Garance Doré

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house & gardens

Celestine… Je vous présente la fille la plus cool de la terre, sa jupe Luella et ses pompes Westwood Barbara Bui.

 

Je n’y crois pas, c’est déjà notre dernier jour à Londres. Je commençais juste à m’habituer à passer quatre heures et demie enfermée dans un métro sans clim le matin à regarder le flegmatique londonien transpirer à grosses gouttes sans broncher. Je pense que c’est cette attitude qu’on va essayer d’adopter ce soir quand on essayera de choper notre Eurostar, flegme, flegme, flegme, hop, chocolat, flegme, flegme.

Et je vous le dis tout de suite, on vous fait pas le coup avec Milan. On commence à peine à comprendre l’entraînement qu’il faut pour enchaîner quatre fashion weeks, donc ça va être pause and back to reality. Je n’arrive même plus à écrire, à vrai dire, et pourtant ils nous est arrivé des trucs assez ridiculement drôles. (Où on a été assez ridiculement drôle, oui, oui, on assume, mais pour raconter ça en tâchant de rester digne, faut pas être à moitié en train de se remettre d’une soirée outrageusement cocktailisée.)

Yasmin, autre fille plus cool de la terre, drôle et toujours horriblement bien sapée.

Londres, c’est marrant. Je crois que vous avez senti que ce n’est pas exactement la même excitation qu’à New York. Niveau mode, ça a bien sûr à voir avec les business qui s’y jouent qui ne sont pas du tout du même niveau, mais c’est aussi en rapport avec la ville.

Car si la fashion week de Londres est moins énergisante, elle est par contre beaucoup plus fun. C’est hallucinant de voir le sens de l’humour et le recul qu’ont les anglais sur la mode. C’est peut-être aussi un piège. On a un peu envie de leur dire allez, prenez-vous au sérieux, ça vaut le coup !

Florence de Florence and the Machine, plus cool que tout, plus chou, plus hibou, plus caillou (?)

Aujourd’hui je ferais court, parce que pour notre dernière soirée hier on a décidé d’enchaîner les parties en finissant par celle de House Of Holland où on s’est demandé si on était là pour faire du baby sitting ou quoi tellement tout le monde avait moins de 12 ans et des coupes de cheveux profilées, et je peux vous dire qu’il y en a des tas, des parties, avec des tas de cocktails et de talons aiguille dedans.

Et je vous promets (non mais je rêve et voilà que je fais encore des promesses) de revenir avec un récap de ce que c’est des fashion weeks entre copines à boulotter des MnMs en écrivant nos notes le soir, d’en avoir une toujours à plat (elle) et une derrière toujours en train de galérer sur des talons (moi), de ne pas savoir parler aux taxis et de se retrouver à payer des sommes astronomiques en criant à l’injustice, de faire des shoppings absurdes parce que ça fait des jours que tu bouffes de la fashion et qu’il faut que tu expies… Faut aussi que je vous fasse un glossaire du nouveau vocab’ mode, ou du moins de ce que j’en ai compris.

Et puis surtout, faut que je retrouve ma maison et que je dorme, dorme, dorme. Gros bisou, à demain !

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i’m taking out my eurotrash !

Ce que j’aimerais, c’est que cette note soit courte et efficace. Qu’en trois, quatre phrases, je puisse vous raconter de quoi ma journée a été faite, dans quelles bottes elle a commencé, sur quels talons elle a fini, mais il s’est passé tellement de choses, tellement de ups, de downs et tellement de cafés que je ne sais pas par où commencer.

C’est quand même un sacré tourbillon. Entre les backstage bondés de Luella (je déteste les backstage, voilà, c’est décidé), les shows qui commencent À L’HEURE (ce qui fait qu’on reste enfermés dehors si l’on arrive un quart d’heure en retard), les gens trop adorables (mais trop pas sapés), et les soirées dans le quasi-noir (ou je quasi-m’endors sur un canapé) Londres c’est un sacré patchwork d’émotions.

Cette fashion week est surprenante et déstabilisante. Ce n’est que ma première fois (wouh c’est mignon), mais j’ai été surprise par le manque d’effervescence. Le show Luella, par exemple. Un public très sage, peu des rédactrices et stylistes internationales que l’on connait, pas d’électricité, alors que le lieu était sublime (j’ai des preuves en photo ! Demain ?) et que j’ai beaucoup aimé la collection, très Alice in Wonderland (enfin, moi, dès que je vois une horloge je pense à Alice en même temps)…

Oh la la. Vous la voyez la transition qui déboule comme ça, servie sur un piercing d’argent ?

Alice ! Alice Dellal, ci-dessus, que j’ai croisée tout à l’heure à Saville Row. Cette fille, c’est un concentré d’énergie et de personnalité. Et son look extrême me touche quelque part. Il répond un peu à ce que je cherche à voir ici. J’aime bien ce côté trash eighties qui cherche ses limites. On le retrouve aussi dans le total look jean neige de Natasha, ci-dessous.

