Garance Doré

TAG : isabel-marant

Window Licker

L’un des problèmes de ma vie très compliquée est le suivant : tous les jours, pour rentrer chez moi, je passe devant les vitrines de la boutique d’Isabel Marant.

Et trop souvent, malgré des stratégies d’évitement aussi machiavéliques qu’inventives (coup de fil à mon comptable, achat de viennoiseries dégoulinantes, moonwalk) je pousse la porte.

Régulièrement, j’y croise Olivia. Olivia sait porter Isabel. Et si je suis parfaitement capable de résister à un vêtement sur un portant, de le regarder et le toucher sans même l’envisager, me mettre sous le nez un truc bien porté, avec cette impression de confort sexy qui sonne comme une promesse, c’est très très cruel.

Surtout quand la promesse de confort sexy en question arrive au moment où je viens juste d’engloutir à la va-vite ma viennoiserie dégoulinante histoire de pouvoir, allons-y toutes en coeur : rentrer jeter un oeil juste 2 secondes.

Ah, pièges et vicissitudes de la vie moderne… J’adore mon nouveau pantalon !

Bonne journée !

Pas de Côté

Il y a des détails qui nous font sortir de la simple mode. La tendance, je sais pas ce que vous en pensez, mais parfois ça me gonfle. Me dire que chacun de mes vêtements retrace une histoire bien précise, compréhensible, lisible par les gens comme moi.

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Rip It Off !

C’est vraiment un truc du type phénomène non ?

Parce que bon, le jean déchiré, on connaissait depuis longtemps. Le tee-shirt déchiré, j’ai toujours pas décidé si Isabel Marant a fait exprès, si le hasard a bien fait les choses ou si quand on est dans le vent, même si on fait n’importe quoi ça devient cool, mais son tee-shirt prêt-à-vieillir (premier lavage, hop, un trou) a infiltré nos gardes-robes plus vite que ne filent mes collants.

Héhé. Vous voyez où je veux en venir, pas vrai ?

Ouais. Les collants déchirés. Moi je ne crois pas que ça m’irait… Ok, je sais que ça ne m’irait pas et ça me fait vachement peur parce que je me dis qu’être sur la pente descendante de la rébellion, c’est jamais très bon. Ça sent le lifting. Mais non je rigole. Je resterais pure et Botoxless jusqu’à… Ce que j’en décide autrement. Bref.

Mais j’adore les collants déchirés. Parce que c’est un truc qu’on peut faire toute seule. Parce que pour les porter faut que tout autour soit nickel. Parce qu’il faut avoir l’attitude, à mort. Sinon c’est juste un collant tout troué.

Je voulais aussi vous parler de gants, parce que que je commence à avoir un point de vue sur a question, vu que je les accumule, mais je vous laisserai pour aujourd’hui dans la contemplation de ces gants de conduite à la coupe irréprochable, qui me donnent envie de me mettre en route pour un casino, dans un coupé sport, sur la côte d’azur, un foulard volant au vent pour me protéger du SOLEIL. Du quoi ? Du SOLEIL.

Si si, je vous jure. Il existe. Je l’ai croisé à Rome, il m’a dit qu’il revenait bientôt. Bisou !

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PS : La jolie Alma [première photo] a un blog, et c’est par ici.

PPS : Pour voir plein de collants savamment filés, filez chez Rumi !

Mode 2

Hier, j’ai oublié de vous dire un truc.

Ce que j’aime le plus dans les cardigans, c’est les mecs. Ahah :-)

Plus épais, plus grands, à double boutonnage… S’ils ont un col châle alors je fais un arrêt cardiaque, et si c’est mon mec qui le porte (et il a compris le truc, il en porte le saligaud), je passe la journée à avoir envie de lui enlever. Pour le lui voler, mais oui, bien sûr, oh, la la. Vous avez l’esprit vachement mal tourné, c’est les vacances qui approchent, c’est ça ?

J’en ai vu un chez Isabel Marant Étoile. Il était rouge, il était doux, il avait des boutons noirs… Aaaahhh… Mais ils n’avaient pas vu assez large en taille chez Isabel. Le plus immense que j’ai réussi à trouver ressemblait toujours à un Petit Bateau sur Pamela Anderson (Quoi. Quoi ? Bah quoi, vous n’étiez pas dans la cabine ! Alors. Je dis ce que je veux !), alors que moi je voulais un vrai truc de grand-père à ceinturer et mettre en robe, oui, c’est ce qu’on appelle une idée fixe voilà.

