London Fashion Week 09/08

house & gardens

Celestine… Je vous présente la fille la plus cool de la terre, sa jupe Luella et ses pompes Westwood Barbara Bui.

Je n’y crois pas, c’est déjà notre dernier jour à Londres. Je commençais juste à m’habituer à passer quatre heures et demie enfermée dans un métro sans clim le matin à regarder le flegmatique londonien transpirer à grosses gouttes sans broncher. Je pense que c’est cette attitude qu’on va essayer d’adopter ce soir quand on essayera de choper notre Eurostar, flegme, flegme, flegme, hop, chocolat, flegme, flegme.

Et je vous le dis tout de suite, on vous fait pas le coup avec Milan. On commence à peine à comprendre l’entraînement qu’il faut pour enchaîner quatre fashion weeks, donc ça va être pause and back to reality. Je n’arrive même plus à écrire, à vrai dire, et pourtant ils nous est arrivé des trucs assez ridiculement drôles. (Où on a été assez ridiculement drôle, oui, oui, on assume, mais pour raconter ça en tâchant de rester digne, faut pas être à moitié en train de se remettre d’une soirée outrageusement cocktailisée.)

Yasmin, autre fille plus cool de la terre, drôle et toujours horriblement bien sapée.

Londres, c’est marrant. Je crois que vous avez senti que ce n’est pas exactement la même excitation qu’à New York. Niveau mode, ça a bien sûr à voir avec les business qui s’y jouent qui ne sont pas du tout du même niveau, mais c’est aussi en rapport avec la ville.

Car si la fashion week de Londres est moins énergisante, elle est par contre beaucoup plus fun. C’est hallucinant de voir le sens de l’humour et le recul qu’ont les anglais sur la mode. C’est peut-être aussi un piège. On a un peu envie de leur dire allez, prenez-vous au sérieux, ça vaut le coup !

Florence de Florence and the Machine, plus cool que tout, plus chou, plus hibou, plus caillou (?)

Aujourd’hui je ferais court, parce que pour notre dernière soirée hier on a décidé d’enchaîner les parties en finissant par celle de House Of Holland où on s’est demandé si on était là pour faire du baby sitting ou quoi tellement tout le monde avait moins de 12 ans et des coupes de cheveux profilées, et je peux vous dire qu’il y en a des tas, des parties, avec des tas de cocktails et de talons aiguille dedans.

Et je vous promets (non mais je rêve et voilà que je fais encore des promesses) de revenir avec un récap de ce que c’est des fashion weeks entre copines à boulotter des MnMs en écrivant nos notes le soir, d’en avoir une toujours à plat (elle) et une derrière toujours en train de galérer sur des talons (moi), de ne pas savoir parler aux taxis et de se retrouver à payer des sommes astronomiques en criant à l’injustice, de faire des shoppings absurdes parce que ça fait des jours que tu bouffes de la fashion et qu’il faut que tu expies… Faut aussi que je vous fasse un glossaire du nouveau vocab’ mode, ou du moins de ce que j’en ai compris.

Et puis surtout, faut que je retrouve ma maison et que je dorme, dorme, dorme. Gros bisou, à demain !

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fashion week geek

Le ssssssssujet du jour (oui, je copie Fonelle, moi. J’ai acheté les mêmes collants qu’elle hier, 80 deniers, tout pareil, et on va retourner à Topshop ensemble pour vous prouver que le bleach jean (comment, qui a parlé de jean neige ?) c’est ce qu’il nous faut à toutes, même si Géraldine a des doutes), le ssssssssssujet du jour donc, c’est Erin O’Connor qui me l’a sssssoufflé : les geeks de Londres sont-ils plus glam que ceux de Paris ? Réponse en fin de post, mais d’abord, voyons voir si on peut me définir comme une geek.

D’abord, je répondrais non, pas geek, je ne connais absolument rien au dernier I-Phone, je n’ai pas de Natazbag, je ne sais pas prendre de photos avec mon téléphone, et je m’en fiche.

En revanche, Internet addict, ça c’est sûr :

- La première chose que je fais le matin : checker mes mails.