Oui, c’est extrême, mais porté avec grâce et un peu d’humour, j’adore. D’ailleurs quelques secondes après cette photo, je me suis retrouvée parachutée chez Topshop (genre la fille, parachutée l’innocente… N’importe quoi !) ou j’ai attrapé, désiré et décidé de revenir acheter mon premier jean neige. Bon, c’est pas du neige sorti de la naphtaline 80?s comme celui de Natasha. C’est plutôt  un délavage javel hyper cool associé à une coupe slim cigarette assez chic, je sens que je vais en rêver cette nuit, ainsi que de pas mal de trucs que je n’ai eu que le temps de caresser de l’oeil là-bas.

Merde, je suis encore en train de me faire une fixette Topshop.

J’avais pourtant juré qu’on ne m’y reprendrait pas.

Ils sont forts. Ils sont très forts. Ils sont plus forts que nous.

D’ailleurs j’en suis sortie (ils sont très, très forts) avec une paire de shoes de dingue, du 12 ou du 13 cm de talons au moins mais avec un tel plateau que t’as l’impression que tu trottes sur du 5. De quoi se faire très très mal à la cheville, oublier qu’on marche sur des talons aiguille…

Bon, voilà, je commence à divaguer. J’ai tellement un milliard de choses à vous raconter, 400 théories mode fumeuses par jour, observations sur le monde de la fashion, sur mon boulot, sur mes rencontres, sur mes drames, sur mes joies etc, que je vous parle de mes talons aiguille.

En même temps, c’est peut-être fait pour ça, les talons. Pour changer de sujet. Quand t’es sur des talons, faut être concentrée. Faut pas déconner. Focus. Ça me fait penser à cette phrase de Melinda la dernière fois à New York. Je me dirige vers elle, et je la vois faire la grimace. Je lui dis, mais qu’est ce que t’as Melinda ?

Elle me répond :

“Arf. Ça va pas. Je suis fatiguée. Et mon jean est tellement serré qu’il m’empêche de penser !”

Ah ah. J’adore.

Bon allez je vous dis bonne journée et tout et tout, je vous embrasse, même, voilà. Et s’il y a des trucs que vous voulez que je vous raconte en particulier dites moi sinon si ça continue ça va être post talons tous les jours et après vous n’allez pas être contents. Je vous laisse avec l’une de mes chansons préférées, sauf que je n’ai toujours pas compris le sens du titre (bien que je l’utilise comme titre de ce post)(mes jeans doivent définitivement être trop serrés), mais j’imagine à peu près ce que ça veut dire (et en général c’est la que je fais les plus grosses méprises, donc dites moi si je suis en train d’insulter Alice ou quoi, remarque je suis sure qu’elle trouverait ça très drôle de se faire insulter par erreur) mais je trouvais que ça faisait bien avec Alice, son attitude et son regard perçant.

Et puis, c’est punk !

Aaaaah mais nooooon, au secours, le titre n’est pas sur Deezer, pfffff. Bon, imaginez un truc vachement bien, strident et bondissant. Strident et bondissant. Un peu comme moi en ce moment, quoi. Enfin bondissant. Si je continue de me nourrir exclusivement de chocolat, ça ne devrait pas durer longtemps. Bisou !

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Où Garance s’achète une bonne conscience sur Internet. L’hypocrite.

luella.jpg
Tee-shirt, Luella pour Tonic. Sac inspiré d’un mirifique Mulberry.

Tin tin ! Je vous présente le T-shirt Luella que je viens de recevoir en direct de Mobridge, USA.

Je l’avais vu dans le Jalouse, et comme il me FALLAIT un tee-shirt avec un truc dessiné dessus, que là en plus c’était un joli oiseau et vu que c’était notre Luella bien-aimée qui l’avait fait pour la bonne cause, je m’étais dit, vas-y Garance, lâche-toi, fais un truc de dingue.
Re-commande sur Internet.

Acheter sur internet, comment dire. Mes meilleures erreurs d’achat, je les ai faites sur internet. Et je suis pas du genre à ramener. À la poste. Un colis. Déjà que je mets deux semaines pour poster une lettre.

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Doit-on être sexy ?

yse.jpg
Jupe et ceinture inspirées du défilé FW08 d’Isabel Marant, top inspiré d’un Aleeeeeeeeeeeex (!!!) Wang.

C’est nouveau. Le matin, j’enfile un top, un pantalon ou une jupe, j’ajoute quelques accessoires, et si l’ensemble se présente pas trop mal, je me pose une question :

« Où est le détail sexy ? »

Ce truc là, je vous assure, je ne sais pas d’où ça sort. Je n’avais jamais pensé comme ça. Pour moi, déjà, personne ne nous oblige à être sexy. Je m’en fichais bien de montrer mes jambes, de mettre en valeur telle ou telle partie de mon corps. J’ai même un peu ce truc de défi qui me fait dire : on peut séduire sans ça. On est même pas obligé de vouloir séduire, tiens, voilà.*

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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