D’ailleurs je divague, le sssssssssssssssssssujet du jour (n’est ce pas Fonelle) n’étant pas du tout mon shopping avec Pamela, mais manifestement, vous l’aurez deviné, mais si, regardez bien les photos, devinez….

L’imper-l’hiver-sur-les-mecs-bruns-portant-des-grands-pantalons-noirs bien sûr mais alors !

Et, euh, voilà, à part le fait que je trouve ça plutôt chouette et que j’aime vraiment beaucoup ces deux dégaines, j’ai pas dix mille choses à dire.

L’imper, c’est bath, quoi.

Ouh la la, il est temps que je retrouve mon cardigan moi… Bonne journée !

Devil’s Haircut

Gilet inspiré d’un Isabel Marant

Je sentais que cela vous manquait. Qu’on avait pas vraiment fait le tour de la question. Qu’il était grand temps qu’on y revienne. Que vous n’alliez pas tenir beaucoup plus longtemps.

Moi non plus. Il faut qu’on en parle.

Mes cheveux. Non, j’ai pas dit les cheveux, j’ai bien dit mes cheveux.

Mes cheveux longs, bruns, bouclés et secs.

Si vous avez un peu suivi, ces derniers temps, on avait trouvé que définitivement, le cheveu faisait le style. Qu’une bonne coupe, qu’une bonne couleur étaient comme une signature qui faisaient passer une fille de « bien sapée » à « totale icône ».

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new woman is an attitude

Coucou ! Alors alors, comment amener le sujet, comment vous dire que, comment exprimer la, huuuuum…

Dites, vous l’aviez senti ? Je m’ennuie ! Voilà trois jours que les défilés ont commencé à Paris, et j’attends toujours l’étincelle que je n’ai eu ni à New York, ni à Londres. Ou c’est moi ? Ou je commence à m’habituer à tout ça ? Ou c’est la crise ? Vous en pensez quoi ? Vous aimez quoi ?

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé Dior, c’était gai, fort et je veux une robe-tutu -d’ailleurs on va toutes vouloir des robes tutu, des jupes tutu, des micro-jupes à volant tutu, je suis trop trop fan de la tenunue ci-dessussus, je veux mon tutuuuuu !

Bref, j’ai eu envie de repartir avec la moitié des fringues chez Isabel Marant (quelqu’un a les photos ?), comme d’habitutude, et j’ai complètement halluciné au show Margiela, qui était tout à la fois hyper bien scénographié, hyper beau, hyper prétentieux, hyper gai et hyper intéressant.

Bon en fait, ça va. Je ne dois pas tant m’ennuyer que ça. On va plutôt dire qu’on sent un léger flottement.

Niveau looks, c’est pareil, je nage un peu entre deux eaux. J’ai l’impression d’avoir déjà vu et revu des tas de trucs, et du coup ce que j’apprécie beaucoup en ce moment c’est la manière de porter, l’attitude, une certaine façon de remonter ses manches, de laisser dépasser son tee-shirt, ou de ne pas porter de sac…

J’ai donc choisi trois de mes stylistes préférées, qui ont toujours un style juste et pas maniéré. Quand je n’ai plus d’idées, ce sont ces filles là que je regarde.

J’aime bien ces fashionistas là. Pleines de personnalité, toujours en train de se marrer, elles ont un rapport à la mode hyper rafraîchissant et plutôt détendu.

Et je me rends compte que ce qui définit ce que j’aime en ce moment, c’est ce jeu perpétuel avec les basiques, cette façon de réinventer toutes les 5 secondes comment on porte le jean, le blazer, la chemise, comment on dédramatise une pièce forte avec du super casual, comment on rend un simple tee-shirt imprimé génial en l’associant avec la bonne veste.

Comment une bonne coupe de cheveux, pas forcément mode (cf Yasmin en première photo) mais bien adaptée, une manière de ne pas faire sentir l’effort, une façon de se mouvoir, de se poser, comment un éclat dans le regard et une attitude font tout le reste. En fait, plus je prends des photos, plus j’épure, j’épure, et plus je reviens à l’essentiel.

Comme ma petite soeur Sacha me disait, quoi : « taiiiin, c’est trop dégaine ! ». Ah voilà, Sacha, c’est exactement ça ! Bonne journée !