- J’ai un blog.

- Tant que j’ai mon ordinateur avec moi, je peux aller n’importe où, je me sens à la maison.

- J’ai trois ordinateurs.

- J’ai téléchargé l’application Facebook sur mon Blackberry.

- Quand la connexion Internet de mon hôtel ne marche pas, je change d’hôtel.

- Quand j’ai cru avoir perdu mon Blackberry tout à l’heure, j’ai voulu aller me jeter sous un taxi londonien, mais je me suis jetée du mauvais côté de la route.

Susie, de l’inimitable blog Style Bubble, est aujourd’hui à la tête de l’équipe rédactionnelle du site web de Dazed & Confused.

Oui, et bien, peut-être, mais ici à Londres, tout ça semble absolument normal à tout le monde. Quand vous dites que vous avez un fashion blog, au lieu de vous regarder avec des yeux effarés, genre, mais t’as pas de vie ?, les gens vous disent que c’est génial et veulent en savoir plus.

Tout le monde correspond par mail, sauf les gens les plus dramatiquement branchés qui préfèrent en rester aux SMS, ce qui est un signe : ce qui est rare est snob. Ça s’appelle le lo-fi chic.

Kate s’occupe de l’équipe de rédacteurs du blog de l’e-shop d’Asos, qui en 6 mois atteint déjà plus de 20 000 lecteurs par jour.

Tout le monde a un site et les rédacs chefs de sites Internet, ou même de blogs (il y a aujourd’hui des blogs qui sont de véritables petites entreprises, avec de vraies équipes rédactionnelles, ils ne font pas de posts décousus eux, je vous le dis) sont tout aussi fraîches et lookées que les rédactrices papier, avec qui elles sont parfaitement copines d’ailleurs.

Les e-shops ont des acheteuses carrément craquantes, je vous en présenterais une bientôt, et c’est assez drôle de voir comme en une seconde, on peut se retrouver à parler le même langage avec tout ce nouveau petit monde. Et c’est vachement décomplexé. Et c’est vachement rafraîchissant. Et ça en apprend beaucoup sur l’avenir du net.

Donc, voilà. Pour répondre à la question du sssssssssujet du jour, pour le moment je n’ai pas trouvé de ville où il est plus chic d’être geek. Et en plus, ils ont des macarons. Bonne journée !

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i’m taking out my eurotrash !

Ce que j’aimerais, c’est que cette note soit courte et efficace. Qu’en trois, quatre phrases, je puisse vous raconter de quoi ma journée a été faite, dans quelles bottes elle a commencé, sur quels talons elle a fini, mais il s’est passé tellement de choses, tellement de ups, de downs et tellement de cafés que je ne sais pas par où commencer.

C’est quand même un sacré tourbillon. Entre les backstage bondés de Luella (je déteste les backstage, voilà, c’est décidé), les shows qui commencent À L’HEURE (ce qui fait qu’on reste enfermés dehors si l’on arrive un quart d’heure en retard), les gens trop adorables (mais trop pas sapés), et les soirées dans le quasi-noir (ou je quasi-m’endors sur un canapé) Londres c’est un sacré patchwork d’émotions.

Cette fashion week est surprenante et déstabilisante. Ce n’est que ma première fois (wouh c’est mignon), mais j’ai été surprise par le manque d’effervescence. Le show Luella, par exemple. Un public très sage, peu des rédactrices et stylistes internationales que l’on connait, pas d’électricité, alors que le lieu était sublime (j’ai des preuves en photo ! Demain ?) et que j’ai beaucoup aimé la collection, très Alice in Wonderland (enfin, moi, dès que je vois une horloge je pense à Alice en même temps)…

Oh la la. Vous la voyez la transition qui déboule comme ça, servie sur un piercing d’argent ?

Alice ! Alice Dellal, ci-dessus, que j’ai croisée tout à l’heure à Saville Row. Cette fille, c’est un concentré d’énergie et de personnalité. Et son look extrême me touche quelque part. Il répond un peu à ce que je cherche à voir ici. J’aime bien ce côté trash eighties qui cherche ses limites. On le retrouve aussi dans le total look jean neige de Natasha, ci-dessous.

