Garance Doré

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Dress Up !

Dimanche, 16h, à l’aéroport : De retour, heureuse, gavée de soleil espagnol, j’attends ma valise en buvant un café et en lisant le Elle. C’est un peu long, mais je suis d’une bonne humeur féroce.

16h32 : J’attends toujours. Féroce, j’ai dit, la bonne humeur.

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Les Boots

Anastasia B.

Une série de mode qui m’inspire, c’est comme un élan. C’est, comme quand j’avais douze ans et que je dévorais les magazines de mode de maman, un univers qui me transporte, une fille que soudain je voudrais être, une histoire qui me stimule dans laquelle je me reconnais.

Seulement à l’époque, si le nom des photographes était écrit en tout petit sur la tranche, celui des stylistes était carrément inexistant. Heureusement, aujourd’hui, leur travail est bien plus reconnu.

J’ai adoré cette série dans le Vogue de septembre. Et ça ne m’a pas étonné qu’elle soit d’Anastasia Barbieri.

Cette série, c’est tout Anastasia. Le vestiaire masculin, la féminité détendue, en touches feutrées, les accessoires précieux. Et une sacrée personnalité.

Bon, et maintenant Anastasia, tu me le donnes ton costume Margiela ? Non ?

Bah, tant pis, je t’aime quand même !

Bisou, bonne journée !

Le Diable s’habille en Margiela

Samedi matin, effrayée par l’aspect complètement flagada de ma peau, j’ai décidé qu’il fallait agir d’urgence. Pas le temps de prendre rendez-vous chez ma dermato. Pas le temps non plus de réfléchir deux secondes à mon régime des dernières semaines, constitué exclusivement de chocolat et de café.

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Pas de Côté

Il y a des détails qui nous font sortir de la simple mode. La tendance, je sais pas ce que vous en pensez, mais parfois ça me gonfle. Me dire que chacun de mes vêtements retrace une histoire bien précise, compréhensible, lisible par les gens comme moi.

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Ready ?

Je me souviens très bien de la première fois où j’avais photographié des cuissardes. Ça m’avait fait une drôle d’impression. J’avais trouvé ça beau et trash à la fois. Mais elles étaient portées avec une telle douceur qu’elles m’avaient laissé un chouette souvenir.

Quand j’ai vu ces cuissardes Margiela sur Carine Roitfeld, c’est l’implacable chic avec lequel elle les portait qui m’a frappée.

En même temps, Carine, c’est un peu l’incarnation du porn chic, vous vous souvenez, les 90, Tom Ford, Gucci, l’épilation du maillot en forme de G ? Pas étonnant après tout…

Je commençais tout doucement à digérer cette tendance, à la prendre en photo. Puis j’en ai repéré des tas dans les défilés, chez Rodarte, Rick Owens, Stella McCartney, Isabel Marant, Alaïa… Et dans un style très particulier, chez Prada. Puis j’ai commencé à les remarquer sur mes stylistes préférées.

Je me disais oui, c’est sûr, mais ça ne va jamais descendre dans la rue, c’est quand même hyper dur à porter !

Mais non, mais si. Voici une paire de cuissardes portées le plus naturellement du monde. C’est marrant, je ne trouve plus du tout que c’est trash. Juste nouveau, super sexy, et très beau !

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Et sinon, je voulais vous signaler que je participe à une conférence-débat mardi 24 au Grand Palais. J’y serais entourée de Fabienne Falluel, d’Anne-Valérie Hash et de Guillaume Erner (Wow !).

Le thème ? « La mode : culte de l’éphémère ou recherche de l’intemporel. »

Oh, je sens que je vais passer tout le week-end à réviser moi.

Bref. L’entrée est libre et si vous voulez venir y assister, vous pouvez envoyer confirmation à Elizabeth Postel-Vinay à l’adresse suivante mardis@grandpalais.fr. Pour avoir toutes les infos, cliquez sur continuer.

Je serais super contente de vous y rencontrer ! Bisou, bon week-end !

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Un truc de filles

Girls, I did it. Oui. Pour une fois que je mettais pas un titre en anglais, fallait bien que je me rattrape hein. Je disais donc, girls, girls. I did it.

Tout a commencé un jour de décembre. J’étais en train d’expliquer à trois copines à quel point mon esthéticienne me les brisait menus. Les poils. Qu’en plus elle parlait trop, qu’elle faisait mal, et qu’elle n’avait pas aimé le show Chanel, ce qui compromettait les fondements même de notre relation. On ne dit pas de mal du show Chanel.

J’ai levé les yeux, et devant moi, trois visages tendus, six yeux écaquillés et trois bouches, bées.

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l’âme soeur

Elle essayait déjà les chaussures à talons de maman quand j’en étais encore en train de jouer à GI Joe.

Ma soeur et moi, on a toujours été très différentes. J’ai à peine l’impression de commencer à trouver mon style, elle vers 12 ans elle savait déjà ce qu’elle voulait. De belles matières, des talons hauts, des bijoux précieux. Elle n’a jamais hésité à y mettre le prix, et à bosser pour. Même très jeune.

Vous imaginez combien elle nous énervait, moi, mon esprit révolutionnaire, mon jean baggy et mes Converse élimées. J’étais encore une ado mal réveillée, elle c’était déjà une femme qui portait ‘Féminité du Bois’ de Shiseido.

D’autant plus que Laetitia, malgré son mètre 80… Ben c’est ma petite soeur.

Comme toutes les soeurs, on s’est donc bien explosé les cordes vocales lors d’engueulades-courses poursuites à travers la maison dont à peu près toute la famille se souvient. Ça n’a pas toujours été parfait entre nous. Mais on s’est beaucoup marrées.

Oui. Il serait facile de s’imaginer le contraire, elle est tellement sophistiquée…

Mais c’est la fille la plus drôle que je connaisse.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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