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Everybody wants it and nobody knows

Gilet inspiré par un Charles Anastase

Mon vernis. Vous savez, c’est rare que je me fasse une fixation. J’ai une espèce de philosophie de la vie, c’est que si la mode ne te tombe pas toute crue, fuis-là. C’est comme l’amour, quoi. On va pas se battre, non plus. On attend que les hommes se jettent à nos pieds, et pour les Louboutin, c’est pareil.

On est pas rendues, ok.

[NDLR (= de moi) : Louboutin, dit comme ça, ça fait bien, mais à force de voir de la semelle rouge en bataille aux défilés on va dire que c'est légèrement ringardisé. On pourrait trouver quoi comme symbole de la shoes importablo-overpriced ?]

Oh, il y a eu quelques exceptions. Quelques marathons échevelés dans Paris pour acheter la dernière paire de ballerines en 39 1/2, quelques ventes de presse où j’ai perdu ma dignité, quelque paire de chaussure qui a fait le tour du monde avant que je ne me rende compte qu’elle n’était pas si jolie que ça, en vrai, une fois à mes pieds.

Donc, pas trop de fixations. Et pourtant, cet été, au détour d’un Marie-Claire, oui, pardon, d’un Marie-Claire, non mais vraiment ça veut pas sortir, Marie-Claire, oui, ce magazine que j’assume pas trop mais dont certains éditos mode ont quand même atterri dans mon classeur WOW voilà ma mode c’est ça, bref, je vois ce vernis gris taupe et je me dis : ouh bonne mère.

Il me le faut. NOW.

OPI. Faut dire OW PI AÏE les filles, je vous rappelle que je rentre de EN OUAÏE CI. OPI, je connais, c’est distribué au Monop’ Beauty en bas de chez moi, je descends, NOW. Il est quatre du mat’ (et en plus elle lit Marie-Claire à quatre heures du mat, NON MAIS ÇA VA PAS OU QUOI ?!!!?). Quatre heures ok c’est fermé. Mais 9h je suis au rendez-vous avec cette jeune fille typiquement trop maquillée (je ne veux pas me moquer, mais souvent la conseillère beauté est trop maquillée, du coup j’ai envie de lui donner des conseils, après, elle me donne son badge).

9h, je descends, totale enfarinée, je demande le truc, et là, rien. Rupture de stock. Bon. Mon mec (bah quoi, je vous ai dis, c’est comme la Loubout’ mais en moins ring’, si t’attends tranquille sans te poser de question, ça te tombe tout cru. Un peu trop cru, parfois, d’ailleurs, et souvent pas très low-carb, mais c’est un autre sujet). Mon mec donc, arrive dans quelques jours, et je sens que si je n’ai pas ce vernis sur mes ongles pour le moment M de l’arrivée en cinémascope ralenti & split-screen quelque chose de très très grave va arriver.

Il va me quitter, c’est sûr. Si je n’ai pas ce vernis ils va me quitter.

Par conséquent, je vous raconte pas la journée à courir les Sephora, les Lafayette Beauté, les Printemps de la beauté, tous les trucs avec beauté dedans. Mais personne à part Monop’ Beauty ne fait OPI. Trop forts les gars. Je finis par le trouver mon vernis, dans un Monop Beauty donc, où la conseillère absolument trop maquillée à te donner envie de ne repartir qu’avec un wagon de Demak’up Feel Pure me vend ça avec un air de sous le manteau encore pire que la dernière fois que j’ai acheté des boots Isabel Marant à 80€.

On a une liste d’attente, elle me dit. Elles les veulent toutes. Mais pour vous (Pourquoi moi ? Héhéhé… Je lui ai juste dit que sinon mon mec allait me quitter.) je fais une exception. Et puis, promettez-moi de vous maquiller, un peu, mademoiselle. J’ai promis, juré, pas craché. Et je suis repartie avec mon flacon gris souris, qui est ma couleur pr… Mais vous savez.

Arf. Je rêve ou je suis en train de faire un roman ? Ah, si. Bon. Pardon.

Je mets mon vernis, Mr Loubout’ arrive, ne voit absolument rien mais ne me quitte pas, ce qui revient à dire que le gris taupe de mon vernis est allé se ficher automatiquement dans son cerveau reptilien pour lui envoyer le message “cette fille a le vernis OPI, accroche-toi c’est la femme de ta vie !!!” —> Mission accomplie.

Ouais, trop la classe. Et le lendemain, je fashion weekifie allègrement, et là je vous jure on a jamais trouvé meilleur accessoire niveau rapport qualité-prix que ce vernis OPI. Pas besoin de it-shoes : TOUTES LES FILLES, MÊME KATE LANPHEAR QUI EST MON ICÔNE DE MODE, m’ont demandé où j’avais trouvé cette merveille.

