La veste en jean fourrée ! Et moi aussi je ferais dépasser mon téléphone de ma poche pour faire croire que c’est un paquet de clopes accentuer le côté cowgirl. Yeah.
Carte Postale de Barcelone
Barcelone m’a toujours rendue euphorique*. Ça doit être la méditerranée, le temps, l’architecture**. À chaque fois que j’y vais, je passe des heures à me balader, le nez en l’air, avec un grand sourire béat***. C’est sûrement aussi les gens, d’ailleurs. Imaginez :
Je croise Alexandra, je flashe sur sa chemise en jean, je la prends en photo.

Puis on va se prendre un café, et là, paf, elle enlève sa chemise en jean**** et elle me dit que a lui ferait vraiment très, très plaisir de me l’offrir. Et ben j’ai essayé de dire non… Puis j’ai dis oui !
Et là, telle que je vous écris, je suis chez moi, à Paris, à regarder mes photos de Barcelone (Je vous préviens, vous êtes en train d’échapper à mes très mauvaises photos d’architecture et à mes très belles photos de bouffe, n’insistez pas sinon je les publie !!!*****) je porte la chemise d’Alexandra et je me dis que c’est la dernière fois que je passe 10 ans sans aller à Barcelone.
Cette ville est comme ses habitants : un vrai bijou !
sweet little angel
La dernière fois, aux puces, alors que je cherchais des images de Farrah Fawcett, je suis tombée sur un stock de shorts déments.
Il y en avait de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Pour 10€, j’ai tout embarqué (c’est d’ailleurs comme ça que mon placard m’est tombé sur la tête, mais c’est une autre histoire). Je me disais que ça ferait sûrement plaisir à des copines.
Girl, who are you ?
C’est sûr aussi qu’arriver à trouver une robe de rêve, des escarpins parfaits, la veste en jean idéale, et vivre un micro-miracle de la dernière minute, c’est à dire une copine styliste avec une pochette panthère Louboutin et des bracelets Vuitton en bois vernis en surplus, c’était quand même vachement la classe.
Ouais. Tout ça pour coller un appareil photo dessus. C’est pas très malin.
J’étais donc dans la suite gigantesque du New York Palace à me balader en shootant tout ce qui me passait sous le nez, quand sort de la 4ème salle de bains une créature de rêve, dans une robe de rêve, avec un sourire en émail diamant massif de publicité. Je lui dis hello.
By Air Mail
Quel voyage extraordinaire l’Australie. J’ai vraiment l’impression de marcher la tête en bas. Ici c’est l’automne, vous savez ? Comme recommencer un cycle que l’on n’a pas encore fini. Et puis il y a l’incroyable jetlag, et le voyage, si loin, si long, qu’on a beau vouloir rester toujours connecté, on laisse un peu de soi dans les airs. Et en fait, ça fait un bien fou.
Je suis partie mardi, j’ai atterri jeudi, et j’ai mis encore deux jours à raccrocher les wagons, les yeux grands ouverts sur tout ce qui se passait autour de moi. Les rues cinématographiques de Melbourne. Les vieilles voitures qui te font oublier ton époque. Les nuits sans sommeil à refaire le monde en écoutant le vent dans les arbres. Et les fringues. Un centre ville sans Zara, sans H&M. Et des tas de créateurs que je ne connaissais pas.

Comme Willow par exemple, (photo ci-dessus), ou comme Arnsdorf, dont j’ai croisé la créatrice, Jade (première photo) ce week-end.
Jade m’a frappée par l’enthousiasme hyper décontracté avec lequel elle m’a parlé de son travail. Merde, si jeune, avoir sa marque, être vendue bientôt jusqu’en Europe et défiler… C’est tout ce que ça te fait ?
… Yes, why ?
J’ai un faible pour cette souriante simplicité. Je crois que j’ai un gros faible pour l’Australie.
Hier on est arrivés à Sydney. Le soleil implacable, la beauté précieuse de la ville, de sa végétation. Son majestueux opéra sur l’eau, que j’ai juste en face de moi alors que je vous écris (mais que c’est beau !), ses surfeurs tout blonds, et cette chaleur indéfinissable dans le regard des gens. Ses oiseaux étranges. Ses bateaux. C’était tellement beau qu’on a été obligés de descendre une bouteille de blanc histoire de célébrer. Quoi, je ne vous ai pas parlé des vins australiens ?
Merci pour pour votre enthousiasme et pour tous vos bons plans. J’ai tellement de choses à vous montrer, j’ai tellement de choses à vous raconter qu’aujourd’hui je ne savais même pas par où commencer. J’ai préféré faire simple.
Comment ils disent ici ? Easy ? Huuuumm…
All right ! À demain !
Pas de Côté
Il y a des détails qui nous font sortir de la simple mode. La tendance, je sais pas ce que vous en pensez, mais parfois ça me gonfle. Me dire que chacun de mes vêtements retrace une histoire bien précise, compréhensible, lisible par les gens comme moi.
mais où ai-je bien pu mettre…
… La veste en jean de mes 15 ans ?
C’est la question que se posent à peu près toutes mes copines. Et Lauren confirme, elle a tout simplement ressorti sa Levi’s du lycée, et c’est trop parfait.
Le denim porté en haut revient, en chemise ou en petite veste. Vous vous souvenez ? Je vous en avais parlé ici.
Ma Levi’s, je l’avais usée jusqu’à la corde puis jetée sans un regard un jour de grand ménage vertical. Me voilà donc réduite à courir les friperies pour en retrouver une. Et ce n’est pas une quête facile : neuve, elle est trop neuve; années 80, ce qu’on trouve le plus en friperie, elle est trop bouffante, et puis pour le reste, les couleurs de jeans, vous savez ce que c’est, tout est dans la nuance…
Mais je la trouverai, ahah ! (<— cri de guerre)

Et sinon, notez le pantalon, un Peter Bertsch. Peter Bertsch, vous vous souvenez, le gagnant du prix 123 à Hyères l’année dernière ! (et oui encore et toujours Hyères, tiens d’ailleurs la vidéo est toujours dans ma sidebar). Il a sorti sa mini-collection, qui était vendue dans un tout petit corner 123 à la Villa Noailles, et c’est d’ailleurs là que Lauren l’a trouvé. Son pantalon, pas Peter. Ah, et pour en savoir plus sur le style de Lauren, il y a le podcast de Punky b !

Encore une veste en jean miraculée, une Wrangler celle là. Isabelle l’a depuis ses quatorze ans, ça se voit (notez le jean carrément déchiré à l’épaule) et c’est ça qui est cool. Je suis très, très fan du délavage. Je veux le même, peut-être même un poil plus clair.
Je note aussi que vu le côté assez près du corps, ça rend vraiment bien avec les bas bouffants dont on est toutes folles cet été.
Et maintenant je vais aller copier 100 fois ces lignes : ne jamais rien jeter, ne jamais rien jeter, ne jamais rien jeter. Pas même ma grande robe en tissus d’ameublement léopard de l’année dernière ? Non. Pas même.
Bonne journée !
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