job

why can’t I be you ?

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Dimanche dernier au Puces du Design, j’ai croisé l’esprit de Saint Laurent, mais j’ai aussi croisé Sofia. Elle trimballait cet air que l’on aimerait toutes avoir un dimanche matin, légèrement vaporeux (alors que moi j’avais plutôt l’air poreux), genre, tu sauras jamais ce que j’ai fait hier soir.

Je lui dis : « But what are you doing here ? »

Elle me répond : « Oh, I’m looking for inspiration… »

Je lui dis : « What ? What do you mean ? »
Je lui dis : « T’es pas en train de chercher un bibelot en plastique jaune à 8 millions d’Euros que tu vas commencer à détester ce soir, comme tout le monde ? »

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Bah non, voyez-vous. Sofia bosse chez Filippa K et elle est VRAIMENT venue chercher de l’inspiration pour le boulot. Elle m’a décrit sa valise, remplie de beaux livres, d’objets étranges et de curiosités qu’elle a chinés toute la semaine et qu’elle va ramener au bureau. Elle fait aussi plein d’autres trucs, s’occupe des castings, de stylisme, de plein de choses qui, ce dimanche matin là, m’ont semblé tout aussi chouettes les unes que les autres.

Je me suis dit que si on m’avait parlé de boulots aussi excitants quand j’avais 15 ans, j’aurais été bien contente, tiens. Alors je vous le dis, on sait jamais, vous pourriez avoir 15 ans et vous demander comme moi à l’époque ce que vous allez bien pouvoir choisir entre avocat, avocat, et taxidermiste*. Dites-vous juste qu’il y a quelque autre possibilité.

Ce qui est cool, c’est que je vais sûrement aller à Stockholm cet été, et que du coup on va se revoir. J’aimerais bien voir de plus près comment elle bosse, comment c’est chez Filippa K. J’aime bien cette marque.

Voilà, c’était au cas où vous ne saviez ni quoi faire dans la vie, ni quoi mettre dimanche**.

Bisou !

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*C’est ce que m’a donné comme « job principal pour lequel j’étais faite » l’ordinateur du Centre d’Orientation ou j’étais allée traîner mon « qu’est ce que je vais faire, j’sais pas quoi faire » à l’époque. J’en attendais beaucoup, moi, de cet ordinateur. Imaginez ma tronche quand j’ai découvert ma voie. Et je peux vous dire que c’était pas du tout encore la mode des « cabinets de curiosité » hein. Taxidermiste. Tain le choc. Rien que le mot. Je crois que j’aurais même préféré qu’on me dise taxi. Pff, on l’a échappée belle, remarque. Vu comme je conduis bien.

**Juste le haut de jog (Filippa K bien sûr) de votre mec, et toute votre sensualité, pourquoi ?

la vie douce

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Quelle semaine ! J’ai couru dans tous les sens, commencé à faire du jog, certainement pour essayer d’échapper aux coups de fouet virtuels de mon éditeur qui aimerait bien que j’avance sur mon bouquin, discuté du sens de la vie avec les uns, versé quelques larmes, loupé des rendez-vous avec les autres, récupéré un chat dont je ne sais que faire, fait mon premier shooting pour un magasine, mangé trois fois des lentilles (c’est trop), passé des heures au téléphone, pas trouvé le temps pour faire un dessin…

Et au beau milieu de ce beau bordel, j’ai croisé Émilie Albertini, en plein tournage de son émission pour M6. On a bavardé un bon moment, j’ai beaucoup aimé son regard sur la mode et sur son job. Si ça vous dit un de ces quatre, et si elle est d’accord, je vous raconterais.

Et puis, mais, je rêve, ou comme Valentine elle m’a piqué ma tenue préférée ?

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Émilie m’a piqué mon look, mais elle a quand même eu la gentillesse de me donner la marque de sa veste, une Chloé, de son sarouel, un Topshop, et de son foulard, un H&M. Et la preuve qu’on peut porter le sarouel avec autre chose qu’avec des talons très hauts.

Et donc voilà. Le seul, l’unique moment ou j’aurais pu dessiner pour mon blog cette semaine, je l’ai passé à ratisser tous les H&M de Paris pour trouver le même foulard « À pompons noirs ? Mais on est en rupture de stock voyons mademoiselle ».

En même temps, je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre que vous me comprenez…
Bisou !

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Heeey, psssssst : si vous passez près d’un Figaro Madame ce week-end, jetez-y un oeil, vous risquez d’y croiser quelques blogueuses en méga-goguette…

24h de la vie d’une free-lance

travail en free-lance robe Cathy Pill

Je suis free-lance. Il m’arrive souvent de bosser chez moi. Comment ferais-je sinon pour blogger à n’importe quelle heure de la journée? Poster du boulot, vous faites ça vous? Ohhhh!

Heureusement pour moi, mon chat est lève tôt. Dès potron-minet, je suis tirée du lit par ce gras gracieux félin affamé. J’enfile un vieux jogging sublime déshabillé, je bois un café serré citron pressé, et me me fais un bon petit dèj en regardant mes mails la mer.

Après avoir dévalisé la presse du coin fait mon yoga, je m’endors dans mon bain prends une petite douche énergisante ; j’enchaîne aussi sec sur vos blogs le boulot. Quatre heures après, rongée par la culpabilité avec le sens du devoir accompli, je passe quelques coups de fils.