Je leur ai pas dit d’aller lire Marie-Claire, hein. Oh. Mais elles devraient.

Et même la jolie Rumi s’est fait une fixette reptilienne dessus, depuis je suis la femme de sa vie, et elle m’a envoyé un mail pour me demander l’exacte référence du truc.

Voilà donc ce que je lui ai envoyé, traduit de l’anglais :

C’est le “You don’t know Jacques” de OPI, cours l’acheter tout de suite et mets deux couches sinon c’est horrible ça fait des stries et je sais de quoi je parle.

Voilà en substance le message de mon interminable post de ce matin. J’aurais pu n’écrire que la phrase ci-dessus, ça vous aurait largement suffit. Mais oubliez tout que j’ai dit avant : le post bon plan, ça a ça de commun avec l’amour et les Loubout’ que si ça vous tombe tout cru, ben c’est juste chiant.

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EDIT 10H03 : Ah ah c’est trop drôle comment on est connectées de l’autre bout du monde avec Rumi ! Elle a fait un post sur le vernis aujourd’hui, vous pouvez du coup en voir une photo ici !


cruel summer

Et voilà. Bon, je vous rassure, je sais prendre soin de mes copines. Je leur ai donné des rendez-vous en fin d’aprèm, ou très tôt le matin, at the fraîche. Il n’empêche. Cette chemise Isabel Marant, on ne dirait pas comme ça, mais elle est en laine super chaude. Et en plus, j’avais tenu à rajouter un truc à moi dans la tenue, histoire de bien m’assurer du capital étouffement fatal de l’ensemble, mon top en sequins vintage. C’est cruel.

Mais le plus tatatam, c’est la tenue que j’avais réservée à Alice, et là vous allez comprendre tout de suite pourquoi, comme je vous l’ai raconté hier, elle a voulu me zigouiller. D’ailleurs là elle fuit le shooting pour aller se jeter dans la Seine histoire de se rafraîchir (je vous jure que ce n’est pas moi qui lui ai demandé de courir, c’est juste qu’Alice déteste les photos trop statiques, donc du coup on court ensemble, là.)(Sauf que moi je suis en tee-shirt.)(Mais quand même je cours à l’envers, je vous prie de me féliciter pour cet exploit)

Ouais, je sais. En plein mois d’août torride, même à 7h du mat, c’est chaud. Alice, Margaux, Louise, pardon. Vous avez été des anges. Pour le Guatemala c’est quand vous voulez. Mais sans les fringues parce qu’en fait euuuuuuhhh… J’ai du les ramener.

Le monde est sans pitié.

Les fringues, c’est donc Isabel Marant Étoile pour la jupe et la chemise de Margaux, et le reste c’est à nous (genre, en fait il n’y a rien d’autre), sauf, ah oui, le sac bleu Dreyfuss, qu’on a ramené lui aussi, et pour Alice, c’est Sandro pour le gilet et le pantalon, les sabots sont à Alice et la blouse est à moi et je ne vous dirais pas la marque même sous la torture parce que bon… On va dire que c’est vintage. MAIS C’EST DE LA SOIE HEIN !

Le mag où l’on peut trouver les photos et plein d’autres choses est distribué dans l’Est Parisien, dans les cafés et les lieux où l’on se cultive et où l’on boit des cocktails, qui sont les mots qui vont très bien ensemble.

Merci au Printemps Nation et à Anolis.

Alors, et il faut aussi que je vous dise qu’après des tas d’ennuis techniques, mon blog devrait être confort au chaud pour tout l’hiver, au moins. Je ne sais pas si comme moi, vous avez perdu mon flux, ou si des tas de trucs bizarres sont arrivés quand vous avez essayé de vous connecter, mais normalement, tout est reglé. Au pire, rechargez le flux et tout rentre dans l’ordre. Allez, fini de parler technique, je commence à avoir les poils qui se hérissent… Bisou, bonne journée !

Bon, en fait il semble qu’il y ait encore quelques problèmes niveaux flux, mais ça devrait être réglé dans la journée ! Bisou !

Alors, donc, pour ceux que ça intéresse (encore de la technique, ah la la !) et qui veulent le recharger, voici une nouvelle adresse pour mon flux : http://feeds.feedburner.com/GaranceDore

Ne me demandez pas ce que c’est, je n’y comprends rien. Si l’ancien fonctionne, faites comme moi, ne touchez rien ! :-)

Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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