Oui, c’est extrême, mais porté avec grâce et un peu d’humour, j’adore. D’ailleurs quelques secondes après cette photo, je me suis retrouvée parachutée chez Topshop (genre la fille, parachutée l’innocente… N’importe quoi !) ou j’ai attrapé, désiré et décidé de revenir acheter mon premier jean neige. Bon, c’est pas du neige sorti de la naphtaline 80’s comme celui de Natasha. C’est plutôt  un délavage javel hyper cool associé à une coupe slim cigarette assez chic, je sens que je vais en rêver cette nuit, ainsi que de pas mal de trucs que je n’ai eu que le temps de caresser de l’oeil là-bas.

Merde, je suis encore en train de me faire une fixette Topshop.

J’avais pourtant juré qu’on ne m’y reprendrait pas.

Ils sont forts. Ils sont très forts. Ils sont plus forts que nous.

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London !

Non mais si. Depuis hier matin, on est à Londres, et je ne sais pas ce qui est le plus incroyable : le temps radieux ou le fait que je ne me sois pas encore faite écrabouiller toute crue par un taxi, vu comme j’ai un peu du mal à raccrocher les wagons.

J’avais un ami légèrement granola graines-germées sur les bords qui me disait : tu sais, quand tu voyages en avion, ton corps va plus vite que ton âme, résultat, c’est pas bon. Faut pas prendre l’avion.

Je l’avais regardé, pensive, et je lui avais dit que quand je me disais bien aussi. Je lui ait suggéré que la prochaine fois il la mette en soute, non ? Il a répondu tiens, pourquoi pas.

Cherchez pas à comprendre. Voilà dans quel état de fatigue euphorique on se trouve avec Géraldine. J’ai quand même réussi à me tromper trois fois de métro dans la journée. Je veux dire, les amis. L’heure est grave.

Mais en fait, non. L’heure n’est pas grave du tout, car aussitôt posé le pied à St Pancras, une bouffée d’énergie nous a attrapées qui ne nous lâche plus. On a tout de suite (mais quand je dis tout de suite, c’est genre, en sautant du train) commencé par le défilé Charles Anastase, dont, vu notre arrivée tardive, je n’ai vu que le haut des cheveux des mannequins, mais Géraldine a profité d’un mouvement de foule bénéfique et a trouvé ça très très bien.

Moi je suis sûre que ça m’aurait plu : c’est Valentine Fillol-Cordier qui a fait le stylisme et cette fille a vraiment un truc dément.

Je suis aussi tombée sur une adorable poupée, Tamara, qui est la petite soeur du créateur.

Ensuite, on est allées manger du pudding et boire du champagne au défilé Unique de Topshop. C’était pas mal du tout, dans le genre « la vie ne m’apprend rien », car je suis une « femme des années 80″, surtout qu’il était environ 14h et qu’avec un verre de champagne tout te paraît tellement beau que tu est prête à planter ton itinéraire de métro et à te retrouver en rase campagne à compter les rats des champs en les repeignant mentalement en rose pour célébrer l’esprit de Tim Walker.

Ce qui est marrant, c’est que même si l’on retrouve beaucoup des rédactrices mode croisées à New York, l’atmosphère de Londres, est totalement différente. 35 fois plus détendue niveau fringues, je me sens chez moi si vous voyez ce que je veux dire, enfin j’exagère, mais si, un peu quand même, des fois, disons que c’est légèrement plus messy.

On est hyper curieuses de voir ce que l’on va trouver pendant cette fashion week. C’est tellement génial de pouvoir sentir toutes ces atmosphères différentes !

Tout à l’heure, défilé Luella, je dois couvrir les backstage pour un très beau magazine et j’avoue… J’avoue ? Je suis un peu super méga stressée.

Je vous promet néanmoins une note plus cohérente demain. Oui ça va je sais.

Ça ne sera pas difficile.

Bisou !

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