C’est le moment que je préfère pour commencer à me préparer des pâtes légumes vapeurs, que je déguste souvent avec Pascale Clarck mes amies. Une petite sieste Un petit café, et c’est reparti.

L’après-midi est est le moment que je préfère. Tout est calme, c’est le moment d’aller faire du shopping d’attaquer les gros dossiers. Le temps passe vite dans les magasins quand on est concentrée.

Dix-huit heures, c’est la débandade c’est le moment de faire une pause. Je me prépare un thé que j’accompagne le plus souvent d’un paquet de Figolu d’une pomme. Puis je m’y remets pour une heure ou deux, histoire de d’ arrêter de culpabiliser finaliser quelques projets.

Mon chéri est de retour, c’est la fin de la journée. Je suis épuisée, mais il faut bien que j’aille faire du networking à L’ïle Enchantée dans une soirée branchée. Je rentre attaquée enchantée par cette journée si productive, prête à repartir d’un bon pied le lendemain.

De toutes façons je ne sors pas de mon lit pour moins de 10000$. Comment ça je suis de mauvaise foi?

La robe en dessin est de Cathy Pill, une jeune créatrice belge dont j’aime beaucoup le travail (Pas très étonnant, quand on sait qu’elle a bossé avec An et Filip Vandevorst). A Paris ,on peut la trouver chez Les Belles Images et Surface To Air.

mon networking de la balle

Dans ce monde de brutes, faut networker. Rencontrer des gens, parler de soi, se vendre.
Mon chéri, qui est du style integro-bourru, dit « se corrompre ».
Moi, je dis c’est la vie, et j’agis.

- Je trouve une soirée ou je vais pouvoir côtoyer les célébrités de mon milieu. J’appelle ma copine Sophie qui aime bien boire du champagne en riant bêtement, j’enfile une jolie robe, et hop en avant.

- L’endroit est beau, l’endroit est déco, la musique est naze, on met une coupe de champagne dans ma main. On commence à critiquer les gens avec Sophie en gloussant, puis soudain je me souviens, je suis là pour networker.

- Quelle chance! Voici Céline, notre hôtesse et copine. Elle me fait un point people. Une dizaine de personnes à rencontrer, dont deux que je dois ab-so-lu-ment harponner. De toutes façons elle connaît tout le monde, elle va me présenter.

- De la contenance. Allez une coupette. Une cigarette. La soirée commence à prendre, ça bavarde de tous les côtés. J’ai une de mes target en vue, et la carte de visite qui gigote toute seule dans ma pochette. Sophie me montre un truc.

- Mon dieu, c’est des tempura, et il y a aussi du thon mi-cuit, et oh, du cheesecake!!! Je remets mon accostage à plus tard, je fais honneur au buffet. Mentalement, je fais mes calculs. Si je ne rencontre que 5 de ces personnes, c’est déjà super.

- Céline passe par là, m’attrape par le cou, et me présente à une créature étrange et sympathique. Me glisse à l’oreille que c’est biiip le biiip de biiip. Je sens mon coeur se serrer. Oh la la dire un truc spirituel, dire un truc spirituel hiiiiiiiii!!! (bruit du cerveau en surchauffe)

- Trop tard. Un mètre quatre vingt de style et de glamour sont venus se planter devant moi. Je dégage mes Zara de ses Louboutin et je vais prendre une coupe. Interdit de m’en vouloir. Je revois mes objectifs. Si j’arrive à parler 2mn avec lui, je m’offre les Pierre Hardy.

- Mais qu’est ce qui me prend de me confier à ce pilier? Damned! Je suis ivre. Je suis morte de rire et je danse et je parle avec plein de gens pas du tout sur ma liste mais alors très très sympas. Je jette un oeil enfiévré à ma target. C’est le bal des pétasses. Bon ok c’est pas des pétasses elle sont toutes juste parfaites et belles et spirituelles. Et accrochées à son cou.

- J’abandonne. T’façons j’ai toujours été nulle en networking, c’est pas maintenant que je vais me transformer en Basile de Koch. J’imagine déjà le sourire satisfait de mon chéri. Je bavasse avec n’importe qui, en fait, je m’amuse comme une petite folle, Sophie est ravie, elle m’apporte une verrine mangue-passion.

- Bon, ben, on y va. Mes cartes de visite ont retrouvé leur calme, elles ont encore de beaux jours à ronronner tranquilles.
Sur ce, l’une de mes nouvelles copines de dance floor me file un petit bout de papier griffoné, en me disant, appelle. En partant, j’y jette un oeil distrait.
« hiiiiiiiiiiiiii!!! fifiiiiiiiiiiiii! tu devineras jamais!!! c’était biiiiiiiiiiip, la biiiiiiiip de biiiiiiiip!!!

Pour tout conseil en networking social, réseautage et autres viaduqueries, je vous laisse prendre contact avec mon agent?

La jolie robe est de Trovata. En bonus sur leur site, pour les amoureux du dessin et de la mode, une super petite bd fashion par ici. So chic!

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Vous pouvez retrouver les commentaires sur ce billet sur mon ancien blog, ici.