pu s’empêcher de me révéler un secret brûlant il y a peu.
Quel intérêt a un secret si l’on n’a personne pour le partager ?
Elle me dit, me regardant droit dans les yeux, approchant dangereusement son visage du mien façon Cliffhanger, et prenant une voix de gorge que je ne lui connaissais pas : « Regarde ».
« Est ce que tu vois quelque chose de changé ? »
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mardi 27 mai 2008 — 07:14
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Beauté |
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Spartiates, inspirées de… Ben, euh, tout le monde.
C’est donc, vous vous en doutez, une histoire de chaussures d’été.
Et c’est quoi une chaussure d’été en 2008 ? Une spartiate.
Je vous explique :
Mars : Toulouse, je découvre avec ravissement chez Département Féminin les spartiates Giuseppe Zanotti. Je me demande quelle banque je vais pouvoir braquer pour me les offrir, puis je me dis qu’on est en mars, que j’ai le temps de réfléchir. Il fait encore froid.
Je rentre à Paris, et je vois MES spartiates partout. Dont des bien jolies, en gris, et le gris est ma cou… Oui bon, vous savez, pas chères du tout chez André. Mais.
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Tee-shirt, Luella pour Tonic. Sac inspiré d’un mirifique Mulberry.
Tin tin ! Je vous présente le T-shirt Luella que je viens de recevoir en direct de Mobridge, USA.
Je l’avais vu dans le Jalouse, et comme il me FALLAIT un tee-shirt avec un truc dessiné dessus, que là en plus c’était un joli oiseau et vu que c’était notre Luella bien-aimée qui l’avait fait pour la bonne cause, je m’étais dit, vas-y Garance, lâche-toi, fais un truc de dingue.
Re-commande sur Internet.
Acheter sur internet, comment dire. Mes meilleures erreurs d’achat, je les ai faites sur internet. Et je suis pas du genre à ramener. À la poste. Un colis. Déjà que je mets deux semaines pour poster une lettre.
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La dernière fois que j’ai été complètement déprimée, je n’ai pas décidé d’aller voir un psy. Pas envie. J’ai préféré me mettre à courir. On m’a dit que c’était vachement mieux que le Prozac.
J’ai donc enfilé un jog’ de 72 (la date où j’ai arrêté de faire du sport), mes vieilles Converse de 78, une espèce de K-Way, je dirais à vue de nez, 82, légèrement honteux. Puis, drappée dans mon chic dominical, je suis sortie courir.
Stop. Je vous entends déjà hurler. Commeeeeeent ! Des Converse de 78 pour aller runneeeeeer ! T’as qu’à mettre tes plateformes tant que t’y es ! Garaaaaaaaaance !
Du calme. Je me connais. Écoutez donc la suite.
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Jupe et ceinture inspirées du défilé FW08 d’Isabel Marant, top inspiré d’un Aleeeeeeeeeeeex (!!!) Wang.
C’est nouveau. Le matin, j’enfile un top, un pantalon ou une jupe, j’ajoute quelques accessoires, et si l’ensemble se présente pas trop mal, je me pose une question :
« Où est le détail sexy ? »
Ce truc là, je vous assure, je ne sais pas d’où ça sort. Je n’avais jamais pensé comme ça. Pour moi, déjà, personne ne nous oblige à être sexy. Je m’en fichais bien de montrer mes jambes, de mettre en valeur telle ou telle partie de mon corps. J’ai même un peu ce truc de défi qui me fait dire : on peut séduire sans ça. On est même pas obligé de vouloir séduire, tiens, voilà.*
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Il y a des comptes rendus que l’on ne fera jamais. Trop de kilomètres me séparent aujourd’hui d’Hyères pour que je m’amuse à réveiller cette fleur déjà presque fanée.
De retour à Paris, il me reste quelques snapshots, observations et chroniques des nouvelles coolitudes à adopter. Je vous les livre dans le vrac et après on pourra tourner la page et se diriger vers de nouvelles aventures, plus citadines je le crains.
+ On vous avait déjà dit que les it-shoes allaient remplacer les it-bags, la preuve éclatante en a été faite sur la plage à Hyères. Quand les galets menacent le cuir de vos talons, enlevez vos chaussures et portez-les aux poignets. Le dernier chic, c’est ça.
+ N’allez jamais plus à des fêtes organisées par l’équipe du Baron.
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Ah tiens c’est nouveau ça. Voilà que l’on me dit : tu as un style.
Attrapée comme ça, à la volée, l’observation a de quoi faire plaisir. Mince, je vous ai assez bassinés avec ma quête de sens mode pour pas venir râler.
Sauf que moi je sais ce qui s’est passé. Je l’ai compris samedi, en plein shopping de l’humour avec Superchic [ = on va dans les magasins très haute, on essaye les pires trucs et on se marre en testant le sens de l’humour des vendeuses. Les filles chez YSL sont très bien, passé le temps d'adaptation.]
Évidemment qu’on achète rien.
Ok. Évidemment que JE n’achète rien.
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jeudi 17 avril 2008 — 08:00
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